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Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Ils étaient une fois Magazine n°1

J’avais une petite idée qui me trottait dans la tête depuis quelques mois, présenter les articles de mon blog sous forme d’un magazine. Et bien , voilà, c’est fait ! Et je suis assez contente du résultat. Si vous aimez, je monterai le numéro 2.

ILS ETAIENT UNE FOIS MAGAZINE n°1

Note aux lecteurs
Attention, ne comparez pas ce que vous allez lire avec un vrai magazine de généalogie, il s’agit juste d’une mise en page différente des articles du blog. Autrement dit, mon magazine n’a pas plus de prétention que mon blog. 

Appli utilisée : CANVA.

Publié dans Généalogie

La Bête de Benais

Si je vous dis la Bête, vous allez peut-être me répondre La Belle ou Gévaudan, selon que vous avez des enfants, que vous habitez Saugues ou que vous êtes un amateur des films de Christophe Gans. Mais en tant que Tourangelle, moi, je vous dis Benais.
Sept décennies avant la bête du Gévaudan, une autre bête a sévi en Anjou, celle qu’on appelle la bête de Benais.
Si la bête de Benais est moins connue que sa cousine, elle a fait plus de victimes. Gévaudan, Benais, Cinglais, beaucoup d’autres ont semé la terreur dans les campagnes. Quelles sont les bêtes qui ont défrayé la chronique, quand ont-elles frappé et combien de victimes ont-elles laissées dans leur sillage ?(1)

– la Bête de Cinglais ou Bête d’Evreux ou Bête de Caen ou Bête du Calvados, 1632, une trentaine de victimes
– la Bête du Gâtinais, 1652-1657, 58 victimes
– la Bête de l’Yveline, 1677-1683, 157 victimes (peut-être plus de 500)
– la Bête de l’Orléanais, septembre 1690-septembre 1692, entre 43 et 100 victimes puis 1696-1699, au moins 100 victimes
– la Bête de Benais ou Bête de Touraine, février 1693-août 1694, au moins 135 victimes, plus vraisemblablement entre 200 et 250 victimes
– la Bête de Trucy ou Bête de l’Auxerrois, 1731-1734, une trentaine de victimes, puis 1817, 28 victimes
– la Bête du Val de Loire, 1743-54, 147 victimes
– La Bête du Lyonnais, 1754-1756, au moins 34 victimes
– la Bête du Gévaudan, 1764-1767, 112 victimes
– la Bête de Sarlat, 1766, selon les sources, entre 15 et 30 victimes (sources contemporaines)
– la Bête de Veyreau, 1799, des dizaines de 157/60 victimes
– la Bête du Vivarais ou Bête des Cévennes, ou Bête du Gard, 1809-1817, au moins 39 victimes
– la Bête du Valais dit monstre du Valais, 1946-47, plus de 150 animaux

Avec une tragique moyenne de 7 victimes par mois, la Bête de Benais est donc la plus meurtrière (Orléans -> 4/mois, Gévaudan -> 3/mois, Yveline -> 2,5/mois).
D’ailleurs, le curé de Varennes (Maine-et-Loire) se fait le témoin de cette hécatombe.
«  nota que dans la presante annéé [1693] aparu des bestes
dans les paroisses de restigny [Restigné] benais la chapelle blanche
bourgeüil [Bourgueil] et aux environs qui ont mangé plus de deux 
cent personnes elles estoient presque de la facon dun
loup sinon qu’elles avoient le gueülle
plus grandes elles ne faisoient rien aux bestes tant
domestiques que sauvages lorsquelles voioient
des personnes, elles les flattoient a la maniere dun chien
pour luy sautoient a la gorge, on croioit que
cettoient des loups cerviers on en estoient pas sur
on en a tué deux« . (AD49, Varennes, 1693, vue 694)

Quelques années plus tard, son successeur fait le même constat.
 » […] tué et mangé en partie par une beste dont il ya grand
cours dans les paroisses voisines et qui déjà beaucoup mangé de
personnes depuis trois mois et il en avoit paru de semblables bestes
il y a sept ou huit ans que mangerent plus de cent cinquante
personnes, on croit que ce sont des loups […] » (AD49, Varennes, 1701, vue 13, acte de décès de Jacques Besnard, sept ans, dévoré par la beste).

Grâce au différentes sources, j’ai littéralement pu suivre la bête de Benais à la trace. Voici le parcours sanglant de la Bête, que j’ai confirmé avec 114 actes de sépultures.

1693
Février    Afficher l’image sourcex 2
– 19 février, St-Patrice, Pierre Boireau, environ 9 ans, « étranglé et demi dévoré par une beste inconnue » .
– 24 février, Continvoir, Antoinette Doüaut, 7 ans, « dévorée par une bete feroce » .(2)

Mars   Afficher l’image source x1
– 17 mars, Benais, Perrine Ruesche, 28 ans, « dévorée par les bestes feroces » . (acte de baptême ici).
– les sources contemporaines donnent une autre victime en mars 1693 à Benais, que je n’ai pas trouvée (source Mickerynos).

Avril   Afficher l’image sourcex 3
– 12 avril, Les Essards, Marie Bresteau, 17 ans, sépulture d’ossements, « que la beste feroce avoit dévorée le jour précédent près la Rapinerie » (acte de sépulture du 13 avril).
– 14 avril, Restigné, femme non dénommé, « dévorée par la beste farouche » .
– 26 avril, St-Patrice, une jeune fille, servante de Jean Brotteau, environ 13 ans, « dévorée par la beste carnacière » .

Mai  Afficher l’image sourcex 5
– 1er mai, Restigné, Louis Habraham, « dévoré par une beste féroce » .
– 4 mai, Continvoir, Catherine Guignard, âge non mentionné, « dévoré par ceste bete qui fait des ravages continuelles » .
-14 mai, St-Patrice, la femme de François Patois, environ 35 ans, « estranglée et demi dévorée par le beste carnacière » .
– les sources contemporaines donnent deux autres victimes les 14 et 15 mai à Restigné (source Les amis du vieux Chinon d’après Souty), le 15 à Continvoir (Mickerynos d’après Briais, mais il semblerait qu’il se trompe avec la victime du 3 juin), mais je n’ai pas trouvé les actes des sépultures correspondants
– 24 mai, Ingrandes, Marguerite Ridé, 45 ans ou environ, « dévorée par une bete feroce » .
– 28 mai, Benais, Marguerite Gaultier, 20 ans, « dévoré par la beste » .

Juin  Afficher l’image sourcex 8
– 3 juin, Benais, Urbain Moriceau, 13 ans, « dévoré par la beste » .
– 3 juin, Continvoir, Urbain Guibert de la paroisse de Chouzé, 18 ans, « inhumés les ossements et restes du corps d’Urbain Guibert […] trouvé étranglé et à demi mangé […] par une bete féroce faisant quantité de semblables ravages dans ce peis yci » .
– 9 juin, Bourgueil, Marie Delacroix, 48 ans, et
– dans le même acte, Nicolas Baudri (fils de la précédente), 9 ans, « tous deux dévorés ce matin au lieu de la Coudraie par une beste feroce » .
– 10 juin, Continvoir, André Mercier, 7 ans, « enterrés les ossements et moitié du corps d’André Mercier […] lequel a ete trouvé […] demi mangé par cette même bête feroce qui fait tant de ravages ici autour » .
– 17 juin, Continvoir, Marie Audebert, 11 ans, « trouvée dans un bois où la bete l’avoit dévorée gardant les bestiaux duvau ou elle etoit en condition » .
– 17 juin, Benais, Marguerite Arrault, 60 ans, « dévorée par les bestes feroces » .
– les sources contemporaines donnent une autre victime le 24 juin 1694 à Benais, que je n’ai pas trouvée.
– 28 juin, Continvoir, Marie Chasteau, 22 ans ou environ, « laquelle a été trouvée demi étranglée gardant les bestiaux par ceste même bete féroce continuant ses mêmes cruautés » .
– les sources contemporaines donnent huit autres victimes
à Continvoir, Benais, Courléon.

Juillet  Afficher l’image sourcex 6
– 5 juillet, Continvoir, Catherine Forest, 22 ans, native de la paroisse d’Oulmes, servante de Jean Mercier, « laquelle a été trouvée dévorée par ceste même bete féroce » .
les sources contemporaines donnent 2 victimes, à Ingrandes, le 10 juillet, il s’agit probablement de Renée Lepinard et son père, enregistrés le 18 juillet.
– 16 juillet, Continvoir, Renée Bertonneau, âge non mentionné, « inhumé le corps de Renée […] dévorée le jour précédent par ceste même bete féroce » . (acte de sépulture daté du 17 juillet)
– 18 juillet, Ingrandes, Charles Epinard, 50 ans ou environ, « étranglé par une bete féroce » .
– Dans le même acte, Renée Lepinard, 11 ans ou environ, fille de Charles ci-dessus, « dévorée et mangée, étranglée » .
– 24 juillet, Benais, Urbanne Foucher, 10 ans, « dévorée par les bestes feroces » .
– 28 juillet, Les Essards, Magdelene Baron, 55 ans, sépulture d’ossements, « a été dévorée et jay enterré dans le cimetiere les ossements de Magdelene Baron » .
– les sources contemporaines donnent 3 victimes à Benais et aux Essards, je n’en ai trouvé que deux.

Août   Afficher l’image sourcex 4
– 24 août Benais, Jeanne Faucreau, 64 ans, « dévorée par les bestes feroces » .
– 27 août, St-Patrice, Marie Faix, 34 ans, « dévorée et étranglée par une beste feroce » .

– 28 août, Bourgueil, mort funeste, une femme, âge non mentionné, « étranglée le matin et a demi devorée par les bestes » .
– 31 août, Benais, Marie Bedoit, 12 ans, « dévorée par les bestes feroces » .
– les sources contemporaines donnent  une autre femme à Bourgueil.

Septembre  Afficher l’image sourcex 1
– 8 septembre, La chapelle sur Loire, Catherine Parfaict, « étranglée par une beste feroce » .

Octobre  Afficher l’image source x 1
– 29 octobre, St-Patrice, Urbanne Dardeau, 25 ans, « étranglée par la beste carnacière » .

Novembre  Afficher l’image sourcex 10
– les sources contemporaines donnent une autre victime le 18 novembre 1693 à Langeais, que je n’ai pas trouvée (Mickerynos d’après Briais).
– 19 novembre, Bourgueil, mort funeste, Marie Tutie ?, âge non mentionné, « étranglée par une beste feroce » .
– 22 novembre 1693, Continvoir, une fille, 15 ans, « dévorée par la mauvaise bête » .
– 23 novembre, Bourgueil, mort funeste, enfant Beneston, âge non mentionné, « ayant été mis en piece par une beste feroce » .
– 25 novembre, Restigné, enfant Guindereau, âge non mentionné, « inhumé les restes de l’enfant dévoré par la beste a Charles Guindereau » .
– 26 novembre, Benais, Marie Paquer, 14 ans, « dévorée par les bestes feroces » .
– 27 novembre, Bourgueil, mort funeste, fille Begnard ?, « etranglé par la beste » .
– les sources contemporaines donnent 1 victime à Restigné le 27 novembre.
– 28 novembre, St-Jean de Langeais, Françoise Auger, environ 22 ans, « ayant esté estranglée et a plus de demy mangée par une mauvaise beste » .
– 29 novembre, Langeais, Françoise Feuillet, âge non mentionné, « étranglée et à demi mangée par la mauvaise beste » .
– 29 novembre, Mazières, Marte Tramblay ?, 9 à 10 ans, « avoit esté dévoré par un loup cantrope » .
– 30 novembre, Langeais, Georges Depeigne, « étranglé et demi mangé par la mauvaise beste » .

Décembre  Afficher l’image sourcex 13
– 1er décembre, Langeais, François Ridé, âge non mentionné, étranglé et les deux tiers mangé de la mauvaise beste.
– 2 décembre, Mazières, Urbain Barrier, 17 ans environ, « avoit esté dévoré par un loup » .
– 2 décembre, Mazières, Marie Depeigné, 17 ans ou environ, « avoit esté dévorée par un loup » . (acte de sépulture daté du 3 décembre).
– 3 décembre, Mazières, Etienne Chomier, 16 ans, « avoit esté dévoré par un loup » .
– 3 ou 4 décembre, St-laurent de Langeais, Florent Gasnier, mort étranglé et presque tout mangé de la mauvaise beste.
– 13 décembre, Langeais ?, Anne Sinson, âge non mentionné, étranglée et son corps les deux tiers mangé par la mauvaise beste.
– le même jour, langeais ?, Catherine Tupin, âge non mentionné, étranglée et son corps demi mangé par la mauvaise beste.
– vers 14/15 décembre, Langeais, Audebert, âge non mentionné, étranglé et son corps demi mangé par la mauvaise beste.
– 17 décembre, Les Essards, Anne Lalmanet, 9 ans, sépulture d’ossements, dévorée de la bête féroce.
– 20 décembre St-patrice, la fille de la femme de Jacques Royau, environ 20 ans, dévorée par la beste carnacière.
– 27 décembre 1693, St-Laurent de Langeais (inhumation aux Essards, acte de sépulture absent des registres des Essards), fille adulte de Jean Grenier, morte étranglée et son corps tout mangé par la mauvaise beste.
– le même jour, Langeais, Marie Bretonneau, morte étranglée et son corps demi mangé par la mauvaise beste.
– entre le 27 et le 30 décembre, Langeais, Anne Basson, étranglée par la mauvaise beste et son corps demi mangé.

– les sources contemporaines donnent une autre victime aux Essards, un garçon de 18 ans.

1694
Janvier  Afficher l’image sourcex 2
– 7 janvier, Les Essards, un garçon, environ 18 ans, « enterré le reste d’un garçon dévoré près la Sarinière dit Louis Peron ».
– 13 janvier, St-Michel, Marie Despeigne, 24 ans, mangé par la beste.
– les sources contemporaines donne une autre victime à St-Michel.

Février    Afficher l’image sourcex 4
-3 février, St-Michel, Thomas Girard, âge non mentionné, mangé par la beste

– 9 février, Avrillé, Alexandre Lecureul, 15 ans, dévoré par la beste.
– 18 février, Avrillé, Marguerite Brouillaud, 18 ans, dévorée par la beste
– 27 février, Hommes, Suzanne Charpentier, 24 ans, estranglée par un loup
– les sources contemporaines donne une autre victime à Langeais (Mickerynos d’après Briais).

Mars   Afficher l’image sourcex 9
-1 mars, St-Symphorien les ponceaux, René Baupié, 13 ans environ, « avoit esté dévoré par la beste » .

– le même jour, St-Symphorien les Ponceaux, Catherine Baudrier, 13 ans ou environ, « avoit este dévorée aussy par la beste proche la Giraudrie » .
– les sources contemporaines donnent une victime à Continvoir le 1er mars, que je n’ai pas trouvée.
2 mars, Benais, Michel Moriceau, 6 ans, dévoré par les bestes feroces.
– les sources contemporaines donnent une victime à St-Symphorien le 2 mars, que je n’ai pas trouvée.
5 mars, Continvoir, René Gaucher, 14 ans, étranglé.
– 7 mars, Continvoir, Marguerite Fontaine, 6 ans et demi, étranglée par la beste.
– 7 mars, Avrillé, Jean Poupée, 20 ans, dévoré par la beste.
– 8 mars, Langeais, Michelle Berger, morte blessée par la mauvaise beste.
– 14 mars, Courcelles, Marie Moutaut, dévorée d’une beste feroce gardant les vaches
– 18 mars, Continvoir, Estiennette Tessier, 36 ans, étranglée par la beste.

Avril  Afficher l’image sourcex 8
– 3 avril, Bourgueil, fille Moriceau, 24 ans, « ayant esté estranglée par la mauvaise beste »
– 5 avril, Mazières, Jeanne Porcheron, 20 ans ou environ, « a esté dévoré par un loup » .

– 8 avril, Hommes, Urbaine Fourmy, 55 ans, dévorée par un loup.
– 10 avril, Les Essards, Marie Chaumin, 16 ans, dévorée des betes et fut enterré le reste de son corps.
– 12 avril, Avrillé, Urbain Bidot, 16 ans, dévoré par la beste.
– 14 avril, Avrillé, Urbain Mary, 12 ans, dévoré par la beste.
– 15 avril, Hommes, Perrine Rejaudry, 66 ans, dévorée par un loup.
– 24 avril, Avrillé, Marie Bontems, 12 ans, dévorée par la beste.
– 26 avril, Langeais, Innocent Baugé, étranglé et demi mangé par deux mauvaises bestes.

Mai   Afficher l’image sourcex 15
– 2 mai, Les Essards, Jacques Besnard, 16 ans, dévoré d’hier (acte de sépulture du 3 mai)

– 5 mai, Continvoir, Perrine Bretonneau, 13 ans, inhumés les restes et ossements du corps de Perrine […] qui a été trouvée dévorée par la mauvaise beste autour de la maison de Noël Mercier ou elle etoit en service » .
– 6 mai, Courcelles, Urbain Bonnegens, dévoré en nallée (lieu-dit) par un loup enragé
– 8 mai, Avrillé, Françoise Marteau, 22 ans, dévorée par la beste.

– 8 mai, St-Symphorien-les-Ponceaux, Anne Baudrier, 10 ans ou environ, « avoit été mangée par la beste ne restant plus que les entrailles » .
– 14 mai, Avrillé, Jeanne Marchand, 20 ans, dévorée par la beste
– le même jour, Avrillé, Charles Taveau, 15 ans, dévoré par la beste.
– 16 mai, Avrillé, Marguerite Mercier, 10 ans, dévorée par la beste.
– 16 mai, Les Essards, Marie Proust, 12 ans, a été dévorée.
– 19 mai, Avrillé, Catherine Moreau, 18 ans, dévorée par la beste.
– 24 mai, Benais, Louis Arnault, 16 ans, dévoré par les bestes feroces.
– 25 mai, Avrillé, Urbain Beaupied, 10 ans, dévoré par la beste
– 26 mai, Avrillé, Marguerite Levesque, 12 ans, dévoré par a beste.
– 28 mai, Hommes, Jean Huet, 15 ans, dévoré par un loup.
– 29 mai, Mazières, Anne ? Moury, 42 ans ou environ, « qui a esté dévorée par un loup » .

Juin  Afficher l’image sourcex 7

  • 4 juin, Continvoir, Jacques Besnard, issu de la paroisse de Parçay environ 11 ans, dévoré par la mauvaise bete.
  • 6 juin, Bourgueil, fille Gaudard, 17 ans, mort funeste arrivée par la beste feroce.
  • 10 juin, Hommes, Urbain Janvier, environ 12 ans, dévorée par un loup.
  • 12 juin, Continvoir, Jean Baudrier, 9 ans, dévoré par la bete.
  • 25 juin, St-Symphorien, Marie Godefroy, 55 ans ou environ, dévorée par la beste » (acte de sépulture du 26 juin).
  • 28 juin, Benais, Urbain Orie, 15 ans à 16 ans, « dévoré par les bestes feroces » .
  • 29 juin, Benais, Anne Bassé, 28 ans, dévoré par les bestes feroces.

Juillet   Afficher l’image sourcex 12
– 3 juillet, St-Symphorien, une fille, âge non mentionné, « avoit dévorée par la beste » .
– 9 juillet, St-Symphorien, Marie Grange, 12 ans ou environ, « mangée par la beste et il ne restoit que la teste et un bras » .

– 9 juillet, Hommes, Marie Gilbert, 10 ans, demi dévorée par un loup.
– 14 juillet, Les Essards, Marie Laurent, 20 ans, dévorée des betes.
– 14 juillet, Hommes, une petite fille, 1 an, emportée par le loup après l’avoir beaucoup blessée.
– Et quinze jours auparavant il en avaoit dévoré une de 10 ans.
– 23 juillet, St-Symphorien, Martin Delucé, 6 ans ou environ, presque tout mangé par la mauvaise beste.
– 24 juillet, St-Symphorien, Renée Moriceau de St-Laurent de Langeais, presque entièrement mangé par la beste.
– 23 juillet, St-Symphorien, une fille, 20 ans ou environ, dévorée par la beste.
– 24 juillet, Avrillé-les-Ponceaux, Renée Lehou, 20 ans, dévoré par la beste.
– les sources contemporaines donnent 1 victime de 24 ans, que je n’ai pas trouvée.
27 juillet, Avrillé-les-Ponceaux, Marguerite Cailliaud, 13 ans, dévoré par la beste.
– 29 juillet, Avrillé-les-Ponceaux, fils Levesque, âge non mentionné, dévoré par la beste.
– les sources contemporaines donnent 5 victimes supplémentaires à Mazières, Langeais, Restigné, que je n’ai pas trouvées.

Août  Afficher l’image sourcex 5
– 2 aout St-Symphorien, Magdelaine Tupin de St-Laurent de Langeais, 14 ans, « avoit été étranglée par la beste » .

– 3 août, Avrillé-les-Ponceaux, Estienne Ploquin, 17 ans, dévoré par la beste.
-4 août, Hommes, Urbanne Delussé, dévorée par un loup
– 6 août, Avrillé-les-Ponceaux, Catherine, 18 ans, dévorée par la beste.
– 7 août, St-Symphorien, Vincent Chauveau, 12 ans ou environ, « avoit été presque tout mange de la beste » .
– les sources contemporaines donnent deux victimes à Ambillou, Jeanne Bodin et Perrrine Barissant ; je n’ai pas trouvé de mention.

Si la bête quitte ce qu’on appelle encore l’Anjou, il ne semble pas qu’elle ait été tuée mais qu’elle se soit simplement déplacée un peu plus loin. Pour preuve, l’année 1695 est de nouveau remplie d’actes de sépultures qui font mention de loups.

1695  Afficher l’image source
10 juillet, St-Cyr-sur-Loire, Françoise Guciault, âge non mentionné, attaquée par une beste feroce, le corps aiant este mangé en partie

– 17 juillet, Fondettes, François Marionne, 7 ans, enterré le teste de François Marionne dévoré par les loups dans les bois » .
– 2 août 1695, Fondettes, Magdelenne Mousu, 14 ans, enterrés les restes du corps de Magdelenne Mousu qui a esté dévorée par les loups
– 22 septembre, Fondettes, Marie Gonsay, 10 ans, « dévoré par un loup ou autre mauvaise beste qui continue à faire un ravage espouvantable en ceste paroisse et autres circonnvoysinne… » .

Cassini_parcours_bete_2Parcours

On l’appelle la bête de Benais alors que sa première victime était originaire de St- Patrice et qu’Avrillé semble avoir payé le plus lourd tribut avec 18 victimes entre février et aout 1694, dont 7 en trois semaines en mai.
Continvoir n’est pas la paroisse la plus touchée mais sur les cinq actes de sépultures enregistrés entre le 3 juin et le 5 juillet 1693, cinq sont ceux de personnes tuées par la bête (AD37, BMS Continvoir, 1684-1693, 6NUM7/082/004, vue 92).

Plongée dans les registres paroissiaux de cette époque, pour référencer les victimes,  j’ai constaté que certaines paroisses, qui n’évoquent pas les outrages de la bête, ont quand même une surmortalité importante. La paroisse d’Ambillou, pour laquelle il me manque deux victimes de la bête, compte 40 inhumations en 1691, 60 en 1692, 46 en 1693, 87 en 1694, 41 en 1695. En 1691, seulement 17 sont dues à la maladie, 25 en 1692, 20 en 1693, 40 en 1694. Le prêtre ne précise pas de quelle maladie il s’agit mais à cet époque où la famine sévit, le moindre mal peut être fatal. La maladie fait aussi des ravages dans la paroisse de Saint-Cyr-sur-Loire. Ce fléau est meurtrier et décime les paroissiens. En 1691, la paroisse compte 57 inhumations, 65 en 1692, 106 en 1693, et en 1694, le curé enregistre 197 actes de sépulture, pour revenir à 45 enterrements en 1695.

(1)Deux sources m’ont aidé à traquer la Bête, le site de Mikerynos, La Touraine insolite (ici), le site de l’université de Caen (ici).
(2) Les sources contemporaines donnent le nom de Doriaut. La confusion vient du tréma sur le « u » . Anthoinette Douault, fille de René Douault et Perrine Delalande, naît à Gizeux le 26 avril 1686 (voir son acte de naissance ici). Perrine Delalande meurt à Continvoir le 28 octobre 1694 à l’âge de trente ans (voir son acte de sépulture ici). Un an auparavant, le 18 septembre 1693, le couple Douault /Delalande avait enterré Martin, leur fils, le frère de Perrine (voir son acte de sépulture ici).

LSF

Maj du 13/6/2022 : 
Le CGDT a écrit un article sur la Bête en 2019. Vous pouvez le lire ici.

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Georges Rabier, une vie

Comme en 2020, Sophie, de la Gazette des ancêtres, propose de dédier le mois de juin à un ancêtre, en répondant à 30 questions. Par manque de temps, et heureusement, parce que, cette année, nous ne sommes pas confinés, je ne pourrai pas me lancer dans ce défi. Cependant, j’avais commencé à écrire la vie de Georges Rabier, mon sosa 30. Je vous présente les infographies que j’avais réalisées en 2020.

1.Georges Rabier-Une vie, portrait

Georges Rabier-Une vie_patronyme

Georges Rabier-Une vie_naissance

Georges Rabier-Une vie_mariage

5.Georges Rabier-Une vie_décès

4.Georges Rabier-Une vie_parents

6.Georges Rabier-Une vie, instruction

7.Georges Rabier-Une vie, presse

Publié dans Généalogie

Quand le père n’est vraisemblablement pas le père.

Cet article fait suite à celui de la semaine dernière (pour le lire ou le relire, c’est ici). Je découvrais que mon AGM était la voisine d’un de ses cousins (ils cousinaient du 3 au 2). J’ai donc entrepris d’enregistrer ce cousin dans mon logiciel de généalogie, tout d’abord, avec sa date de naissance, le 29 mars 1865 à Ferrière-Larçon (Indre-et-Loire), puis avec son mariage avec Désirée Cornilleau, le 30 juin 1891 à Pont-de-Ruan (Indre-et-Loire). Et l’acte de mariage, grâce aux mentions marginales, m’en a appris d’avantage. Le couple Perdreau/Cornilleau reconnait deux enfants nés en 1878 et 1888. J’enregistre donc ces deux enfants. Et là, surprise !
Perdreau
Alors, si physiologiquement, François pourrait être le père de Marie Léontine née en 1878, cela me paraît peu probable. D’autant que François Léon, le frère de Marie Léontine, naît dix ans après, en 1888, que Désirée n’a toujours pas de mari et ses enfants ne sont toujours pas reconnus par un quelconque père.
Et puis, d’après sa fiche matricule, François Perdreau (°1865) vit à Monts en 1888 alors que Désirée Cornilleau vit à Saché. Certes, les deux communes sont géographiquement proches l’une de l’autre mais…

Publié dans Au pied de mon arbre...mes débuts en généalogie, Généalogie

Au-delà de la sphère familiale

Comme je l’ai évoqué dans l’un de mes premiers articles (voir ici), lorsque j’ai commencé la généalogie, je n’avais qu’un seul but, une seule obsession, une seule ligne de recherche : trouver un maximum d’ancêtres directs et remonter le plus loin possible. Exit tous les autres. Et puis, obligée de revoir ma méthodologie, je me suis intéressée à tous les enfants de mes ancêtres, à leurs frères et sœurs, j’ai cherché leurs lieux de vie, leurs professions. Et, emportée par le virus, j’ai continué avec leurs remariages ou leurs premiers conjoints, les enfants issus de ces mariages, et même parfois leurs petits-enfants. Mais certains ne font toujours pas partie de l’équation, pas de parraine et marraine, qui accompagnent les nouveau-nés, et pas de témoins qui assistent les mariés et encore moins de voisins qui déclarent les décès. Je les ignore éhontément. Et pourtant…

Pourtant, si je ne m’étais pas intéressée aux fratries, je n’aurais pas découvert… (voir ici)
Pourtant, si je ne m’étais pas intéressée aux parrains, je n’aurais pas découvert… (voir ici)
Pourtant, si je ne m’étais pas intéresse aux voisins, je n’aurais pas découvert ce qui va suivre.

Partons sur les traces des FAVoris de mes ancêtres (à ce sujet, voir l’article de Sophie ici).

Pour découvrir les lieux de vie de nos ancêtres nés aux XIXè et XXè siècles, rien de mieux que les recensements. J’ai pu localiser mon AGM (1900-1946), Marie, jusqu’en 1946. En 1931 et 1936, elle vit au lieu-dit Bordebure, commune de Sorigny. Et l’un de ses voisins (comment j’ai pu ne pas le voir ? ) s’appelle François Perdereau. Pourquoi ce patronyme aurait dû m’interpeler ? Parce que mon AAGM, la mère de Marie, s’appelle Perdreau. Alors y a-t-il un lien entre Marceline Perdreau et François Perdreau ?
D’après le recensement, François est né en 1865 à Ferrière-Larçon. L’acte de naissance de François confirme la date et le lieu de sa venue au monde (AD37, Ferrière-Larçon, naissances 1837-1885, 6NUM8/107/026, vue 196). Il nous renseigne également sur le noms de ses parents, François Perdereau et Marie Beigneux. François et Marie se marient le 12 juillet 1864 à Ferrière-Larçon (AD37, Ferrière-Larçon, mariages, 1837-1882, 6NUM8/107/025, vue 196). Et c’est que cela devient intéressant puisque François père est le fils de François et Victorine Dougé, qui sont mes sosa 124 et 125.

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Des ancêtres qui ont des descendants généalogistes (suite)

La semaine dernière, je vous parlais de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, mes sosa 1800 et 1801, dont descendent au moins 6 généalogistes (voir ici). Aujourd’hui, je vous parle de Jean Royer et Françoise Bizeray, mes sosa 1632 et 1633. Des angevins.

Jean ROYER marié avec Françoise BIZERAY, dont

  • Jacques, marié le 9 juillet 1705, Jumelles, Maine et Loire, avec Renée FORGEST, dont
    • Marie, née vers 1721, décédée le 7 février 1749, Auverse.
      mariée le 5 février 1742, Mouliherne, Maine et Loire, avec Jacques BOUCHERON, né le 7 mars 1718, le Lude, Sarthe, laboureur, closier à Auverse en 1752, dont

      • Jacques, né le 8 avril 1744, Auverse, décédé le 16 mai 1802, Baugé, Maine et Loire.
        marié le 11 juillet 1769, Auverse, avec Renée JOULIN, née, Jarzé, Maine et Loire, décédée le 10 avril 1801, Ou noyant, dont

        • Pierre, né le 20/12/1781, Noyant, Maine et Loire, décédé le 04/12/1853, Saint-Philbert-du-Peuple, Cultivateur.
          marié le 14 février 1820, Longue, Maine et Loire, avec Jeanne DELAUNAY, née le 19 mai 1777, Longue, décédée le 26/11/1827, Longue, dont

          • Françoise, née le 25 août 1820, Longue, décédée le 13 février 1891, Jumelles, cultivatrice.
            mariée le 18-10-1842, Saint-Philbert-du-Peuple, avec Pierre RUAULT, né le 09-09-1816, Blou, Maine et Loire, décédé le 29/05/1906, Jumelles, cultivateur aux Coudrelles – Jumelles, dont

            • Auguste, né le 12/07/1852, Jumelles, décédé en 1931, Longué, cultivateur.
              marié le 13 novembre 1883, Linières Bouton, Maine et Loire, avec Louise FOURNIGAULT, née le 13/11/1861, Linières Bouton, décédée le 10/08/1896, Saint Philbert du Peuple, Maine et Loire, aide de culture, dont

              • Auguste Emile Louis, né le 15 avril 1890, Jumelles, Maine et Loire, décédé le 09-01-1972, Saumur, Maine et Loire, ouvrier agricole.
                marié le 25/07/1924, Vernantes, Maine et Loire, avec Juliette TREVERT, née le 17/04/1901, Vivy, Maine et Loire, décédée le 20-01-1982, Saumur, ouvrière agricole, dont

                • R mariage avec C, dont
                  • M mariage avec D, dont
                    • Sylvain
            • Pierre Louis, né le 19/03/1850, Jumelles.
              marié le 2 octobre 1876, Saint-Philbert-du-Peuple, avec Louise JOUSSELIN, née le 1er août 1854, Vernantes, Maine et Loire, dont

              • Ernestine Louise, née le 03/03/1883, Vernantes, Factrice.
                mariée le 31 août 1906, Blou, avec Aristide Lucien François APPEAU, né le 12/0/1883, Blou, dont

                • Ernestine, culottière.
                  mariée avec Fernand Eugène LEGUERET, né le 9 août 1905, Pithiviers, Loiret, Centre, Tailleur d’habits 31 rue Marrier Fontainebleau, dont

                  • C mariage avec P, dont
                    • Dominique mariage avec J, dont
                      • R
                      • R
  • Pierre, né le 3 août 1685, Mouliherne, Maine et Loire.
    marié le 14 janvier 1715, Thurageau, Vienne, avec Anne Marie PELLETIER, née le 12 juin 1696, Thurageau, dont

    • Louise, née le 21 janvier 1724, Thurageau, décédée le 25 mai 1794, Vendeuvre du Poitou.
      mariée le 21 octobre 1755, Thurageau, avec Jean GUERINET, dont

      • Marie mariée le 10 juillet 1781, [St-Aventin] Vendeuvre du Poitou, avec René JOUBERT, né le 26 mai 1746, [Cernay] Doussay, Vienne, cultivateur, dont
        • Aventin, né le 12-12-1783, Vendeuvre du Poitou, cultivateur.
          marié le 18-06-1805, Vendeuvre du Poitou, avec Julie GALLETIER, née le 30-10-1777, Vendeuvre du Poitou, dont

          • Jean Paul, né le 27 février 1819, Vendeuvre du Poitou, décédé le 4 mai 1851, Vendeuvre du Poitou, cultivateur.
            marié le 10 mai 1841, [La Foudre] Vendeuvre du Poitou, avec Marie BONVALET, née le 26-02-1823, Lencloître, Vienne, décédée après 1903, Vendeuvre du Poitou, dont

            • Delphin Appolinaire, né le 3 mars 1845, [Boussais] Vendeuvre du Poitou, décédé le 29-10-1884, [Boussais] Vendeuvre du Poitou, cultivateur.
              Marié le 29 août 1871, St-Genest-d’Ambière, Vienne, avec Aimée « Virginie » GODIER, née le 10-01-1851, [La Gironde] St-Genest-d’Ambière, décédée le 03-09-1899, [le Theil] Vendeuvre du Poitou, dont

              • Marie « Emilienne », née le 25 janvier 1879, Vendeuvre du Poitou, décédée le 5 mai 1975, [5 place Ste-Catherine] Châtellerault, Vienne, domestique à la Sous-Préfecture.
                mariée le 28-11-1903, [rue Creuzé] – Châtellerault, avec Adolphe « Alphonse » BOURBON, né le 9 janvier 1878, [rue queue du renard] – Angles-sur-L’Anglin, Vienne, décédé le 13 juin 1958, Châtellerault, cultivateur, domestique à la Sous-Préfecture, armurier, cafetier, dont

                • Marie « Denise », née le 16-07-1905, [domicile grand-père en ville basse] Angles-sur-L’Anglin, décédée le 05-10-1968, Châtellerault, dactylographe commerçante miroiterie.
                  mariée le 1er septembre 1923, Châtellerault, avec Marcel BRAGUIER*, né le 22 août 1897, [1 rue Bourbon] Châtellerault, décédé le 2 janvier 1979, Châtellerault, miroitier commerçant négociant, dont

                  • J mariage avec X divorce, dont
                    • Jan-Manuel mariage avec M dont
                      • C mariage avec V dont
                        • A
                        • T
      • Vincent GUERINET
        marié le 04-11-1783, Vendeuvre du Poitou, avec Francoise BARREAU, née le 06-01-1764, Vendeuvre du Poitou, dont

        • Aventin, né le 5 mai 1800, Coiraudrie – Vendeuvre du Poitou – Neuville du Poitou – Poitiers, décédé le 31 août 1841, Thurageau.
          marié le 23/10/1821, Vendeuvre du Poitou, avec Mari Anne LAMARCHE, née le 8 juin 1799, Boufsain (Boussais?) – Vendeuvre du Poitou – Neuville du Poitou – Poitiers, décédée le 12/03/1867, Les Bourdes – Thurageau – Mirebeau – Poitiers, dont

          • Louise, née le 28 mars 1832, Vendeuvre du Poitou, décédée le 7 février 1832.
            mariée le 27 juin 1854, Vendeuvre du Poitou, avec Joseph MORISSET, né le 27 juin 1831, Bataillé, Vienne, décédé le 17 mai 1871, Bataillé, dont

            • Florantin, né le 28/07/1866, Vendeuvre du Poitou, décédé le 28/11/1935, Bataillé.
              marié le 12/01/1888, Vendeuvre du Poitou, avec Victorine BONNEAU, née le 12 avril 1867, Petit Cloître Vendeuvre du Poitou, décédée le 22/01/1952, Mavault (commune de Neuville), Vienne, dont

              • Gustave – Victor, né le 18 août 1902, Bataillé, décédé le 21/04/1986, Poitiers.
                marié le 07/11/1924, Vendeuvre du Poitou, avec Raymonde MARIÉ, née le 3 juin 1902, Vendeuvre du Poitou, décédée le 10/07/1997, Poitiers, couturière, dont

                • C mariage avec J, dont
                  • Jean Louis mariage avec S, mariage avec M
        • Marie GUERINET, née le 05/09/1793, Vendeuvre du Poitou, Vienne, décédée le 23/03/1848, Vendeuvre du Poitou.
          mariée le 30/06/1812, Vendeuvre du Poitou, avec Pierre ARCHAMBAUT, né le 01-11-1788, Vendeuvre du Poitou, décédé le 21-11-1842, Vendeuvre du Poitou, cultivateur, dont

          • Louise, née le 03-03-1814, Vendeuvre du Poitou, décédée le 03-12-1868, Varennes.
            mariée le 23-11-1839, Thurageau, Vienne, avec Pierre LAMARCHE, né le 16-08-1817, Blaslay, Vienne, dont

            • Andre, né le 17 septembre 1846, Thurageau, décédé le 19 décembre 1908, Colombiers, Vienne.
              marié le 6 juillet 1870, Marigny Brizay, Vienne avec Gabrielle VERDIN, née le 7 décembre 1850, Marigny-Brizay, dont

              • Victor, né le 8 janvier 1882, Ouzilly, Vienne, décédé le 5 juillet 1953, Marigny-Brizay.
                marié le 3 juillet 1909, Marigny Brizay, avec Eugenie SIRE, née le 15 décembre 1886, Marigny-Brizay, décédée le 3 juin 1921, Marigny-Brizay, dont

                • Victorine Laure.
                  mariée avec Eugene CORNEAU, né le 6 janvier 1900, Marigny-Brizay, décédé le 8 novembre 1981, Chatellerault, Vienne, agriculteur, dont

                  • Colette mariage avec G
                    mariage avec C dont

                    • S mariage avec S dont
                      • Q
                      • C
    • Jean, né le 12-12-1734, Thurageau, Vienne, décédé après 1792, tisserand
      marié le 18-11-1755, Thurageau, avec Marie Anne TURPAULT, décédée après 1792, dont

      • Vincent marié le 3 décembre 1792, Thurageau, avec Marie BARY, dont
        • Jean l’Angevin, journalier.
          marié le 24/04/1822, Thurageau, avec Thérèse MAUGIN, née vers 1797, Berthegon, Vienne, décédée le 06/04/1870, Thurageau, domestique (1840), sans profession (1859, 1870), dont

          • Zoé, née le 01-02-1840, Thurageau, décédée le 08-02-1883, Vendeuvre, Vienne.
            mariée le 2 juin 1859, Thurageau, avec Auguste AUCLERQ, né le 03/12/1829, Vendeuvre, décédé après 1878, domestique (1859), journalier (1860), dont

            • Marie Adélaïde, née le 17/05/1860, Vendeuvre-du-Poitou.
              mariée le 26-11-1878, Vendeuvre-du-Poitou, avec Jacques GASCHET, né le 30/08/1855, Brux, Vienne, cultivateur, dont

              • Adrien, né le 07/01/1885, Vendeuvre-du-Poitou, décédé le 03/05/1972, Jaunay-Clan, Vienne, forgeron, employé des chemins de fer (1910).
                marié le 13/08/1910, La Riche, Indre-et-Loire, avec Eugénie Félicité BOILEAU, née le 02/09/1879, Orléans, Loiret, Centre, décédée en 1934, lingère, dont

                • L mariage avec R, dont
                    • A mariage avec P, dont
                      • moi

arabesqueMais qui sont Jean Royer et Françoise Bizeray, mes sosa 1632 et 1633 ?
Je n’aurais jamais pu les localiser si le curé qui a marié leur fils Pierre (mon sosa 816) à Thurageau (Vienne), n’avait donné des détails et n’avait recopié un extrait de l’acte de baptême de Pierre (dans la collection communale uniquement). Pourtant, je savais qu’à un moment où à un autre, j’irai en Anjou car Jean (mon sosa 102), né en 1800 à Thurageau, l’arrière-petit-fils de Pierre, était surnommé l’Angevin. La question était de savoir quand cette branche allait m’amenée là-bas et où ? C’est donc 85 plus tôt, que ce trouvait la solution, lorsque le 14 janvier 1715, Pierre (sosa 816) épousait Marie Anne Peltier (sosa 817).
Mar Royer Peltier Thurageau 1715

Mar_Royer_Peltier_1715_Thurageau_coll_comm_p.6suite
(c)AD86, Thurageau, 1715, collection communale, 1714-1726, vue 7

extrait Thurageau 1715 naiss Royer épx Pelletier Mouliherne 1685
(c)AD86, Thurageau, 1715, collection communale, 1714-1726, vue 7

Jean (dont le patronyme est parfois écrit Le Royer) et Françoise (dont le patronyme est écrit, selon les actes, Bizeray, Byseray, Bisere) ont neuf enfants nés à Mouliherne entre 1669 et 1685. Grâce aux mariages desdits enfants, j’ai pu estimer la date de décès de Jean entre 1685 (naissance du fils Pierre) et 1699 (mariage du fils Louis). Et j’ai pu trouver l’acte de décès de Françoise (14/05/1700, Mouliherne), morte à l’âge de 62 ans ou environ.

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Des ancêtres qui ont des descendants généalogistes

Je ne fais pas de généalogie descendante, par manque de temps. Mais cela ne veut pas dire que cela ne m’intéresse pas. Lorsque j’ai commencé ma généalogie, je reprenais l’ascendance de ceux qui la mettait sur Geneanet et je la raccrochais à mes propres ancêtres. Comme cela devenait fastidieux, j’ai arrêté mais j’ai pu établir quelques cousinages. Parfois, j’ai trouvé plusieurs ancêtres communs avec un généalogiste contemporain (voir ici), d’autres fois, c’est avec un couple d’ancêtres que j’ai établi plusieurs cousinages contemporains.

Voici un premier couple, dont descendent au moins six généalogistes.
NB : je n’ai vérifié que les informations qui concernent ma branche.
arabesque

Jacques I BOUGRIER. marié le 10-02-1664, Saint-Branchs, Indre-et-Loire, Centre, avec Jeanne 1 HONET, dont

  • Jacques II, né le 14 septembre 1667, Sainte-Catherine-de-Fierbois, Indre-et-Loire, Centre, décédé le 25 novembre 1742, St-Branchs, inhumé le 26-11-1742, Saint-Branchs.
    marié le 9 juin 1695, St-Branchs, avec Catherine DELALANDE.
    marié le 06-07-1707, Louans, Indre-et-Loire, avec Marie LOUZIERES.
    marié le 07-10-1709, St-Branchs, avec Jeanne 2 HONET, née le 30 mars 1692, St-Branchs, décédée le 29-11-1736, St-Branchs, dont

    • Jacques, né le 6 juin 1712, Louans, décédé après 1783.
      marié le 4 février 1743, Louans, avec Catherine GERMAIN, née le 3 février 1717, Louans, décédée le 4 février 1783, St-Branchs, inhumée le 5 février 1783, St-Branchs, dont

      • Jacques, décédé le 13 février 1826.
        marié le 12-07-1784, Saint-Branchs, avec Jeanne BOUGRIER, dont

        • Jeanne, née le 3 juin 1788, Louans.
          mariée en 1815, Saint-Branchs, avec Jean FRESLON, dont

          • Jeanne mariée en 1837, Saint-Branchs, avec François FOUASSIER, dont
            • Silvine Jeanne mariée en 1869 avec François Frédéric PESNEAU, dont
              • Adrien, né en 1870 .
                marié avec Marie PERCHER, née en 1876, dont

                • Adrien, né en 1897.
                  marié avec Germaine MOREAU, née en 1900, dont

                  • O mariage avec L, dont
                    • D mariage avec MC, dont
                      • Fabien
      • Catherine, née le 12 novembre 1743, St-Branchs,  décédée le 18-11-1788, Louans.
        mariée le 28 avril 1772, Louans, avec Bénin BULLOT, né le 26-10-1728, Louans, décédé, dont

        • Jacques-Besnin, né le 26-11-1775, Louans, décédé le 07-01-1858, Sorigny, Indre-et-Loire.
          marié le 9 messidor an X (28-06-1802), Louans, avec Catherine BARON, née le 05-10-1782, Louans, décédée le 01-12-1812, Louans, dont

          • Jacques BULOT, né le 3 mai 1808, Louans, la Tembre, Indre-et-Loire, décédé le 23-10-1879, Thilouze [la Bastiennerie].
            marié le 28-06-1859, Thilouze, avec Catherine GUIBERT, née le 7 août 1823, Saché [La Badinière], Indre-et-Loire, décédée le 24-06-1893, Thilouze, dont

            • Pierre, né le 24 avril 1861, Thilouze, décédé le 10-02-1930, Pont-de-Ruan, Indre-et-Loire.
              marié le 11 juin 1888, Thilouze, avec Marie Louise PICAU, née le 8 janvier 1870, Bournan, Indre-et-Loire, dont

              • Henri Eugène, né le 10 avril 1892, Thilouze, décédé le 11 mars 1968, Chinon, Indre-et-Loire, inhumé à Thilouze.
                marié le 2 juin 1923, Saint-Branchs, avec Marie Alphonsine Georgette RABIER, née le 2 août 1900, Saint-Branchs, décédée le 3 août 1946, divorcés, dont

                  • R mariage avec L,dont
                    • A mariage  avec  P , dont
                      • moi.
  • Pierre, décédé le 3 février 1724, Saint-Branchs.
    marié le 15-11-1694, Louans, Indre-et-Loire, avec Marie BESNIER OU PEIGNE ?, décédée avant 1707, St-Branchs, dont

    • Pierre, né le 28 avril 1699, Ste Catherine de Fierbois, décédé le 01-01-1761, Saint Branchs, laboureur à la métairie des Roderies.
      marié le 26-11-1725, St Branchs, avec Anne Thiou, née le 1er janvier 1708, Louans, dont

      • Joseph, né le 27-11-1736, St-Branchs, décédé le 22-10-1777, Louans, laboureur.
        marié le 19-01-1761, Le Louroux, Indre-et-Loire, avec Anne AUBINET, née le 08-04-1741, Louans, dont

        • Madeleine, née le 3 août 1768, Louans.
          mariée le 16-02-1795, Louans, avec Louis Baron, né le 18-10-1767, St Branchs, dont

          • René.
            marié le 12-07-1819, Louans, avec Catherine Herbelot, née le 25 pluviôse an V (13-02-1797), Louans, dont

            • René, Louis, né le 4 avril 1822, St-Branchs, propriétaire.
              marié le 30 avril 1850, St Branchs, avec Catherine Jahan, décédée le 2 février 1872, St Branchs, dont

              • Louis, né le 16-11-1851, Saint Branchs, cultivateur.
                marié le 18-04-1873, St Branchs, avec Marie, Aspasie Rouiller, née le 14-01-1858, St Branchs, dont

                  • Sylvain, Antoine, né le 15 août 1882, St Branchs.
                    marié en 1905 avec Céline, Louise Caillault, née le 29-10-1885, Saint Branchs, dont

                    • Renée, née le 3 février 1908, décédée le 15 avril 1992, Montbazon .
                      mariée avec René Mesureau, né le 07-07-1903, la Villedieu du Clain, Vienne, décédé le 11-05-1980, instituteur, dont

                      • C mariage avec L, dont
                        • Pascale  mariage avec M, divorce, dont
                          • I
                          • C
                          • C
                          • N

                          mariage avec G

        • René, né le 5 mai 1776, Louans, cultivateur.
          marié le 30 août 1798, Louans, avec Catherine MOREAU, née peut-être en 1771, Louans, dont

          • Louis, né le 3 juin 1806, [au pressoir] Louans, décédé le 14 juin 1869, [La Pommeraie] – Sorigny, journalier, cultivateur.
            Marié le 10-01-1837, Sorigny, avec Marie GIRAUDEAU OU GIRODEAU, née le 30-12-1813, Sorigny, décédée le 15-02-1891, Sorigny, propriétaire de la Pommeraie (1869), dont

            • Elisabeth dite Elisa, née le 13-09-1851, [à la Pommeraie] Sorigny, décédée le 2 juin 1893, [La Pommeraie] Sorigny.
              mariée le 15-07-1872, Sorigny, avec Claude Louis MOREAU, né le 6 juin 1847, St-Branchs, décédé le 25-12-1907, Sorigny, gagiste journalier puis propriétaire cultivateur, dont

              • Louis Désiré, né le 05-08-1877, Sorigny, décédé le 27-06-1922, Sorigny.
                marié le 15 juin 1908, Villeperdue, Indre-et-Loire, avec Augustine CLAVIER, née le 10-12-1887, Villeperdue, décédée le 21 mars 1959, Sorigny, dont

                • M mariage avec A, dont
                  • Jeannine 
                    • Nadia
  • Jeanne mariée avec Pierre BRECHOT, dont
    • Jeanne mariée avec Jean ANSAULT, dont
      • Claude marié avec Catherine AUBERT, dont
        • Jean Francois, né le 09-01-1768, Thilouze, 37260, Indre et Loire, baptisé le 10-01-1768, Thilouze.
          marié avec Francoise BROSSEAU, dont

          • Jacques, né le 20-mars-1812, Thilouze, Semerie,  journalier.
            marié le 17-06-1840, Thilouze, avec Catherine FERRAND, née le 14-01-1809, Thilouze, dont

            • Jacques, né le 28 juillet 1843, Thilouze, La Semerie, cultivateur.
              marié le 14 juin 1869, Villeperdue, Indre et Loire, avec Catherine Jeanne MOUREAU, née vers 1845, décédée, cultivatrice, dont

              • Francois Honore, né le 28-02-/1876, Thilouze, Couteau, décédé le 09-02-1952, Saclay, Essonne, Ile de France, 27 rue Curie Val d’Albian, inhumé le 13-02-1952, Jouy-en-Josas, Yvelines, Ile de France, Chef ouvrier 1ere classe au Ministère de l’Armement.
                marié le 28 mars 1903, Paris, Seine, Ile de France, avec Marie Françoise GAUDICHON, née le 28 juillet 1875, décédée le 15 mai 1963, Versailles, Hôpital de Versailles, inhumée après 15 mai 1963, Jouy-en-Josas, Yvelines, cuisiniere (1903) cartouchière, dont

                • André Jacques Desire, né le 23-08-1905, Paris,75014,7 rue du Commandeur, décédé le 24-06-1999, Orsay, Essonne, Hôpital, inhumé le 29-06-1999, Jouy-en-Josas, Yvelines, dessinateur-projeteur.
                  Marié le 6 avril 1929, Meudon,92190,Hauts de Seine, Ile de France, avec Armandine Marie GAUDUCHON, née le 8 décembre 1907, Guemene-Penfao, Loire Atlantique, Pays de Loire, décédée le 07-11-1999, Longjumeau, Essonne, Hôpital, inhumée le 12-11-1999, Jouy-en-Josas, sans profession, dont

                  • René mariage avec R, dont
                    • J-P mariage avec D, dont
                      • C mariage avec C
                      • G
                      • F
      • Gilles.
        marié le 19-01-1705, St Branchs avec Jeanne RICHARD, baptisée le 23-02-1675, St Branchs, décédée le 07-10-1729, St Branchs,dont

        • Gilles, baptisé le 08-02-1706, St Branchs, décédé le 21-11-1757, St Branchs, laboureur.
          marié le 06-02-1730, St Branchs avec Jeanne FILLION, baptisée le 14-12-1706, St Branchs, décédée le 01-10-1771, St Branchs, dont

          • Jeanne, née le 22-11-1730, St Branchs, baptisée le 22-11-1730, St Branchs, décédée le 23-06-1771, St Branchs (à 40 ans).
            mariée le 05-07-1756, St Branchs, avec Jean François CHARON, né et baptisé le 14-07-1734, St Branchs, décédé le 30-09-1771, St Branchs, dont

            • Gatien, né le 25-11-1761, St Branchs, baptisé le 25-11-1761, St Branchs; décédé le 12-07-1830, St Branchs, laboureur.
              marié le 15 juillet 1787, St Branchs avec Madeleine DELHOMMAIS, née entre 1766 et 1766, décédée le 21-05-1802, St Branchs, dont

    marié le 29-06-1803, St Branchs avec Catherine BONNET, née le 14-11-1773, baptisée le 14-11-1773, décédée le 29-05-1809

    marié le 25-11-1822, St Branchs avec Marie ROUSSEAU, née le 19 mars 1796, Tauxigny, dont

        • Gatien François, né le 04-12-1822, St Branchs, cultivateur.
          marié le 06-10-1846, Bossée avec Anne Jeanne CHAMPION, née le 25-11-1823, Bossée, ling, dont

          • Gatien Baptiste Charon, né le 10-10-1852, Ligueil, décédé le 5 juillet 1937, Veigné, boucher.
            marié le 17-05-1876, Veigné avec Joséphine Célestine Peltier, née le 05-05-1856, Veigné, décédée le 16-09-1901, Veigné, bouch, dont

            • Lucien Robert CHARON, né le 07-06-1877, Veigné, décédé le 28-09-1931, Veigné, boucher.
              marié le 05-11-1901, Alger (Mustapha) avec Emélie Rose CACISSA, née le 16-05-1879, Alger (Mustapha), décédée le 29-01-1968, Veigné, bouch, dont

              • R mariage avec O, dont
                • Nicole mariage avec P, dont
                  • A mariage avec JL
                  • E mariage avec V
                  • P mariage avec G
    • Louis.
    • Joseph.
    • Marie mariée le 11 juillet 1707, Saint-Branchs, avec Jean Renou.

arabesqueMais qui sont Jacques Bougrier et Jeanne Honet, mes sosa 1800 et 1801 ?
Je ne sais pas quand Jacques est né. Certains généanautes donnent la date du 31 décembre 1636, d’autres proposent celle du 25 mai 1640. Les premiers le font naître à Louans, les seconds à Sainte-Catherine-de-Fierbois. Quoi qu’il en soit, c’est un Tourangeau. Si je n’ai pas sa date de naissance, je peux en revanche l’estimer grâce à sa date de décès. Jacques meurt le 11 février 1691 à St-Branchs, à l’âge de 52 ans ou environ. Les dates de 1636 et 1640 sont donc plausibles. Jeanne Honet, quant à elle, reste mystérieuse. Pas de date ni de lieu de naissance, pas de date ni de lieu de décès.
Jacques et Jeanne se marient le 10 février 1664 à St-Branchs.

Mariage Bougrier x Honet, 10 février 1664, St-Branchs, 6NUM7/211/002, p.278
(c) AD37, St-Branchs, 1664, 6NUM7/211/002, p.278

De cette union naissent au moins huit enfants, Pierre, Jacques (sosa, 1667-1742), Jeanne (°1671), Françoise (°1674), Gilles (°1677), Joseph (°1680), Marie (°1685), François (°1690).

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La côte de Crochu

Ou comment une course de caisses à savon m’a amenée à me replonger dans les matrices cadastrales.

Ce qui est bien avec la TNT (ou pas), c’est qu’on a plein de chaînes avec plein d’émissions en tout genre. Il y a deux mois, nous regardions une course de caisses à savon avec chéri et choupinette, quand le présentateur annonça que la prochaine course aurait lieu sur la côté de Crochu. J’avais trouvé cela drôle car je connaissais une côte de Crochu. Bien évidemment, ce ne pouvait pas être la même. Quoi que, pourquoi pas ? Dans le doute, ça ne coûtait rien de vérifier. Après quelques recherches sur le net, il s’avéra que leur côte de Crochu était bien MA côte de Crochu.

Petite histoire de la côte
Côte de Crochu
Côte de Crochu (2)

Et les Crochu ont habité la côte au moins entre 1836 et 1936 (source : recensements de Veigné).

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1832

L’année 1832 est le thème du Généathème de mars. Comme je n’ai pas d’évènement particulier à raconter, je vais me raccrocher aux bonnes vieilles statistiques.

Quels sont mes ancêtres nés en 1832, comme Jonathan la tortue géante des Seychelles, considéré comme le plus vieil animal terrestre encore vivant ?
Image dans Infobox. (image Wikipedia)
Je n’ai aucun ancêtre né en 1832.

Quels sont mes ancêtres mariés en 1832 ?
Je n’ai aucun ancêtre marié en 1832.

Quels sont mes ancêtres dont des enfants sont nés en 1832 ?
– Pierre Auclerq, sosa 100, et Catherine Berge, sosa 101, qui voit la naissance de leur deuxième enfant/première fille, Anne Mérance ou Emerance, le 1er février.
– Louis Picault et Madeleine Boiron, sosa 116 et 117, qui voit la naissance de cinquième enfant, Jacques, le 8 septembre, et qui voit aussi son décès, 11 jours plus tard.

Quels sont mes ancêtres qui ont 32 ans en 1832 ?
– Marie Reine Juglet, sosa 111, née 18 avril 1800 à Tigy (Loiret).
– Jean Royer, sosa 102, né le 28 juin 1800 à Thurageau (Vienne).

– Madeleine Pasquer, sosa 91, née le 10 octobre 1800 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire).
– André Duault, sosa 88, né le 30 octobre 1800 à Courléon (Maine-et-Loire).

Quels sont mes ancêtres morts en 1832 ?
– Catherine Leblond, sosa 115, morte à Saché (Indre-et-Loire) à 45 ans.
– Pierre Pasquer, sosa 182, mort à St-Nicolas-de-Bourgueil (Indre-et-Loire) à 79 ans.

En 1832, une épidémie de cholera sévit en France, faisant près de 100 000 morts entre mars et octobre, au nombre desquels Nicolas Léonard Sadi Carnot (oncle du président de la République), Champollion, Charles X, Casimir Perier(1). En ce qui concerne mes ancêtres, Pierre meurt 6 janvier et Catherine meurt le 19 février. Il semble donc qu’ils ne fassent pas partie des victimes la bactérie Vibrio choleræ (pour le cholera en Touraine en 1832, voir ici). Mais l’épidémie ne disparait pas en 1832, elle poursuit sa course jusqu’en 1837 dans le Sud du pays.

Quels sont mes ancêtres vivants en 1832 ?
J’ai utilisé un document créé par Thomas @ValThoGenea pour éditer la liste dont voici le détail.

SOSA Nom Age en 1832
40 (G6) Joseph HEMON 29
41 Bilienne DANO 21
42 Joseph RUAUD 18
43 Marguerite LE CORRE 15
44 André DUAULT 6
46 Louis LIVOIREAU 2
48 Jacques GACSHET 12
49 Madeleine TAISSIER 14
52 Germain BOILEAU 10
53 Anne COURANT 17
54 Louis JOUANNEAU 13
55 Céline TRANCHANT 2
56 Jacques BULOT 24
57 Catherine GUIBERT 9
80 (G7) Joseph HEMON 52
85 Marie RUAUD 59
86 Louis LE CORRE 52
87 Françoise LE CORRE 58
88 André DUAULT 32
89 Jeanne SEVAUX 27
90 Julien FONTAINE 34
91 Madeleine PASQUER 32
92 Jean LIVOIREAU 48
93 Marie GUISMOINEAU 46
94 Pierre FOURRIER 38
95 Madeleine TULASNE 33
96 Louis GASCHET 50
97 Madeleine BONNEAU 47
98 Jacques TAIXIER 50
99 Jeanne FERRON 45
100 Pierre AUCLERQ 30
101 Catherine BERGE 29
102 Jean Royer 32
103 Thérèse MAUGIN 35
104 Philippe BOILEAU 50
105 Colombe BOILEAU 49
110 Etienne TRANCHANT 24
112 Jacques-Bénin BULLOT 57
114 Jacques GUIBERT 42
116 Louis PICAULT 47
117 Madeleine BOIRON 35
120 Louis RABIER 28
121 Catherine CHAMBON 34
122 Elisée SIMON 26
123 Rose MORAIN 24
124 François PERDREAU 23
125 Victoire DOUJEE 24
126 Pierre LESSERRE 9
127 Marie BESNIER 19
176 (G8) André DUAULT 55
179 Anne SEVAUX 63
204 Vincent ROYER 70
220 Jean TRANCHANT 71
228 Pierre GUIBERT 70
229 Marguerite BROSSEAU 73
241 Louise POUGNAUD 60
243 Catherine GASTEBLED 61
244 Gaspard SIMON vivant
247 Louise JOURDIN 52
249 Anne JALLAUDIN 53
251 Madeleine GALANT 65
252 Pierre LESSERRE 37
253 Anne BONIN 41
255 Jeanne BOUHOURDIN 63
506 (G9) Jean BONIN vivant
507 Catherine AGENET vivante

Et qui est mon sosa 1832 ?
Léonard Brosseau, dont je vous ai parlé ici.

Pour finir, quels événements mes ancêtres tourangeaux ont pu vivre en 1832 ? (source : Le Journal d’Indre-et-Loire, 1832, AD37, 2019PERU10)
Journal_Indre_et_Loire_1832

Etat civil

« ETAT CIVIL DE TOURS
Du 31 décembre 1831, au 7 janvier 1832, exclusivement.
………………………..NAISSANCES.
31 décembre. […] Eloïse-Louise Diguet, et Eulalie-Augustine Diguet (jumelles). […]
 ………………………MARIAGES.
3 janvier. Louis Serpain, maître de pension, 28 ans, et D.lle Marie Cornilleau, 27 ans.
 ………………………DECES.
6 janvier. Michelle-Thérèse PHELLION, veuve en quatrième noces de Gaudin, 83 ans, rue St-Eloi, n°75. » (lundi 9 janvier 1832, vue 12)

« ETAT CIVIL DE TOURS
Du 4 au 11 février, exclusivement.
 ……………………..NAISSANCES.
4. Joséphine-Esther Pasquier. – Jean Perrin. 6. François-Alphonse Baron. […]
 ……………………..MARIAGES.
7. […] _ Amédée Chauveau, 30 ans, secrétaire de la mairie de Tours, et D.lle Justine-Louise Lemarchant, 18 ans 10 mois.
…………………….DECES.
4. […] _Michel Bravalle, 22 ans, ouvrier en fayence, hospice civil.
8. […] Marie Dupuy, 51 ans, veuve Antoine Lizet, hospice général. » (lundi 13 février 1832, vue 112)

« ETAT CIVIL DE TOURS
Du 3 au 10 mars 1832, exclusivement.
 ……………………..NAISSANCES.
[…] 6. […] _ Auguste-Jean Vilain. […]
 ……………………..MARIAGES.
5 Mars […] _ Pierre-Augustin-Félicité de Groulard, capitaine instructeur au 14e chasseur, 36 ans, et demoiselle Anne-Agathe-Joséphine-Françoise Taffu. […]
 ……………………..DECES.
[…] 7. _ Michel Machefer, 75 ans, petit hôpital St-Gatien. […]
9. _ Perrine Boulay, religieuse carmélite, 88 ans, au couvent des Carmélites. […] » (jeudi 15 mars 1832, vue 192)

Faits divers

« TOURS.
Ce matin, vers trois heures et demi, un incendie a éclaté chez M. Moreau-Ham, plâtrier à la barrière St-Eloi. La générale a été battue, les pompiers, une partie de la garnison et un grand nombre d’habitans (sic) se sont portés avec empressement sur les lieux du désastre. Malgré leurs efforts réunis, la maison a été presqu’entièrement consumée. » (lundi 9 janvier 1832, vue 9)

« PREFECTURE.
Le 9 de ce mois, un incendie s’est manifesté dans la maison du sieur Moreau-Ha, plâtrier, près de la barrière St-Eloi. Une partie de la maison a été brûlée.

Cet ouvrier, père d’une nombreuse famille, avait déjà éprouvé de grandes pertes.
Une souscription, dans le but de l’aider, est ouverte chez M? Genty, notaire à Tours. » (jeudi 12 janvier, vue 13)

« TOURS.
Le 11 de ce mois, des militaires, après avoir bu dans le cabaret du sieur Pasquier, aux Portes-de-Fer, sortirent sans payer la dépense qu’ils avaient faite? Pasquier courut après eux et saisit un grenadier par sa buffleterie ; celui-ci répond aux réclamations du marchand de vin par des coups de poing au visage et rire son sabre pour l’en frapper. Au bruit de cette rixe, les frères Kaël, chargeurs, accourent à l’aide du cabaretier ; mais le grenadier, qui avait encore son arme à la main, frappe l’un des deux à la tête, et, après l’avoir renversé, lui porte un second coup entre les deux épaules. Un troisième coup de sabre fut paré par le frère de la victime et lui fit une grave blessure à la main gauche. Le militaire coupable de ces déplorables excès a été de suite arrêté. » (samedi 14 janvier, vue 25)

« TOURS. […]
Le sieur Besnard, qui a été gravement maltraité par les ouvriers employés aux travaux publics comme faisant habituellement commerce des grains, nous engage à publier qu’il n’a jamais fait d’autre commerce que celui des haricots. » (lundi 27 février 1832, vue 143)

« Je serai bien malheureux si je ne peux mourrir’cette fois…il faudra donc mourir de faim et de misère. Si j’ai le bonheur de réussir, je te pris, mon père, MM. V… er B… de me faire conduire au champ du repos. Si j’eus pris ce parti, il y a dix mois, bien du monde y aurait gagné. Je finis ma lettre et mes  jours  en demandant pardon à ceux à qui je dois, mais on ne peut vivre faute d’aliments…Embrasse toute la famille pour moi.            ………………….DEMANGEOT. »
La seconde lettre est écrite à M. le commissaire du quartier :
« Monsieur, je me suis suicidé par la raison toute simple que depuis une année juste je ne trouve aucune occupation ni place. J’ai voulu partir pour Alger, reprendre du service, entrer dans les sergents de ville, et mille autres choses. Je suis trop vieux pour l’un, me dit-on, trop petit pour l’autre…Ailleurs les places sont prise….J’ai une femme, deux enfants, mon père et ma mère, aveugles et affligés de 75 ans….Je me nomme Pierre DEMANGEOT.
P.S. Faites-moi enterrer gratis, vu que je suis sans pain et sans ressources, et mes parents de même.  »  » (samedi  4 février 1832, vue 78, les deux pages précédentes sont lacunaires)

« PREFECTURE
Le nommé Michel Poirier, âgé de 36 ans, meunier, taille de 5 pieds 2 pouces, blanc de figure, vêtu en cotonnade, gilet gris, chapeau demi-forme, souliers ferrés avec guêtres, a disparu le 18 avril dernier, de la commune de Nouzilly, où il laisse une femme et deux enfans.
Donner avis à M. la procureur du Roi, à Tours, des recherches qui auront été faites, et de la découvert qui en sera le résultat. » (jeudi 3 mai 1832, vue 299) 

« Le 4, des soldats du 3e bataillon du 35e régiment en passage à la Chapelle-sur-Loire, se baignant dans la Loire, au port de Belle-voie, l’un deux, âgé de 22 ans, eut l’imprudence de s’éloigner de la rive, et se noya, malgré les efforts tentés par ses généreux compagnons pour la sauver.
______________________________________
Le 6, un jeune homme a été trouvé pendu dans une halle de pressoir, appartenant à sa mère, domiciliée à St-Cyr ; tout porte à croire qu’il s’est suicidé. » (jeudi 12 juillet 1832, vue 519)

« Le sieur Ponsonnier, maréchal-ferrant à Sonzay, s’est suicidé le 3, à l’aide d’un fusil double, chargé à balles ; on croit que cet individu était atteint d’aliénation mentale ; depuis plusieurs jours il ne voulait prendre aucun aliment. » (lundi 9 juillet 1832, vue 511)

Santé

« A LA LUNETTE DE JOUR ET DE NUIT.
Moussier frères, opticiens, brevetés, arrivant de Paris, ont l’honneur de prévenir le public qu’ils viennent d’arriver en cette ville [Tours] avec un assortiment de ce qui concerne l’optique et les mathématiques, moyen infaillible de conserver la vue sans aucune altération, malgré son affaiblissement causé soit par l’âge, soit par le travail, soit par des verres ordinaires […] » (jeudi 5 janvier 1832, )

« PAR BREVET D’INVENTION
Accordé à M. Moussier frères, de Paris, rue des Fossés-Montmartre, n°6,
Métal indien allié au NICKEL […] » (samedi 7 janvier 1832, vue 5)

« AVIS.
La pharmacie Colbert vient d’établir un dpôt de son Essence de Salsepareille chez M. Mique, pharmacien, successeur de MM Metgès et Margueron, rue Royale, n°19, à Tours. La célébrité de cette Essence la signale hautement comme la seule employée avec confiance pour la guérison radical des maladies secrètes, dartres, gales anciennes, humeur gouteuse, rhumatismale, fleurs-blanches et tout principe acrimonieux. Sa vertu DEPURATIVE sera surtout appréciée dans un moment où l’on redoute en France l’invasion de CHOLERA-MORBUS : tous les rapports qui parviennent sur cet horrible fléau, apprennent que ce sont particulièrement les individus mal sains qui succombent. […] » (jeudi 5 janvier 1832, vue 4)

« RACACHOU DU SERAIL,
Substance alimentaire importée en France par ABDURACMAN, EFFENDI, BOURLET d’Amboise, ex-officier du Sultan Mahmoud II.
Cet aliment, d’un goût extrêmement agréable, d’une digestion facile, est tonique, adoucissant, et convient parfaitement aux convalescens. Il a la propriété de faire engraisser et d’entretenir la fraîcheur.
M. BOURLET d’Amboise, qui avait établi le dépôt de cette substance chez M. GILLET, vient de la transposer chez M. MICQUE, pharmacien, rue Royale, n°18, à Tours. » (jeudi 1er mars, vue 150)

« RACACHOU DU SERAIL,
Substance alimentaire nouvellement importé en France, approuvée par deux rapports de l’Académie royale de Médecine, et par les Professeurs de la faculté.
Cet aliment, d’un goût extrêmement agréable, d’une digestion facile, est tonique, adoucissant, et convient parfaitement aux convalescens. Il a la propriété de faire engraisser et d’entretenir la fraîcheur.

Le dépôt de cette substance, qui avait été établi chez M. PILLET, vient d’être transféré chez M. MICQUE, pharmacien. » (samedi 26 mai 1832, vue 355).

« PUISSANCE D’UN BON REGIME.
Rien n’est plus utile à l’homme sain, et sur-tout aux valétudinaires, qu’un bon régime. L’usage habituel du CAFE DE SANTE et du CAFE-CHOCOLAT rafraîchissant breveté, offre cet avantage.
Voyez l’Avis sanitaire pour 1832, en lecture dans tous les cabinets littéraires, e qui  se distribuent GRATIS au dépôt général ponr (sic) le département d’Indre-et-Loire, à TOURS’ au Bazar turonien, rue St-Martin, n°6. » (jeudi 15 mars 1832, vue 187)

« Cours d’accouchemens en faveur des élèves sages-femmes du département.
M. Herpin, docteur en médecine, l’un des chirurgiens en chef de l’hospice général et professeur d’accouchemens,
Ouvrira, le 24 avril prochain, son cours théorique et pratique à la salle de la maternité dudit hospice.
Les personnes qui voudront suivre ce cours s’inscriront avant les premières leçons chez le professeur, place Saint-Martin. Elles seront tenues de représenter leur acte de naissance, et une attestation de M. la maire de leur commune, constatant leur moralité et leur bonne conduite.
Les personnes jeunes, intelligentes, sachant lire et écrie, seront admises de préférence. […] » (samedi 24 mars 1832, vue 211)

« ESSENCE DE LENTISIQUE
DE MM. MAUVAGE ET Cie
Cette Essence  conserve ou procure aux dents une bancheur éclatante. Elle possède au plus haut degré la vertu de prévenir et d’arrêter la carie, de guérir les douleurs de dents les plus vives, de raffermir les gencives, de les empêcher de saigner, et de tenir la bouche dans un état constant de santé, de beauté et de fraîcheur. Toutes ces précieuses qualités de l’ESSENCE DE LENTISQUE ont été reconnues et attestées par un grand nombre de médecins. Quelques-uns de leurs témoignages  par écrit sont joints au prospectus.
On trouve de l’ESSENCE DE LENTSIQUE, à Tours chez M. Boëce-Ferrand, Grand-rue, n°161 ; et à Loches chez M. Blaive-Jousserand. Il y a des dépôt dans toutes les principales villes de France. On trouvera aussi cette Essence au dépôt de M. Boëce, sur le quai, au coin de la rue de Montfumier. » (samedi 31 mars 1832, vue 234)

« Choléra-Morbus.
Au moment où nous sommes menacés de l’invasion peut-être prochaine de ce terrible fléau, il est utile de rappeler au public que l’un des moyens les plus efficaces de s’en préserver est l’emploi approuvé par la Faculté de médecine DES CHLORURES. Une bouteille de pinte peut servir pendant un mois à purifier les appartements d’une maison. Une demi-cueillérée (sic) mêlée dans un verre d’eau et répandue à terre, détruit tous les miasmes et purifie l’air. On peut en jeter sur les vêtemens. 
Il est d’expérience qu’un quart de verre ainsi répandu, enlève à la minute l’infection cadavérique, et permet de séjourner près d’un lit de douleurs et de regrets.
S’adresser au Bazar. Prix des bouteilles, 1 fr 50 c.
_______________
Avis contre le Choléra-Morbus.
M. JOUSSELIN, marchand épicier, rue du Commerce à Tours, s’empresse do donner avis qu’il vient de recevoir d’un pharmacien de Paris le précieux dépôt du préservatif contre le Choléra.
Ce sont des nouets pur pendre au cou, composés de moitié camphre et moitié substances antiseptiques approuvés par la Faculté. Chaque nouet est revêtu du cachet et de vend 60 centimes.
A Amboise, chez M. Philippe Dubois.
A Loches, chez M. Ménard-Boutet.
A Chinon, chez M. Pallu-Berge. » (lundi 2 avril 1832, vue 239)

« AVIS CONTRE LE CHOLERA.
Attendu que la classe indigente est celle qui a le plus à craindre pour la fatale maladie qui nous menace, et ne voulant pas profiter de la misère du peuple, M. Jagu, pharmacien, rue des Trois-Pucelles, n°8, prévient qu’il donnera gratis de qui sera nécessaire dans ce cas-là à tous ceux qui se présenteront muni d’un billet de M. Le Maire.
Il prévient aussi que son magasin est bien garni de matières premières, et que, comme fabricant de ces produits, il les établit au plus bas prix possible.
_______________
CHOLERA-MORBUS.
Les demandes faites au Bazar des Chlorures de Paris se multipliant, on est prié de s’y faire inscrire, dans le cas où le envois ne suffiraient pas à la distribution, et alors on sera servi par ordre d’inscription, et les bouteilles demandées seront mises en réserve.
Les CHLORURES, mêlées à l’eau naturelle dans la proportion d’une cuillerée à bouche par verre d’eau, purifient les vêtemens ; mais il ne s’agit que des linges et toiles blanches ; autrement, ils détruisent les couleurs. Quelques gouttes suffisent ; on peut les répandre avec la main.
Calcium, bouteille de pinte, 1 fr 10 c.
Sodium, bouteille de pinte, 1 fr 50 c.
Flacons balsamiques, de 1 fr à 5 fr.
Nota. On reprendra les bouteilles vides pour 20 c. » (Jeudi 5 avril, vue 246)

« Annonces
Instruction populaire sur le Choléra-Morbus, destinée à indiquer les précautions à prendre et le régime à suivre pour prévenir ou atténuer la maladie qui vient de se déclarer dans la capitale, rédigée par une commission composée de médecins expérimentés choisis par le gouvernement. _
Brochure in-8° de 16 pages : 20 cent.
Précis que le Choléra-Morbus et la Contagion, ouvrage utile, non-seulement aux Médecins, mais encore aux Administrateurs civils et militaires, aux Chefs d’établissemens, etc. Par Laurent Bodin, docteur en médecine, correspondant de plusieurs Sociétés savantes et littéraires.
_Prix : 1 fr 50 c.
Se trouvent au bureau du journal. » (samedi  7 avril, 1832, vue 256)

« Moyen infaillible de détruire les Rats, Souris et Taupes
L. KUNN,
Chargé de la destruction de ces animaux nuisibles dans toutes les fermes et manufactures royales, maisons de Roi, ainsi que dans toutes les casernes de France, arrivé en cette ville pour purger les bâtimens militaires et établissemens publics et autres usines appartenant à l’état qui seraient infectés de ces animaux, et désirant faire jouir les propriétaires manufacturiers, fabricans et autres, des avantages de son procédé, à l’honneur de vous prévenir de son arrivée. Il ne séjournera que peu de jours dans cette ville, son procédé n’a rien de pernicieux pour les animaux domestiques, on peut l’employer sans crainte et avec certitude de succès. Il garantit les granges et meubles pendant une année sans qu’on ait à craindre le moindre délit. […] » (samedi 31 mars 1832, vue 234″

« MAIRIE DE TOURS
« Aussitôt qu’on eut appris qu’un hôpital allait être formé, en cas d’invasion du cholera, l’avis fut émis de faire un appel à la bienfaisance pour obtenir tout ou partie du matériel nécessaire à un établissement destiné à recevoir les malades qui ne pourraient se faire traiter à domicile. Cette idée généreuse n’est pas restée dans l’oubli. Déjà des secours en nature  ont été offerts à l’administration municipale.
Madame André-Walter a mis à sa disposition immédiate 4 matelas, 4 couvertures de laine, 4 paires de draps et deux traversins.
Mesdames de Bois-le-Comte et Faré, 2 matelas, 4 couvertures de laine, 4 paires de draps, 2 traversins et 2 paillasses piquées.
Madame veuve Loiseau-Mercier, un matelas, une paillasse piquée, 2 couvertures de laine, 2 paires de draps, un traversin.
Madame Jules Bucheron, un matelas, une paillasse piquée, 2 couvertures de laine, 2 paires de draps, un traversin.
Comme d’autres charités de cette nature se présenteront nécessairement, l’administration municipale prie les personnes qui auront la bonté de lui adresser leur offrande en nature, d’attacher sur chaque objet une petite bande de toile blanche  sur laquelle leur nom sera inscrit, afin d’éviter la confusion et faciliter l’inscription sur le registre qui sera tenu à cet effet par ordre de numéro.
 ………………………Le maire de la ville de Tours, membre de la Légion d’honneur,
  ………………………………………FEBVOTTE. » (samedi 14 avril 1832, vue 257)

« Souscription en faveur des indigens qui pourraient être atteints par le choléra.
M. Cormier, inspecteur divisionnaire des ponts-et-chaussée, 25 fr ; M. Mame père, 25 fr.
________________________________________________________________
Le nommé Thomas (Jean), ouvrier passementier, demeurant rue de la Mort, homme d’une santé très-dévile, a été atteint subitement, le 17 de ce mois, de vives douleurs accompagnées des symptômes ordinaires du choléra et qui l’ont conduit en peu d’heures au tombeau. La nouvelle s’en est promptement répandue dans la ville et y a produit une vive sensation. Il était de l’intérêt général que la cause de cet événement fût constatée par les gens de l’art ; l’autopsie du cadavre, faite en présence de presque tous les médecins de la ville, a fait reconnaître tous les caractères du choléra-morbus.
Cette triste certitude ne doit pas donner naissance à des inquiétudes exagérées, le laps de tems qui s’est déjà écoulé sans qu’aucun nouvel accident de ce genre se soit manifesté doit faire espérer que l’épidémie n’exercera pas sa funeste influence sur notre cité et que la mort du malheureux Thomas restera un fait isolé.
L’état de la santé publique est du reste très-satisfaisante. » (jeudi 19 avril 1832, vue 269)

« En annonçant dans notre dernier numéro qu’un cas de choléra avait été reconnu dans la ville de Tours, nous manifestions l’espérance de voir s’arrêter là les ravages de cette cruelle maladie, et nous sommes heureux d’voir à publier aujourd’hui que, sous ce rapport, notre attente n’a pas été trompée. Aucun nouvel accident ne s’est présenté qui ne puisse faire soupçonner la présence de l’épidémie dans notre contrée et le temps qui s’est écoulé depuis ses premières menaces doit compléter la sécurité de nos compatriotes. On doit regarder maintenant la mort du sieur Thomas comme un événement indépendant de la situation sanitaire du pays et qui n’a dû l’impression qu’il a produite qu’à sa coïncidence avec l’existence du fléau dans la capitale. Tout doit faire penser que les soins de l’administration, la bienfaisance influence de notre de notre climat et les habitudes sobres de la population nous préserveront des atteintes du mal que partout l’on redoute en ce moment. » (samedi 21 avril 1832, vue 277)

« Pour la formation d’un hospice temporaire pour le traitement des cholériques, il a été mis à la disposition de l’administration municipale par mesdames :
d’Entraigues, 14 chemises neuves d’homme,
Bedouet-Enouf, un sommer, un traversin, une couverture de laine, deux paires de draps,
Charles Moissand, deux paires de draps, un traversin, une couverture de laine.
L’administration remercie de ces dons les personnes généreuses à qui elle les doit, et pense que leur humanité trouvera encore de nombreux imitateurs. » (lundi 7 mai 1832, vue 311)

« Le choléra continue à faire encore quelques victimes dans notre ville. Depuis le 5 de ce mois, huit nouveaux cas se sont présentés ; quatre des malades ont succombé, deux sont guéris, deux en traitement. Ces accidens, qui sont de nature à rappeler le public à l’observation des précautions sanitaires si souvent indiquées par les gens de l’art et de l’autorité, ne doivent pas cependant porter dans les esprits une perturbation qui ne seraient pas moins dangereuse que l’épidémie elle même. Partout, en pareille circonstance, la malveillance a semé dans la population de fausses nouvelles d’empoisonnement dont la raison a partout fait justice. Que les habitans de notre cité se défendent de ces perfides suggestions, et qu’ils aient confiance dans la vigilance des magistrats qui protégeraient la santé publique contre de tels attentats, s’ils étaient vraiment à craindre. C’est aux bons citoyens à éclairer leurs compatriotes et à rejeter sur les auteurs de ces vains bruits tout ce qu’ils ont d’odieux et d’absurde. » (jeudi 10 mai 1832, vue 315)

cholera (samedi 12 mai 1832, vue 331)

« …………………BULLETIN DU CHOLERA.
La commission sanitaire, dans sa séance du 17 de ce mois, a arrêté sur des documens officiels le relevé exact des cas de choléra constatés dans le départements. D’après ce travail le nombre des personnes atteintes jusqu’à ce jour était porté à 102, sur lesquelles 48 avaient succombé.

Du 17 au 18, on nous annonce 9 nouveaux cas et 3 décès. » (samedi 19 mai 1832, vue 339)

« …………………BULLETIN DU CHOLERA.
Relevé général jusqu’au 24 mai à midi : 123 malades, 60 décès. Du24 au 25, un seul cas douteux. Aucun cas n’a appartenu à la journée du 23 au 24.

La santé publique s’améliore de jour en jour, et l’on peut considérer le choléra comme à peu-près disparu. » (samedi 26 mai 1832, vue 353)

« …………………BULLETIN DU CHOLERA.
Résumé général à Tours, 143 cas dont 74 décès.Sept communes du département atteintes de la maladie, ont offert 8 cas dont 6 décès. » (samedi 16 juin 1832, vue 433)

« …………………BULLETIN DU CHOLERA.
Depuis le dernier rapport, 5 cas ce choléra nouveaux à Tours, 4 décès. – Total général, 166 cas, 6 décès. » (samedi 23 juin 1832, vue 457)

« Un seul cas de choléra a éclaté à Tours du 30 juin au 4 juillet ; aucun décès n’a eu lieu.
…………………………….____________________
Le nommé Jean Fournier de Savigny s’est suicidé le 29 juin à l’aide d’un fusil dont il a fait partir la détente avec le pied ; il a expiré presque au même instant. On ignore quel motif l’a pu porter à cet acte de désespoir. » (jeudi 5 juillet 1832, vue 495)

« Cholera-Morbus. Néant depuis trois jours. » (lundi 9 juillet 1832, vue 511)

« New York, 29 juin.
Le cholera a éclaté à Québec et Montréal. Les habitans pensent que le maladie leur a été apportée par les émigrans d’Irlande au Canada. L’opinion que ce mal est contagieux est généralement répandue et cause une profonde terreur. L’avocat Graham s’est coupé la gorge pour ne pas être témoin des ravages que le fléau exercera sans doute. » (samedi 14 juillet 1832, vue 529)

…………………………………TRAITEMENT VEGETAL
……………………………Pour guérir radicalement les
………DARTRES ET MALADIES SECRETES SANS MERCURE
Par M. GIRAUDEAU DE SAINT GERVAIS, docteur en médecine de la faculté de Paris, rue Richer, n°6 bis, à Paris.
Le traitement végétal dépuratif, prescrit par M. Giraudeau, heureux fruit de la médecine moderne, est prompt et facile à suivre, même en voyageant, il distrait et neutralise le principe de ces maladies, sans les récupérer, et ne doit pas être confondu avec certains palliatifs offerts à la crédulité du public par des gens étrangers aux sciences médicales, d’autant plus que le docteur dirige lui-même tous les malades et modifie sa méthode suivant l’âge, le sexe et le tempérament de chaque individu. Il s’occupe surtout de la guérison des dartres, gales anciennes, des fleurs blanches, écoulemens rebelles, syphilis nouvelles ou dégénérées, rétrécissemens, obstructions ; douleurs nerveuses, catharre de vessie, etc. Ce traitement, doux et facile, remédie aux accidens mercuriels, et c’est le seul qui convienne aux enfans, aux nourrices et aux femmes, d’autant plus qu’il ne produit jamais de salivations et n’altère pas les dents ni le cuir chevelu.
Attestation d’un docteur de Montpellier. […] » (lundi 20 août 1832, vue 581)

MALADIES VENERIENNES.
M. Edeline, pharmacien, légalement reçu, rue de la Sellerie, n°65, à Tours, a l’honneur de prévenir qu’il  s’occupe, d’une manière spéciale et complète, de la partie, relative aux aux maladies vénériennes et à la gale. Les personnes qui voudront bien l’honorer de leur confiance, trouveront dans sa pharmacie tous les remèdes préparés selon l’art, qui peuvent s’en procurer de suite la qualité qu’elles voudront, sur échantillon déposé chez lui.
Représentant aussi une maison de Bordeaux, il est chargé d’offrir des vins de Médoc de diverses années de 200 à 800 francs la pièce.
S’adresser rue des Fossés-St-Georges, n°27, à Tours, ou par la poste. (samedi 12 mai, vue 334)

Administration

« ………………TOURS
………………CADASTRE
Communication des bulletins d’arpentage.
……………..______________
Avis à tous les propriétaires, usufruitiers, fermiers et autre détenteurs de biens-fonds, situés dans les communes de Montrésor, Beaumont-Village, Chemillé et Villeloin-Coulangé.
MM. les propriétaires ou leurs représentants quelconques sont prévenus que la communication des bulletins des propriétés foncières de chacune des communes ci-dessus désignées, commencera et finira aux époques déterminées ci-après. […] » (jeudi 31 mai 1832, vue 369)

« …………….CADASTRE.
……………_____________
……CLASSEMENT DES FONDS.
Canton de Bourgueil. – Commune de Restigné. » (lundi 11 juin 1832, vue 409)

« …………….CADASTRE.
……………_____________
……CLASSEMENT DES FONDS.
Canton de Montrésor. – Communes de Genillé, le Liège, Loché, Nouans, Villedomain. » (lundi 11 juin 1832, vue 433)

« ………………TOURS
………………CADASTRE
Communication des bulletins d’arpentage.
……………..______________
Avis à tous les propriétaires, usufruitiers, fermiers et autre détenteurs de biens-fonds, situés dans les communes de Saint-Gilles de l’Ile-Bouchard, réunie à Saint-Maurice, Avon, Cravant, Crissay, Crouzille, Mougon, Panzoult et Trogues.
MM. les propriétaires ou leurs représentants quelconques sont prévenus que la communication des bulletins des propriétés foncières de chacune des communes ci-dessus désignées, commencera et finira aux époques déterminées ci-après. […] » (jeudi 12 juillet 1832, vue 519)

Immobilier

« A vendre ou à louer. Maison et jardin situés sur la Mail, en face du faubourg St-Etienne, n°18.
A louer présentement. Une portion de maison rue royale n°69, vis-à-vis le faisan(2), composée d’un très grand magasin sur le derrière, jolie chambre, cuisine, cuisine, pompe, cabinets d’aisances, etc.
S’adresser au bureau du journal. » (jeudi 5 janvier 1832)

« A louer présentement. Un appartement, rue royale, n°69, en face de l’hôtel du Faisan, composé de trois pièces à l’entresol sur la rue, d’une autre grande chambre au troisième et d’un grenier.
S’adresser au bureau du journal. » (samedi 7  janvier 1832)

« A vendre à l’amiable ou à louer à vie. Une maison sise à Tours, rue de l’Ecouerie, n°9, composée de plusieurs chambres, cour, écurie, cabinet d’aisance à l’anglaise (3), etc.
Il y aura toutes facilités pour traiter.
S’adresser à M.e Bonneville, notaire à Tours. » (jeudi 19 janvier 1832, vue 37)

« A louer présentement, ensemble ou par parties.
Une vaste maison, rue des 3 pucelles, n°28, habitée il y a peu par M. Estevanne, décédé chanoine honoraire, composée de 8 chambres à feu dont trois avec alcoves et placards, 5 cabinets, 3 caves, 4 greniers, cuisine, office, cour, pompe et serr-bois.
S’adresser à M. Thibault propriétaire ou à M.lle Catherine Gerberon, résidante dans ladite maison, et dans leur absence à M.me v.ve Rossignol, maison de M. Jacoby, m.d de bas, rue du commerce. » (jeudi 9 février 1832, vue 94)

« A LOUER. Maison de campagne appelée Bel-Air, près la Membrolle, meublé, avec droit de pêche et de chasse.
S’adresser rue de la Psalette, n°4. » (samedi 7 avril, vue 256)

« A Louer pour la St-Jean 1833, une maison, rue royale. n°54, occupée par M. Tixier. S’adresser place de Beaune, n°4. » (samedi 14 avril 1832, vue 261)

« doigt A vendre, moyennant 6,000 fr. et du pot-de-vin.
Une maison située au bourg de st-Patrice, près de l’église, formant l’ancien presbytère, composée de chambres à cheminée, cabinets, écuries, greniers, cours, puits, caves, jardin et enclos de vignes de 75 chaînées ; le tout en un tenant.
Cette maison est à huit lieues de Tours et à pareilles distance de Saumur. La vue en est magnifique ; on y découvre tous les bords de Loire, depuis Tours jusqu’au delà de Monsoreau.
L’acquéreur entrera en jouissance de suite.
S’adresser audit Me Biermant, notaire à Langeais. » (Lundi 23 avril 1832, vue 286)

« manoir A LOUER présentement. Jolie maison de campagne, appeée VALEZIEUX, à St-Georges, au-dessus, de Marmoutier.
S’adresser à M.me veuve Guétault, dans ladite maison. » (jeudi 10 mai 1832, vue 319)

« manoir A vendre. LE CHATEAU D’ESVRES, agréablement situé sur la vallée de l’Indre, entre Cormery et Montbazon/
Bâtimens de maître et d’exploitation, parc clos de murs renfermant 20 arpens et autres dépendances.
On pourrait joindre une closerie, une métairie et deux moulins à blé.
Pour les renseignements à demander : s’adresser à MM.es Dreux et A. Laurent, notaires à Tours, ou à M.e Gilet, notaire à Montbazon. » (lundi 28 mai 1832, vue 364)

Vie quotidienne

« Prix moyens des grains vendus sur le marché de Tours,
Marché du 7 janvier 1832
Froment, le boisseau…….2fr. 40c.
Méteil, idem…………………..2     00
Seigle, idem……………………1     66
Orge, idem……………………..1     40
Avoine, idem………………….1     75
Le demi-kilo de pain de 1re qualité……………0fr. 17c. 1/2.
Le pain bis blanc, les 6 kilog., 2e qualité……1     80
Le pain bistolo, les 6 kilog., 3e qualité………..1    50   0/0″ (lundi 9 janvier 1832, vue 12)

« Prix moyens des grains vendus sur le marché de Tours,
Marché du 3 mars 1832
Froment, le boisseau…….2fr. 62c.
Méteil, idem…………………..2     12
Seigle, idem……………………1     91
Orge, idem……………………..1     60
Avoine, idem…………………. »     80
Le demi-kilo de pain de 1re qualité……………0fr. 18c. 11/12.
Le pain bis blanc, les 6 kilog., 2e qualité……1     95
Le pain bistolo, les 6 kilog., 3e qualité………..1    63   0/0″ (lundi 5 mars 1832, vue 164)

« Prix moyens des grains vendus sur le marché de Tours,
Marché du 24 mars 1832
Froment, le boisseau…….2fr. 87c.
Méteil, idem…………………..2     33
Seigle, idem……………………2     16
Orge, idem……………………..1     90
Avoine, idem…………………. »     80
Le demi-kilo de pain de 1re qualité……………0fr. 20c. 11/12.
Le pain bis blanc, les 6 kilog., 2e qualité……2    15
Le pain bistolo, les 6 kilog., 3e qualité………..1    80   0/0″ (lundi 26 mars 1832, vue 222)

« Prix moyens des grains vendus sur le marché de Tours,
Marché du 28 avril 1832
Froment, le boisseau…….2fr. 89c.
Méteil, idem…………………..2     68
Seigle, idem……………………2     33
Orge, idem……………………..2     00
Avoine, idem…………………. »     80
Le demi-kilo de pain de 1re qualité……………0fr. 21c. 3/12.
Le pain bis blanc, les 6 kilog., 2e qualité……2    20
Le pain bistolo, les 6 kilog., 3e qualité………..1    85   0/0″ (lundi 30 avril 1832, vue 298)

« Prix moyens des grains vendus sur le marché de Tours,
Marché du 5 mais 1832
Froment, le boisseau…….3fr. 00c.
Méteil, idem…………………..2     75
Seigle, idem……………………2     50
Orge, idem……………………..1     95
Avoine, idem…………………. »     85
Le demi-kilo de pain de 1re qualité……………0fr. 21c. 8/12.
Le pain bis blanc, les 6 kilog., 2e qualité……2    25
Le pain bistolo, les 6 kilog., 3e qualité………..1    87   6/12″ (lundi 7 mai 1832, vue 314)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________
du 1 au 9
A 4h. 3/4.
_____________
d’extinction
_____________
A minuit. » (jeudi 5 janvier 1832, vue 1)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________
du 1 au 7
A 5h 1/4.
_____________
d’extinction
_____________
A minuit. » (samedi 4 février 1832, vue 77)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________
du 1 au 3,
à 6heures.
_____________
d’extinction
_____________
A minuit. » (jeudi 1er mars 1832, vue 147)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________
du 21 au 31
A 6h. 1/2
_____________
d’extinction
_____________
A minuit. » (jeudi 22 mars 1832, vue 205)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________
du 1 au 5,
à 7heures. 
_____________
d’extinction
_____________
A minuit. » (jeudi 5 avril 1832, vue 245)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________
du 19 au 30
A 7h1/2
_____________
d’extinction
_____________
A minuit. » (lundi 30 avril 1832, vue 295)

« ECLAIRAGE
_____________
HEURES
_____________
d’allumer
_____________

_____________
d’extinction
_____________
 …………………..  » (lundi 7 mai 1832, vue 311)

« Le directeur des postes de Tours a l’honneur de prévenir le public qu’à partir du 1er avril prochain, les lettres pour les royaumes de Suède  et de Norvège devront être affranchies jusqu’à Hambourg. » (jeudi 22 mars 1832, vue 205)

« VOITURES PUBLIQUES.
Le sieur MALOISEAU a l’honneur de prévenir le public qu’à partir du 1er Mai 1832, il partira une voiture à six places tous les jours de Tours à Blois, à 5 heures du soir, et de Blois à Tours tous les jours à 4 heures du soir ; il ose espérer d’obtenir la confiance des personnes qui daigneront l’honorer de la leur.
La voiture est très-bien suspendue. Le prix des places est de 3 fr 50 c.
La voiture descend à Tours, Grand’rue, hôtel de France, et à Blois, hôtel de la Tête-Noire. » (lundi 30 avril 1832, vue 296)

« En réponse à une lettre non signée qui lui a été adressée par un habitant d’une commune rurale du département, le directeur des postes de Tours s’empresse de déclarer qu’il n’est rien dû aux facteurs ruraux en sus de la taxe ordinaire des lettres et du décime rural ; que le facteur qui se permettrait d’exiger du public la moindre somme au-delà de cette taxe, manquerait essentiellement à se devoirs, et se trouverait en contravention manifeste avec les réglemens de l’administration. »(jeudi 28 juin 1832, vue 471)

« Fête agricole. – Concours de charrue.
La réunion agricole de la ferme du Vivier-des-Landes, située sur la grande route départementale de Château-la-Vallière à Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), aura lieu les 21 et 22 du présent mois (samedi et dimanche).
Le premier jour, tous les instruments aratoires de la ferme seront mis en activité. Le second, il y aura concours de charrues, entre deux et trois heures de l’après-midi.
Toutes les charrues, de quelque derme qu’elles soient, seront admises, pourvu qu’elles soient attelés de deux chevaux ou deux bœufs seulement.
Un prix, consistant en une charrue en fonte perfectionnée, sera décerné au plus habile laboureur.
Les laboureurs de la ferme ne concourent pas. » (jeudi 19 juillet 1832, vue 542)

« Bateau_aube  Le bateau à vapeur l’Aigle continue toujours ses voyages de Tours à Nantes dans un jour.
Il part de Tours, tous les mercredis et samedis, à 5 heures du Matin. S’adresser pour les renseignements, hôtel de la Loire chez M. Haime. » (samedi 23 juin 1832, vue 457)

Vie militaire

« REMPLACEMENT – Classe de 1831.
M. Salmon, propriétaire de Phalsbourg (Meurthe), prévient les pères de familles qu’il continuera ses opérations comme les années précédentes, soit pour assurer contre le sort avant tirage, soit pour remplacer les conscrits appelés.
S’adresser à M.e Bidault, notaire à Tours, rue de la Sellerie, n°21, et M. Reil, mandataire de M. Salmon, à l’hôtel de la Galère, à Tours.
Il y aura toute facilité pour les paiements. » (samedi 14 janvier, vue 25)

 « APPEL DE LA CLASSE 1831.
ASSURANCES CONTRE LE SORT
Remplacements.
« Les jeunes  gens appelés pour faire partie du contingent de la classe de 1831, qui désireraient s’assurer contre les chances du sort, sont prévenus qu’ils peuvent s’adresser à M. Moulin, ancien commissaire-priseur, rue St-Germain, n°3, à Orléans, qui leur offrira les conditions les plus avantageuses, et leur donnera toutes les garanties désirables.
Traité à forfait : 900 fr pour toutes chances ; en cas de réforme, remise de 300 fr.
Traité conditionnel : 1,300 fr en cas de remplacement ; remise de 800 fr en cas de réforme ou de libération.
S’adresser à lui-même, à Orléans,
Et à Tours, à Me Lauly, notaire, rue de la Galère, n°27. » (jeudi 15 mars 1832, vue 186)

« Le 4e bataillon du 12e régiment d’infanterie de ligne, qui a tenu garnison à Tours pendant plusieurs mois, doit quitter cette ville le 8 février courant.
Le Maire de la ville, rappelle à ceux de ses administrés, qui auraient à faire des réclamations relativement à des militaires de ce régiment, qu’ils doivent les adresser aux chefs du corps avant le jour du départ.
Tours, le 1.er février 1832.
Le conseiller municipal, faisant fonctions de Maire,
Noël CHAMPOISEAU. » (jeudi 2 février 1832, vue 71)

« Le 1er bataillon du 31e régiment de ligne, fort de 26 officiers et 751 sous-officiers et soldats, venant de Châteaugontier, arrivera à Tours le dimanche 19 courant, pour y tenir garnison. » (samedi 18 février, vue 119)

Petites annonces

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________

doigt A vendre. La charge de notaire royal à la résidence de Tauxigny, canton de Loches, département d’Indre, appartenant à feu M. Antoine Archambault, notaire, et occupé par lui audit Tauxigny. Ceux qui désirent en faire l’acquisition s’adresseront à M. Laurent Archambault, ancien notaire de la ci-devant châtellenie du ci-devant prieuré dudit Tauxigny, demeurant maintenant à Bel-Air, proche le port, derrière la barrière qui borde la Loire, à Tours, qui remettra les titres, répertoires et minutes. » (jeudi 12 janvier, vue 16)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
doigt Mesdemoiselles Devant ont l’honneur de prévenir le public qu’elles continuent de tenir pension bourgeoise à prix très modéré et qu’elles ont plusieurs chambres garnies à louer.

Leur demeure est rue de Jérusalem, N.os 4 et 5.
The miss Devant have the honour to inform the public that they cintinue ti receive private boarders at a moderate price, and they have several ready furnished rooms to let.
Rue de Jerusalem, N.os 4 et 5. » (lundi 23 février 1832, vue 50)

« doigt Il a été perdu mercredi dernier à Amboise, un chien basset, long poil, couleur fauve, ayant les oreilles coupées et une longue queue.
On est prié de le remettre au sieur Renard à la Ville-aux-Dames. » (samedi 18 février 1832, vue 124)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
AVIS. Il a été perdu il y a environ un mois un chien épagneul blanc, la tête marquée de feu, ayant une oreille plus courte l’une que l’autre. » (jeudi 9 février 1832, vue 94)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
doigt A vendre. Vin rouge et blanc de 1825, 26, 27, 28, 30, 31, du premier cru de la campagne de M. Charmois, à St-Avertin. S’adresser chez lui, au coin du Marché-aux-fleurs, n°6, au premier. » (jeudi 1er mars, vue 150)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
___________________________________________________
doigt A VENDRE, beau et beau cabriolet avec roue neuve et boète en cuir, chez M. Duboy, pharmacien, place St-Martin, à Tours.

A vendre.  Eau-de-vie âgée de 10 ans, à 1 fr 20 centimes le litre.
Très bon vin de Bordeau, en barrique.
S’adresser chez Colas, place du Grand-Marché, n°59. » (samedi 10 mars 1832, vue 175)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
doigt A vendre, Une chèvre pleine et deux boucs du Thibet. On en fera bonne composition. S’adresser à M. Bacot à Vernou. » (jeudi 15 mars 1832, vue 188 + samedi 24 mars 1832, vue 215)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
doigt AVIS. Le bureau de change des monnaies, rue Royale, à Tours ; achète avec prime, les pièces d’or, vieilles et nouvelles ; escompte les billets des banques de France et d’Angleterre.

AVIS. _ On demande un apprenti pour une maison de nouveautés.
S’adresser au bureau du journal. » (jeudi 15 mars 1832, vue 189)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
doigt A VENDRE, Un fauteuil roulant, monté sur 3 roues, qu’on peut tirer à la main, en très bonne condition.

S’adresser chez M. Sivrey, épicier, rue royale. » (jeudi 5 avril 1832, vue 248)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
doigt AVIS. Royer-Lemonnier , coiffeur, rue de la Sellerie, n°89, a l’honneur de prévenir ses concitoyens qu’il arrive de Paris avec un grand assortiment de parfumerie, ganterie et articles nouveaux, objets pour la chasse. Essence et préservatis CONTRE LE CHOLERA, notamment les ceintures de flanelle, adopté généralement à Paris. » (jeudi 19 avril 1832, vue 272)

« AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DIVERS
Le prix de l’insertion est de 20 centimes la ligne.
___________________________________________________
doigt Avis.
On désirerait trouver une jeune homme qui aurait travaillé en pharmacie.
S’adresser au journal.
doigtOn désire acheter une petite ferme, entre Amboise et Tours d’un revenu de 4 à 600 francs.
doigt Les personnes sui désirent faire prendre le vert à leurs chevaux, en prairies artificielles, sont priées de s’adresser à M. Trosseau, aubergiste, rue Chaude.
Le prix sera très modéré. » (lundi 7 mai 1832, vue 314)

« doigt On demande une bonne cuisinière, il est inutile de se présenter di on ne peut pas fournir les meilleurs renseignemens.
S’adresser à Belair, près de la Membrolle. » (jeudi 12 juillet 1832, vue 523)

« doigt AVIS. Il a été perdu, le 24 juin dernier, sur le grand chemin de Bléré à Luzillé, une boîte à rasoirs anglais. Elle contient sept lames et un petit instrument à manche de nacre pour s’en servir. On prie celui qui l’aurait trouvée de la déposer soit chez M. FERRAND, notaire à Luzillé, sot au bureau du Journal. Il y aura bonne récompense. » (lundi 23 juillet 1832, vue 558)

« doigt A vendre. Un très-joli tour en l’air anglais à guillocher, exeutrique, ligne droite, ovale, cycloïde, etc., avec tous ces accessoires.
S’adresser à M. Noiret, rue Royale. (jeudi 10 ami 1832, vue 318)

« OEUFS DE FAISAN à vendre au château de la Boisnière, près Chateau-Regnault.
S’adresser au sieur Levasseur, régisseur. » (lundi 28 mai 1832, vue 364)

« ……………………..CHANGEMENT DE DOMICILE.
M. Rousseau, charpentier, demeurant ci-devant rue des fossés-St.Georges, et actuellement hors de la barrière de fer, à droite de la commune de St.-Etienne Extra, tenant enseigne au bas des remparts ; en face de la rue du Chardonneret avec facilité de descendre auxdits remparts, a dans ce moment-ci un très-bel assortiment de bois de sapin du nord, en première qualité, qu’il vendra au plus juste prix. » (lundi 25 juin 1832, vue 470)

EMPLOI

« Une femme âgée de 32 ans désirerait se placer en qualité de nourrice .
S’adresser rue de Jérusalem n°6. » (samedi 21 janvier, vue 46)

« Un homme et une femme désireraient trouver une place de concierge. Le marie connaît le service de la table et des appartemens. La femme peut occuper une place de femme de chambre ou de femme de charge ; elle connait parfaitement la lingerie.
On donnera tous les renseignements désirables.
S’adresser rue du commerce, n°19. » (samedi 18 février 1832, vue 124)

SOCIETE

« Quelques dames, frappées de l’utilité d’une établissement pour le jeunes enfans de la classe indigente, s’occupent en ce moment d’en former un à Tours sous le nom de Salle d’Asile, tel qu’il en existe depuis long-tems dans toute l’Angleterre, et à Paris, Strasbourg et autres villes, depuis plusieurs années.
Un prospectus, faisant connaître avec détail le but de l’institution, sera incessamment distribué dans cette ville.
On espère le concours de toutes les personnes charitables. » (jeudi 19 janvier 1832, vue 35)

« J’ai l’honneur de prévenir la personne bienfaisante qui a fait don de mille cotterets pour être distribués aux indigens des différens quartiers de cette ville, que j’en ai fait aujourd’hui, 8 février, la dernière distribution? Je n’éprouve qu’un regret, c’est le silence qu’elle a exigé de moi pour ne pas nommer l’auteur d’une si belle action.
QUESNOT-MERCIER. » (jeudi 9 février 1832, vue 90)

« Maurice-Parent, glacier-limonadier, fournisseur de la ville et de la préfecture, connu avantageusement depuis 14 ans pour la perfection de ses glaces moulées, pièces montées, fruits, arbustes panachés, en glace pour dessert, et toute espèce de rafraichissements, orangeade, limonade, lait d’amande, etc, ayant fait approvisionner 2 glacières a fait offre à l’hospice de fournir pour le secours des malheureux pendant le cours de l’été, 600 livres de glace brute.
Il fera comme par le passé des envois à 20 et 30 lieues à la ronde, et entreprend, bals, noces et soirées, il peut fournir en moules et en tablettes de 1500 à 3000 glaces. » (samedi 18 février 1832, vue 124)

Justice

« ACTES JUDICIAIRES.
TRIBUNAL DE COMMERCE DE TOURS.
Faillite du S.r Charles Charles Dhomé cabaretier à Tours ; […]
Faillite du sieur René Guitton, meunier à Montbazon. […] » (jeudi 19 janvier 1832, vue 38)

« ACTES JUDICIAIRES.
TRIBUNAL CVIL DE TOURS,
TRIBUNAL DE COMMERCE DE TOURS
Faillite du sieur François Lagarde-Buet, marchand colporteur à Tours.
MM. les créanciers de la faillite du sieur Lagarde-Buet, marchand colporteur à Tours, sont prévenus que, par jugement du tribunal de commerce de Tours, du 20 de ce mois, il a été accordé à ceux d’entre eux qui ne se sont pas présenté, un dernier délai de 40 jours, à compter de cejourd’hui, à l’effet de faire vérifier leurs créances et d’en affirmer la sincérité ; et pour faire ladite vérification, ils sont invités à se trouver le 8 mars prochain, à midi, en la chambre de conseil du tribunal de commerce séant de Tours, rue St-François-de-Paule, bureau des Marchands.
Le syndic provisoire de ladite faillite.
BOUCHET-DESVAUX. »  (lundi 23 janvier 1832, vue 50)

« M. le Juge de Paix du canton de Tours-Nord prévient que le tirage au sort des jurés, qui doivent composer avec lui le jury de Révision de ce canton, aura lieu samedi 4 février 1832, heure de midi, en la salle des audiences publiques, rue St-François-de-Paule, hôtel de la Bourse. » (samedi 28 janvier , vue 61)

« _ On annonce, dit la Gazette des Tribunaux, que trois chefs d’inculpation sont dirigés contre le père-suprême et le chef de ce qu’on appelle le culte Saint-Simonien.
Ils sont poursuivis ; 1.° comme professant des doctrines contraires à la morale publique ; 2.° comma ayant commis plusieurs délits d’escroquerie ; 3.° comme se réunissant au nombre de vingt, pour parler politique  et religion, sans en avoir obtenu préalablement l’autorisation. » (samedi 28 janvier 1832, vue 62)

« Anne Bienvenu, née dans la commune de Marçon, département de la Sarte, que l’on présume être gagiste à Tours, est prévenue que Louis Bienvenu son frère est décédé commune de Reugny, canton de Vouvray, et que, faute par elle de se présenter incessamment, la totalité de sa succession sera délivrée à ses autres héritiers. » (samedi 31 mars 1832, vue 232)

« ACTES JUDICIAIRES
_____________________
TRIBUNAL DE COMMERCE DE TOURS
Faillite du Sr L. Nourisson, marchand de toiles à Tours.
Par jugement du tribunal de commerce de Tours, en date du 7 février 1832, le sieur L.s Nourisson, négociant à Tours, a été déclaré en état de faillite, dont l’ouverture a été provisoirement fixée audit jour.
Il a été ordonné que les scellées seraient apposées dans le domicile du failli, sur ses magasins, livres, comptoir, caisse, marchandises, et généralement partout où besoin serait.
Ont été nommés, MM Leturgeon, juge audit tribunal, commissaire, et auger-Croué, négociant à Tours, agent de ladite faillite.
MM. les créanciers présumés sont invités à se réunir dans la salle du conseil dudit tribunal, sis à Tours, rue St-François de Paule, le jeudi 23 février 1832, à 11 heures du matin pour dresser la liste triple de candidats au syndicat provisoire ; conformément à l’art. 480 du code du commerce.
Le juge commissaire, signé Léthurgeon.

TRIBUNAL CIVIL DE TOURS
Séparation de biens.
D’un exploit du ministère de Durand, huissier à Tours, en date du 6 février 1832, enregistré le lendemain,
Il appert : que dame Marie Madeleine Leger, épouse sans profession du sieur Michel Henri Letourmy, ancien huissier, avec lequel elle demeure à Tours, a formé sa demande en séparation de biens contre le dit Sr Letourmy et qu’elle a constitué pour son avoué sur cette demande, M Henry Edouard Richard, avoué, demeurant à Tours, rue du cygne, n°22.
Pour extrait certifié sincère et véritable par moi avoué soussigné : Tours le 7 février 1832 : signé Richard. » (jeudi 9 février 1832, vue 94)

« ACTES JUDICIAIRES
TRIBUNAL CIVIL DE TOURS.
Séparation de biens.
D’un jugement contradictoire rendu par le tribunal civil de Tours, le 22 mars 1832, dûment enregistré.
Il appert ;
Que dame Marie-Madeleine Léger, épouse de M. Michel Henry Letourmy, ancien huissier, actuellement sans profession, avec lequel elle demeure ville de Tours, a été séparé quant aux biens dudit sieur Letourmy , son mari.
Pour extrait certifié véritable, par moi. » (lundi 2 avril, vue 243)

« TRIBUNAL CIVILE DE TOURS
Extrait de jugement d’interdiction.
D’un jugement par défaut rendu par la tribunal civile de Tours le trois avril présent mois, il appert que Anne Pichet, fille majeure, sans profession, demeurant commune de St-Avertin, a été interdite de ses droits civils à la requête de François et de Sylvain Pichet, ses frères, vignerons, demeurant même commune.

Pour extrait certifié véritable par moi avoué des poursuivans.
Tours, ce dix avril 1832. ………………………..Signé FOREST. » (samedi 14 avril 1832, vue 262)

« Vente par expropriation forcée à la barre du tribunal civile de Tours, audience des criées.
On fait savoir à tous ceux qu’il appartiendra qu’à la requête, poursuite et diligence du sieur Antoine Barré, docteur en médecine, demeurant à la Chapelle-Blanche sur-Loire, ayant pour avoué constitué M.e Henri-Edouard RICHARD, avoué, demeurant à Tours, rue du Cigne ;
Il sera procédé à la vente aux enchères, au plus offrant et dernier enchérisseur, à l’audience des criées du tribunal civil de Tours, tenant au palais du justice, audit lieu, sis rue Royale, de biens immeubles dont la désignation suit :
……………………………………………Désignation des biens
Art.1.er Une cave en ric située au haut Pâtis, commune de Rochecorbon […]
Art.2. Un logement situé même lieu des Pâtis, dite commune de Rochecorbon, appelé caves Boisseau […]
Art.3. Moitié d’une cave en roc, situé au même lieu des Pâtis, dite commune, l’autee moitié appartenant à Pierre Gaultier, séparée par un mur […]
Art.4. Un are 32 cent. ou 2 ch. de vignes, situés au carroir des Bourdaisières, commune de Rochecorbon […]
Art.5. Quatrevingt-deux (sic) ou une ch. 1/4 de vigne, située au fond des Quarts-de-Sens, commune de Rochecorbon […]
Art.37 et dernier. Trois ares 96 centiares ou 6 ch. de prés, situés à la noue de l’Echéneau, prairie et commune de Vouvray […]
Pour extrait certifié conforme par moi avoué soussigné.
Tours, le…………………….1832. Signé RICHARD. » (samedi 19 mai 1832, vue 347)

« ACTES JUDICIAIRES.
TRIBUNAL CIVIL DE TOURS
Vente d’argenterie après décès.
Le lundi 2 juillet 1832, à midi, dans la salle de vente de MM. les commissaires-priseurs de la ville de Tours, et à la requête de dame Catherine-Victoire Terrasse, veuve de M. Hector-Hipolitte Forest, décédé maître des requêtes à Tours et des enfants de feu mondit sieur Forest, autorisés par ordonnance de M. le président du tribunal civil de Tours, du 23 mai dernier, enregistré, et sans avoir encore pris aucune qualité, il sera par l’un de MM. les commissaires-priseurs de ladite ville, procédé à la troisième et dernière publication pour parvenir à la vente qui doit se faire ce jour de l’argenterie dépendant de la succession de S.r Forest, consistant en trois écuelles dont deux avec leur couvercles et plateaux et la troisième sans plateau , une timbale à anse, une petite cafetière, deux poches ou cuillers à potage, une cuiller à ragout, nne (sic) autre cuiller à sucre, 12 couverts à filets, 12c uillers (sic) à café aussi à filets, seize couverts unis, douze cuillers à café aussi unies, une bague, deux pendans d’oreilles , une épingle en diamant. Ladite vente aura lieu en francs et en comptant. » (samedi 30 juin 1832, vue 484)

Economie

« Par ordonnance royale du 9 novembre 1831, une deuxième foire d’un jour aura lieu le 1er avril prochain sur la place de la Tranchée, près le pont de Tours, commune Saint-Symphorien. » (jeudi 16 février 1832, vue 113)

Education

« MAIRIE DE TOURS.
Le Maire de la ville de Tours, prévient que les cours de l’école d’enseignement mutuel s’ouvriront très-incessamment ; les parens qui voudraient y envoyer leurs enfans, devront les faire inscrire au secrétariat de la Mairie.
Ces enfans recevront, par les soins de l’administration, une blouse et une casquette uniformes.
Tours, le 1er février 1832.
Le Conseiller municipal faisant fonctions de Maire,
Noël CHAMPOISEAU. » (jeudi 2 février 1832, vue 71)

« Pour la formation d’un hospice temporaire pour le traitement des cholériques, il a été mis à la disposition de l’administration municipale par mesdames :
d’Entraigues, 14 chemises neuves d’homme,
Bedouet-Enouf, un sommer, un traversin, une couverture de laine, deux paires de draps,
Charles Moissand, deux paires de draps, un traversin, une couverture de laine.
L’administration remercie de ces dons les personnes généreuses à qui elle les doit, et pense que leur humanité trouvera encore de nombreux imitateurs. » (lundi 7 mai 1832, vue 311)

« ……………….TOURS.
LE PREFET D’INDRE ET LOIRE,
Donne avis qu’un registre est ouvert à la préfecture (1.re division) pour l’inscription des aspirans aux titres d’officier de santé, pharmacien, herboriste et sage-femme qui sont dans l’intention de se présenter à l’examen du juri médical de ce département, dans sa prochaine session.
Les candidats ne seront admis à se présenter à ce juri qu’autant qu’ils se seront fait inscrire avant le 1.er juillet prochain pour tout délai, et qu’ils auront déposé les pièces et certificats d’études exigés à l’appui de leur inscription.
Un avis ultérieur fera connaître le jour et le lieu de la réunion du juri chargé de leur examen.
……………………………______________________
Le Concours pour l’admission à l’Ecole spéciale militaire s’ouvrira à Paris le 20 juillet prochain, et successivement dans les principales villes du royaume.
Les jeunes gens qui désirent concourir doivent être âgés de 16 ans au moins, et de 18 ans au plus, au 1er octobre de l’année où ils subiront l’exam. Cependant, les sous-officiers et soldats des corps réguliers de l’armée pourront, aux termes de l’ordonnance du 17 février 1832, être admis jusqu’à l’âge de 25 ans, pourvu qu’ils n’aient pas accompli cet âge avant le 1er janvier de l’année courante, et qu’ils aient au moins deux ans de service sous le drapeau au 1er octobre de la même année .
Les candidats devront se faire inscrire à la préfecture du département où leurs parens ou tuteurs ont leur domicile légal, à partie du 15 juin inclusivement.
Le programme des connaissances exigées pour l’admission à l’école spéciale est déposé dans chaque sous-préfecture où les candidats pourront en prendre connaissance. » (samedi 12 mai 1832, vue 331)

Politique

« Par Ordonnance du 28 janvier 1832, le Roi a nommé M. Jean-Joseph Febvotte , maire de la ville de Tours, en remplacement de M. Noël Champoiseau, non acceptant. » (jeudi 2 février 1832, vue 71)

Divertissement

« LA TULIPE ET LE RESEDA
Fable
Une tulipe, au milieu d’un parterre
Où brillaient mille fleurs,
Auprès d’un réséda, qui rampait sur la terre,
Avec faste étalait l’éclat de ses couleurs.
« Que tu dois, lui dit-elle, accuser la nature
Qui s’ossupera si peu du soin de ta parure,
Tandis qu’elle fit tant d’efforts
Pour embellir mon sein des plus rares trésors.
_ Me plaindre d’elle !… Oh ! non, répond, d’un air modeste,
Le simple réséda. Tu reçus ses présens,
Mais, crois qu’à mon égard elle n’est point en reste :
Si tu charmes les yeux, je flatte un autre sens. »
Dans le monde, ah !  combien rencontre-t-on des belles
Qui, tirant vanité de leurs seules couleurs,
Méconnaissent souvent les qualités réelles
Qui distinguent  leurs sœurs.
H.-T. POISSON. » (lundi 27 février 1832, vue 146)

« GRAND BAL PARE ET MASQUE
M. Brechot ayant pris des arrangements avec M. Colleuille, directeur du 3e arrondissement théâtral, a l’honneur de prévenir que, le dimanche et le mardi gras, il y aura à  la salle de spectacle  grand bal paré et masqué, qui commencera à 10 heures et continuera jusqu’au jour. Il ne négligera rien pour que ces bals ne laissent rien à désirer.
Prix d’entrée : Enceinte, 1 fr. 50 c. ; point-de-vue, 75 c.
On trouvera des billets d’entrée chez madame Lemoine, au café du spectacle. » (jeudi 1er mars 1832, vue 152)

(1)Le monde a connu en tout sept pandémies de choléra depuis 1817, dont la dernière est toujours active. Venues du sous-continent indien, elles ont frappé la France à quatre reprises au cours du XIXe siècle, en 1832, 1854, 1866 et 1884.

(2) L’Hôtel du Faisan, est totalement détruit lors du bombardement du 19 juin 1940. Ce jour-là, 70 personnes, surtout des femmes, des enfants et des vieillards, ainsi que des  pensionnaires, le personnel et les propriétaires, se réfugient dans les caves de l’établissement. Après trois jours sous l’hôtel en ruines, les pompiers délivrent les prisonniers des décombres. Un peu plus tard, en 1941, le propriétaire, avec humour, installera un établissement de fortune sur l’emplacement du « Faisan d’avant-guerre » , avec un petit potager et un écriteau portant l’inscription « Le retour à la terre » . (source : Jean Chedaille, Mémoire d’une ville – Tours – Les bombardements)

(3) Les cabinets d’aisance à l’anglaise s' »opposent » aux cabinets à la turc.

LSF