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LSF

Avez-vous remarqué ces trois lettres à la fin de presque tous mes billets ? Les plus curieux auront peut-être cliqué sur le lien (encore eut-il fallu comprendre que c’était un lien ! )

 

Et voilà comment amener mes lecteurs, anciens et nouveaux, à redécouvrir mes billets.

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Bonne lecture.

LSF

 

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Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Mes ancêtres en statistiques

(ces chiffres sont un état des lieux à un moment précis de mes recherches, juin 2015).

Actuellement, ma généalogie comporte 1315 SOSA  sur 15 générations (au lieu des 32766 ancêtres théoriques), et plus de 1900 collatéraux 672 couples identifiés, 400 mariages trouvés, 259 naissances vérifiées, 337 décès. J’ai une peu plus d’hommes (51,65%) que de femmes (48,35%).

Lire la suite de « Mes ancêtres en statistiques »

Publié dans Légendes et folklore de Touraine, Petite histoire de la Touraine

Dames blanches


A Veigné, on disait que certains soirs, une dame blanche hantait le Chemin de Couzières. Ce serait l’âme en peine de la duchesse de Montbazon qui regrettait son inconduite et dont l’âme devait se trouver au Purgatoire…

 

A Paulmy, en automne, on peut rencontrer une dame blanche qui erre dans le parc du château et près du ruisseau de Sainte Colombe. Toujours à Paulmy, le dolmen de la pierre chaude serait hanté par une dame blanche, une femme assassinée près du mégalithe au Moyen-âge.

A Esves-le-Moutier, ce sont des cavaliers fantômes qui poursuivent une dame blanche au Pré Bouillard.

En quittant Preuilly sur Claise pour la Brenne Tourangelle, se trouve le vieux manoir de Fontbaudry. Tout près de la pièce d’eau, se dresse une fontaine, qui existait déjà au Moyen Age, fermée par une grille de fer afin d’empêcher qu’elle ne soit empoisonnée,  car communiquait avec l’étang voisin. En vovembre et toujours par nuit noire, une dame blanche voilée apparaîtrait près de la fontaine, elle y resterait de longs moments, toujours prostrée.

Lors d’une veillée à Château-Renault, où l’on s’était amusé à de nombreux jeux, une jeune femme fut contrainte d’appeler « l’Homme de Feu » (le diable ?) afin qu’il vienne l’embrasser. Un coup fut alors frappé à la porte et le bruit d’un baiser se fit entendre pendant que la jeune femme découvrait « une empreinte charbonneuse » sur elle. Prise d’un accès de folie, elle alla se noyer dans la Brenne. Depuis lors, une femme blanche flotte au-dessus des roseaux et des ajoncs, tandis qu’un chant plaintif sort de l’eau.

 

Les plus célèbres Dames Blanches sont celles du château de Vaujours (Château-la-Vallière). Au nombre de trois, elles étaient les filles du baron d’Alluyre. Tandis que celui-ci était en croisade, elles prirent trois pages pour amants. Revenus de Guerre Sainte, ils furent pendus au grand chêne de l’étang. La légende comporte deux fins. La première est que folles de douleur, les trois femmes ont détaché les trois corps pour s’en aller vers l’étang et s’y noyer collectivement, puis revenir hanter la « Vallée aux Dames » par la suite.
La seconde est qu’ayant prié la Bonne Dame du chêne de Vaujours, dont la statue se trouvait placée dans l’arbre, celle-ci a rendu la vie aux trois pages qui épousèrent les trois sœurs.

D’après la tradition populaire, durant les nuits de brume, on voit au-dessus de l’étang, des fées vêtues de blanc qui se dirigent vers le menhir, et dansent autour de lui en une ronde. Elles pouvaient aussi pénétrer dans les maisons pour se lamenter. 

Dans la forêt de Chambourg, plusieurs personnes auraient vu une belle dame blanche, une rose à la main. Mais toutes les personnes seraient mortes peu de temps après.

 

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(C) SOS Fantômes
Publié dans Petite histoire de la Touraine

Quand les communes tourangelles fusionnent

Par décret du 14 décembre 1789, création des communes.

Article premier. Les municipalités actuellement existantes en chaque ville, bourg, paroisse et communauté, sous le nom d’hôtel de ville, mairie, échevinats, consulats, et généralement sous quelque titre et dénomination que ce soit, sont supprimées et abolies, et cependant les officiers municipaux actuellement en service, continueront leurs fonctions jusqu’à ce qu’ils aient été remplacés.

Aujourd’hui, la France se compose de presque 36000 communes (36593 au 31 décembre 2015 et 35885 au 1er janvier 2016 pour être plus précise). Mais ce nombre n’a pas été constant depuis 1792. En effet, dès la première moitié de XIXè siècle, certaines communes vont se « rapprocher » et fusionner de pour former une nouvelle entité.

Dès 1790-94, les premières communes tourangelles commencent à disparaître, annexées au profit d’une autre, comme par exemple La Taille, qui est absorbée par Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Cerçay par Bridoré ou Le Chatelier par Paulmy, ou par fusion, comme Saint-Jean de Langeais et Saint-Laurent de Langeais qui deviennent Langeais en 1790.

Et les dernières fusions datent de…2017 ! Sept communes fusionnent pour former trois nouvelles communes : Langeais et Les Essards fusionnent sous le nom de Langeais, Ingrandes de Touraine, Saint-Michel-sur-Loire et Saint-Patrice sont réunies et deviennent Coteaux-sur-Loire, Beaumont-la-Ronce et Louestault forment la nouvelle commune de Beaumont-Louestault. Aujourd’hui, l’Indre-et-Loire se compose de 273 communes.

Et quand les communes se regroupent mais ne fusionnent pas ? Cela donne, en fonction de la taille (en nombre d’habitants),  une communauté de communes, une communauté d’agglomération, une communauté urbaine.

Les premières communautés urbaines ont été créées par la loi 66-1069 du 31 décembre 1966, pour plusieurs villes (Bordeaux, Lille, Lyon et Strasbourg).

La création des Communauté de communes est régie par loi du 6 février 1992. La première ComCom tourangelle est la ComCom Loches développement (création le 29 décembre 1995), disparue au profit de la ComCom Sud Touraine le 31 décembre 2016 par fusion des anciennes communautés de communes du Grand Ligueillois, de Loches Développement, de Montrésor et de la Touraine du Sud.

La création des communautés d’agglomération datede la loi du 12 juillet 1999, dite loi Chevènement. La seule communauté d’agglomération tourangelle est Tour(s)plus (création en 1999, composée de 22 communes) devenue Tours métropole en 2017.

 

LSF

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

L’énigme Jeanne Tulasne

Je vais vous raconter l’histoire de Jeanne Tulasne… enfin, plutôt celle de Jeanne Sevaux, ou plus exactement celle de Jeanne Tulasne Et de Jeanne Sevaux… Bref, celle de Jeanne, mon sosa 89. Parce Jeanne Tulasne et Jeanne Sevaux sont la même personne : Jeanne Sevaux devient Jeanne Tulasne. Non pas parce ce qu’elle se marie _ enfin, si elle se marie, mais son mari ne s’appelle pas Tulasne, il s’appelle Duault _ mais parce que son père s’appelle Tulasne. Enfin, non, son père ne s’appelle pas Tulasne, il s’appelle Borien, c’est le mari de sa mère qui s’appelle Tulasne…mais ce n’est pas son père. Pas son père, pas son père, tout dépend pour qui !

Vous avez compris ? Non (je me demande bien pourquoi !!!!). Alors voici l’explication de ce schmilblick.

Là où l’histoire commence…

Dans l’acte de mariage André DUAULT / Marie FONTAINE (sosa 44 et 45) (03-08-1859, St-Nicolas-de-Bourgueil), j’apprends qu’André Duault est le fils d’André Duault et Jeanne Sevaux, qu’il est âgé de 33 ans, qu’il est né le 06 janvier 1826 à Courléon et qu’il est meunier. Son acte de naissance me confirme le nom des parents, André Duault (sosa 88), 28 ans et Jeanne Sevaux (sosa 89).

naiss Duault Sevaux 1826 épx Fontaine.jpg

L’acte de mariage André Duault / Jeanne Sevaux est assez facile à trouver puisque qu’il est célébré le 24-11-1824 à Courléon ; Jeanne est la fille d’Anne Sevaux et André Borien.

 

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Là où les problèmes commencent…

Je continue mes investigations et pars à recherche de l’acte de décès d’André Duault (sosa 44), époux de Marie Fontaine, puisque j’ai son acte de naissance. Le problème est l’acte que je trouve (09-07-1879) est bien celui d’un André Duault époux d’une Marie Fontaine mais il est le fils d’André Duault et Jeanne Tulasne (et non Jeanne Sevaux). Il semble donc que ce ne soit pas l’ancêtre que je cherche.

Je m’attaque ensuite aux autres enfants du couple André Duault / Jeanne Sevaux (fratrie dudit André Duault époux de Marie Fontaine) mais je trouve ceux du couple André Duault / Jeanne Tulasne : Henri (décédé le 08-01-1849 à 22 ans), Gabriel et son jumeau mort-né (nés en 1844), Celestin (né en 1841), Eugène (né en 1839), Marie Elisabeth (née en 1834), Joseph (né en 1831), Jeanne (née en 1829). Logiquement, je dois trouver l’acte de naissance d’Henri aux environs de l’année 1827, sauf qu’en 1827, il y a bien la naissance d’un Henri Duault, fils d’André et Jeanne…Sevaux.

DC enf Duault Tulasne 1849 Henri

naiss enf Duault Tulasne 1844

naiss enf Duault Tulasne 1844 sans vienaiss enf Duault Tulasne 1841 Célestin

naiss enf Duault Tulasne 1839 Eugennenaiss enf Duault Tulasne 1834 Marie Elisabnaiss enf Duault Tulasne 1831 Josnaiss enf Duault Tulasne 1829 Jeanne

naiss Duault Sevaux tulasne 1827 Courléon cf dc henri 1849 même personne.jpg

Jeanne Sevaux et Jeanne Tulasne seraient-elles une seule et même personne ?

Là où tout se complique…

Je me mets en quête d’un acte de décès au nom de Jeanne Sevaux ou Jeanne Tulasne, épouse d’André Duault, acte que je trouve à Courléon le 20 décembre 1864. Mais autre problème, il dit que Jeanne Tulasne est la fille d’Anne Sevaux et d’André Tulasne. Or, pour rappel, dans son acte de mariage, Jeanne Sevaux est la fille d’André Borien. Donc, les 2 Jeanne n’ont pas le même nom ni les mêmes parents, ce serait donc bien 2 personnes différentes.

Je pars à la recherche du mariage André Borien / Anne Sevaux. Apparemment, cette union n’est pas célébrée sur la commune de Courléon, ce qui ne veut pas dire que le mariage n’existe pas.

Qu’en est -il du mariage André Tulasne / Anne Sevaux ? Il y a un mariage Tulasne / Sevaux ?  Oui mais entre Alexandre Tulasne et Anne Sevaux !

 

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Se peut-il alors qu’André Tulasne soit le même homme qu’Alexandre Tulasne ?
Trêve de suspens : non, André et Alexandre ne sont pas la même personne !!! Donc…
Donc, j’en perds mon latin (que j’avais très mauvais soit dit en passant) ! A ce moment de mes recherches, j’ai :
  • 2 André Duault, époux Marie Fontaine : l’un dont j’ai l’acte de mariage, est le fils d’André Duault et Jeanne Sevaux, l’autre dont j’ai l’acte de décès, est le fils d’André Duault et Jeanne Tulasne,
  • 2 autre André Duault : l’un dont j’ai l’acte de mariage, est l’époux de Jeanne Sevaux (donc le père d’un des 2 précédents), l’autre dont je n’ai pas d’acte de mariage mais pour lequel je trouve les actes de naissance de ses enfants (et qui est aussi le père de l’un des 2 précédents),
  • 2 Henri Duault : l’un, fils d’André Duault et Jeanne Tulasne, dont j’ai l’acte de décès en 1849 qui me permet de situer sa naissance vers 1827 mais pour lequel il n’y a pas d’acte de naissance, l’autre né en 1827 (tiens !!!), fils d’André Duault et de Jeanne Sevaux (à ce moment-là, je suis convaincue que ces 2 Henri sont les mêmes, donc que Jeanne Sevaux et Jeanne Tulasne sont aussi les mêmes et que les 2 André Duault sont par conséquent les mêmes mais je veux des preuves incontestables),
  • 2 Jeanne Tulasne, épouse André Duault : l’une dont j’ai l’acte de mariage, est la fille d’André Borien et Anne Sevaux, l’autre, dont j’ai l’acte de décès, est la fille d’André Tulasne et Anne Sevaux,
  • un André Tulasne et un Alexandre Tulasne


Là où tout s’explique, la découverte du Jugement du Tribunal

Le mariage Tulasne-Sevaux n’ayant rien donnée de probant, je tente ma chance avec la naissance de Jeanne. D’accord, mais Jeanne qui ? Tulasne ? Sevaux ?

Je trouve une Jeanne Sevaux, née en 1805, fille naturelle d’Anne Sevaux. Je ne suis pas plus avancée.
Je trouve aussi la naissance d’André « naturel » en 1811, fils d’Anne Sevaux, femme d’Alexandre Tulasne à l’armée (il décède en 1812, il est toujours le fils d’Anne Sevaux, femme d’Alexandre Tulasne à l’armée), celle d’André Pierre fils d’André Borien et Anne Sevaux « reconnu par le père » en 1815, sur la déclaration d’André Borien « se reconnoissant pour être le père », et d’Anne Sevaux, femme d’Alexandre Tulasne à l’armée, et celle d’Anne Sevaux, fille d’Anne Sevaux et André Borien « qui ont déclaré être dans l’intention de se marier quoy qu’ils aient fait cet enfant d’avance », et celle d’André Louis Tulasne en 1800, sur les déclarations disant qu’Anne Sevaux femme du légitime mariage d’Alexandre Tulasne actuellement au service de la République, est accouchée d’un garçon. Voilà qui commence à éclaircir le mystère : Anne Sevaux entretient une relation extra-conjugale avec André Borien.

Plusieurs questions me sautent aux yeux ! A un moment, Jeanne Sevaux devient Jeanne Tulasne. Mais pourquoi prend-elle le nom de Tulasne et non pas celui de Borien (son père) ? Que se passe-t’il entre 1827 et 1831 ? Pourquoi Alexandre Tulasne accepte de reconnaître les enfants d’un autre comme ses propres enfants, plus de 20 ans après leur naissance, alors que le père biologique s’est déclaré comme étant le père ? Et bien, Alexandre ne le fait pas ! Et, une fois n’est pas coutume, je trouve l’explication très facilement dans les registres paroissiaux. Un jugement (jugement du tribunal, AD 49 en ligne, vues 53 à 55) m’apprend que Jeanne Sevaux, ainsi que ses frères et sœurs sont légitimés et donc peuvent changer leur nom de baptême, Sevaux, en Tulasne.

DONC, jusqu’en mars 1828 , Jeanne (sosa 89) porte le nom de SEVAUX, c’est-à-dire celui de sa mère. Après cette date, en tant que fille légitime d’Alexandre Pierre Tulasne et d’Anne Sevaux, elle porte alors le nom de TULASNE…même si tout le monde sait que son père est André Borien !

Jugement du tribunal, mars 1828, AD 49 en ligne, vues 52 à 55.
« considérant que le mariage subsiste tant qu’on ne présente pas l’acte de dècès de l’un des deux époux, que l’absence n’en dissout pas même les liens fut-elle constatée par un jugement, que non seulement l’union des deux époux Tulasne subsistoit le 10 mai 1803 et le 30 septembre 1805 mais qu’elle subsiste encore aujourd’hui […] que pour être reportées légitimes, il suffit par conséquent aux exposantes de produire, primo, l’acte de mariage d’Anne Sevaux avec Alexandre Pierre Tulasne, secondo, l’extrait des registres de l’Etat Civil constatant qu’elles sont nées toutes deux avant le décès de Tulasne légalement prouvé, considérant que le refus fait par 4 parents de les reconnaître est absolument indifférent, que d’après la jurisprudence on doit en effet tenir pour constant que les déclarations portées en l’acte de naissance sont insuffisantes pour priver l’enfant de sa légitimité quand bien même elles émaneraient de la mère et tendraient à lui attribuer l’état de bâtards adultérins […] considérant que les personnes dénommées en la délibération du Conseil de Famille n’ont aucune qualité pour constater la légitimité des exposantes d’abord parce qu’elles ne produisent pas l’acte de décès de Tulasne ensuite parce qu’elles ne sont pas ses héritiers présomptifs article 317 du Code Civil, que Louis Tulasne issu du mariage et demeure inscrit sous le nom de son père auroit seul justerie à s’opposer à la demande de ses sœurs en admettant qu’il y fut recevables […] »

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Le tribunal statue en faveur de la légitimation de Jeanne, malgré le refus de quatre membres du conseil de famille, malgré l’absence du supposé père Tulasne depuis 11 ans à la naissance de Jeanne et bien que Pierre Borien se soit déclaré comme père.

Le fait que le frère aîné, André Louis Tulasne, fils légitime d’Alexandre Tulasne et Anne Sevaux, considère également ses frères et sœurs cadets comme issues du mariage légitime d’Alexandre Tulasne et Anne Sevaux, élevées comme lui, soignées et nourries au domicile de leur mère, a certainement influencé la décision du Tribunal. Cependant, que penser de ce fils, né alors que son père est « au service de la République » et qui porte pour prénom, André, le même prénom que celui qui fera sa vie avec sa mère, et qui se déclarera père des enfants issus de l’union illégitime ? N’est -ce pas un moyen pour lui de légitimer une filiation illégitime ?

De même, le fait que sur son acte de décès, elle soit désignée comme fille d’Anne Sevaux et d’André Tulasne vient probablement du fait que les témoins ne sont pas de la famille, ils font probablement un amalgame entre le prénom du père biologique, celui dont on sait qu’il vit avec Anne Sevaux « comme mary » à savoir André (Borien), et le patronyme du mari officiel d’Anne Sevaux, qui est aussi celui porté par tous les enfants de ladite Anne (Alexandre) Tulasne.

Alors que le jugement l’exige, la mention de cette reconnaissance ne sera portée ni sur l’acte de naissance ni sur l’acte de mariage.

Une dernière question me turlupine. En 1803, lors de la naissance d’Anne, les parents (Anne Sevaux et André Borien) déclarent être dans l’intention de se marier. Pieux mensonge ou sincère projet rendu impossible par le fait que le mari légitime (Alexandre Tulasne) n’étant jamais déclaré mort, Anne ne sera jamais veuve et donc ne pourra jamais se remarier (d’où plusieurs enfants illégitimes issus du couple adultère) ?

Voilà le jour où je suis entrée dans La Maison qui rend fou !

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Promenade parmi ces inconnus oubliés

Connaissez-vous le projet collaboratif Sauvons nos tombes ? La semaine dernière, j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice. J’ai donc choisi un cimetière près de chez moi, un pas trop grand, pour mener à bien l’objectif que je m’étais fixé. J’avais décidé de photographier, non pas toutes les tombes du cimetière, mais celles laissées à l’abandon, celles dont personne ne s’occupait plus, celles qui étaient vouées à disparaître.

C’est vers la petite commune de Ballan-Miré que mon choix s’est tourné. Je pars, munie de mon appareil photo, vers la dernière demeure de nombreux Ballanais. Première difficulté, entrer dans le cimetière. Il me faut plusieurs longues secondes pour comprendre que le portillon est équipé d’une gâche, placée à droite, sur le mur. Ca y est, je suis entrée. Puis je marche, à la recherche du carré ancien. A Ballan, c’est le carré G.

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Je commence mes prises de vue. C’est un peu bizarre mais je m’exécute, je suis venue pour ça. Et puis, vient le moment où, réellement, je réalise. Je réalise que certaines tombes sont laissées à leur propre sort, abandonnées, oubliées. Et qui sont ces gens, enterrés ici ? Je ne sais pas, il n’y a pas de nom. Ils, ces inconnus, ne sont pourtant pas encore totalement des inconnus ; il suffirait d’aller à la Mairie et de demander le plan des concessions. Mais je m’égare, je ne suis pas là pour ça (quoi que).
Je photographie donc ces tombes, sans stèle, sans noms, sans fleurs qui rappellent que nos morts restent vivants tant que nous, les vivants, pensons encore à eux. Et j’arrive à une stèle, en bon état, bien conservée, visiblement assez récente. Je me dis que la concession a été reprise et réutilisée. Effectivement, il y a deux pensionnaires dont le dernier a été enterré en 1981. Mais, la concession est bien à l’abandon.
Je continue donc, un peu chamboulée. Et puis, arrive une tombe, enfin, ce que je devine être une tombe, parce qu’il n’y a rien. Juste le panonceau de la Mairie qui assène son cruel « cette concession réputée à l’état d’abandon fait l’objet d’une procédure de reprise« . Rien d’autre, pas même une croix rouillée, pas même les restes d’une antique décoration funéraire, rien, rien que des épines de sapins qui maculent le sol. Finalement, était-ce une si bonne idée de venir photographier des morts ? Allez, courage, ça me tient à cœur que de faire œuvre de mémoire. Je photographie, encore et encore, et puis.. le coup de grâce. D’un seul coup, mon cerveau se souvient que la mort n’emporte pas que les vieillards, ceux que nous perdons avec douleur mais dont on se console en se disant « ils ont bien vécu ». Mon cerveau s’est voilé la face ; la mort emporte aussi les petits corps. Mon cœur se serre, peut-être n’est-ce pas un enfant, il n’y a pas de nom, pas de date et donc pas d’âge. Inutile de se mentir, quel adulte aurait une tombe aussi petite ? Et à côté de ce petit ange, parti trop vite pour des parents inconsolables, il y a Jackie, décédé à 8 mois, ou Josiane, qui avait tout juste 6 jours. Cet après-midi va être plein d’émotions.

Finalement, j’ai photographié toutes les tombes à l’abandon…et je vais aller à la Mairie pour voir si je peux identifier ces inconnus qui m’ont tant émue.

 

LSF

 

NB : La photographie des sépultures est soumise à autorisation du Maire de la commune.

 

 

Publié dans Au pied de mon arbre...mes débuts en généalogie, Généalogie, La boîte à trucs

Mystères et boule de gomme !

Quand j’ai commencé ma généalogie, j’étais une vraie néophyte, sans « parrain » pour m’aider dans mes recherches. Alors, j’ai fouillé sur le net et j’ai trouvé un site dans lequel j’ai puisé nombres d’informations utiles. Ce n’est pas le seul, peut-être pas le plus complet, certainement pas le plus technique, mais il est assez détaillé pour des débutants, sans être compliqué.

Mon premier doigt dans l’engrenage s’est fait avec Geneafrance.

C’est comme cela que j’ai résolu mes premiers  » mystère et boule de gomme  »

LSF

Publié dans Challenge AZ, Challenge AZ 2017, Petite histoire de la Touraine

Challenge AZ 2017…les réponses


JOUR 1
Quel architecte tourangeau a réalisé la basilique Saint-Martin (1886-1924), la gare (1896-1898) et l’Hôtel de Ville de Tours (1896-1904) ?
INDICE : Il est également l’auteur de l’Hôtel de Ville de Roubaix, de la gare d’Orsay et du siège du Crédit lyonnais à Paris.
REPONSE : Victor LALOUX

Crédit photographique : Bibliothèque numérique de Roubaix
Adolphe DESCHENAUX, dit DECHENAUD, 1922 © Photo RMN-Grand Palais – H. Lewandowski
(C) Musée des Beaux-arts de Tours

 POUR ALLER PLUS LOIN

Victor-Alexandre-Frédéric Laloux naît à Tours le 15 novembre 1850.
Après avoir passé son enfance à Tours, il fait ses études au lycée Descartes, et obtient le baccalauréat en 1867. Son père le fait entrer dans le cabinet de l’architecte Léon Ruhard qui construisait alors le théâtre de Tours.
Aux Beaux-arts, il s’inscrit dans l’atelier de Jules André. La guerre de 1870 l’envoie au front, mais, dès son retour, il reprend ses études avec succès, obtenant le diplôme d’architecte en novembre 1877.
Élu Grand Prix de Rome en 1878, il part compléter sa formation à la Villa Médicis.
Il devient architecte-fonctionnaire dans le service des Bâtiments civils et chef d’un atelier à l’Ecole des Beaux-Arts. Ses travaux lui valent de nombreuses récompenses et distinctions internationales et il devient, en 1920, président de la Société des artistes français.
La basilique Saint-Martin de Tours (1890) fut la première grande œuvre de Victor Laloux.
Victor Laloux meurt en 1937 et repose à Tours.

 

JOUR 2
Que signifie « bidouéler » en Tourangeau ?
INDICE : Un varre dé vin (à consommer avec modération), c’est pâs ça qui vo f’ra bidouéler.
REPONSE : aller de travers 

POUR ALLER PLUS LOIN, voir ici et .

JOUR 3
Si vous dégustez un nougat de Tours, vous mangez…une confiserie, une pâtisserie, une charcuterie ou un fromage ?
INDICE : La tradition veut qu’il ait été connu en Touraine sous Léonard de Vinci, grand amateur d’« épices de chambre ».
REPONSE : une pâtisserie.

(C) Confrérie gourmande du véritable nougat de Tours et autres pourlécheries tourangelles

POUR ALLER PLUS LOIN
Le nougat de Tours a pour ancêtre le nucatum romain dont Apicius donne la recette. La tradition veut qu’il ait été connu en Touraine sous Léonard de Vinci, grand amateur des « épices de chambre » : on le confectionnait avec des prunes, alberges (abricots), pistaches, pignons et avelines (grosses noisettes) conservés au sucre par des bains de sirop de plus en plus concentrés, le sirop se substituant à l’eau de végétation.


JOUR 4
A quel saint la cathédrale de Tours était-elle dédiée avant Saint Gatien ?
INDICE : Son nom latin signifie « d’origine maure ».
REPONSE : Maurice

(c) photo personnelle


POUR ALLER PLUS LOIN
Le changement de vocable s’effectue en 1356. Aujourd’hui, on peut encore voir une peinture de Saint Maurice à la croisée du transept sud.
Bien que d’origine égyptienne, on le représente souvent, à partir du XIè siècle, sous les traits d’un soldat noir. Cette référence à la peau noire est probablement due à l’étymologie populaire de son nom latin signifiant « d’origine maure ».


JOUR 5
Quel écrivain est né à Tours au 25 rue de l’Armée d’Italie (actuelle rue Nationale, n°54) le 1er prairial an VII (25 mai 1799) ?
INDICE  : Il séjourne fréquemment au château de Saché.
REPONSE : Balzac (1799-1850)

(C) Honoré de Balzac, d’après un daguerréotype de Louis-Auguste Bisson, 1842

En ce qui concerne l’image
artoff1741oups ! Je m’a trompé ! 8524539_4021882


JOUR 6
« Qui » est Louison (ou Louisette), la « veuve à Deibler » qui raccourcissait les cols place d’Aumont (actuelle place Gaston Paillou) et que l’on peut voir au musée Maurice Dufresne (Azay-le-Rideau) ?
INDICE : Également appelée la « Mirabelle », on « y allait », « se faire décoller la gargane ».
REPONSE : la guillotine

(c) photo personnelle, Musée Maurice Dufresne
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Joseph Ignace Guillotin, (C) Musée Carnavalet

POUR ALLER PLUS LOIN
Également appelée la « cravate à Capet », la « bascule à Charlot », la « Mirabelle », l’ « Abbaye de Monte-à-Regret », le « grand rasoir national », le « massicot », le « moulin à silence », les « bois de justice », on « y allait » pour « éternuer dans le sciure » ou « se faire décoller la gargane ». Elle prend sa retraite le 10 octobre 1981 avec la Loi n°81-908, déposée par le ministre Robert Badinter.


JOUR 7
Quelle est la particularité des gargouilles de l’église Notre-Dame-La-Riche, également visible à la cathédrale Saint-Gatien de Tours ?
INDICE : Ce sont des gargouilles ithyphalliques.
REPONSE : elles sont sexuées (et ce sont des garçons !).

(c) photo personnelle

 

JOUR 8
Que faisaient les messieurs qui allaient « aux petites bottines » ?
INDICE : Aller aux petites bottines signifiait fréquenter des établissements tels que Le Petit Soleil ou le Singe Vert.
REPONSE : ils fréquentaient les maisons closes.

POUR ALLER PLUS LOIN
Voir l’article de La Nouvelle République.


JOUR 9
Quel inspecteur franco-nippon, célébrité du paf, a un papa tourangeau ?
INDICE : Comme 007, il a plus d’un tour dans son chapeau.
REPONSE : l’
Inspecteur Gadget.

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(C) Droits réservés

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Bernard DEYRIES
Bernard Deyriès

Né sous le crayon de Bernard Deyriès (Tours, 16 avril 1947) et Jean Chalopin (St-Christophe-des-Bois, 3 mai 1950) en 1983, l’Inspecteur Gadget n’est qu’un personnage parmi tous ceux créés par la société DIC (Diffusion Information Communication). A la fin des années 19701, DIC devient la plus importante société européenne de dessin animés avec des séries telles que Ulysse 31 ou Les Mystérieuses Cités d’or. En 1983, à la suite de la création de filiales au Japon (KK.DIC) et aux États-Unis (DIC Enterprises), DIC devient le premier producteur mondial de programmes télévisés pour enfants. Deyriès travaille avec Chalopin sur Ulysse 31 (1981, co-réalisation avec Chalopin, Kazuo Terada, Kyosukue Mikuriya et Tadao Nagahama), Les Mystérieuses Cités d’or (1982, co-scénariste et co-réalisateur avec Chalopin), Inspecteur Gadget (1983, conception du personnage et co-réalisation avec Chalopin), les Minipouss (1983, co-réalisation avec Chalopin), Les Entrechats (1984, co-réalisation avec Chalopin), Jayce et les Conquérants de la Lumière (1985, co-réalisation avec Chalopin), MASK (1985 création avec Bruno Bianchi et Chalopin et co-réalisation avec Chalopin).

Et si vous en voulez encore… et encoreet encore.


JOUR 10
Pour quelle raison les tourangeaux ont étaient condamnés à mort avant d’être graciés ?
INDICE : Article 221-1 du Code pénal, Livre II, Titre II, Chapitre 1er.
REPONSE : parce qu’ils ont lynché (donc assassiné) le bourreau chargé de l’exécution de Louis Secrétain.

Pour plus de détail sur l’exécution de Secrétain, voir ici.


JOUR 11
Qu’ont en commun Kennedy, Kepler, Kessel, Kleber, Kolbe ?
INDICE : Le même qu’entre Foiny, Rabache, Stéphane Pitard, Balzac, De Gaulle, Bretonneau
REPONSE : ils ont tous une rue à leur nom à Tours (j’avoue, ce n’était pas facile, mais il faut bien quelques questions compliquées pour corser le jeu).


JOUR 12
Qu’est-il arrivé aux livres de la bibliothèque de Tours entre le 19 et le 21 juin 1940 ?
INDICE  : Les travaux de la nouvelle bibliothèque débute en 1953.
REPONSE : ils ont brûlé dans un incendie qui a duré 3 jours.

POUR ALLER PLUS LOIN
Voir par exemple ici.


JOUR 13
En l’honneur de quoi le cèdre du Liban du Musée des Beaux-Arts a-t’il été planté ?
INDICE : Le cèdre a été planté en 1804.
REPONSE : en l’honneur du Sacre de Napoléon.

(c) photo personnelle

POUR ALLER PLUS LOIN
L’a
ssociation A.R.B.R.E.S. a attribué le label « arbre remarquable de France » au cèdre en novembre 2001.
Cèdre.JPG


JOUR 14
En quelle année a été créée la Nouvelle République, notre journal local ?
INDICE : Il a été fondé par le groupe clandestin Libération-Nord.
REPONSE : le 02 septembre 1944.

POUR ALLER PLUS LOIN
En 1939, deux journaux qui paraissaient à Tours, La Dépêche du Centre et Tours-Soir. Ils cessent de publier en juin 1940 (mais l’occupant a besoin de la presse pour véhiculer ses idées, donc les journaux reprennent leurs tirages jusqu’au 31 août pour le compte des Allemands). Quelques mois plus tôt, un journal clandestin fait son apparition dans la ville, sous l’impulsion de Jean Meunier et du groupe clandestin Libération-Nord, La Nouvelle République. La Nouvelle République du Centre-Ouest paraît de façon officielle le 02 septembre 1944 avec un tirage de 33000 exemplaires, après deux numéros clandestins.


JOUR 15
Quelle fin tragique a connu Jacques de Beaune-Semblancay (ca 1465-1527), dont on peut voit les armoiries sur le balcon de l’Officialité, place Grégoire de Tours et sur la fontaine portant son nom, rue Jules Favre ?
INDICE : Il a été mené à l’actuel square Amadou-Hampate Ba.
REPONSE : il a été pendu au gibet de Montfaucon.

(C) reconstitution par Viollet-le-Duc

POUR ALLER PLUS LOIN
Le supplice de Semblançay inspira une célèbre épigramme à Clément Marot, poème qui figure dans son Adolescence Clémentine :
« Lorsque Maillart, juge d’Enfer, menoit
À Monfaulcon Samblançay l’ame rendre,
À votre advis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? Pour le vous faire entendre,
Maillard sembloit homme qui mort va prendre
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l’on cuydoit, pour vray, qu’il menast pendre
À Montfaulcon le lieutenant Maillart. »


JOUR 16
Quel marché se tenait au Carroi au chapeaux, actuelle place Plumereau ?
INDICE : On n’y vendait pas de chapeaux.
REPONSE : un marché aux fleurs.

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Les fleurs qui étaient vendues sur ce marché, décoraient les chapeaux des dames. Successivement nommée carroi aux Chapeaux (XIIIè siècle), place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles, elle prend le nom de place Plumereau à compter du 18 novembre 1888, en l’honneur de Charles Plumereau (1818-1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville plusieurs maisons autour de la place ainsi que 3000 francs.


JOUR 17
Qui suis-je ? Né le 16 octobre 1843 à Tours, je suis le fils d’un maître tapissier. Le 1er octobre 1859, j’entre à l’École impériale d’Arts et Métiers d’Angers. En 1894, je fabrique la Type 1 dans mon usine du 34 rue du Gazomètre à Tours. Je meurs le 1er juin 1905 à Saint-Raphaël (Var) et suis inhumé à Vouvray le 7 juin 1905.
INDICE : Il n’est pas le papa de Rosalie.
REPONSE : Emile DELAHAYE (1843–1905). Là aussi, j’avoue que l’indice est un peu capilo-tracté. Mais qui est Rosalie ?

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(C) Break Delahaye type 1 de la duchesse d’Uzès, Musée national de la voiture et du tourisme, Compiègne

POUR ALLER PLUS LOIN
Sa Type 1 est la première « fabrication » 100 % française (châssis, carrosserie et moteur). Le modèle 135, le plus célèbre de l’industriel, remporte le rallye de Monte-Carlo en 1937 et 1938 et les 24 Heures du Mans en 1938.


JOUR 18
A quel receveur général des finances (tourangeau) du roi François 1er appartient ce blason ?
INDICE : Il a été pendu au gibet de Montfaucon.
REPONSE : Jacques de Beaune Semblançay. Logiquement, avec cet indice, vous auriez dû trouvé ! Parce que…parce que…je vous ai parlé de lui à la lettre O comme…Officialité.

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Comme il s’agit d’un blog quand même porté sur la généalogie, voici celle de Jacques.

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source : http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Beaune_Semblancay.pdf

 

JOUR 19
Comment étaient surnommées les filles d’Antoine IV d’Estrées et de Françoise Babou ?
INDICE : Elles étaient sept sœurs.
REPONSE : les 7 péchés mortels puis les 7 péchés capitaux par le duc saint-Simon. Pour le coup, l’image était aussi un indice puisqu’il s’agit de l’affiche du film Seven de David Fincher (je vous le conseille).

POUR ALLER PLUS LOIN
Antoine IV d’Estrées épouse à Chartres le 14 février 1559 Françoise Babou de La Bourdaisière. Ils se séparent.
Leurs enfants sont : Françoise d’Estrées (1564-1669), Marguerite d’Estrées (née en 1565), Diane d’Estrées (1566-1618) qui épouse en 1599 Jean de Montluc de Balagny, Gabrielle d’Estrées (vers 1571-1599), maîtresse d’Henri IV de France, François-Annibal ou François-Hannibal d’Estrées (vers 1573-5 mai 1670), Maréchal de France, François Louis d’Estrées (1575-1594), Marquis de Cœuvres, Angélique d’Estrées (morte en 1634), Julienne d’Estrées (vers 1575 ou 1580-1657) qui épouse Georges de Brancas, Duc de Villars, Catherine.

Et si vous en voulez encore…


JOUR 20
De quel édifice romain la rue du Général Meusnier reprend-elle le tracé ?
INDICE : « Panem et circenses » (du pain et des jeux)
REPONSE : l’amphithéâtre de Caesarodunum.

(C) cadastre napoléonien, 1836

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Quelques chiffres.
Construit au Ier siècle après JC, l’amphithéâtre de Tours mesurait 112 m x 94 m pour une superficie de 8270m2 et pouvait accueillir au moins 14 000 personnes. Agrandi à la fin du IIè siècle, ses dimensions sont alors de 156 m x 134 m avec une capacité d’accueil estimée à 34 000 personnes. A titre de comparaison, le colisée de Rome mesure 188 m x 156 m pour une capacité d’accueil estimée entre 55 000 et 70 000 spectateurs, l’amphithéâtre de Capoue (Italie) 167 m x 137 m pour un capacité estimée de 37 000 places (deuxième plus grand amphithéâtre de l’Empire romain par la taille après le Colisée), celui d’Italica (Espagne) 157 m x 134 m pour 25 000 spectateurs, celui de Nîmes 133 m x 101 m pour 24 000 spectateurs. 

 


JOUR 21
Sous quel nom est plus connue Marie Guyart (Tours, 1599-Québéc, 1672), née à la Petite Bourdaisière (actuelle rue du Petit Pré) et fondatrice des Ursulines de la Nouvelle-France ?
INDICE : Béatifiée par Jean-Paul II le 22 juin 1980, canonisée par François 1er le 03 avril 2014.
REPONSE : Marie de l’Incarnation.

(C) Portrait attribué à Hugues Pommier, 1672, Archives des ursulines de Québec

POUR ALLER PLUS LOIN
Marie Guyart est née à Tours le 28 octobre 1599 probablement rue des Tanneurs et morte le 30 avril 1672 à Québec. Ses parents, Florent Guyart et Jeanne Michelet, sont maîtres-boulangers et ils ont eu sept enfants.

 

JOUR 22
Qui a réalisé le jardin des Prébendes d’Oé ?
INDICE : Les frères ont également créé le parc de la Tête d’Or à Lyon.

REPONSE : les frères Bühler.

 

JOUR 23
Combien de fois le « Pont de pierre » (Pont Wilson depuis 1917) est-il détruit ?
INDICE : Autant de fois que le nombre de mousquetaires.
REPONSE : 4 fois

(c) photo personnelle

POUR ALLER PLUS LOIN
Le premier effondrement a lieu en 1789, juste après sa construction (1765–1778) : « Les eaux s’ouvrirent passage sous les fondations, et, par suite d’affouillement, firent tomber les trois piles du côté du faubourg ». Des fondations trop fragiles et inadaptées sont sans doute à l’origine de l’effondrement. La seconde destruction survient le 18 juin 1940 ; les alliés pour retarder l’entrée des troupes ennemies dans la ville, dynamitent l’édifice. La troisième destruction intervient le 22 août 1944 alors que les troupes allemandes se replient ; ils dynamitent de nouveau le pont afin de ralentir la progression américaine. Enfin, le pont s’effondre une dernière fois le dimanche 9 avril 1978 ; à 9h27, la deuxième pile côté sud s’affaisse, puis à 14h15, la première arche cède et une faille d’environ 40 mètres se forme, enfin, à 16h02, trois arches et deux piles finissent de tomber dans la Loire. Et ce n’est pas fini ! Vingt-cinq jours après, soit le 03 mai 1978, une cinquième pile rejoint les précédentes au fond de l’eau. Au total, cinq piles et six arches, soit un tiers du pont est détruit.


JOUR 24
Quel établissement se situait au 15 rue du Champ de Mars ?
INDICE

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REPONSE : l’Etoile bleue, une maison close.

POUR ALLER PLUS LOIN
En 1838, il existait 22 maisons closes à Tours, il n’en reste plus que 9 en 1914 et 5 en 1946 au moment de leur fermeture suite à la Loi n°46-685 du 13 avril 1946 dite Marthe RICHARD (la Veuve qui clôt) tendant à la fermeture des maisons de tolérance et au renforcement de la lutte contre le proxénétisme. Les maisons closes de Tours s’appelaient l’Etoile bleue, le Singe vert, le Petit Soleil, la Psalette, La Lune, le Cocktail.

JOUR 25
 Y a t-il eu des inondations à Tours ?
INDICE : Pour vous aider, je réduis le choix des réponses : OUI, NON ou je ne sais pas.
RÉPONSE : oui.

POUR ALLER PLUS LOIN
Les plus importantes crues ont lieu en 1846, 1856, 1866 mais aussi 1907.
Voir ici pour plus de détails.

 

JOUR 26
Qui était Fritz, Willy et Sophie, Bobby ?
INDICE Jour 26

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 RÉPONSE : Des Z’animaux.

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 Sophie et Willy étaient des ours bruns, Bobby un phoque gris (Halichoerus grypus) et Fritz un éléphant d’Asie.

Arrivés au jardin Botanique de Tours en novembre 1982, en provenance du zoo du Tertre rouge de La Flèche (Sarthe), Willy et Sophie étaient alors âgés d’une quinzaine d’années. Ils sont morts respectivement le 30 mars 2006 et le 30 décembre 2009. Willy a été naturalisé et est visible au Museum d’Histoires naturelles (rue du Président Merville).

Bobby, âgée de deux ans, arrive au jardin Botanique de Tours le vendredi 6 février 1953. Pour les uns, elle aurait été prise dans des filets de pêche en mer du Nord à la fin de l’année 1952 (Bobby est une fille). Selon d’autres sources, elle aurait été découverte sur une plage normande. Bobby s’est éteinte le samedi 19 septembre 1992, entre 16 heures et 16 h 45. Le lendemain, de nombreux petits Tourangeaux sont venus jeter des fleurs dans son enclos. Bobby était considérée comme l’un des plus vieux phoques gris en captivité en Europe. Naturalisée, elle est visible au Museum d’Histoires naturelles. Son squelette a été incinéré à l’exception de son crâne, également conservé au Muséum d’Histoire naturelles

Fritz, l’éléphant était le plus grand (7 tonnes et 2,90m au garrot) et le plus vieil éléphant (80 ans) du cirque Barnum et Bailey. Ses défenses étaient longues de 1,50m et lourdes de 50kg chacune. Les 10 et 11 juin 1902, dans le cadre de sa tournée sur le vieux continent, le cirque Barnum et Bailey se trouvait à Tours. Le cirque était composé de trois pistes, en simultané sous un même chapiteau, de « 4 trains, plus de 65 wagons, 3 troupeaux d’éléphants, 2 troupeaux de chameaux, 400 chevaux, 2000 hommes ou animaux ». Le soir du 11 juin, alors que le convoi se déplaçait dans les rues de Tours pour rejoindre la gare, Fritz était très agité et comme en mai, à Bordeaux, il avait été responsable du décès d’un employé du cirque en le projetant en l’air, il fut enchaîné à 4 autres éléphants. Place Nicolas Frumeau, il brisa ses chaînes et arracha des arbres. Il devient furieux et incontrôlable (si l’on en croit un extrait de presse, un spectateur lui aurait brûlé la trompe avec son cigare…). Devant le danger que représentait le pachyderme, le directeur du cirque décida de le faire abattre. Le personnel du cirque eut beaucoup de mal à s’en approcher. Des chaînes et des cordes furent passées autour de son cou pour l’étouffer. L’agonie de Fritz dura plusieurs heures. M. Bailey offrit Fritz à la ville de Tours. Naturalisé par la maison Sautot & Fils, naturaliste à Nantes, en 1902, Fritz revint de Nantes par la Loire le 4 mai 1903. Dans un premier temps, il fut installé au Musée de Tours et en 1910, dans les anciennes écuries du musée des Beaux-Arts à coté de la cathédrale. En mauvais état, Fritz est restauré en 1976 par M. Boisselier naturaliste à La Ville aux Dames. Son squelette, exposé au Muséum d’Histoire naturelles, a été détruit lors des bombardements de juin 1940, comme beaucoup d’autres collections du Musée.