Publié dans Généalogie

Ils auraient pu s’appeler scorsonère, miel ou azérole.

 

 

Le calendrier républicain a été utilisé entre le 22 septembre 1792 (1er vendémiaire an I)et le 31 décembre 1806 (10 nivôse an XIII). Pour être plus précise (si j’en crois Wikipédia), le calendrier républicain entre en vigueur le 6 octobre 1793 (15 vendémiaire an II) mais débute le 1er vendémiaire an I, jour de la proclamation de la République.
De même, il est abrogé le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805) mais le retour au calendrier grégorien se fait le 11 nivôse suivant (1er janvier 1806).

Le calendrier républicain est découpé en douze mois de trente jours chacun, plus cinq jours complémentaires (6 jours les années bissextiles). Ces 5 jours supplémentaires (6 pour les années III, VII et XI) ajoutés en fin d’année sont appelés les « sanculottides ».
Chaque mois est divisé en 3 décades, c’est-à-dire en 3 semaines de 10 jours. Chaque jour d’une décade s’appelle primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et decadi. Les jours complémentaires sont appelés « jour de la vertu », « jour du génie », « jour du travail », « jour de l’opinion », « jour des récompenses », « jour de la révolution ».

Chaque nom de mois rappelle un aspect du climat français (par exemple, nivôse correspond à décembre est fait référence à la neige) ou des moments importants de la vie paysanne (par exemple, vendémiaire correspond à septembre et fait référence aux vendanges). Pour remplacer le nom des saints du calendrier grégorien, le calendrier républicain attribue à chaque jour une plante, un animal, un outil.

Les noms des mois et des jours ont été crées par le poète Fabre d’Églantine avec l’aide d’André Thouin, jardinier du jardin des plantes du Muséum d’Histoire naturelle. En 1796, Louis Lafitte réalise douze dessins pour le nouveau calendrier.
Voyons comment mes ancêtres se seraient prénommés s’ils avaient pris le nom associé au jour de leur naissance.

Mon sosa 88 est né le 8 brumaire an IX (30 octobre 1800). Il se serait prénommé scorsonère (salsifis d’Espagne ou salsifis noir). Plus prosaïquement, il s’appelle André Duault, comme son père.

Mon sosa 90 est né le 8 frimaire an VII (28 novembre 1798). Il se serait prénommé miel. Beaucoup moins original, il s’appelle Julien Fontaine, comme son père.

Mon sosa 95 est née le 28 frimaire an VIII (19 décembre 1799). Elle se serait appelée truffe. Finalement, ses parents la prénomment Madeleine (Tulasne).

Mon sosa 102 est né le 9 messidor an VIII (28 juin 1800). Il se serait appelé absinthe. Ses parents l’appelle Jean (Royer), comme son grand-père paternel.

Mon sosa 117 est née le 14 nivôse an V (3 janvier 1797). Elle se serait appelée grès. Au lieu de cela, elle se prénomme comme sa mère, Madeleine (Boiron).

Mon sosa 120 est né le 22 brumaire an XIII (13 novembre 1804). Il se serait prénommé azérole (petit fruit rouge ou jaune de la taille d’une cerise). Finalement, il s’appelle Louis (Rabier).

Mon sosa 121 est née 3 vendémiaire an VII (24 septembre 1798). Elle se serait prénommée potiron. Mais elle s’appelle comme sa mère, Catherine (Chambon).


Et si vous pensez que personne n’aura pu donner ces prénoms à leur enfants, jetez un œil ici.

 

LSF

Publié dans Au pied de mon arbre...mes débuts en généalogie, Avis de recherches, Généalogie

De l’importance de chercher les fratries et les actes correspondants.

C’est une évidence me direz-vous. Certes, après quelques années de pratique mais quand on débute, c’est loin d’être le cas.

Quand j’ai découvert qu’il ne fallait pas s’arrêter à ses ancêtres…

Tout commence quand j’ai voulu savoir qui étaient les parents de François Montprofit, époux Tessier. Tout naturellement, je suis partie à la recherche de leur acte de mariage, que j’ai trouvé à Pontigné le 26 novembre 1699. Et là, enfer et damnation, le nom de la mère n’est pas indiqué.

Mar_Montprofit_Tessier_Pontigné_1699_p.93
(C) AD 49

Sauf que, à cette époque, je n’étais plus totalement débutante et donc je lisais* les actes BMS dans leur intégralité. Et grand bien m’a pris car parmi les personnes présentes au mariage de leur fils, François, avec Françoise Vaucelle, le 20 juillet 1747 à Clefs, il y avait «Michel Chauvelier oncle de l’époux du côté paternel à cause de Scholastique Montprofit son épouse».

mar Montprofit Vaucelle Clefs 1747
(C)AD 49


François Montprofit, époux Tessier, est donc le frère de Scholastique Montprofit, épouse Chauvelier, or, les parents de cette dernière sont Mathurin Montprofit et Perrine DAVID.

mar enf Montprofit DAVID.jpg
(C)AD 49


C’est donc grâce aux témoins, et aux collatéraux, que j’ai remonté une génération facilement.

 

  • je l’avoue ou pas ? Je ne note toujours pas systématiquement les noms des témoins, quand ils n’ont pas de lien de parenté avéré notamment. Mais je me soigne.
Publié dans De père en fils, Généalogie

Qui est mon numéro binaire 1111101000 ?

Petite analyse de ce numéro binaire 1111101000. Il y a dix chiffres, il s’agit donc d’un ancêtre à la génération 10. D’un ancêtre et non une ancêtre puisque le nombre se termine par un 0 (0=homme, 1=femme). Mais d’un ancêtre du côté de ma grand-mère maternelle puisque que les 2è et 3è chiffres sont des 1 (le 1er chiffre, c’est moi, le 2è chiffre est l’un de mes parents, en l’occurrence, dans l’exemple, ma mère puisque c’est un numéro 1 (1=femme), le 3è chiffre est l’un de mes grands-parents, dans l’exemple, ma grand-mère puisque c’est un numéro 1).

Alors qui est mon numéro binaire 1111101000, autrement dit, qui est mon sosa 1000 ?

La réponse va être rapide, je ne sais pas (encore). Cette branche s’arrête à René Doujée, mon sosa 500, le fils de mon sosa 1000. On peut en conclure que mon sosa 1000 s’appelle Doujée.
René est né vers 1715 puisqu’il décède le 28 janvier 1780 à Saint-Flovier (Indre-et-Loire) à l’âge de 65 ans. Il épouse Marie Carati à une date inconnu dans une commune que je n’ai pas encore identifiée. René et Marie ont au moins un fils, Charles Doujée (sosa 250), né vers 1760.

Comme je ne suis pas hexakosioihexekontahexaphobe, je pourrais aussi chercher quel est mon sosa 666 (mon numéro binaire 1010011010) ? La réponse ne sera pas plus développée, la branche s’arrête au sosa 166, Julien Ehanno. Mon sosa 666 est donc très certainement Breton, puisque Julien Ehanno est Breton, et très probablement un Morbihannais de Plaudren.

Si vous voulez savoir qui est à l’origine de cette question que se posent désormais nombre de généabloggers, allez voir le site de Maïwenn.

 

LSF

Publié dans Généalogie, De père en fils

Les familles très nombreuses de mon arbre

En début d’année, j’évoquais les Cimetière, la famille la plus nombreuse de mes ancêtres. C’est ainsi que j’ai découvert que, contrairement aux idées reçues (j’ai encore des choses à apprendre et des idées reçues auxquelles je dois tordre le cou), les familles nombreuses n’avaient autant d’enfants que je le pensais.

Alors, j’ai voulu, parce que je ne suis pas à une idée bizarre près, répertorier mes ancêtres qui avaient des familles très nombreuses, autrement dit, avec 8 enfants ou plus. Et leur nombre s’est révélé…conséquent.
A noter, comme je n’ai pas relevé toutes les fratries, la liste peut potentiellement, être plus longue. Lire la suite de « Les familles très nombreuses de mon arbre »

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Numérotation binaire

Ce blog a été mon premier contact avec la numérotation binaire, j’ai adoré, mais j’étais incapable de mettre en pratique.

En cherchant un peu plus avant, j’ai trouvé ce site ; je l’ai trouvé très bien pour expliquer la numérotation sosa, très bien pour lire un numéro binaire mais pas assez explicatif pour créer une numérotation binaire.

Et , j’ai trouvé mon bonheur ; l’article est plus détaillé même si pour un néophyte, il manque une ou deux précisions. Voici ce que l’on peut lire :

« Avec le tableau ci-dessous, on va remplir les cases de la 2e ligne, de façon à ce que leur somme soit égale au nombre voulu. Une case utilisée est notée « 1 », une case non utilisée est notée « 0 ». Le dernier chiffre doit être dans la case de droite.

Soit, par exemple, le nombre 98. Dans la 2e ligne, on utilise seulement les cases 64, 32, et 2, puisque leur somme donne bien : 64+32+2 = 98.

On a ainsi la transformation : 98 (décimal) = 1100010 (binaire).  »

256 128 64 32 16 8 4 2 1
64 + 32 + 2 = 98
1 1 0 0 0 1 0 binaire

Dans cet exemple, il aurait fallu préciser :

– les numéros à placer dans la première ligne sont de droite à gauche, 1, puis son double (2) puis son double (4) puis son double (8) puis son double (16) etc. Ca paraît peut-être évident pour certains mais je me souviens mettre demandée quels nombres il fallait mettre, et pourquoi on mettait ces nombres et pas d’autres. Il y a certainement une explication mathématique mais comme je ne la connais pas, on va dire qu’il s’agit d’un pré-requis, autrement dit, « c’est comme ça ».

– de prendre les numéros les plus grands pour trouver le nombre 98. Ca évite de perdre son temps à commencer avec les petits nombres.

Et pour passer d’un numéro binaire à un nombre décimal, on écrit le binaire dans le tableau et on additionne. Prenons l’exemple de 1010011101 (pris au hasard). Il s’agit d’une femme, à la 10è génération, de ma branche paternelle (vous trouvez la même chose ?).

512 256 128 64 32 16 8 4 2 1
1 0 1 0 0 1 1 1 0 1 binaire
512 +128 +16 +8 +4 +1 =669

Et pour ceux qui n’auraient pas compris, voici un lien bien pratique.

 

LSF

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Quand je serai grand, je serai…

De nos jours, flexibilité et mobilité professionnelles sont devenues courantes voire obligatoires.

On pense souvent que ce sont des notions très contemporaines et que nos ancêtres exerçait un seul métier durant toute leur vie (tout comme l’idée qu’ils ne partaient jamais très loin de leur village d’origine, ou qu’ils mouraient jeunes, ou qu’ils avaient beaucoup d’enfants).

Mais nos ancêtres aussi, pour certains, voyageaient pour travailler, pour trouver du travail ou de par la nature de leur profession. Et certains même se « reconvertissaient ». Je ne parle pas de ceux qui passaient du statut de journalier à celui de laboureur (ou inversement comme Jacques Taixier, sosa 98, Jacques Bullot, sosa 56, ou Charles Auger, sosa 1620) ou de celui de gagiste à celui de domestique, car on peut être laboureur journalier ou domestique gagiste et mentionner l’un ou l’autre. Je ne parle pas non plus des bêcheurs qui deviennent cultivateur (comme René Livoireau, sosa 184), car il s’agit du même domaine d’activité ; ni de ceux qui deviennent propriétaires* (comme Jean Perdreau, sosa 62, qui passe successivement de journalier à laboureur, puis propriétaire cultivateur puis cultivateur, et enfin propriétaire puis rentier), car, si cela montre une certaine ascension sociale, on reste encore dans le même domaine ; ni même des femmes qui après avoir exercé un métier deviennent sans profession (comme Jeanne Ferron, sosa 99 ou Louise Lesierre, sosa 63, qui est lingère au moment de son mariage puis sans profession, car sans doute élève-t’elle ses enfants, idem Marie Louise Picau).

Je veux parler de ceux qui, au cours de leur vie, changent radicalement de voie. Lire la suite de « Quand je serai grand, je serai… »