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François Oudard Fortuné Gatien Duquesne de Clocheville et l’asile pour enfants de Tours

Clocheville_portrait

François Oudard Fortuné Gatien Duquesne de Clocheville, communément appelé Gatien de Clocheville est né à Tours en 1834.  Il est le fils du comte Julien Duchesne de Clocheville et de sa femme, Pauline. De constitution fragile, il meurt de phtisie, une forme de tuberculose, à l’âge de 19 ans, le 31 octobre 1853. Sur son lit de mort, il demande à sa mère, la comtesse de Clocheville, de consacrer une partie de sa fortune à l’établissement d’un hospice pour les enfants pauvres et malades de la commune.

Ainsi, en 1856, pour respecter les dernières volontés de son fils, la comtesse rachète un ancien hôtel particulier, l’Hôtel de la Cour-des-Prés, construit entre 1768 et 1780 pour Jacques Cormier de la Picardière, transformé en prison sous la Révolution Française, puis réquisitionné et transformé en caserne pour un maréchal du Second Empire en 1839. Devenu ensuite le siège de la division militaire établie à Tours, la comtesse de Clocheville ne pourra entrer en possession de son bien qu’à la fin de l’année 1880. Ce n’est donc qu’après cette date que la comtesse engage l’architecte Messire pour réaliser les travaux de l’hospice, auquel elle donnera le nom de son fils.

Le 9 juin 1881, l’hospice Gatien de Clochevile est inauguré et immédiatement confié à la municipalité de Tours. Au 1er août 1881, seize lits sont ouverts « pour l’admission des enfants de 4 à 14 ans seulement. En priorité les enfants pauvres de Tours, et ensuite des deux cantons de la ville ».
C’est à cette période que la comtesse s’installe avec le jeune vicomte Gaston Paillhou, un ami d’enfance de son fils, devenu son fils adoptif (et dont elle fera son légataire universelle), dans l’Hôtel Grillet (47 boulevard Béranger), « afin de mieux veiller sur les petits pensionnaires de l’asile ».

En 1882, pour agrandir l’hospice, la comtesse achète l’immeuble où est installée une ancienne fabrique de soieries, La Calandre, voisine de l’Hôtel de la Cour-des-Prés. 
Mme de Clocheville décède en 1884, alors que l’ouverture de six salles supplémentaires est en projet. L’hospice comprend alors soixante lits et une salle d’autopsie. Le personnel affecté à l’hospice se compose de six religieuses, d’un couple de concierges jardiniers, d’une fille de cuisine et de quelques auxiliaires temporaires.
En 1886, on adjoint au côté sud de l’ancien Hôtel de la Cour-des-Prés, trois nouveaux corps de bâtiments, et le vicomte Pailhou lègue à la municipalité une partie de son jardin afin de prolonger la rue de la Cours des Près jusqu’au boulevard Béranger, afin que la rue cesse d’être un cul-de-sac dangereux. Cette nouvelle rue sera nommée rue de Courset, du nom du botaniste et grand-père de la comtesse de Clocheville (délibération du Conseil municipal du 4 février 1886).
En 1893, Gaston Paillhou meurt en léguant l’Hôtel Grillet  « à la condition expresse de l’annexer à l’Asile de  Clocheville….et sans aucun prétexte ne pourra servir à un usage étranger à l’Asile ».
Entre 1900 et 1904, l’architecte Louis Morel construit la chapelle entre l’Hôtel Grillet et l’Asile.
Entre 1947 et 1948, on inaugure une unité moderne de vingt-trois berceaux et d’un lactarium.
Le 1er janvier 1952, en accord avec les héritiers de la famille, la ville confie la gestion de l’hôpital Gatien de Clocheville au Centre Hospitalier général de Tours (aujourd’hui, Hôpital Bretonneau). L’hôpital devient le Centre de pédiatrie Gatien de Clocheville.
En 1960, toutes les activités pédiatriques sont regroupées à Clocheville, nécessitant de gros travaux.
En 1964, un bâtiment supplémentaire, jouxtant l’asile Gatien de Clocheville, est inauguré.

Aujourd’hui, après des travaux effectués en 2003, le centre pédiatrique de Clocheville comprend trois bâtiments, vingt-cinq services médicaux, 213 lits et accueille environ 15 000 enfants de toute la région en hospitalisation et 65 000 en consultation externe. Clocheville dispose aussi d’une maison des parents.

 

Centre de pédiatrie Gatien de Clocheville (doc. Yalta Production)plan_clocheville

 

 

LSF

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Stéphane Pitard, instituteur

1908-1931

Né le 26 septembre 1908 à Cloyes (Eure-et-Loire), Stéphane Pitard est nommé instituteur-adjoint à l’école de garçons de Château-Renault en 1927, trois ans après y être sorti comme élève. En avril 1931, au cours d’une projection cinématographique dont il avait la charge, un incendie se déclare dans la cabine, à proximité de 220 enfants réunis. Après avoir tenté héroïquement d’éviter la propagation du feu et protéger les élèves, le jeune instituteur décède à l’âge de 22 ans, des suites de brûlures et d’intoxication.

Stéphane Pitard a été fait Chevalier de la légion d’honneur à titre posthume en 1931. Le gouvernement français lui attribue la même année, également à titre posthume, la Médaille d’or des belles actions. En novembre 1931, le ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, Mario Roustan, procède à un hommage national dans l’école et au cimetière de la ville. Par délibération du 31 décembre 1931, la rue de la Grange à Martin, à Tours, prend le nom de rue Stéphanie Pitard. Une école de Tours porte également son nom.

(sources : – Château-Renault
– Geneviève Gascuel, Les Noms des rues de Tours, C.M.D.)

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Mes ancêtres et le mariage (2)

Je me suis déjà interrogée sur le mariage et mes ancêtres (ici et ). Les conclusions de ces deux articles sont que lorsque les futurs époux m’habitent pas la même commune, c’est en général dans celle de la future mariée qu’a lieu le mariage. De plus, près de 63% des mariages ont lieu un lundi ou un mardi, 70% sont célébrés en février, juin, juillet ou novembre.


J’ai trouvé le mariage de 417 couples de sosa. A ces mariages, il faut ajouter des remariages pour 100 d’entre eux, soit presque un quart de mes ancêtres. Parmi ces remariages, 85 ancêtres convolent en secondes noces, 13 ancêtres se marient trois fois, 2 ancêtres font des quatrième noces. 58 % des remariages concernent des hommes et 42% concernent des femmes.


Mes 2 ancêtres ayant contacté le plus de mariages (4 unions) sont Gatien BARON (sosa 904), et Jeanne SEPTIER (sosa 4055). Gatien se marie en 1680, 1682, 1685, 1702 ; il a 25 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Il meurt en 1728 à l’âge de 73 ans, en laissant une veuve de 59 ans. Jeanne se marie en 1695, 1701, 1720, 1725 ; elle a 17 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Je ne sais pas si elle survit à son dernier mari.

Mon ancêtre femme la plus jeune à se marier est Marie GASCHEAU (sosa 1845), 13 ans et 8 mois, mariée à Jean CHANTEREAU (sosa 1844), 22 ans et 8 mois, le 21 novembre 1668 à Monts. Elle est aussi le plus jeune veuve (18 ans et 8 mois 1/2) puisque Jean meurt le 14 décembre 1673. Jean n’a que 27 ans. NB : ils tous les 2 nés un 29 mars. Elle est la plus jeune veuve à se marier puisqu’elle épouse Mathurin Cholet le 11 février 1675, à l’âge de 19 ans et 10 mois 1/2. Elle est veuve pour la seconde fois à l’âge de 47 ans et 2 mois. Elle ne semble pas se remarier ensuite.

Mon ancêtre femme la plus âgée à son mariage (avec un de mes sosa) est Louise DELABARRE (sosa 3047), veuve de 55 ans, mariée à Pierre DEBAUGÉ (sosa 3044), veuf de 56 ans et 10 mois, le 4/7/1685 à Savigné-sur-Lathan. Un an avant leur mariage, le fils de Pierre avait épousé la fille de Louise.

Mon ancêtre femme, non veuve, la plus âgée à son mariage est Catherine GUIBERT (sosa 57), célibataire de 35 ans et 11 mois, mariée à Jacques BULLOT (sosa 56), veuf de 51 ans et 2 mois, le 28/6/1859 à Thilouze.

Et les hommes dans tout cela ?

Pour les hommes, ça donne…
– Mon ancêtre homme le plus jeune à se marier (avec une de mes ancêtres) : Nicolas BARRAULT (sosa 3674), 16 ans et 6 mois, marié à Jeanne Rolland (sosa 3675), le 20 février 1675 à Thilouze.
François BERGE (sosa 202), 14 ans et 7 mois est en réalité mon ancêtre le plus jeune à se marier mais il épouse Gabrielle Girard, qui n’est pas une de mes sosa (le 26 juin 1776 à Vendeuvre-du-Poitou). François fait partie de mes ancêtres qui se marient 3 fois.
– Mon ancêtre homme le plus jeune veuf : ce n’est pas René GUIBERT (sosa 1824,) veuf à 27 ans, 5 mois et 14 jours (le 23 juin 1684) mais Gatien BARON (sosa 904), veuf à 27 ans et 20 jours (le 22 avril 1682).
– Mon ancêtre homme le plus jeune veuf à se remarier : Gatien BARON (sosa 904), qui se remarie à 27 ans, 2 mois et 28 jours.
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (avec une de mes sosa) : André DOUAULT (sosa 352), veuf, 61 ans et 11 mois, marié à Louise Chasles (sosa 355), veuve, le 1er juin 1795 à Courléon.
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (avec une femme non sosa) : Etienne BOILEAU (sosa 52), veuf, 69 ans et 8 mois, marié à Marie Tournois (le 27 octobre 1891 à Heugnes).
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (hors veuf) : Bénin BULLOT (sosa 224), 43 ans, marié à Catherine BOUGRIER (sosa 225), 28 ans, le 28 avril 1772 à Louans.

 

Le graphique 1 (intervalle d’analyse : 5 ans) est plus précis mais moins lisible. Le graphique 2 (intervalle d’analyse : 10 ans) permet de constater que les époux sont quasiment systématiquement plus âgés que les épouses (sauf pendant les décennies 1810-1820, 1840-1850 et 1910-1920, et plus précisément entre 1735 et 1740, 1815-1820, 1845-1850, 1910-1915) et que l’âge des hommes et des femmes à la première union suivent sensiblement la même courbe (quand l’une monte, l’autre aussi et inversement).

La moyenne d’âge à la première union est de 27,4 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes.

Le veuvage le plus court revient à Gatien BARON qui se remarie 2 mois et 3 jours après le décès de sa première femme (il se remarie 3 mois et 20 jours après le décès de sa deuxième femme puis 19 mois et 4 jours après le décès de sa troisième femme, mon ancêtre). Il devance d’un cheveu Etienne Bullot (sosa 896), qui se remarie après seulement 2 mois et 13 jours après le décès de sa femme, Marie Tardiveau (sosa 897, décédée le 23 avril 1700 à Louans).
Agathe REQUIEN (sosa 737) n’est pas en reste avec un veuvage de 4 mois et 22 jours, après le décès de son époux, Joseph Livoireau (sosa 736), le 1er juillet 1711 à Challonnes-sous-le-Lude.

Le mariage le plus court est celui de Catherine QUANTIN (sosa 227) et Jean BARON (sosa 226). Ils se marient le 27 août 1781 à Louans. Après 25 mois et 17 jours de mariage, Catherine meurt à l’âge d’un peu plus de 37 ans.
Gatien BARON (sosa 904), qui est déjà mon ancêtre qui contracte le plus grand nombre de mariages, celui qui veuf le plus jeune et le reste le moins longtemps, est aussi l’un de ceux qui restent mariés le moins longtemps (avec une femme ne faisant pas partie de mes sosa) avec un mariage de 21 mois et 14 jours, entre le 08 juillet 1680 et le décès de sa première épouse, Mathurine Malpièce, le 22 avril 1682 (son deuxième mariage dure 28 mois et 15 jours, son troisième mariage avec mon ancêtre, Marie Osnet, dure 5 ans et 6 mois, et son quatrième mariage dure 26 ans et 1 mois). Mais loin devant lui, il y a Louis FOURRIER (sosa 188), qui ne reste marié à sa deuxième femme, Marie Vinet, que 4 mois et 1 jour (du 20/04/1789 au 21/08/1789). Il s’était marié avec elle après 6 mois de veuvage.

Le mariage le plus long est celui de François PERDREAU (sosa 124) et Victoire DOUJEE (sosa 125) entre le 22 décembre 1834 et le 10 juin 1891 (décès de Victoire), soit 56 ans et 6 mois et demi.

Le mariage le plus ancien que j’ai trouvé est celui d’Hélie LEROULX (sosa 7342), notaire et procureur de la baronnie d’Artannes, et Marie JOUBERT (sosa 7343), fille de Michel Joubert, greffier de la baronnie d’Artannes, le 25 juin 1612 à Villeperdue.

En moyenne, la différence d’âge entre les époux est de 6,5 ans, l’homme étant plus âgé. Mais comme dans toutes les moyennes, les écarts peuvent être très importants. C’est le cas de Louis FOURRIER (sosa 188) et Marie Anne SABOURIN (sosa 189), mariés le 9 février 1790 à Parçay-les-Pins, qui ont 32 ans d’écart (lui est né le 3 août 1732 à Parçay-les-Pins, elle est née le 13 mars 1764 à Courléon).
Joseph MINGAULT (sosa 898) et Renée THOMAS (sosa 899), eux, n’ont que 25 jours d’écart ; elle est née 13 février 1670 à Louans, lui est né le 10 mars 1670 à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

En ce qui concerne le nombre d’enfants que mes ancêtres ont eu, on l’a vu la semaine dernière (rewind ici) : mes couples ont en moyenne 3 enfants (150 couples ont de 4 à 7 enfants soit 38,07%, 52 ont 8 enfants ou plus soit 13,20%, 192 ont 3 enfants ou moins soit 43,73%).

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Les deux familles les plus nombreuses parmi mes ancêtres sont celles de Jean Cimetière et Anne Bellebeau, et de François Dano et Jeanne Le Peltier, qui ont 16 enfants.
En ce qui concerne les jumeaux, j’en ai trouvé 14, 4 du côté paternel et 9 côté maternel.

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Laissons un peu les chiffres pour parler des mariages insolites ou du moins, plus originaux que l’ordinaire. On a tous dans nos arbres, des fratries qui se marient le même jour, sans doute pour diminuer les frais de noces. On a parfois aussi des fratries qui se marient avec d’autres fratries, peut-être pour ne pas éparpiller l’héritage. On peut même avoir des fratries qui se marient le même jour avec d’autres fratries. En ce qui me concerne, j’ai trois frères et sœur qui épousent trois sœurs et frère, le même jour. Jacques RABIER (sosa 480), Jean Rabier et Elisabeth Rabier, enfants de Jean Rabier et Anne Gautier, se marient respectivement avec Jeanne FOURRé (sosa 481), Madeleine Fourré et Jean Fourré, enfants de Claude Fourré et Madeleine Gaultier (note pour plus tard, chercher s’il y a une parenté entre Anne Gautier et Madeleine Gaultier). Ils se marient tous les six le 16 février 1756 à Vicq-sur-Nahon (Indre).


J’ai d’autres ancêtres qui se marient le même jour dans la même commune mais ils ne sont pas frères et sœurs. Le 10 février 1664, Jacques Bougrier (sosa 1800), Jeanne Honet (sosa 1801), René Fillon (sosa 4072) et Perrine Clavier (4073) se marient dans la commune de Saint-Branchs, en Indre-et-Loire. Peut-être se connaissaient-ils ?

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Source : AD 37


Je continue avec les mariages peu communs.

Pierre DEBAUGÉ a fait deux mariages insolites. Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : «Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère», c’est -à-dire qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage, pourtant, il existe de nombreuses causes d’empêchements donc de nombreuses dispenses concernant les mariages).
Et le 4 juillet 1685, il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE est la belle-mère de son fils Urbain, c’est-à-dire la mère de sa bru.

(C) AD37

Même chose avec André Douault (sosa 352) qui contracte un mariage avec la mère de sa bru, Louise Chasles (sosa 355).


Et voici une infographie ! C’est en voyant celles de Patricia lors du Challenge AZ 2017, que j’ai eu envie d’essayer. Pour la première, on va dire que j’ai testé le logiciel et que je me suis amusée.

Infographie_mariage.png
Illustrations : les mariés dans un cœur et le cupidon (libres de droits), Staci et Baby Boss (C)Dreamworks, Carl Fredricksen (C)Pixar, Mama Coco (C)Walt Disney, les mariés en voiture (C)Pinterest

 

 

 

 

Publié dans Au pied de mon arbre...mes débuts en généalogie, Généalogie

Statistic freak

DEFINITIONS

STATISTIQUES

La statistique est l’étude d’un phénomène par la collecte de données, leur traitement, leur analyse, l’interprétation des résultats et leur présentation afin de rendre les données compréhensibles par tous. C’est à la fois une science, une méthode et un ensemble de techniques. (source WIKIPEDIA)

1.Ensemble de données d’observation relatives à un groupe d’individus ou d’unités (souvent pluriel).
2.Ensemble des méthodes qui ont pour objet la collecte, le traitement et l’interprétation de ces données.
3.Ensemble des données numériques concernant un phénomène quelconque et dont on tire certaines conclusions. (Source : http://www.larousse.fr)

1.Étude méthodique des faits économiques et sociaux par des classements, des inventaires chiffrés, des recensements, etc.
2.Branche des mathématiques ayant pour objet l’analyse (généralement non exhaustive) et l’interprétation de données quantifiables.
3.Ensemble de données numériques (généralement analysées et interprétées) concernant une catégorie de faits. (Source : http://www.cnrlt.fr)

FREAK

1. = odd person. Personne farfelue, excentrique, bizarre.
2. = abnormal person. Bête curieuse, phénomène de foire, monstre.
2. = fanatic. Fan, obsédé, acharné (mordu de musique, obsédé de la propreté, sportif acharné)


J’adore les statistiques (j’ai même crée un 
# spécial). Mais bien souvent, je n’illustre pas mes chiffres. Du coup, c’est un peu moche, pas très attirant, et un peu complexe à analyser. Donc, voici un peu de couleurs dans ce monde de chiffres noir et blanc.

 

Des origines diverses.

J’ai écrit un article sur l’origine des mes ancêtres (et donc les miennes).
Voici ce que cela donne en graphique et en couleurs (sur 14 générations incomplètes).

Répartition_par_départements_nov_2018

Je repense l’époque où je n’avais pas de logiciel de généalogie ; créer des stats était plus fastidieux. Mais déjà, je développais une certaine imagination dans ce domaine. A l’époque, ça donnait un tableau Excel comme cela.

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Lieux de naissance de mes ancêtres par départements

Aujourd’hui, la forme a évolué en un éventail sur 7 générations, que je pourrais titrer : Des origines diverses ou comment répondre à la question « qui vient d’où ? » (et non « combien viennent d’où ? » comme le premier graphique).

éventail_origines
Lieux de naissance de mes ancêtres (sosa 1 : moi) Légende – vert : Indre-et-Loire – rouge : Indre – violet : Vienne – jaune : Morbihan – bleu : Maine-et-Loire – gris : Les Deux-Sèvres – rose : Sarthe – orange : Loiret

Et sur une carte, ça donne quoi ?

Répartition_géo_nov_2018Répartition_géo_nov_2018_détail.JPGlégende_répartition_géo.JPG

La commune dans laquelle sont localisés le plus d’événements (BMS/NMD) est Artannes en Indre-et-Loire, avec 48 naissances, 29 mariages et 40 décès, entre 1612 et 1841 (un jour, je vous parlerai des villages de mes ancêtres, peut-être lors d’un Challenge AZ).


Des migrations

Avec l’éventail sur 7 générations du dessus, j’ai pu visualiser les déplacements de mes ancêtres en termes de départements. Mais qu’en est-il des migrations entre communes ?

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Lieux de naissances de les ancêtres (sur 8 générations)

Comment lire le schéma ? Il se lit de droite à gauche. Les lieux cités correspondent aux lieux de naissance de mes ancêtres, dont les numéros sosa sont notés entre parenthèses. Autrement dit, mon ancêtre 186 est né à St-Jean de la Motte, dans la Sarthe. Sa fille (sosa 93) est née à Chavaignes (Maine-et-Loire), son fils (sosa 46) est né à Rillé (Indre-et-Loire), sa fille (sosa 23) est née à St-Laurent-de-Lin etc… Mon sosa 186 se marie avec une fille de Pontigné et mon ancêtre 94 épouse une fille de Channay. 
Mais quand on ne sait pas où se trouve Ligron ou Rom, ni où se situe Savigné par rapport à Cléré, on n’est pas plus avancé ! Alors, je travaille sur un distancier (mais y’a du boulot). NB : 5,8 km séparent Savigné de Cléré.

Distancier


Une famille nombreuse.

Définition (www.larousse.fr) : 1. Ensemble des générations successives descendant des mêmes ancêtres, lignée.
2. Ensemble formé par le père, la mère et les enfants.
3. Ensemble des personnes unies par un lien de parenté ou d’alliance

Donc, ma famille se compose de 1451 personnes, 51,25% d’hommes et 48,75% de femmes.

Dénombrement_graphique_nov_2018.JPG

Est-il utile de préciser que plus je remonte dans le temps, moins je trouve d’ancêtres (316 personnes à la génération 13 mais seulement 11 à la génération 15) ?

Si l’on prend la définition 2 du mot de famille, on ne va regarder que les parents et les enfants. En ce qui concerne le nombre d’enfants que mes ancêtres ont eu, les données que j’ai récoltées sont partielles et beaucoup personnes et de dates restent encore à trouver. Les moyennes sont donc faussées et ne sont le reflet que de l’état de mes recherches à un instant T. A l’heure actuelle, mes couples ont en moyenne 3 enfants.

Nb_enf_par_union_nov_2018 Ce chiffre est probablement loin de la réalité. En effet, si le taux de fécondité des Françaises (le plus élevé en Europe) est aujourd’hui de 1,93, il n’a cessé de décroître au fils des siècles. Ainsi, les femmes nées entre 1947 et 1963 avaient environ 2,1 enfants, celle nées en 1928, environ 2,7. Et, au siècle dernier, les couples avaient en moyenne 4 enfants (4,5 enfants dans la première moitié du XIXè siècle et 3 enfants dans la seconde moitié). Sous l’Ancien Régime, la famille était composée en général de 4 ou 5 enfants et n’était que rarement supérieure à 6 ou 7.
Parmi mes ancêtres (études sur 394 couples), 150 couples ont de 4 à 7 enfants (38,07%), 52 ont 8 enfants ou plus (13,20%), 192 ont 3 enfants ou moins (43,73%) (ce dernier chiffre ne tient pas compte des couples n’ayant qu’un seul enfant, sauf pour 4 d’entre eux dont je suis sûre qu’ils n’en ont pas eu d’autres, mais ce chiffre de 43,73% est certainement surestimé).


Les deux familles les plus nombreuses parmi mes ancêtres sont celles de Jean Cimetière et Anne Bellebeau, qui ont 16 enfants en 24 ans, entre 1703 et 1727, et de François Dano et Jeanne Le Peltier, qui ont aussi eu 16 enfants en 19 ans, entre 1756 et 1775 (je liste mes familles de plus de 8 enfants dans mon article sur les familles très nombreuses de mon arbre).
En ce qui concerne les jumeaux, j’en ai trouvé 14 parmi les 390 fratries de 2 ou plus (forcément, pour faire des jumeaux, il faut au moins 2 enfants), soit 3% des familles.

Fratrie_avec_jumeaux
Comme j’expliquais dans mon article éponyme, les jumeaux sont une affaire de femme. Et cela se vérifie chez mes ancêtres puisque 4 paires de jumeaux appartiennent à ma branche paternelle contre 9 pour ma branche maternelle.

Jumeaux_G10
Répartition des jumeaux (sur 10 générations)

3% des familles de mon arbre ont des jumeaux, mais cela ne renseigne pas sur le pourcentage par rapport aux naissances. J’ai donc fait un autre graphique.

Pourcentage_naiss_uniques_gémellaires_nov_2018.JPG
A titre de comparaison, 724958 naissances ont été recensées en 2017 dont 12458 de jumeaux, soit 1,72% des naissances (source INSEE). En 1993, la proportion était de 1,29% (705743 naissances dont 9095 naissances gémellaires). En 1920, sur 859074 naissances, 9693 étaient des naissances de jumeaux, soit 1,13%.


Des vies parfois courtes.

La longévité (à ne pas confondre avec l’espérance de vie) de mes sosa est de 62,2 ans pour les hommes (moyenne sur 202 hommes), et 57,6 ans pour les femmes (moyenne sur 197 femmes).
Seulement environ 34% de mes ancêtres femmes dépassent la longévité moyenne, ce qui voudrait dire que la plupart meurt vers 50 ans et quelques unes meurent à des âges extrêmes, très jeunes ou très âgées (un décès à 20 ans, 3 décès à 50 ans et 1 décès à 80 ans donnent une moyenne à 50 ans). (vous pourrez vérifier mon hypothèse avec le graphique suivant). Environ 47% des mes ancêtres hommes meurent après l’âge moyen de longévité .
Si je compare la longévité de mes ancêtres avec les toutes les personnes de mon arbre, j’obtiens 49 ans pour les hommes (329 individus) et 43,8 ans pour les femmes (301 individus). On se rend bien compte que la mortalité infantile impacte lourdement cette moyenne.
Longévité_nov_2018
Joseph Mingault (sosa 898) est mon ancêtre homme qui meurt le plus jeune, le 1er août 1694, à l’âge de 24 ans et 5 mois. Jeanne Missire est mon ancêtre femme qui meurt la plus jeune, le 23 juin 1684, à l’âge de 25 ans et 8 mois. Parmi mes 10 sosa morts les plus jeunes, 7 sont des femmes. Parmi mes 10 sosa ayant vécus le plus longtemps, 5 sont des femmes.
Vincent Royer est celui qui vit le plus longtemps, jusqu’à l’âge de 91 ans et 3 mois (décédé le 26 décembre 1853). Chez les femmes, c’est Dorothée Simon qui détient le record avec ses 91 ans et 3 mois (décédée le 28 mai 1928).

Les 3 graphiques ci-dessus présentent la longévité de mes ancêtres, avec un intervalle d’analyse de 10 ans pour le premier graphique, de 5 ans pour le deuxième et de 20 ans pour le troisième. Ce n’est pas très parlant (en tout cas, pour moi) sauf à montrer que la longévite suit une courbe légèrement mais régulièrement ascendante. Le graphique suivant permet plus d’extrapolations, comme le fait que la grande majorité de mes ancêtres sont morts entre l’âge de 40 et 80 ans. Il y a plus d’hommes qui passent l’âge de 60 ans que de femmes (102 hommes pour 74 femmes, soit 27% de plus). Et si seulement 15 hommes meurent entre 20 et 40 ans, 25 femmes meurent dans la même tranche d’âge, soit 67% de plus.

Répartition_décès_nov_2018

Mes ancêtres et le mariage.

Cette question sera l’objet du prochain article. Alors pour savoir à quel âge se sont mariés mes ancêtres, combien se sont remarier, qui était le plus jeune à convoler…il va falloir attendre un peu. Mais retour (encore) à l’époque où je bricolais des schémas bizarres.
Si la convention veut qu’une génération corresponde à environ 25 ans, on sait bien que, par les remariages ou même les nombreuses fratries, certaine génération s’étale sur plus longtemps. Ainsi des ancêtres n’appartenant pas à la même génération ont-ils pu vivre des événements majeurs (NMS) au même moment. Ce sera certainement plus clair avec un graphique, représentant les mariages de 5 générations d’ancêtres.

Répartition_mariages_par_générationsA la génération 5, les mariages de mes ancêtres ont lieu entre 1868 et 1874, à la génération 6, ils s’étalent entre 1833 e 1870, à la génération 7, entre 1790 et 1846, à la génération 8, entre 1755 et 1800, et à la génération 9, entre 1708 et 1783. Donc, certains ancêtres de la génération 9, sensés être plus vieux que ceux de la génération 8, se marient après mes ancêtres de la génération 8.
Concrètement, Pierre Lessierre (sosa 504), environ 29 ans et Catherine Roy (sosa 505), 22 ans, ancêtres à la génération 9, se marient le 1er juillet 1783 au Louroux (Indre-et-Loire). François Dano (sosa 164) et Jeanne Le Peltier (sosa 165), ancêtres à la génération 8, se marient le 07 février 1755 à Plaudren (Morbihan). Catherine Roy, ancêtre G9, n’était pas née quand François et Jeanne, ancêtres G8, se marient. Amusant, non ?


Une vie de labeur.

Les données que j’ai recueillies (trouvées et notées) sont très partielles : une petite centaine d’ancêtres seulement a une profession attribuée. Cela permet de faire une tendance mais l’avenir changera peut-être la donne (NB : le nombre de professions ne correspond pas au nombre d’ancêtres, certains exerçant plusieurs métiers au cours de leur vie ; j’a pris le parti de comptabiliser chaque profession indépendamment).
Et sans grande surprise, mes ancêtres sont pour la plupart….laboureurs, cultivateurs ou journaliers.

Porfessions_nov_2018

N’apparaissent pas dans le graphique, un charron, un tanneur, un huissier, un maréchal.

 

Une goutte d’eau dans l’océan de noms

Sous ce titre bizarre se trouve le problème que j’avais situer les patronymes de mon arbre les uns par rapport aux autres. Je m’explique. Est-ce que mon ancêtre Guilloteau appartient à la même famille que mon ancêtre Guibert, mon ancêtre Bougrier ? Est-ce que mon ancêtre Picau était marié à une Desbordes, à une Brosseau ? Souvenez-vous, ce sont des questions que je me posais quand je n’avais pas de logiciel de généalogie et auxquelles je ne pouvais répondre qu’avec un connexion à internet en consultant mon arbre en ligne. Donc, j’avais crée un petit schéma aide-mémoire, que je vous présente (pour une plus grande lisibilité, il faudrait que je le présente dans un ordre alphabétique…il faudrait).

Branches_patronymes

 

Voilà, c’est tout pour les statistiques. Si vous avez des idées originales, n’hésitez pas à les partager.

 

LSF

 

 

Publié dans A propos de mon blog, A propos de...

Mon blog en quelques chiffres

2018, c’est :

  • un article par semaine, sur différents thèmes comme ma généalogie, l’histoire tourangelle, le patrimoine
  • la participation au Challenge AZ de Sophie en novembre
  • un calendrier de l’Avent en décembre
  • un peu plus de 2820 visiteurs qui ont joué les curieux, dont des lecteurs de France (4735 vues), des Etats-Unis (313 vues), du Canada (160 vues), de Suisse (76 vues), de Belgique (149 vues), de Réunion (20 vues), Thaïlande, d’Espagne, d’Algérie, de Suède, du Maroc, du Luxembourg, du Japon, du Royaume-Uni, d’Australie, d’Italie, de Côte d’Ivoire, de Cameroun, de Polynésie française, des Pays-Bas, d’Haïti, de Guadeloupe, du Sénégal, de Tunisie, de Martinique, de Chili, du Mexique, de Nouvelle-Calédonie, du Danemark, du Monte-Négro, d’Albanie, de Russie, du Mali, du Portugal, du Togo, du Sri Lanka, du Liban, de Colombie, de Roumanie, d’Allemagne, d’Autriche, de la RAS chinoise de Hong Kong. J’ai gagné 40 lecteurs (relativisons, 15 n’ont lu qu’un article, et 5 pays cumulent 5271 vues à eux seuls).

Mes_lecteurs_par_pays

  • j’ai 25 abonnés qui me motivent à continuer.
  • le jour où j’ai eu le plus de vues est le 17 mai, avec 130 vues (33 visiteurs) sur plus de 4925 au total sur l’année ; l’article le plus lu est Ont déclaré ne savoir signer (255 vues cette année), qui est aussi l’article le plus lu depuis la création du blog (313 vues).
  • apparemment, c’est le mercredi (18% des vues) et à 18h00 (9% des vues) que mon blog est le plus fréquenté (pour info, en général, je programme mes articles pour le lundi à 8h45)
  • quelques citations sur les autres blogs (L’Univers de Céline, ici et ), un mail, un lien sur Facebook, pour le Challenge AZ et mon calendrier de l’avent.

 

Publié dans Calendrier de l'Avent 2018, Patrimoine à découvrir

Calendrier de l’Avent 2018

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Dans la Vallée du Loir, aux confins de la Beauce et du Perche, à Cloyes sur le Loir (Eure-et-Loir)(1), s’élève le château de Montigny-le-Gannelon.

HISTORIQUE (version longue)
La fondation de Montigny semble remonter à l’invasion franque et une forteresse y a certainement été construite à l’époque de Charlemagne. Cependant, il faut attendre la fin du Xème siècle et le règne de Phillipe 1er pour trouver des traces d’un château à Montigny.

A cette date, Rahevus, seigneur de Montigny, dont le fils Hugues meurt trop tôt pour lui succéder, laisse son important héritage à un certain Gannelon, trésorier de St Martin de Tours et abbé de Saint-Avit-lès-Châteaudun. A sa mort, Gannelon laisse le fief à Gannelon, son neveu. On trouve ensuite les noms de Thuélon, Fouché et Hamelin.
A la fin du XIème siècle, le domaine revient à Jean de Montigny, qui reconstruit le village et la forteresse qui étaient très délabrés, à cause des guerres avec Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre (Montigny est dans un état de dégradation important et pour éviter que les Anglais ne s’en emparent, les murs et les tours sont abattus, le château est démoli, mis en ruine et brûlé). La famille Montigny reste propriétaire des lieux jusqu’en 1391, date à laquelle Guy de Chatillon vend la châtellenie au duc d’Orléans. Cette dernière est revendu en 1409 à Guyot de Renty. Et c’est Jacques de Renty, successeur de Guyot, qui reconstruit le château actuel. De ce château Renaissance subsistent la tour des Dames (au Sud) et la tour de l’Horloge.

Se succèdent, Jouachain de Fromentières (1584), Madame du Raynier, la Maison d’Etampes et par alliance, le comte de Fiennes. Sa fille, la marquise de Matharel, qui reçoit Montigny en 1754, le vend en 1765 à Monsieur de Saint-Michel, président à la Chambre des Comptes de Blois. Après, c’est compliqué, il y a une histoire de retrait féodal, qui permet à Thiroux de Villemesle, maître des Requêtes honoraires, d’obtenir le domaine pour son fils, Marie-Philibert Thiroux d’Ouarville (au détriment Saint-Michel), après la cession qui lui en a été faite auparavant par le Duc de Chevreuse qui avait exercé ce même retrait (Saint-Michel perd le procès). Au décès de Thiroux d’Ouarville, Montigny est repris par Dubuc-Marcussie, qui le vend à Monsieur Mazeau. Vient ensuite la comtesse Castellofield, épouse du Prince de la Paix (Ministre et favori du Charles IV d’Espagne et de la Reine Marie-Louise), le comte de la Ferronaye (ministre sous Charles X pu ambassadeur en Russie et à Rome). C’est lui qui le vend en 1831, à Anne-Adrien-Pierre de Montmorency-Laval, duc de Laval et de San Fernando Luis, ambassadeur de France sous Louis XVIII et Charles X. Il fait construire en 1834 un pavillon supplémentaire attenant à la façade nord du château (les armoiries de la famille Montmorency-Laval se trouve au-dessus de la porte d’entrée). Ouf, c’est fini ! Ah, bah non, pas tout à fait.

Charlotte de Laval-Montmorency (1798-1872), fille du précédent, se marie en mai 1817 avec Athanase Gustave Charles Marie, marquis de Lévis-Mirepoix.
La façade Est, de style néo-gothique, est édifiée en 1879 par l’architecte Clément Parent, élève d’Eugène Viollet-le-Duc, pour le comte Sigismond de Lévis, fils des précédents. Un manège est construit à partir de 1893.
Son fils, Gaston de Levis-Mirepoix, n’ayant pas de descendance, c’est sa sœur Marie-Claire de Lévis-Mirepoix qui devient propriétaire.

Plusieurs bâtiments sont inscrits au titre des Monuments Historiques .

HISTORIQUE (version courte)
– une première forteresse médiévale aurait été construite à l’époque de Charlemagne mais aucun document ne le confirme formellement.
– c’est à la fin du Xè siècle que l’on trouve les traces avérées d’un château à Montigny.
– à la fin du XIème siècle, Jean de Montigny reconstruit le village et la forteresse qui étaient très délabrés.
– durant le XVè siècle, Jacques de Rentry reconstruit le château dans le style Renaissance à la mode à l’époque. De ce château, il ne restent que 2 tours, la tour des Dames (au Sud) et la tour de l’Horloge.
– le domaine entre dans la famille des Montmorency-Laval en 1834, et par alliance, dans celle du comte de Levis, dont les actuels propriétaires sont les descendants. Un nouveau pavillon est construit en 1834.
– la façade Est, de style néo-gothique, et que l’on voit de la route, est édifiée en 1879 par l’architecte Clément Parent, élève d’Eugène Viollet-le-Duc.

Et, après l’effort, le réconfort, fini les dates et autres noms de propriétaires, passons à la visite. Le château ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Attention, ça ne veut pas dire que l’expérience était mauvaise mais…

Pour ceux qui voudraient visiter le château, aucune possibilité que vous le manquiez. Il est perché sur un promontoire, bien visible de la route.

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Je me souviens que Montigny clôturait ma journée de visite en Eure-et-Loir (juillet 2008). J’avais visité Vendôme le matin, Châteaudun en début d’après-midi et j’arrivais à Montigny vers 17h00. J’étais la seule à découvrir le site à cette heure-là. Problème, 1). j’ai visité le château il a y plus de 10 ans, 2). je n’ai pas pris de notes sur la visite, 3). je n’ai pas pris de photos non plus, elle sont interdites, 4). je m’appelle Dory(2) d’où l’importance des 2) et 3). Alors oui, le château ne m’a pas laissé un souvenir impérissable mais il m’a laissé une assez bonne impression pour que j’ai envie d’en parler(3) (je suis capable de citer les châteaux qui ne m’ont pas plu et Montigny n’en fait pas partie).

Je ne vais pas vous laisser sur votre faim. Internet est un outil magique qui a réponse à tout. Vous pouvez consulter un reportage diffusé sur TV28 ici.

 

(1)Depuis le , Cloyes-sur-le-Loir est intégrée à la commune nouvelle de Cloyes-les-Trois-Rivières. La commune nouvelle regroupe les 9 communes : Autheuil, Charray, Cloyes-sur-le-Loir, Douy, La Ferté-Villeneuil, Le Mée, Montigny-le-Gannelon, Romilly-sur-Aigre, Saint-Hilaire-sur-Yerre.
(2)Pour ceux qui ne connaissent pas Dory, elle appartient à la famille des paracanthurus hepatus, des poissons bleus à la queue jaune communément appelés « poissons chirurgiens ». Elle apparaît en 2003 dans le film d’animation Le Monde de Nemo, avant d’être l’héroïme de sa propre histoire, Le Monde de Dory en 2016. Et Dory a un problème, elle a la mémoire qui flanche.
(3)J’aurais pu choisir un autre château, me rendant compte de mon manque d’informations mais le mois de décembre était déjà commencé, alors tant pis.
(sources : – Michel de Talhouet et Lydiane de la Motte Saint Pierre, Château de Montigny-le-Gannelon, La Chaussée Saint-Victor, 2000, éditions Valoire Blois)
domainedemontigny.com
montigny-le-gannelon.fr)

 

LSF