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Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Mon premier RDV ancestral

Temps de lecture : 6 minutes

[Je m’installe en tailleur sur le canapé, devant l’ordinateur et je me parle à moi-même]
« Bon, allez, j’ai dit que je me lançais dans un RDV ancestral, il faut que je m’y mette. 
Qui je vais choisir ? Forcément un ancêtre du XIXè, comme ça, je suis sûre d’avoir des choses à dire. J’aurais bien choisi une femme mais ce sera plus facile avec un homme. Alors, qui j’ai dans ma liste ? »
[J’ouvre mon logiciel Heredis, je génère une liste d’ascendance et je recherche.]
« J’ai soif ! »
[Je me lève pour me faire un thé. Je prépare mon sachet de thé à la cerise et à l’hibiscus, je mets de l’eau dans la bouilloire, que j’allume. Ma tasse est sur l’étagère trop haute pour moi, dans le placard. Je monte sur le mirador de ma fille et je pose la tasse sur le bord de l’évier. Mince, le sachet de thé tombe parterre. Je le ramasse…]
« AÏE ! Gourdasse. »
[Je pose ma main sur la tête. J’ai mal et j’ai une bosse.]
« C’est pas possible. P….. de porte de placard ! »
[Je peste parce que je viens de me cogner sur le coin de la porte de placard restée ouverte. J’ai les yeux fermés, le nez froncé. Je grimace. Une fois la douleur un peu dissipée, je me ressaisie et me relève doucement.]
« Allez, c’est repart… C’est quoi ce bazar ??!!! »
[Quelque chose cloche. Je ne suis plus dans ma cuisine mais dehors, dans une rue, entourée de maisons inconnues. Je suis perplexe.]
« Où est-ce que je suis ? »
[Il y a une plaque sur un mur. Je lis « rue des jardins »]
« Rue des jardins. »
[Je regarde tout autour de moi, à la recherche de je ne sais pas quoi, quand soudain, j’entends du bruit. Je ne sais pas quoi faire alors je fais semblant de refaire mon lacet. Avec des bottines à fermeture éclair aux pieds, ce n’est pas vraiment crédible mais tant pis. Je repère une vieille charrette. Je me cache derrière en attendant de savoir ce que je vais décider.]
« Et mince, pas de réseau. Comment je vais faire ?….Je suis bête, pourquoi je ne vais pas tout simplement voir un habitant et je lui demande mon chemin pour rejoindre Tours ! En fonction de ce qu’il me dira, je pourrai me situer, enfin j’espère. Parce que, d’après ce que je vois, je ne suis pas tombée dans un lieu super touristique ! Et puis, il faudrait qu’ils modernisent un peu le village, on dirait qu’on est au XIXè siècle.  J’aime déjà pas la campagne au XXIè siècle mais une campagne avec un éclairage public sommaire, pas de réseau téléphonique, pas de bitume dans les rues, ça craint…Ce serait bien que je sache quel jour on est, et surtout, quelle année, juste pour être sûre. »
[Plus facile à dire qu’à faire, pas un chat dans les rues. Soudain, j’entends des voix, et très courageusement, je reste derrière ma charrette salvatrice. Je tente un regard, curieuse. Après quelques instants, j’ai comme un sentiment de déjà vu. Je réfléchis…J’écarquille les yeux. J’ai envie de me pincer.]
« Non, non, non, non, non. Ça ne va pas être possible… Ça n’est pas possible. Ça ne peut pas être ELLE. J’ai trouvé plus de 1500 ancêtres et c’est sur ELLE que je tombe aujourd’hui. Et bien c’est NON ! Je n’ai pas envie et c’est encore moi qui décide à ce qu’il me semble. Et puis quoi encore ! … »
[Je viens de reconnaître mon arrière-arrière-grand-mère, Marie Louise Picau.]
« Il ne manquerait plus que cela, que j’aille faire la conversation à mamie Peau de vache. Ce n’est quand même pas moi qui ai refusé de voir mes petits enfants, sous prétexte que mon fils a divorcé !
Bon, réfléchis. Marie Louise est née en 1870 à Bournan ; elle se marie en 1888 ; elle vit à Thilouze et à Pont-de-Ruan où elle meurt en 1936. Donc, qui est en vie durant cette période parmi mes ancêtres ? François et Marguerite mais on oublie car ils vivent en Bretagne. Idem pour André et Anne qui vivent à la limite du Maine-et-Loire. Jacques et Marie, eux, vivent dans la Vienne. Louis et Louise vivent peut-être à Tours, ou pas. Il reste Georges et Marceline. C’est parfait, ils vivent à Saint-Branchs. Thilouze / Saint-Branchs, y’a quoi, 17 bornes. Si je marche à un peu plus de 4km/heure, je peux y être dans 3 heures et demi / 4 heures. C’est bon, je pars de suite. »
[Je m’apprête à quitter les lieux rapidement et sans regrets quand une phrase m’interpelle : « venez vite, ils sont là« . Je sais qu’il ne faut pas que je regarde, la curiosité est un vilain défaut. Mais que voulez-vous. Je jette une œil, puis le deuxième, et le troisième. Je vois Marie Louise, une petite fille accrochée à ses jupons. A l’autre bout de la rue, un homme, son mari, mon arrière-arrière-grand-père, Pierre Bullot, marche à allure soutenue. Il porte dans ses bras une gamine, à peine plus jeune que celle accrochée aux jupons de Marie Louise. Les accompagnant, un homme, costume, chaussures cirées, avec une mallette à la main, tient le rythme de marche de mon arrière-arrière-grand-père. Je tends l’oreille, toujours cachée derrière ma charrette, qui à bien y réfléchir, sent un peu le fumier.
« Bonjour madame. Je suis l’agent de l’Assistance publique. Je vous confis Joséphine. Elle a 2 ans. On va parler de son placement chez vous, même si vous avez l’habitude ; elle n’est pas la première, n’est-ce pas ? » ]
« Quoi, quoi, quoi ? Qu’accoustiquais-je ? Pierre et Marie Louise ont accueilli des enfants de l’Assistance publique ? Et pas qu’un seul ? Mamie Peau de vache a donc eu un cœur ? Il faut que j’en sache plus. »
[Un chien aboie, je sursaute. Mince, le chien m’a vue. Il vient vers moi.]
Va-t’en le chien ! Tu vas me faire repérer ! Allez, file ! File je te dis !
[Saperlipopette, ses aboiements ont attiré l’attention de mes aïeux. Pierre se dirige vers ma cachette qui pue de plus en plus. Vite, il faut que je migre vers un endroit plus discret.]
« Vite, il faut que je migre vers un endroit plus discret. La rue à droite. Ça fera l’affaire. Au moins, si Pierre me voit, je n’aurai pas l’air d’espionner. Et puis, je pourrai toujours faire semblant de rattacher mon lacet. Ah zut, je n’en ai pas. Tant pis, j’aviserai en temps voulu. »
[Je me précipite donc vers la rue d’à coté et regardant derrière moi pour vérifier que la voie est libre]
« AÏE »
[Croyez-le ou pas, je viens de me prendre un râteau ! Mais si, vous savez, le gag que l’on ne voit que dans les cartoons, où le personnage marche sur les dents du râteau et se prend le manche sur le coin du museau. Et bien, c’est ce qui m’est arrivé. J’ai les yeux fermés, le nez froncé. Je grimace. Une fois la douleur un peu dissipée, je me ressaisis et me relève doucement. Je m’apprête à affronter le regard interrogateur de mon AAGP et j’ai déjà préparé une phrase toute prête. Mais…]
« Oh noooooon. Je suis de retour vers le futur. Pas maintenant. Je ne suis pas prête à rentrer, enfin, à revenir…Qu’est-ce que je raconte. J’ai dû me cogner la tête plus fort que ce que je croyais. Aller dans le passé, n’importe quoi. Mais quand même, flûte, j’aurais bien aimé connaître la fin de l’histoire. Bon, il ne me reste plus qu’une solution : aller aux Archives départementales ! »

Thilouze_actuelThilouze2

Au vu des recensements de Thilouze, vers 1901, Pierre et Marie Louise accueillent des enfants de l’Assistance. Il y a Benjamin Durand*, 10 ans, et Joséphine Biard, 2 ans. En 1906, on trouve dans le foyer, Emile Meunier, 18 ans et Renée Biard, 8 ans. Renée Biard est-elle la Joséphine Biard de 1901 ? En 1911, il n’est plus signalé d’enfant en garde mais 4 enfants portant des patronymes différents et nés dans des communes différentes composent le foyer (on en retrouvera dans le recensement suivant, qui confirma leur statut d’enfants assistés) : Danielle Leblanc, 1 an, Alphonse Gouasse, 2 ans, Blanche Bonneau, 6 ans, Adrienne Bizot, 3 ans. Pas de recensement en 1916. En 1921, les enfants de Pierre et Marie Louise ont quitté la maison, mais le foyer est toujours peuplé de jeunes : Adrienne Bizeau, 13 ans, Eugène Manchon, 9 ans, Renée Maillet, 11 ans, Henri Caraty, 12 ans. En 1926, Pierre et Marie Louise vivent à Pont-de Ruan, avec Renée Maillet, 12 ans. En 1931, Marie Louise est veuve…et seule dans sa maison du bourg. A cette époque, son fils, Henri, est déjà divorcé de Marie et Marie est remariée ou sur le point de l’être. Je suppose que le cœur de Marie Louise s’est asséché et n’a plus eu assez d’amour pour ses 2 petits-enfants, Georges, né en 1924 et ma GM, née en 1925. Le cœur a ses raisons…


*Benjamin Durand s’est peut-être marié à Villaines-les-Rochers le 6 octobre 1911 avec Aline Lavandier.

 

(sources iconographiques :
photo du couple : (C) collection privée
cartes postales : http://www.delcampe.net)

 

LSFLSF

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Publié dans Avis de recherches, Généalogie, Un lieu, un ancêtre

A la recherche de la Vicairerie

J’ai découvert La Vicairerie par hasard, sans la chercher, sans même en soupçonner l’existence, sans aucune intention de la pister, sans l’ambition de la mettre en avant. Et puis je suis tombée sur elle, et je suis partie à sa recherche, j’ai corroboré son existence, je l’ai traquée, et je vais essayer de la mettre en lumière.

La Vicairerie est une terre que mes ancêtres achètent en 1888. Elle se situe sur la commune de Joué-les-Tours, près des lieux-dits Les Vouteaux et Les Brosseaux, que je connais déjà.
Grâce au cadastre napoléonien, je visualise plus précisément le triangle que forme les 3 hameaux.

Cadastre
(c)AD37, cadastre napoléonien, Joué-lès-Tours, section R, Vicairerie

Je dirais que La Vicairerie correspond aux parcelles R223 à R240. Problème, les états de section de Joué-lès-Tours ne mentionnent pas La Vicairerie. De plus, dans les mêmes états de section, les parcelles R223 à R240 correspondent au lieu-dit Les Brosseaux. (Les Brosseaux regroupent les parcelles R184 à R307)

Rien non plus dans les cartes Cassini.

Cassini_feuille65_Brosseaux
(c)Gallica, carte Cassini, feuille 65

Toujours rien aujourd’hui.

Geoportail_IGN_Joué
(c)Geoportail, carte IGN

Lire la suite de « A la recherche de la Vicairerie »

Publié dans Challenge AZ

Les ancêtres que vous trouvez dans mes Challenge AZ

Lors de son Challenge AZ 2019, Christelle a édité un éventail dans lequel elle répertoriait tous les ancêtres qu’elle avait évoqués lors du défi. L’idée m’a plu mais comme mes ancêtres se répartissent sur 11 générations, je ne peux pas reprendre la même forme. Ainsi, ce sera un tableau, beaucoup moins fun mais plus lisible (les nombres renvoient au n° sosa et la lettre à l’alphabet du Challenge).

G4

G5

G6

G7

G8

G9

G10

G11

G12

G13

G14

10 – H
12 – W
23 – L 48 – B
51 – Z
54 – J M
57 – K
59 – P
62 – P E
88 – I
94 – F
102 – R
109 – J U
114 – J R

124 – C
127 – B
164 – H
166 – E
172 – L
179 – S
181 – X
194 – Q

200 – A
220 – T
227 – Q
342 – W
348 – Y
356 – S

375 – V
380 – U
384 – G
385 – G
457 – T
492 – K
509 – F
736 –D
737 – R
750 – V E
765 – N
880 – L

898 – M
900 – B
905 – Q

906 – C
907 – C
919 – E
922 – Z
927 – H
1023 – A
1448 – X
1518 – X
1662 – S
1825 – M
1832 – V
1836 – P
1860 – E
1850 – O

2028 – A
2881 – U
3044 – D
3047 – D
3860 – E
4053 – N
7662 – F 11455 – G

Challenge AZ 2018 en bleu
Challenge AZ 2019 en rouge

Publié dans Non classé

Challenge AZ, dernières lettres et derniers ajouts

Dernière ligne droite et dernières lignes. Dernières modifications, derniers ajouts, dernières corrections, derniers changements de dernière minute, derniers compléments, dernière re-re-re-relecture.
Dernières ? Presque. J’avoue, j’ai fait une petite overdose de Challenge AZ. Alors j’ai fait un peu de Challenge et beaucoup d’autres choses (Geneasaint, calendrier généalogique de l’Avent, 1 jour-1 mariage, le vrai faux magasine de mon blog, des articles pour 2021). Mais j’avance sûrement. J’ai rédigé les lettres A à Q ainsi que les lettres S, V, W, X, Y et Z. 

Rendez-vous le 1er novembre.

(illustration : (c) Escher)

Publié dans Généalogie

Un jour, un mariage – le 23 octobre 1691

Le 3 octobre 1691, mariage d’Etienne Foucher (sosa 1534) et Perrine Baranger (sosa 1535) à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire).

Mar_Foucher_Barenger_1691_Sav_6NUM7.241.005_p.161« Le vingt troisieme d’octobre 1691 a esté espouzé par nous curé soussigné
Estienne foucher maçon âgé de vingt cinq ans dils de deffunct estienne
foucher tessier et de marie gaudry sa femme avec perinne baranger
âgée de vingt ans fille de Jacques baranger charpentier et de
perinne gille sa femme tous de cette paroisse les ceremonies
observées du consentement et en presence de ladite marie gaudry et dudit
jacques baranger pere et mere desdits epousez et des autres tesmoins
cy signez ladite marie gaudry ne scait signer« 

Et aussi…

Le 3 octobre 1742, mariage de Pierre Bigoison (sosa 430) et Françoise Naudet (sosa 431) à Bretagne (Indre).

Publié dans Généalogie

Un jour, un mariage – le 22 octobre 1645

Le 22 octobre 1645, mariage de Jean Pinard (sosa 3728) et Martine Billaud (sosa 3729) à Noyant-de-Touraine (Indre-et-Loire).

Mar_Pinard_Billaud_Noyant_de_T_1645, p.26« le dimanche 22e jour d’octobre 1645 Jehan Pinard
fils des deffuncts Jean Pinard et Anthoinette Vinet, espouse en
face d’église Martine Billaud fille de Catherin Billaud et
de Martine Bourrassé et recurent la benediction nuptialle
à la grande messe de la parroisse de Noyant par moy curé dud
lieu soubz signé et ce en presence desd Billaud et Bourrassé
pere et mere de lad espouse de [un blanc] Billaud oncle paternel dud
pinard espoux, et de plusieurs autres parens et amis le tout apres avoir
observé les ceremonies de l’eglise et […] requises et necessaires« 

Publié dans De père en fils, Généalogie, Un lieu, un ancêtre

Mes ancêtres elvinois

Ma branche elvinoise se termine avec mon arrière-grand-père.
Parmi mes ancêtres, je compte 59 ancêtres bretons identifiés, 36 hommes et 23 femmes. Pour 20 d’entre eux, j’ai trouvé l’acte de baptême/naissance. Ainsi, je sais que 17 sont Elvinois et 3 sont Plaudrinois. J’ai trouvé un peu plus d’actes de sépulture/décès, puisque j’en compte 28 à l’heure actuelle. 22 ancêtres sont morts à Elven, 5 à Plaudren, 1 en Indre-et-Loire. Ma période elvinoise s’étend sur 7 générations, de 1718 à 1904, soit 186 ans à étudier.
Asc_Hemon.PNG

Ma branche bretonne sur 5 générations

Bretons_G5

Ma branche bretonne sur 6 générations

Mes ancêtres bretons se marient à 28 ans pour les hommes et 22,4 ans pour les femmes. Ils ont 4,2 enfants, ce qui est au-dessus de la moyenne de l’ensemble de mes sosa (3,1 enfants par couple). Ils ont vécu en moyenne jusqu’à 64,2 ans pour les hommes et 59,5 ans pour les femmes.
Julien Conan (sosa 162) et Catherine Lebrun (sosa 163) ont à eux deux, 15 enfants, dont 3 ensemble. Julien a 10 enfants, dont 3 avec sa première femme, 4 avec la deuxième et 3 avec Catherine, et Catherine a 8 enfants dont 5 avec son premier époux et 3 avec Julien. Sur 10 enfants, Julien en perd au moins 6 avant l’âge de 2 ans. C’est sa deuxième femme qui est la plus affectée car aucun de ses 4 enfants ne survit. Catherine, quant à elle, en perd au moins 5. Des 3 enfants que Julien et Catherine ont ensemble, une seule survit, mon ancêtre.
Louis Lecorre (sosa 172) est le doyen de mes ancêtres elvinois avec un âge de 75 ans et 8 mois au décès (+05/08/1815). Marie Josèphe Ruaud (sosa 85), femme elvinoise la plus âgée au moment de son décès, n’est pas très loin derrière Louis puisqu’elle meurt le 17 janvier 1845, à 71 ans et 8 mois.

Pour l’instant, mes ancêtres bretons sont originaires de 2 communes, Plaudren et Elven. Un couple se marie à St-Nolff mais je ne sais pas d’où ils sont originaires.
Elevn_Plaudren_St_Nolff

Elven se situe au N-E de Vannes.
Le blason de la commune d’Elven est De gueules, aux deux tours maçonnées d’or crénelées de sables, au franc canton d’azur à dix besants d’or.
                                                              Blason_Elven
Les deux tours figurent les vestiges du château de Largoët. Le franc canton bleu aux dix besants rappelle les gens de la Maison de Rieux qui y ont habité et dont les armes sont incrustées sur l’entrée au-dessus du pont-levis (p
our aller plus loin, voir le site de la mairie d’Elven, ici et ).
forteresse de Largouet

Sur le site www.annuaire-mairie.fr, il est dit qu’Elven se compose aujourd’hui de 181 lieux-dits, 73 rues, 10 allées, 6 places, 3 ponts et 3 chemins.

Les lieux-dits d’Elven où ont vécu mes ancêtres sont Le Guernand, Ker Avy, Ker Bleix (Ker Blais), Ker Gentin (Kerjantin), Kergousse, Ker Leger, Kernadio, La Haye Belle-Fontaine, La Nouette, Le Boterf, Penach, Tivenouse (Ty Venoux), St-Germain. Avec le montage (moche) ci-dessous, on constate que mes ancêtres vivent essentiellement au Nord-Ouest et à l’Est d’Elven.

Elven_lieux_dits

Les patronymes bretons de mon arbre sont (elvinois en orange, plaudrinois en bleu, noir à déterminer) :
Christel
Conan : surtout porté dans le Morbihan, c’est un vieux nom de personne breton formé sur le mot « kon » (= chien et par métaphore guerrier). Plusieurs chefs et un saint bretons ont porté ce nom.
Dano
Ehanno/Jehanno :  l‘un des nombreux diminutifs de Jean (Jehan -> Johannes), surtout porté le Morbihan.
Hémon : surtout porté en Bretagne (29), c’est un nom de personne d’origine germanique, Haimo (racine haim = maison).
Jenos/Henot,
Lebrun,
Le Bourdat,
Le Corre : sobriquet breton désignant un homme tout petit (corre = nain).
Le Faucheux : fréquent dans les Côtes-d’Armor, le nom Le Faucheur s’écrit Le Faucheux dans le Morbihan. Il désigne un moissonneur, celui qui utilise une faux.
Le Luherne : nom porté dans le Morbihan, variante de Luherne. Selon Albert Deshayes, Luhern est une autre forme de (Le) Louarn, qui désigne en breton le renard (surnom donné sans doute à une personne rusée). Autre possibilité : le mot « lugern » (= brillant, luisant), qu’on retrouve dans le nom de famille Luguern (29).
Le Pelherin,
Le Peltier : porté dans le Finistère, le nom Pelleter s’écrit également Péleter, Pelleteur, Le Pelleter, Le Pelletier, Le Peltier (56). Il désigne un pelletier, un fourreur.
Le Penru : le nom est porté dans le Morbihan. Il signifie mot à mot en breton « tête rouge » (penn = tête + ruz = rouge), et a pu désigner un rouquin ou celui qui a le teint rougeaud. À noter cependant que le mot « pennruz » désigne aussi certains oiseaux : le canard siffleur ou la macreuse à tête rouge.
Le Thiese,
Mahéo : diminutif de Mahé, nom breton, très présent dans la Loire-Atlantique et le Morbihan, qui correspond au prénom Matthieu. Mahéo est porté surtout dans le Morbihan.
Nio,
Ruaud,
Thébaud : autre forme de Thibault portée dans l’Ille-et-Vilaine et les départements voisins ainsi que dans le Poitou.
Tréhondat. 

Ancêtres_Elven_moi
Ma branche elvinoise
ancêtre racine : moi
orange : ancêtres nés à Elven
gris : ancêtres nés à Plaudren

Mes recherches s’arrêtent au milieu du XVIIIè siècle pour la plupart des branches, lorsque les registres paroissiaux atteignent leur limites ; il faudra que je prévois un passage aux AD, pour identifier les parents de mes ancêtres décrétés de justice. Mes branches Ruaud, Conan et Le Corre remontent un peu plus loin, au 2è 1/4 du XVIIIè siècle.
mar Le Corre Cristel
J’ai 6 générations de Hémon, 2 branches Ruaud remontées sur 6 et 5 générations, 2 branches de Le Corre remontées sur 4 générations.
Bretons

On ne peut pas dire que j’ai beaucoup cherché/trouvé les professions de mes ancêtres bretons. J’ai 6 professions (19 personnes) réparties en laboureurs/cultivateurs, 1 femme de labeur, 1 cantonnier devenu domestique, 1 maréchal, 1 laboureur devenu maréchal, 1 laboureur devenu rentier.
enf Le Corre Christel 1768
DC Le Corre Frçse épse Le Corre 1841
DC Ruaud épx Le Luherne Elven 1818

J’ai quelques ancêtres elvinois signant mais la plupart devaient être illettrés, voire analphabètes, comme la majorité de mes ancêtres des autres régions.

 

NB : j’ai prévu de faire l’acquisition d’un ouvrage sur les lieux-dits d’Elven, qui me permettra d’en apprendre plus sur cette région que je ne connais qu’en touriste et pas très bien.

(images Etat civil : (c) AD56)