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Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Ils étaient une fois Magazine n°1

J’avais une petite idée qui me trottait dans la tête depuis quelques mois, présenter les articles de mon blog sous forme d’un magazine. Et bien , voilà, c’est fait ! Et je suis assez contente du résultat. Si vous aimez, je monterez le numéro 2.

ILS ETAIENT UNE FOIS MAGAZINE n°1

Note aux lecteurs
Attention, ne comparez pas ce que vous allez lire avec un vrai magazine de généalogie, il s’agit juste d’une mise en page différente des articles du blog. Autrement dit, mon magazine n’a pas plus de prétention que mon blog. 

Appli utilisée : CANVA.

Publié dans De père en fils, Généalogie

Comment mes ancêtres ont choisi les prénoms de leurs enfants ?

Sous l’Ancien Régime, le choix des prénoms est restreint. L’Eglise veille et exerce son contrôle, et les parents ne peuvent pas choisir n’importe quel prénom. Le Catéchisme du concile de Trente (1566) prescrit d’imposer à l’enfant baptisé « un nom qui doit être celui de quelqu’un qui ait mérité, par excellence de sa piété et de sa fidélité pour Dieu, d’être mis au nombre des Saints, afin que par la ressemblance du nom qu’il a avec lui il puisse être excité davantage à imiter sa vertu et sa sainteté ; qu’en s’efforçant de l’imiter il le prie, et qu’il espère qu’il lui servira de protecteur et d’avocat auprès de Dieu pour le salut de son âme et de son corps » . Pour faire court, les prénoms doivent faire partie du martyrologe chrétien. (source et pour en savoir plus : P. Daumas, Familles en Révolution, chapitre VI, Entre contrainte et liberté : le choix des prénoms.)

Pour choisir les prénoms de leur progéniture, nos ancêtres avaient plusieurs possibilités :
– donner leur propre prénom, dans un souci de continuité générationnelle. C’est pour cela que plusieurs frères et sœurs pouvaient porter le même prénom ou qu’on redonnait au nouveau-né le prénom d’un frère mort avant sa naissance.
– donner le prénom de leurs aïeux (ceux des grands-parents de l’enfant), pour la même raison que pour le prénom des parents,
– donner le prénom du parrain ou de la marraine de l’enfant,
– donner le prénom d’une personnalité de la paroisse (dans ce cas, ladite personnalité était souvent le parrain ou la marraine),
– donner le prénom d’un saint local, du saint du jour,

Quelle option ont choisi mes ancêtres ? Voici un début de réponse.
Pour les pressés, voir les graphiques en fin d’article [ici]

Famille 1, les Brosseau

G12
René Brosseau (sosa 3664) et Jeanne Ensault (sosa 3665)

Ils ont 6 enfants identifiés : Jehan, Basile, Toussaint, René, Claude et Léonard (sosa) (que des garçons).
D’après Geneanet, René est le fils de René et Renée Brosseau (y’a de l’implexe dans l’air !), et Jeanne est la fille de Jehan et Jacquette Resmon.
Donc, avec toutes ses informations, le couple René/Jeanne donnent/donneraient à leur premier fils, le prénom du GP maternel. Ce n’est que leur 4è fils qui porte le prénom de René.

G11
Léonard Brosseau (sosa 1832) et Jeanne Guilloteau (sosa 1833)
Léonard (1648-1710) est le fils de René Brosseau et Jeanne Ansault, et Jeanne (1656-1727) est la fille d’Urbain Guilloteau et Catherine Cristofleau.
Ils ont 5 enfants identifiés : Joseph (sosa), Marie, René, Léonard, François. Leur premier né est un fils qu’ils nomment Joseph. Personne de la famille ne s’appelle Joseph. Leur première fille se nomme Marie. Même remarque que précédemment. Leur deuxième fils se nomme René, comme son GP paternel. Il faut attendre le troisième fils pour que Léonard transmette son prénom. En revanche, pas de fille nommé Jeanne (prénom de la mère et de la GM paternelle), de Catherine (GM maternelle) ou d’Urbain (GP maternel).

G10
Joseph Brosseau (sosa 916) et Marie Denis (sosa 917)

Joseph Brosseau (1682-1732) est le fils de Léonard Brosseau et Jeanne Guilloteau, et Marie Denis (1689-1746) et la fille de Claude Denis et Marie Mariau.
Ils ont 12 enfants identifiés : Marie, Madeleine, Catherine, Joseph, Mathurin, Jacques, Maurice, René (sosa), Léonard, Jean, Anne, Pierre. La première fille se nomme Marie, comme sa mère et sa GM maternelle. Le premier fils se nomme Joseph, comme son père, et le 6é, Léonard, comme son GP paternel. Pas de Jeanne comme la GM paternelle.

G9
René Brosseau (sosa 458) et Marguerite Fourmiau (sosa 459
)
René (1725-1793) est le fils de Joseph et de Marie Denis, et Marguerite (1726-1799) est la fille d’André et Marguerite Ensault.
Ils ont huit enfants identifiés : Marguerite, René, Claude, Joseph, Léonard, Anne, Pierre, Jacques. Leur première fille porte le prénom de sa mère et sa GM maternelle. Le premier fils porte le prénom de son père. Le 3è fils porte le prénom du GP paternel, Joseph, mais ils n’ont pas d’enfant prénommé André comme le GP maternel. La GM paternelle ne transmet pas son prénom non plus.

DONC, chez les Brosseau

l’enfant des sosa porte le prénom du 
père
de la mère du GP pater de la GM pater du GP mater de la GM mater des 
oncles/ tantes
autres rang prénom
père
rang prénom
mère
3664/3665 René Brosseau
Jeanne Ensault
1 néant ? néant 1 néant ? 4 pas de fille
1832/1833 Léonard Brosseau
Jeanne Guilloteau
1 0 1 0 0 0 0 4 néant
917/918 Jospeh Brosseau
Marie Denis
1 1 1 1 0 0 1 8 1er 1er
458/459 René Brosseau
Marguerite Fourmiau
1 1 1 0 0 1 4 1 1er 1er


Famille 2, les Fourmiau

G13
Léonard Fourmiau (sosa 7344) et Catherine Anguille (sosa 7345)

Léonard Fourmiau (sosa 7344) est le fils de Pierre, et Catherine Anguille (sosa 7345) est la fille de Guillaume et Jacquette Devault.
Ils ont 2 enfants, André et Catherine. 

G12
André Fourmiau (sosa 3672), et Marguerite Freslon (sosa 3673)

André Fourmiau est le  fils de Léonard Fourmiau et Catherine anguille.
Ils ont 3 enfants, André, Pierre et Léonard. Le premier fils se nomme comme son père et le troisième comme son grand père paternel. Il me manque le prénom du GP maternel, peut-être s’appelait-il Pierre.

G11
Léonard Fourmiau (sosa 1836) et Jeanne Barault (sosa 1837)

Léonard Fourmiau (1671-1731) est le fils d’André et Marguerite Freslon, et Jeanne Barault (1777-1737) est la fille de Nicolas et Jeanne Barault.
Ils ont 3 enfants, André, Léonard, Jeanne. Le premier fils porte le nom du GP paternel. Celui du père est donné au deuxième fils. La première fille, Jeanne, prend le prénom de la mère et la GM maternel. Le prénom du GP maternel n’est pas donné mais il n’y a que deux garçons dans la fratrie. Idem pour le prénom de la GM paternel, pas assez de fille.

G10
André Fourmiau (sosa 918) et Marguerite Ansault (sosa 919)
André Fourmiau est le fils de Léonard et de Marguerite, et Marguerite Ansault (1689-1747) est la fille de Claude et Anne Guibert.
Il sont 3 filles, Marie, Marguerite et Jeanne. Le prénom de la mère et la GM maternelle est donnée à la deuxième fille.

G9
Marguerite Fourmiau (sosa 459) et René Brosseau (sosa 458)
Marguerite Fourmiau (1726-1799) est la fille d’André et Marguerite Ansault, et René Brosseau (1725-1793) est le fils de Joseph et Marie Denis.
Il sont 8 enfants, Marguerite, Joseph, Léonard, Anne, Pierre, Jacques, René, Claude. La première fille porte le prénom de la mère et la GM maternelle, et le premier fils, celui du GP paternel. Le prénom du père est donné au 5è fils, celui du GP maternel n’est pas donné, tout comme celui de la GM paternel.

l’enfant des sosa porte le prénom  du père de la mère du GP pater de la GM pater du GP mater de la GM mater des 
oncles/ tantes
autres rang prénom
père
rang prénom
mère
7344/7345 Léonard Fourmiau
Catherine Anguille
0 1 0 ? 0 0 ? 1 pas de fils 1er
3672/3673 André Fourmiau
Marguerite Freslon
1 néant 1 ? néant ? 0 1er pas de fille
1836/1837 Léonard Fourmiau
Jeanne Barault
1 1 1 1 0 1 1 1er
918/919 André Fourmiau
Marguerite Ansault
néant 1 néant 1 néant 0 1 1 pas de fils
459/460 Marguerite Fourmiau
René Brosseau
1 1 1 0 0 1 1 5 1er

 Famille 3, les Guibert

G13
Jehan Guibert (sosa 7296 et 7356) et Renée Dreux (sosa 7297 et 7357)

Ils ont 3 enfants, René, Antoine et Marie. 

G2
Anthoine Guibert (sosa 3648 et 3678) et Marguerite Hardouin (sosa 3649 et 3679)

Anthoine Guibert (°1612) est le fils de Jean et de Renée Dreux, et Marguerite Hardouin (1629-1681) est la fille de Charles et Catherine Dupuy.
Ils ont 13 enfants, Jean, Charles, Marguerite, Antoine, Claude, Françoise, René (sosa), Catherine, Marie, Antoine, Jacques (1665-1670), Anne (sosa), Charlotte.
Le premier fils porte le prénom du GP paternel, le deuxième fils, celui du GP maternel. La première fille porte le prénom de la mère, le prénom du père est donné au 3è fils. Le prénom de la GM paternelle n’est pas donné, celui de la GM maternelle est donnée à la 3è fille. Les prénoms de l’oncle et de la tante sont aussi donnés aux enfants.

G 11
René Guibert (sosa 1824) et Jeanne Missire (sosa 1825)
René Guibert (°1657) est le fils d’Antoine et Marguerite Hardouin et Jeanne Missire (1658-1684) est la fille de Martin et Jeanne Bruneau.
Ils ont 3 enfants identifiés, François, René (sosa), Jean.
L’un des prénoms est celui de AGP paternel/oncle, un autre celui du père, le dernier n’est pas issu des prénoms familiaux (oncle ou tante).

G10
René Guibert (sosa 912) et Marie Tuffeau (sosa 913)
René Guibert (1683-1738) est le fils de René et Marguerite Hardouin, et Marie Tuffeau (°1687) est la fille de Jacques et Marie Painchault.
Ils ont 4 enfants identifiés, Jacques (sosa), Marie, René, Claude. Le premier fils porte le prénom du GP maternel, la première fille celui de la mère, qui est aussi celui de la GM maternelle. Le deuxième fils porte le prénom du père, qui est aussi celui du GP paternel, le troisième fils a un prénom qui n’a pas issu des prénoms familiaux. Pas assez de fille pour attribuer le prénom de la GM paternelle, le prénom du GP maternel n’est pas donné.

G9
Jacques Guibert et Marie Chollet
Jacques (+1788) est le fils de René et Marie Tuffeau, et Marie Chollet est la fille de Claude et Anne Chollet.
Ils ont 11 enfants, Jacques, Marie, Antoine, Magdelaine, Catherine, Martine, Françoise, Louis, Anne, Pierre, Henri. Ils ont le prénom du père et de la mère, de la GM paternelle qui est aussi celui de la mère, de la GM maternelle mais pas celui du GP paternel ni celui du GP maternel. Les autres prénoms ne sont pas issus des prénoms familiaux (oncles ou tantes).

G8
Pierre Guibert (sosa 228) et Marguerite Brosseau (sosa 229)
Pierre Guibert (1762-1841) est le fils de Jacques et Marie Chollet, et Marguerite Brosseau (1759-1834) est la fille de René et Marguerite Fourmiau. Ils ont 5 enfants, Pierre, Jacques (sosa), sans nom, Thomas, Marguerite. Le premier fils porte le prénom du père, le second celui du GP paternel. La première et seule fille porte le prénom de la mère. Le quatrième fils ne porte pas un prénom familial (oncle ou tante).

G7
Jacques Guibert (sosa 114) et Catherine Blond (sosa 115)
Jacques Guibert (1790-1867) est le fils de Pierre et Marguerite Brosseau, et Catherine Blond (1786-1832) est la fille de Pierre et Marie Moreau. Ils ont 13 enfants, Jacques, Pierre, Thomas, Catherine (sosa), Marie, Sylvain, Joseph, André, Louise, Marguerite, Françoise, Désirée, Françoise. Le premier fils porte le prénom de son père, le deuxième fils, celui celui des GP paternels et maternels (pas de jaloux), le troisième fils, celui d’un oncle. La première fille porte le prénom de sa mère, la deuxième fille, celui de sa GM maternelle, la troisième fille, celui de sa GM paternelle. Les prénoms des enfants suivants ne sont pas issus des prénoms familiaux (oncles ou tantes)

G6
Catherine Guibert et Jacques Bulot
Ils ont 2 enfants, Pierre (sosa) et Michel. L’un porte le prénom d’un oncle, l’autre ne porte pas un prénom familial.

et

G11
Anne Guibert (sosa 1839) et Claude Ensault (sosa 1838)
Anne est la fille d’Antoine Guibert et Marguerite Hardouin, Claude est le fils de Claude et Julienne Gaultier. Ils ont 7 enfants, Marie, Marguerite, Claude, Pierre, Anne, Jean, Jeanne. Le prénom du père n’est pas donné, celui de la mère est donné à la 3è fille. La première se prénomme comme sa GM paternelle et le premier fils se prénomme comme son GP maternel. Le GP paternel et la GM maternelle ne laissent leur prénom à aucun enfant.

l’enfant des sosa porte le prénom  du Père de la mère du  GP pater de la GM pater du
GP mater
de la GM mater des 
oncles/ tantes
autres rang prénom
Père
rang prénom
 Mère
7296/7297 Jehan Guibert
Renée Dreux
3648/3649 Antoine Guibert
Marguerite Hardouin
1 1 1 0 1 1 2 6 1er
1824/1825 René Guibert
Jeanne Missire
1 néant 1 néant néant 1 néant
912/913 René Guibert
Marie Tuffeau
1 (1) (1) 0 1 1 0 1 1er
456/457 Jacques Guibert
Marie Chollet
1 1 0 1 0 (1) 0 8 1er 1er
228/229 Pierre Brosseau
Marguerite Brosseau
1 1 1 néant 0 néant 0 1 1er 1er
114/119 Jacques Guibert
Catherine Blond
1 1 1 1 1 1 1 7 1er 1er
57/56 Catherine Guibert
Jacques Bulot
0 néant 0 néant 0 néant 1 1 néant néant
1839-1838 Anne Guibert
Claude Ensault
0 1 0 1 1 0 2 2 néant

[ici] Vous êtes arrivés. Pour repartir là où vous étiez, suivez la flèche.

Quelques chiffres pour illustrer tous ces chiffres.
76,5% des familles donnent le prénom du père à un de leurs enfants, 64,7% donnent le prénom de la mère, 58,8% donnent le prénom du GP paternel, 35,3% donnent celui de la GM paternelle, 29,1% donnent celui du GP maternel, 35,3% donnent celui de la GM maternelle, 52,9% donnent le prénom d’un oncle ou d’une tante à au moins un de leur enfant.Prénoms

Pour les lecteurs qui ont remarqué que je n’avais pas traité la question des saints locaux, voici quelques éléments.

Avant de parler des saints locaux, je dois rappeler que le saint des saints en Touraine, c’est Martin. Martin, en plus d’avoir évangéliser la Touraine, a été, malgré lui, évêque de Tours. Mais finalement, j’ai peu de Martin parmi mes ancêtres (17 pour être exacte).

L’église paroissiale d’Artannes (Indre-et-Loire) où sont nés tous les membres de ma branche Brosseau, est dédiée à saint Maurice. Le saint local n’a pas pas fait d’émule parmi mes ancêtres. La paroisse est aussi connue pour avoir été la résidence d’été des archevêques de Tours. L’un d’entre eux, Hélie de Bourdeilles (1423-1484), est d’ailleurs mort dans la paroisse (source : ici). Mais pas d’Hélie parmi mes ancêtres Brosseau. Un autre archevêque de Tours, Henri Marie Bernardin de Rosset de Fleury, devient baron d’Artannes en 1754 et bénit une cloche de l’église, Marie, la même année (source : Tourainissime). Mais toujours pas d’Henri ou de Bernardin parmi mes ancêtres Brosseau.
Prénoms familiaux : 1 / saint ou personnalité local(e) : 0.

Les Guibert sont aussi originaires d’Artannes.
Prénoms familiaux : 2 / saint ou personnalité local(e) : 0.

La famille Fourmiau est originaire de Villeperdue (Indre-et-Loire). Si l’église, reconstruite au XIXè siècle est dédiée à saint Jacques, je ne sais pas si l’église antérieure était dédiée au même saint. Chez les Fourmiau, les prénoms récurrents et assez rares parmi mes autres branches, sont André (18 occurrences) et Léonard (4 occurrences). Je n’ai pas de monographie assez précise pour savoir si ces prénoms sont liés à des personnalités locales. La seule référence à Léonard que je peux éventuellement trouver est le prieuré saint Léonard de l’Ile-Bouchard, mais le prieuré se trouve à plus de 20 km de Villeperdue.
Prénoms familiaux : 3 / saint ou personnalité local(e) : 0.

Je vous parlerai des parrains et marraines dans un prochain article.

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Les prémons pas du tout insolites de mes ancêtres (partie 2)

Après les prénoms pas du tout insolites des femmes de mon arbre, je vous présente les prénoms pas du tout insolites non plus de mes ancêtres hommes.

n°1, Pierre

118 Pierre composent ma lignée sosa, 374 se répartissent dans tout mon arbre.
Le prénom Pierre est un dérivé du substantif grec πέτρος  (petros) qui se traduit par « rocher » ou « roc » . Saint Pierre est un pêcheur appelé par Jésus pour prêcher la bonne parole. A l’origine, il s’appelle Simon, mais Jésus lui donne le surnom de Kephas, un nom araméen qui signifie Pierre. Il est le chef des douze apôtres. Il est considéré comme le premier pape. Il meurt crucifié la tête en bas en 64 sur ordre de l’empereur Néron. Le prénom Pierre est plébiscité dans les pays où le christianisme est implanté. Dès le VIIIe siècle, il connait un fort taux d’attributions. Sa popularité n’a jamais chuté dans l’Hexagone. (source : Figaro Madame)

Le prénom se trouve parmi mes ancêtres entre le 1er quart du XVIè siècle (Pierre Germain, sosa 3608) et 1956, date de décès de mon AGP.
Pierre Germain naît à une date inconnue, que je peux situer vers les années 1610. A une date inconnue, peut-être à la fin des années 1630, il épouse Michelle Robin, dont je ne connais pas la date de baptême. Ensemble, ils ont sept enfants nés entre 1641 et 1660. Il est déjà décédé le 10 février 1670, date du mariage de son fils et mon sosa, Pierre. Pierre père était laboureur.

n°2, Jean

J’ai 105 Jean dans ma lignée sosa et 348 dans mon arbre.
Le prénom Jean est rendu célèbre par deux figures bibliques. La première est celle de Jean le Baptiste, fils de Zacharie et d’Élisabeth, une cousine de Marie. Prédicateur en Palestine, il est, dans le Nouveau Testament, l’annonciateur de la venue du Messie. Il baptise Jésus dans le désert et dévoile à tous, son origine divine. La seconde figure biblique marquante est celle du frère de Jacques, Jean l’Apôtre, un des premiers disciples du Christ, auteur supposé du quatrième Évangile, de trois Épîtres et de L’Apocalypse. Il vécut jusqu’à plus de cent ans, en répétant ce qui fut son leitmotiv : « Aimez-vous les uns les autres. » (source : parents.fr)
Je vous ai déjà parlé de mon sosa 194, Jean Bonneau (voir ici). Mais je ne vous ai rien dit sur mon ancêtre Jean Thyer (sosa 2946). Jean naît au début du XVIIè siècle, vers 1610-1615 probablement. Il épouse une femme prénommée Catherine (sosa 2947). Je ne lui ai trouvé qu’une seule fille, Marie, née vers 1640, probablement en Maine-et-Loire. C’est gentillet comme informations mais pour mon ancêtre Jean Thyer, c’est approprié.

n°3, François

Sur les 237 François qui composent mon arbre, 74 appartiennent à ma lignée sosa.
Le prénom François est un dérivé du mot latin francus qui signifie « homme libre ».
Je me suis intéressée à la vie de François Picau lors du mois d’avril 2020. Mais celle de François Jourdin, mon sosa 988, mériterait aussi bien un article. François naît le 1er avril 1689 à Baudres (Indre) et meurt le 20 novembre 1749, dans la même commune à l’âge de 60 ans. La première « profession » que je lui connais est celle de fermier, qu’il exerce à Trée, commune de Baudres, dès 1712. Il reste fermier mais se déplace ensuite à Levroux, une paroisse limitrophe de Baudres, puis devient marchand, profession mentionnée dès 1728. Ce devait être un homme important de la communauté car régulièrement à partir de 1722, il est dit sieur de Montenay (lieu-dit dépendant de Baudres) et en 1773, lorsque son fils meurt, il est désigné comme bourgeois. Mais la vie un peu hors du commun de François ne s’arrête pas là. L’autre particularité de mon ancêtre est d’avoir eu 18 enfants, avec la même femme, Anne Rousset (sosa 989). De ce point de vue, c’est plutôt elle qui est extraordinaire. Au moins une de leur fille, Jeanne, meurt en bas-âge (1727-1730), neuf assistent à la sépulture de François et Michel (1740-1773), le benjamin, est baptisé sept jours après l’inhumation de son frère Etienne (1721-1740).

n°4, Jacques

J’ai 59 Jacques parmi mes ancêtres et 176 dans mon arbre.
Le prénom Jacques a donné plusieurs noms communs comme :
jacques, sobriquet donné anciennement aux paysans par les nobles et les bourgeois (d’où l’expression « faire le jacques »).
jacques : paysans révoltés lors de jacqueries et notamment les partisans de Jacques Bonhomme.
jacques : pince-monseigneur dans l’argot des voleurs.
jacques : pluriel de jacque, parfois orthographié jaque, désignant soit un vêtement de protection en usage au Moyen Âge, soit le fruit du jacquier.

Un jour, j’écrirai un article sur Jacques Luceau, mon sosa 3828, et ses enfants. En attendant, voici un petit résumé. Jacques Luceau se marie avec Jeanne Dalonneau. Contrairement à ce que l’on trouve sur certains arbres de Geneanet, le couple ne se marie pas le 27 juillet 1672 à St-Senoch (l’acte de mariage est celui d’un certain François P. (Porcher ?) et Perrine C., avec les signatures de J Lusseau et P Dallonneau). Ensemble, ils ont 11 enfants, dont Anne (1692-1750), ma sosa. Ils marient Anne le 23 novembre 1711 à St-Sénoch, avec Jean Bineau, fils d’Antoine et Madeleine Foussier. La famille Bineau est déjà une alliée puisque le 15 juillet 1704, Jacques et Jeanne avaient marié leur fils, Pierre, avec Marie Bineau, la fille d’Antoine de Madeleine. Et ils récidivent le 6 juin 1706 en mariant Marie avec Antoine Bineau, fils des mêmes.

n°5, René

Sur le 190 René de mon arbre, 57 sont des sosa.
Le prénom René trouve son origine dans le prénom romain « Renatus » provenant lui-même du latin renatus signifiant « né une nouvelle fois » . Pendant l’antiquité romaine, renatus faisait allusion à l’intronisation au culte de Mithra (mithraïsme). Après après le sacrifice d’un taureau, le taurobole, l’initié était alors déclaré renatus in aeternum. Plus tard, le prénom a été utilisé par les chrétiens en référence au sacrement du baptême (né un seconde fois grâce au baptême). (source : Wikipedia).
René Rotreau (sosa 6128), aurait pu être le premier d’une lignée de René Rotreau tisserand. En effet, René est tisserand au moins en 1644 et 1647. Son fils, René, mon sosa 3064, est texier en toile au moins en 1671, 1676 et 1680, son fils, René, mon sosa 1532, est tissier au moins en 1691 et 1693 puis laboureur.

n°6, Louis

J’ai 41 Louis parmi mes ancêtres et 165 dans tout mon arbre.
Avec le recul, Louis Livoireau (sosa 46), me fait rire. Il fait partie de ma lignée agnatique, celle avec laquelle j’ai commencé la généalogie et que j’ai remontée rapidement, avant de me tromper (voir ici). Louis naît le 19 juillet 1830 à Rillé (Indre-et-Loire). Il est le fils de Jean et Marie Guismoineau. Le 29 juin 1858, à Channay-sur-Lathan, il épouse Anne Fourrier (sosa 47, 1834-1907). Sur l’acte de mariage, il est dit que Louis est gagiste aux Haies. Je pensais que c’était un métier, celui de la personne en charge de l’entretien des haies de la commune. Et un jour, mon expérience de généalogiste m’a fait comprendre mon erreur : Louis était gagiste au lieu-dit les Haies. Avec la numérisation du cadastre, j’ai pu vérifier ma théorie. Non seulement les Haies est bien un lieu-dit de la commune de Channay (AD37, cadastre, Channay, section C1), mais je trouve Louis dans le recensement de 1856 (AD37, Channay, recensement 1856, 6NUM5/055/005, vue 34). Est-ce que Louis était domestique au château des Hayes ? Peut-être. (pour en savoir plus sur le manoir des Hayes, voir ici, et ).

n°7, Antoine

J’ai 30 Antoine parmi mes sosa et 84 dans tout mon arbre.
Depuis 2019, j’ai pour projet de compléter les fratries de mes ancêtres. Après cela, j’espère mettre à jour les métiers de mes sosa. En effet, je n’ai pas toujours été appliquée dans le relevé des métiers de mes ancêtres et j’aimerais comprendre leur niveau de vie au travers leurs professions, voire, je voudrais faire la même analyse qu’Evelyne sur le déclassement social (voir ici).
Antoine Guibert, mon sosa 3648, est né le 21 décembre 1612 à Artannes (Indre-et-Loire). Il exerce le métier de marchand. Outre le fait que je ne sais pas quelles marchandises il vendait, le terme de marchand est assez vague pour désigner soit un « petit » marchand de campagne soit un gros marchand aisé. En ce qui concerne Antoine, il devait faire partie de la seconde catégorie car il épouse, le 13 février 1645 à Artannes, Marguerite Hardouin, la fille d’un notaire royal.

n°8, Etienne

J’ai 26 Etienne parmi mes ancêtres et 88 dans tout mon arbre.
Etienne est un dérivé du terme grec stephanos, qui signifie « couronné ». Saint Etienne est célébré pour être le premier martyr chrétien lapidé à Jérusalem pour ses convictions religieuses au Ier siècle. C’est au cours du XVIIe siècle que le prénom Etienne est apparu en France.
Etienne Texier (sosa 11452), épouse Michelle Houslin le 22 novembre 1627 à Restigné (Indre-et-Loire). L’acte de mariage est particulièrement intéressant car il est précédé de l’acte de fiançailles.
« Le huictiesme jour de novembre mil
six cent vingt et sept jé fiencé pierre
texier de la paroisse de benays avec
michelle houslin veufve de deffunct
loys brun de notre paroisse […]
et le vingt et deuxiesme jour dud moys
de novembre aud an jé espouzé led
pierre texier de la paroisse dud benays
avec lad michelle houslin […] »

n°9, Michel

Parmi les 65 Michel de mon arbre, 23 font partie de mes sosa.
Michel Rabier (sosa 3840), fait partie des an^cetres sur lequel je ne sais rien, rien sur sa naissance, rien sur son mariage, rien sur son décès. Cependant, je sais qu’il épouse Marguerite SIMON, à Baudres, vers novembre 1664. EN effet, le curé de Valençay a eu le bonne idée de noter dans les registres paroissiaux, qu’il avait accordé un certificat de recedo à son paroissien.
« Le 22e novembre jay delivré certificat a michel
Rabier de ceste paroisse pour aller espouzer a Baudre
marguerite Simon de laditte paroisse.« 
Et c’était une bonne idée car je n’ai pas (encore) trouvé le mariage à Baudres.

n°10, Charles

J’ai 24 Charles parmi mes ancêtres et 74 parmi mon arbre.
Mon ancêtre Charles Sanson (sosa 1418), né à la fin du XVIIIè siècle, époux d’une femme encore non identifiée, père de Marguerite (+1787), et encore un inconnu pour moi, au contraire de son homonyme parisien (1739-1806), bourreau de son état, exécuteur de Louis XVI.

LSF

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Les prénoms pas du tout insolites de mes ancêtres (partie 1)

Lors d’un Challenge AZ, j’évoquais les prénoms originaux de mes ancêtres, tels Bilienne, Ermel, Bénin, Pasques, Lucresse, Guillemine, et les autres (voir ici).
Mais ces prénoms restent marginaux au regard de la multitude de prénoms « classiques ». Voici les top 10 des prénoms les plus portés dans mon arbre et des ancêtres un peu particuliers qui les portent. Je commence par les femmes.

n°1, Marie

Il y a 610 Marie dans tout mon arbre dont 187 dans ma lignée sosa.
Marie est un prénom intemporelle que je trouve parmi mes ancêtres entre 1632, date du mariage de Marie Angevine, sosa 2949, et 1942, date du décès de mon AGM.

Le prénom Marie fait bien sûr référence à la Vierge Marie, la mère de Jésus Christ.
J’ai une ancêtre qui fait doublement référence à la Vierge, Marie Osnet (sosa 905) : 

1° par son prénom
2° par l’association de son prénom et de son nom, Marie Osnet, parfois écrit Marie Aunette. On devait donc prononcer le « t » final. Or, prononcé d’un seul trait, Marie Aunette donne marionnette (c’est comme mon ancêtre Jean Bonneau, sosa 194). Et le mot marionnette est dérivé de Marion, diminutif de Marie, et désignait à l’origine une petite figurine de la Vierge. (source : Wikipedia).
Je vous ai parlé de Marie lors du Challenge AZ 2019 (voir ici).

n°2, Anne

J’ai 250 Anne dans mon arbre dont 70 parmi mes ancêtres.
Bien qu’Anne soit un prénom épicène (féminin ET masculin), il n’est porté que par des femmes dans mon arbre.
Anne est un prénom hébraïque qui trouve son origine dans la Bible en la personne d’Hannah, la mère du prophète Samuel. Mais le plus souvent, il fait référence sainte Anne, à la mère de Marie, la GM du Christ.
La forme hébraïque masculine du prénom est Hanan, d’où Yohanan, qui a donné Jean, Jeanne et leurs variantes comme Johann dans certaines langues germaniques ou Ivan dans certaines langues slaves.
J’ai une ancêtre qui porte bien son patronyme SAINTE Anne, ma sosa 181.
Anne est la fille d’Urbain (1725-1789) et Marie Chevré (°1734). Elle naît le 28 août 1769 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire), dix-sept ans après le mariage de ses parents. Elle est la dernière des 7 frères et sœurs. Deux de ses sœurs portent également le prénom Anne (je ne sais si elles sont toujours en vie au moment de la naissance d’Anne).
Quarante-quatre ans, jours pour jours après le mariage de ses parents, le 2 germinal an IV (10 avril 1796), Anne se marie à Brain, avec Julien Fontaine (1768-1824). Je leur connais trois enfants, Julien, Urbain, Maurice. Anne meurt relativement jeune, à l’âge de  40 ans, le 18 juin 1810, à Brain-sur-Allonnes (source : mariage de son fils Julien mais pas trouvé dans l’EC).

n°3, Jeanne

J’ai 93 femmes prénommées Jeanne dans ma lignée sosa sur les 283 que comporte mon arbre.
Le prénom Jeanne devient populaire dès le Moyen Âge, aux XIVe et XVe siècles. Pendant plusieurs siècles, il est le prénom féminin le plus répandu, avant de céder sa place à Marie. Néanmoins, Jeanne a figuré au palmarès des prénoms les plus attribués en France jusqu’au début des années 1900.
Rien d’original alors, à trouver, parmi mes ancêtres, des Jeanne ayant vécu il y a plusieurs siècles. Jeanne Rolland (sosa 3675) naît et meurt dans la seconde moitié du XVIIè siècle (1657-1693). Elle a 35 ans au moment de son décès. Je lui connais 3 filles, issues de son mariage avec Nicolas Barault, dont Jeanne, ma sosa, qui aura elle-même une fille prénommée Jeanne.
Jeanne Babin (sosa 5763) meurt en 1669, à l’âge de peut-être 60 ans. Mariée à Jean Orie, elle a 3 enfants identifiés, dont une fille prénommée Jeanne.

n°4, Catherine

Sur les 151 Catherine de mon arbre, 52 appartiennent à ma lignée sosa.
Voici un prénom dont la signification peut prêter à confusion. Dérivé du prénom féminin grec Aikaterinê, le prénom Catherine est rattaché au mot grec « katharos » qui signifie « pur » pour les catholiques. Cependant pour les protestants, ce prénom vient du mot grec « aikaterina » dérivé de « aikia » qui veut dire par contre « torture » ! On dit que ce prénom a été rendu célèbre par la martyre Catherine d’Alexandrie, la patronne des philosophes qui repose au mont Sinaï mais en France on le connait surtout pour Catherine de Médicis qui fut Reine de France.
Je vous parle de quelle Catherine ? Catherine Lebrun la Bretonne (sosa 163), Catherine Rousse (sosa 2895), Catherine Leblon la Tourangelle (sosa 115) ou Catherine Roy (sosa 505) dont 4 des 5 frères et sœurs meurent en bas-âge, Catherine Baron (sosa 113) mère d’un seul fils et morte à 30 ans, Catherine Cardinal (sosa 1991), mère de 10 enfants et morte à 37 ans ? (vous aurez noté que j’ai choisi mes Catherine aussi en fonction de leur patronyme).

n°5, Françoise

132 Françoise composent mon arbre, 41 composent ma lignée sosa.
Le prénom Françoise découle du prénom ancien Franciscus, lui-même apparenté au terme latin Franci qui signifie libre ou Franc. Durant l’époque contemporaine, ce prénom connaît son apogée dans les années 1950. Françoise est un prénom exclusivement français. Il est toutefois largement traduit en dehors de la francophonie en Ziska, Ciska, Francesca ou même Paquita.
Françoise Le Corre (sosa 87, 1774-1841), fille de Julien et Louise CHRISTEL, se marie avec Louis LE CORRE (sosa 86, 1739-1815). Je n’ai pas établi de lien de parenté entre eux. De plus, je ne leur connais que deux enfants, Louis et Marguerite, ma sosa. Il est plus que probablement que la fratrie soit plus importante car Louis meurt en 1803 à l’âge d’environ deux ans et Marguerite, ma sosa, née en 1817. Seulement deux enfants en 16 ans, c’est possible mais peu fréquent. Françoise est femme de labeur. Elle meurt le 2 janvier 1841, au village de Ker Avy, commune d’Elven, à l’âge de 66 ans.
Françoise Colin (sosa 487) est la fille de François et Françoise Gastebeld. Elle se marie avec Etienne Gastebled le 15 mars 1764 à Géhée (Indre). Je n’ai pas établi de parenté entre sa mère et son époux. Je ne connais ni la naissance ni le décès de Françoise. Avec Etienne, elle a six enfants entre 1766 et 180, dont Catherine, ma sosa.

n°6, Renée

J’ai comptabilisé 115 Renée dans mon arbre, dont 50 parmi mes ancêtres.
Parmi elles, il y a Renée Chignard (sosa 371), qui bénéficie d’une dispense de consanguinité avec son époux, Julien Chasles (sosa 370). Renée meurt le 6 octobre 1789 à Noyant (Maine-et-Loire), à l’âge de 70 ans, ce qui situe sa naissance vers 1719. Le 30 janvier 1747, à l’âge de 27 ans (cela confirme la date approximative de sa naissance), elle épouse, à Noyant, Julien Chasles, « lesquels Julien Chasles et Renée Chignard se trouvent parens du trois au quatre degré de consanguinité » .

n°7, Marguerite

J’ai 41 ancêtres prénommées Marguerite et 122 Marguerite dans mon arbre généalogique.
Le prénom Marguerite n’a pas de lien avec la fleur éponyme ; il vient du latin margarita qui signifie « pureté ». Présent à Rome au 1er siècle après JC, le prénom Marguerite est délaissé jusqu’au Moyen-âge où il fait son retour (d’abord en Ecosse, en Allemagne et en Grande-Bretagne, puis en France au XVè siècle). Marguerite reste populaire jusque dans les années 1920, avant de décliner définitivement.
Je ne résiste pas à l’envie de choisir Marguerite Deschamps, ma sosa 6135, pour illustrer ce prénom (Marguerite Deschamps, vous l’avez, le jeu de mots ?). Marguerite Deschamps meurt à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire) le 15 décembre 1697. A une date inconnue, elle épouse Jacques Varannes. De cette union, naissent au moins trois enfants entre 1647 et 1660, Marie, ma sosa, le 02 février 1647 à Savigné, Jeanne, le 17 avril 1652, et Jacques, le 08 octobre 1660.

n°8, Louise

J’ai 95 Louise dans mon arbre dont 25 ancêtres.
Louise est un prénom d’origine germanique qui tire ses origines dans le prénom germanique Hlodowig. Littéralement, Louis, et son équivalent féminin, signifie « glorieux combattant ». 
Longtemps porté en Angleterre et aux États-Unis, ce prénom était surtout porté dans les familles nobles et fortunées avant de s’étendre à toutes les classes de la société au XIXe siècle. Complètement délaissé après 1925, il connaît un nouvel élan à partir des années 80.

Louise Biget (sosa 1545), dont je ne connais quasiment rien, ni sa date de naissance, ni son lieu de naissance, ni même la date ou lieu de son mariage avec Daniel Chopin, pas plus que sa date ou son lieu de décès, apparaît pourtant pourtant dans les registres paroissiaux. Elle apparaît bien entendu (quoique) dans les actes de baptême de ses enfants, actes que je n’ai pas tous trouvés. Et elle apparaît surtout dans les registres pour avoir abjuré (AD86, Saint-Sauvant, 1681, vue 125). La famille abandonne-t-elle vraiment la RPR ? Pas si sûr : l’un de ses fils est baptisé 6 jours après sa naissance. Pas très catholique tout cela.

n°9, Perrine

Sur les 82 Perrine de mon arbre, 36 sont mes ancêtres.
Le prénom Perrine est dérivé du mot « pierre ».
Je serai bien embêtée si je devais vous parler de mon ancêtre Perrine Gaultier. Est-elle mariée le 31 mai 1631 à La Chapelle Blanche Saint Martin avec Claude Delommais ou avec Simon Orye ? Tout dépend si je parle de ma sosa 16167 ou de ma sosa 22871.
Le même problème se pose avec mon ancêtre Urbane Orie. L’une est ma sosa 2881, l’autre est ma sosa 11435.

 

n°10, Madeleine

Parmi mes ancêtres femmes, 26 sont prénommées. Cela peut paraître peu sauf au regard des 93 Madeleine qui composent mon arbre.
Madeleine désigne une pâtisserie qui tirerait son prénom de la cuisinière qui l’a inventée en 1755, Madeleine Paulmier. Pour d’autres, son nom viendrait du cadeau fait par une Madeleine aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle (un gâteau réalisé en se servant d’une coquille Saint-Jacques comme moule).
La Madeleine est aussi un hospice fondé et géré par des chrétiens dès les premières époques de la diffusion du judéo-christianisme oriental.
Au pluriel, les madeleines désignent un fer à plisser le linge.
Madeleine Tulasne (sosa 95) est la dernière de mes sosa à naître au XVIIIè siècle (20 décembre 1799) tandis que son mari, Pierre Fourrier (sosa 94) est le premier à être déclaré à l’Etat civil  (19 février 1794). Madeleine est la fille d’André et Anne Bodeau. Elle a quatre frère et sœurs, trois aînés et une cadette, mais ses deux frères aînés meurent avant sa naissance. Le 29 janvier 1828, à Channay-sur-Lathan, elle épouse Pierre Fourrier, de cinq ans plus âgé qu’elle. Ensemble, ils ont cinq enfants, Madeleine (1828-1861), Pierre (°1831), Anne (sosa, 1834-1907), Etienne (°1837), René (°1841). Elle meurt à Courcelles-de-Touraine (Indre-et-Loire), le 9 septembre 1846.

LSF

 

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Histoires de remariages

Geneathème_mai_2021

Initiés pas Sophie de la Gazette des Ancêtres, les Généathèmes sont de retour sous l’impulsion de Geneatech. Le thème du mois de mai 2021 est Histoires de remariages. J’ai déjà écrit sur le thème des mariages et remariages alors je recycle et je complète.

Je vous parlerai de mes ancêtres uniquement car, si j’ai bien relevé les mariages de mes collatéraux, je ne les ai pas détaillés et encore moins analysés. Pour retrouver mes articles sur le mariage de mes ancêtres, voir ici, et .

A l’heure actuelle, j’ai trouvé le mariage de 475 couples de sosa. A ces mariages, il faut ajouter des remariages pour 137 d’entre eux, soit presque 29% de mes ancêtres. Parmi ces remariages, 115 ancêtres ont convolé en secondes noces, 19 ancêtres se sont mariés trois fois, 3 ancêtres ont fait des quatrième noces. 58,4 % des remariages concernent des hommes (80 individus) et 41,6% concernent des femmes (57 individus).

Le plus grand nombre de mariages

Mes ancêtres ayant contacté le plus de mariages (4 unions) sont Gatien BARON (sosa 904), Jeanne SEPTIER (sosa 4055) et Pierre Marais (sosa 422).
Gatien se marie en 1680, 1682, 1685, 1702. Il a 25 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Il meurt en 1728 à l’âge de 73 ans, laissant une veuve de 59 ans. Gatien a eu 13  enfants dont au moins deux meurent en bas-âge.
Jeanne se marie en 1695, 1701, 1720, 1725. Elle a 17 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Je ne sais pas si elle survit à son dernier mari. Pour l’instant, je ne lui connais qu’une fille. Très certainement des recherches à approfondir.
Pierre Marais se marie en 1750 puis…en 1750, en 1763 et 1769. Il meurt le 12 janvier 1771. Sa veuve (sa dernière femme donc) lui survit 2 ans. De ses quatre unions naissent au moins 8 enfants, entre 1754 et 1768. Sa première union, très courte, est sans descendance.

Vieux barbon et cougar

Est-ce qu’on est un vieux barbon quand on 22 ans ? Certes non. Est-ce qu’on est un vieux barbon quand on épouse une femme plus jeune de 9 ans ? Probablement pas. Mais quand on a 22 ans ET qu’on épouse une femme plus jeune de 9 ans, on peut parler de fossé des générations.
Mon ancêtre femme la plus jeune à se marier est Marie Gascheau (sosa 1845). Elle a 13 ans et 8 mois quand elle épouse Jean Chantereau (sosa 1844), 22 ans et 8 mois, le 21 novembre 1668 à Monts. Elle est aussi le plus jeune veuve (18 ans et 8 mois 1/2) puisque Jean meurt le 14 décembre 1673. Jean n’a que 27 ans. Elle est la plus jeune veuve à se marier puisqu’elle épouse Mathurin Cholet le 11 février 1675, à l’âge de 19 ans et 10 mois 1/2. Elle est veuve pour la seconde fois à l’âge de 47 ans et 2 mois. Elle ne semble pas se remarier ensuite (je vous ai parlé des grossesses de Marie lors du Geneathème d’avril, ici).

En moyenne, la différence d’âge entre les mes ancêtres est de 6,5 ans, l’homme étant plus âgé. Mais comme dans toutes les moyennes, les écarts peuvent être très importants. C’est le cas de Louis Fourrier (sosa 188) et Marie Anne Sabourin (sosa 189), mariés le 9 février 1790 à Parçay-les-Pins, qui ont 32 ans d’écart (lui est né le 3 août 1732 à Parçay-les-Pins, elle est née le 13 mars 1764 à Courléon). Leur mariage dure un peu plus de 10 ans. Louis est deux fois veuf lorsqu’il épouse Marie Anne. Il semble que Marie Anne reste veuve jusqu’à son décès, 15 ans plus tard.
En revanche, Joseph Mingault (sosa 898) et Renée Thomas (sosa 899) n’ont que 25 jours d’écart ; elle, est née 13 février 1670 à Louans, lui, est né le 10 mars 1670 à Sainte-Catherine-de-Fierbois. Cela ne leur a pas vraiment porté chance car Joseph meurt à l’âge de 24 ans, après 5 ans et 5 mois de mariage. Renée se remarie presque 3 ans plus tard. Elle donne naissance à 6 autres enfants avant de mourir en 1721, à l’âge de 51 ans (sa fille, Anne Thiou, épouse Pierre Bougrier, le petit-fils de mes sosa 1800 et 1801).

D’après mon logiciel de généalogie, sept ancêtres ont au moins 20 ans d’écart avec leur épouse. Cinq ont plus de 25 ans d’écart, je n’en ai plus que 3 qui ont plus de 30 ans d’écart.

Ma cougar n’a que 10 et un mois de plus que son mari. Marie Besnier (sosa 127) est née le 27 mars 1713 à St-Branchs (Indre-et-Loire) tandis que Pierre Lesserre (sosa 126) est né le 26 avril 1823 à Chanceaux-près-Loches. Mais de cougar, elle n’en a pas la frivolité puisqu’elle n’a qu’un époux, et qu’elle reste mariée pendant 34 ans, jusqu’à sa mort, le 14 février 1880 à St-Branchs. Pierre Lesserre se remarie le 24 mars 1881 à Cormery, avec une veuve de 49 ans.

Un mariage pour la vie…jusqu’à ce que la mort les sépare.

Gatien Baron (sosa 904), qui est déjà un de mes ancêtres qui contracte le plus grand nombre de mariages (x4), l’homme qui veuf le plus jeune (27 ans et 20 jours, il damne ainsi le pion à René Guibert (sosa 1824), veuf à 27 ans, 5 mois et 2 semaines) et le reste le moins longtemps (3 mois et 3 semaines), est aussi l’un de ceux qui restent mariés le moins longtemps avec un mariage de 21 mois et 14 jours (son deuxième mariage dure 28 mois et 15 jours, son troisième mariage avec mon ancêtre, Marie Osnet, dure 5 ans et 6 mois, et son quatrième mariage dure 26 ans et 1 mois). Mais loin devant lui, il y a Pierre Marais (sosa 422), qui reste marié 14 jours avec sa première épouse, presque 13 ans avec la seconde (ma sosa 423), un peu moins de 4 ans avec la troisième et moins de 6 ans avec la dernière.

A l’opposé, mon mariage le plus long est celui de François Perdreau (sosa 124) et Victoire Doujée (sosa 125), entre le 22 décembre 1834 et le 10 juin 1891 (décès de Victoire), soit 56 ans et 6 mois et demi. François et Victoire font donc exception par rapport aux autres ancêtres cités dans l’article car ils ne se remarient pas.

Quant à Louis Gaschet (sosa 384) et Marie Gautreau (sosa 385), s’ils ne restent mariés « que » 41 ans, ce sont mes ancêtres qui restent mariés jusqu’à ce que la mort en les sépare pas.
J’ai peu de renseignements sur Louis et Marie. Il semble qu’ils soient originaires des Deux-Sèvres puisqu’ils y sont décédés le 9 décembre 1785. Ils meurent à un âge assez avancé ; ils ont respectivement 77 et 75 ans. Ils sont morts et enterrés les mêmes jours. Reste à savoir si il y a eu un événement particulier pour expliquer cela. La seule chose que j’ai trouvé sur le net est un été caniculaire et grande sècheresse dans toute la France en 1785 et une pneumonie infectieuse dans l’Ouest (source : http://angeneasn.free.fr/epidemies.htm).

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Remariages et affinité spirituelle

Un de mes ancêtres, Pierre Debaugé (sosa 3044), a fait non pas un mais deux mariages un peu plus insolites que d’ordinaire.

Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : « Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère », càd qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage).

Mar_Debeauger_Pays_Cléré_1651_6NUM7_081_002_p.335(C)AD37, Cléré-les-Pins, 1651, 6NUM7/081/002, vue 335 

Et le 4 juillet 1685 , il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE (sosa 3047) est la belle-mère de son fils Urbain, c’est-à-dire la mère de sa bru (la mère de la femme de son fils).
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(C)AD37, BMS, Savigné-sur-Lathan, 1685, 6NUM7/241/005, vue 70

 

Vous avez suivi ?

De la même façon, le 13 prairial an III (1er juin 1795) à Courléon (Maine-et-Loire), André Douault (sosa 352), veuf de Marie Houlard (sosa 353) épouse Louise Chasles (sosa 355), veuve de Simon Robin (sosa 354), la mère de sa bru.
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Ce que je n’ai pas encore trouvé dans ma généalogie 

– un remariage suite à une annulation (je ne sais plus qui a écrit un article sur le sujet, si la personne se reconnaît)
– un remariage de septuagénaire (comme Frédéric, vit ici)
– une naissance posthume après le remariage du conjoint survivant (comme Maïwenn, voir ici)

Mariages et remariages

Et je vous remets ma première infographie (janvier 2019), dont le thème est les mariages.
Infographie_mariage

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Live and let die – Vivre et laisser mourir – Mes ancêtres indriens (2)

Ce qu’il y a de motivant avec une branche généalogique que l’on a peu étudiée, c’est qu’elle va obligatoirement nous amener à faire des découvertes. Lorsque j’ai commencé mes recherches, les archives de l’Indre n’étaient pas numérisées. Je me suis alors tournée vers les relevés d’actes de mariages pour remonter les générations. Lorsque les archives ont été numérisées, j’ai vérifié mes sources mais je n’ai pas poussé jusqu’à chercher les actes de baptêmes ou de sépulture, ayant encore beaucoup à faire avec mes autres branches. Aujourd’hui, je rattrape mon retard. (pour retrouver mon premier article sur mes ancêtres indriens, voir ici)

éventail_origines
Lieux de naissance de mes ancêtres (sosa 1 : moi) Légende – vert : Indre-et-Loire – rouge : Indre – violet : Vienne – jaune : Morbihan – bleu : Maine-et-Loire – gris : Les Deux-Sèvres – rose : Sarthe – orange : Loiret

Plus je découvrais de dates, plus j’avais l’impression que mes ancêtres indriens allaient faire baisser la moyenne d’âge au décès de mon arbre. En janvier 2019, la longévité de mes sosa (à ne pas confondre avec l’espérance de vie) était de 62,2 ans pour les hommes (moyenne sur 202 hommes), et 57,6 ans pour les femmes (moyenne sur 197 femmes).
Si je sélectionne certains ancêtres indriens (potentiellement 266 individus au total) , cela donne : Paul Rabier (sosa 60), mort à 58 ans, Colombe Rabier (sosa 105), morte à 52 ans, Solange Pitet (sosa 107), morte à 51 ans, Louis Rabier (sosa 120), mort à 55 ans, Elisée SIMON (sosa 122), mort à 41 ans, Rose Morain (sosa 123), morte à 53 ans, Pierre Boileau (sosa 208), mort à 39 ans, Jacques Rabier (sosa 210), mort à 54 ans, Jeanne Marias (sosa 211), morte à 52 ans, Barthélémy Rabier (sosa 240), mort à 44 ans, Jacques Chambon (sosa 242), mort à 34 ans, Jacques Rabier (sosa 420), mort à 55 ans, Marie Charbonnier (sosa 421), morte à 53 ans, Marie Deschamps (sosa 423), morte à 32 ans, Françoise Naudet (sosa 431), morte à 55 ans, François Pougnault (sosa 482), mort à 43 ans, Louise Pellé (sosa 483), morte à 30 ans, Marie Baudouin (sosa 491), morte à 43 ans, Charles Morin (sosa 492), mort à 40 ans, Jeanne Lebrun (sosa 495), morte à 49 ans…
Aujourd’hui, la longévité de mes sosa est de 61,8 ans pour les hommes et 58 ans pour les femmes. Mais depuis 2019, je n’ai pas ajouté que les baptêmes et sépultures de mes ancêtres indriens. Donc mes Indriens font-ils vraiment baisser la moyenne ? Je ne peux pas répondre. Cependant, la longévité de mes ancêtres indriens est de 62,6 ans pour les homme et 54,9 ans pour les femmes.

Alors pourquoi cette impression ? Probablement parce que je me suis concentrée sur l’Indre uniquement alors que pour les autres branches, les recherches se sont faites au fil de l’eau, une fois en Anjou, une fois en Bretagne pour revenir en Anjou, en passant par la Touraine. Et peut-être aussi aussi à cause des destins comme ceux de Louise et François, mes sosa 482 et 483.

Louise Pellé naît le 25 avril 1744 à Luçay-le-Mâle. Elle est baptisée le lendemain et a pour parrain, maître Pierre Giraudon, procureur fiscal du comté et pour marraine, Marie Royer. Elle est la troisième née du couple François Pellé et Catherine Sommier, qui auront 6 autres enfants après Louise. Louise se marie le 17 janvier 1766 à Vicq-sur-Nahon, avec Sylvain Gilet. De cette union naît un fils, Sylvian, le 1er janvier 1768. Il ne vit que 21 jours. Louise enterre son fils, deux jours après avoir enterré son époux. Elle est veuve à 24 ans. Elle se remarie le 5 février 1771 à Luçay-le-Mâle, avec François Pougnault (sosa 482), un Sarthois de 27 ans. Louise et François ne semblent avoir ensemble qu’une seule fille, Louise, ma sosa, née le 10 novembre 1772 à Luçay-le-Mâle. Louise (mère) meurt le 28 juillet 1774, à l’âge de 30 ans, dans la paroisse qui l’a vu naître. François est veuf. Il se remarie le 28 octobre 1883, toujours à Luçay-le-Mâle. Il ne reste marié que 3 ans puisque qu’il rend son dernier souffle le 16 juin 1786. Il a 43 ans. Des trois filles qu’il a avec Anne Lebeau, sa seconde épouse, aucune ne survit : Anne, née le 25 juin 1784, meurt le 17 août de la même année, Jeanne et Catherine, les jumelles nées le 9 août 1785, meurent respectivement le 27 août et le 03 septembre suivants. 

A contrario, il y a Dorothée Valérie Clémence SIMON. Clémence naît le 28 février 1837 à Veuil. Elle est la fille d’Elisée Gilbert Alexandre, mort à l’âge de 41 ans, et de Rose Morain, morte à 53 ans. Elle voit le jour quatre ans après le mariage de ses parents. Elle a une sœur, Rose Marie Alexandrine, née un peu trop tôt (voir ici) et décédée à l’âge de 18 mois, et une autre sœur, Louise Désirée Ester, née deux ans avant elle. Elle passe très certainement sa jeunesse dans un moulin puisque son père exerce le métier de meunier dès 1839, et ce jusqu’en 1847. Clémence aura six autres frères et sœurs dont les quatre derniers meurent en bas-âge. A l’âge de 18 ans, elle se marie avec Jean Charles Dupin. Elle devient veuve quatre ans après (1860) et se remarie sept ans plus tard. Le 22 juin 1863, elle épouse en secondes noces Paul Vincent Rabier à Vicq-sur-Nahon. Clémence et Paul ont huit enfants entre 1864 et 1883. Au moins une de leur fille, Victorine, meurt en bas-âge. Clémence survit à son mari, qui meurt le 29 août 1891 à Langé. Elle voit le mariage de plusieurs de ses enfants, et la naissance de ses petits-enfants. Elle meurt le 28 mai 1928 à Luçay-le-Mâle, à l’âge de 91 ans. Parmi les onze du couple, Georges, mon sosa 30, meurt en 1945 à 81 ans, Léon, son frère, meurt en 1947, à 80 ans, Auguste, un autre frère, meurt en 1953 à 80 ans, Elie, meurt en 1966 à 87 ans.

Conclusion : il ne faut pas (trop) se fier à ses impressions quand on fait de la généalogie mais bien vérifier les informations.

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Endogamie géographique

Quand des idées te donnent l’impression que tu regardais la vie de tes ancêtres par le trou d’une serrure, mais que tu as maintenant une clef pour ouvrir et voir autrement et plus loin. C’est en lisant l’article E comme Endogamie, que je me suis rendue compte que toutes les questions que Jean-François se posaient, je me les étais posées mais que je n’avais pas mené ma réflexion au bout (pas d’établissement de statistiques) ou/et avec une mauvaise méthode (utilisation des moyennes et non de la médiane). Alors j’ai voulu voulu reprendre mes articles pour les développer avec ce nouveau regard. Reprenons.

Je sais déjà que mes ancêtres se déplaçaient, parfois loin, parfois dans la commune d’à côté, parfois « souvent » , parfois rarement voire jamais (voir ici). Il faudrait que j’étudie les déplacements de tous mes ancêtres, ou, pour être plus raisonnable, en choisissant une zone géographique (Anjou, Bretagne, Berry..) ou une période (seconde moitié du XIXè siècle, première moitié du XVIIè siècle…).

Je connais aussi l’origine (naissance) des personnes. Je pourrais comparer les lieux de naissance avec les lieux de décès. La limite de cette comparaison est qu’une personne peut avoir vécu très longtemps à un endroit X et retourner sur son lieu de naissance pour y finir ses jours (après un veuvage par exemple). 

éventail_origines

Lieux de naissance de mes ancêtres (sosa 1 : moi)
Légende – vert : Indre-et-Loire – rouge : Indre – violet : Vienne – jaune : Morbihan –
bleu : Maine-et-Loire – gris : Les Deux-Sèvres – rose : Sarthe – orange : Loiret

Je sais que mes ancêtres se mariaient plutôt dans la commune de résidence de la mariée même si souvent les époux vivaient dans le même village (voir ici). Et c’est là que mon analyse s’est arrêtée. Pourtant, j’avais créé un arbre avec les communes de naissances des époux et j’avais même prévu un distancier (que je n’ai mis que partiellement à jour !!!) pour calculer facilement la distance entre chaque lieu. Il aurait fallu que je fasse la même chose avec les communes de résidence des futurs époux au moment du mariage, pour déterminer l’importance de l’endogamie. Il faudrait aussi que je détermine la distance entre le lieu de naissance de mes ancêtres et le lieu de mariage, comme l’a fait Julien dans son article Mes ancêtres dans la #dataviz.

Voici mon schéma situant les lieux de naissances de mes ancêtres.

D_un_lieu_a_l_autre.JPG
Lieux de naissances de mes ancêtres (sur 8 générations)

Rappel pour lire le schéma. Il se lit de droite à gauche. Les lieux cités correspondent aux lieux de naissance de mes ancêtres, dont les numéros sosa sont notés entre parenthèses. Autrement dit, mon ancêtre 186 est né à St-Jean de la Motte, dans la Sarthe. Sa fille (sosa 93) est née à Chavaignes (Maine-et-Loire), son fils (sosa 46) est né à Rillé (Indre-et-Loire), sa fille (sosa 23) est née à St-Laurent-de-Lin etc… Mon sosa 186 se marie avec une fille de Pontigné et mon ancêtre 94 épouse une fille de Channay.

A présent, mettons en application l’analyse de Jean-François pour définir la distance nuptiale de mes ancêtres.
Que se passe-t-il quand on calcule la distance médiane séparant les communes de résidence des futurs époux (distance entre la résidence de mon ancêtre X et celle de mon ancêtre Y) ? N’étant jamais si bien servi que par soi-même, je commence…par moi.
G1 -> 0 km*
G2 -> 0 km*
G3 -> ?
G4 -> 4,2 km
G5 -> 1,6 km (distance moyenne : 2,7 km)
G6 -> 1,7 km (dist. moy. : 4,5 km)

*La distance nuptiale des G1 et G2 est faussée puisque les couples vivaient ensemble au moment de leur union officielle. Si l’on prend la distance en moment de la mise en ménage cela donne 42,7 km pour G1 et 41,8 km pour G2.

Si je fais le même calcul avec la distance médiane séparant les lieux de naissance des époux (distance entre le lieu de naissance de mon ancêtre X et celui de mon ancêtre Y), cela donne quelques différences.
G1 -> 17,2 km
G2 -> 139 km
G3 -> 21,3 km
G4 -> 193,7 km (distance moyenne : 145,7 km)
G5 -> 44,5 km (dist. moy. : 50,1 km)
G6 -> 8,1 km (dist. moy. : 11,9 km)

Qu’en est-il de la distance médiane séparant les lieux de naissances des mariés et leur lieu de résidence respectif au moment de leur mariage (distance entre le lieu de naissance de mon ancêtre X et son lieu de résidence) ?
G1 -> 33 km
G2 -> 73,5 km
G3 -> ?
G4 -> 84,1 km (moyenne : 111,4 km)
G5 -> 3,4 km (moy : 31,5 km)
G6  -> 0 km (moy : 6 km)

Et pour les lieux de naissance des époux et leur lieu de mariage (distance médiane entre le lieu de naissance de mon ancêtre X et le lieu de son mariage) ?
G1 -> 7 km
G2 -> 67,4 km*
G3 -> 9,1 km
G4 -> 51,6 km (moyenne : 77,2 km)
G5 -> 7,5 km (moy : 31,7 km)
G6  ->  0,9 km (moy : 6,5 km)

Enfin, quelle est la distance médiane entre le lieu de résidence et le lieu de mariage (distance entre la résidence de mon ancêtre X et le lieu de son mariage) de mes ancêtres ?
G1 ->  26,9 km  
G2 -> 18,1 km
G3 ->  ?
G4 -> 3,9 km
G5 -> 0 km (moyenne : 6,7 km)
G6  -> 0  km (moy : 2,3 km)

Récapitulatif

Distance_nuptiale

NB 1 : il faut probablement modérer ces chiffres puisque la branche de mon grand-père paternel est inconnue.
NB 2 : j’ai pris les distances actuelles, sans tenir compte de la topographie de l’époque. Ainsi, dans la réalité, la présence ou non d’un pont, d’un chemin peuvent potentiellement modifier les données.

Que disent ces chiffres de mes ancêtres ?
Si mes ancêtres se mariaient relativement loin de leur lieu de naissance (pour les G2 à G4 notamment), ils se mariaient plutôt près de leur lieux de résidence. Donc, l’endogamie était assez importante en ce qui me concerne.

Publié dans Généalogie

Les enfants nés un peu trop tôt

Dans ma forêt généalogique, 23 individus sont nés trop tôt, dont 3 sosa.

Mes ancêtres nés trop tôt selon les conventions religieuses.

Anne Duault (sosa 11) naît le 26 août 1887 à Breil (Maine-et-Loire). André et Anne, ses parents se marient le 27 avril 1887 à Rillé Indre-et-Loire, soit 4 mois avant la naissance d’Anne. Etant donné qu’André et Anne se séparent, officiellement, en 1923, ils avaient peut-être un rapport avec la religion plus souple quand leurs ancêtres, d’où une naissance un peu trop tôt.
Anne (sosa 11) se marie le 8 novembre 1910 avec Pierre Hémon (sosa 10). Sept mois et trois semaines plus tard, leur premier enfant naît. Similien voit le jour le 30 juin 1911 à Channay-sur-Lathan (Indre-et-Loire). Enfant un peu en avance ou parents un peu trop amoureux ?

Céline Tranchant (sosa 55) naît le 7 août 1830 à Orléans (Loiret). Ses parents se marient le 14 juillet 1830 à Orléans, soit 3 semaines avant la naissance de Céline. Même avec une culotte gainante, la mariée n’a pas pu cacher sa grossesse.

– Julien Fontaine (sosa 180), né 16 avril 1768 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire). Ses parents se marient le 14 janvier 1768 à Brain, soit 3 mois avant la naissance de Julien. Ca fait encore beaucoup, même pour un enfant prématuré.

Mes ancêtres qui ont eu des enfant nés trop tôt selon les conventions religieuses.

Elisée Simon (sosa 122) et Rose Morin (sosa 123) se marient le 30 janvier 1833 à Vicq-sur-Nahon (Indre). De cette union naissent 9 enfants dont Rose Marie Alexandrine, venue au monde le 03 avril 1833, soit trois mois après le mariage de ses parents.

Jacques Guibert (sosa 114) et sa troisième épouse, Louise Blain. Ils se marient le 27 juin 1833 à Saché (Indre-et-Loire). Leur premier enfant naît le 30 août 1833, même commune. Faites le calcul.

Jean Royer (sosa 102) et Thérèse Maugin (sosa 103) se marient le 24 avril 1822 à Thurageau (Vienne). Leur fils Jean naît le 7 septembre 1822, soit 4 mois et demi après leur mariage. Il y a comme un petit problème de timing.
– Mais Jean n’est pas à blâmer car son arrière-grand-père, Pierre Royer (sosa 816) et son arrière-grand-mère, Anne Marie Peltier (sosa 817) se marient le 14 janvier 1715 à Thurageau. François, leur aîné, naît un mois plus tard, le 11 février. Oups.

Pierre Lesserre (sosa 252) et Anne Bonin (sosa 253) se marient le 16 octobre 1817 à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire). Anne, leur fille, naît le 6 mai 1818 dans la même commune. Seulement six mois et trois semaines séparent le mariage des parents de la naissance de leur fille.

Louis Fourrier (sosa 188) et Marie Sabourin (sosa 189) se marient le 9 février 1790 à Parcçay. Le premier enfant, Louis, naît le 28 juin 1790, soit à peine cinq mois après leur mariage.

Pierre Pasquer (sosa 182) et Catherine Bourreau (sosa 183) se marient le 2 septembre 1788 à Allonnes (Maine-et-Loire). Deux mois après, naît Marie.

Julien Conan, sosa 162, et sa deuxième épouse, Marie Lescoarnec : deux enfants jumeaux naissent sans prénoms en 1770, cinq mois après le mariage de leurs parents. Il est probable que les enfants soient morts nés ou n’aient pas survécu longtemps à l’accouchement. Peut-être étaient-ils prématurés, ce qui est souvent les cas des jumeaux.
– Mais Julien ne serait-il pas un peu pressé, un peu pressant, ou particulièrement séduisant car…le 24 août 1773, à Elven, il épouse, en troisièmes noces, Catherine Lebrun (ma sosa 163). Le 22 mars 1774, Pierre Louis agrandit la famille…sept mois seulement après le mariage de ses parents.

Etienne Sevaux (sosa 358) et Anne Desbois (sosa 359) se marient le 25 août 1765 à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire). Anne naît le 12 novembre de la même année dans la même commune. Etienne et Anne mère étaient mariés depuis deux mois et demi seulement.

Agathe Requien (sosa 737) et son troisièmes mari convolent le 11 mai 1716 à Meigné-le-Vicomte. Leur fille Anne, naît le 4 juin 1716 dans la même commune, soit 3 semaines après. Il étaient temps qu’Agathe et Pierre se marient.

Jean Vallière (sosa 858) et Aimée Bouty (sosa 859) se marient le 31 août 1712 à Levroux (Indre). Quatre mois après, le 29 janvier 1713, Aimée accouche d’une fille prénommé Marguerite.

Jacques Bougrier (sosa 900) et Jeanne Honet (sosa 901) se marient le 7 octobre 1709 à St-Branchs (Indre-et-Loire). Un enfant mort sans qu’il lui soit donné de prénom, naît le 5 janvier 1710 à St-Branchs, soit 3 mois après le mariage de leur parents. Est-ce que un fœtus de 3 mois était considéré comme un enfant au début du XVIIIè siècle et avait droit à un baptême (c’est une vraie question sur laquelle vous pouvez m’éclairer) ? Ou les parents ont-ils étaient pressés ? En tout cas, le 30 décembre de la même année à Louans, Jeanne accouche de Françoise.

Gatien Baron (sosa 904) et Louise Delalande, sa quatrième épouse, se marient le 03 mai 1702 à St-Branchs (Indre-et-Loire). Lors de leur mariage, ils reconnaissent Anne, née le 28 octobre 1701, 6 mois avant leur mariage.

Antoine Arnault (sosa 1918) et sa première femme, Françoise Saune, se marient le 1er février 1701 à Betz (Indre-et-Loire). Or, Marguerite, leur fille, naît le 19 juillet 1701 à Esves-le-Moutier (Indre-et-Loire), moins de six mois après le mariage de ses parents.

Jean Borien (sosa 1424) et Urbanne Bietrix (sosa 1425) se marient le 25 juin 1687 à Courléon (Maine-et-Loire). Leur fille Marguerite, naît le 8 août 1687, soit un mois et demi après.

Alexandre Babault (sosa 4058) se marie avec Anne Laumonier (sosa 4059) le 26 janvier 1671 à Beaulieu-lès-Loches (Indre-et-Loire). Leur première enfant naît le 25 avril suivant, soit 3 mois après le mariage de ses parents.

Urbain Peltier (sosa 11434) et Urbane Orye (sosa 11435) se marient le 14 septembre 1639 à Benais (Indre-et-Loire). Jean, leur aîné, naît le 24 avril 1640 à Benais, soit sept mois après le mariage de ses parents.

DONC, les naissances un peu trop précoces ont lieu, pour 26,1% des cas, au XIXè siècle, pour 56,5% des cas, au XVIIIè siècle, pour 13% des cas, au XVIIè siècle et pour 4,3% des cas, au XXè siècle. Attention, les chiffres doivent être interprétés avec précaution : c’est au XVIIIè siècle que j’ai le plus d’ancêtres et que les informations sont encore largement accessibles.
Quant aux pécheurs, ils sont originaires, dans 34,8% dans cas, en Anjou (Maine-et-Loire et Benais, qui appartenait à l’Anjou sous l’Ancien Régime), dans 30,4%, en Touraine (Indre-et-Loire moins Benais), dans 13% des cas, en Bretagne (Morbihan), dans 8,7% des cas, en Berry (Indre), dans 8,7% des cas, en Poitou (Vienne), et dans 4,3% des cas, en Orléanais (Loiret).
Je ne connais pas assez l’histoire de l’Anjou pour analyser les chiffres mais peut-être que cette province était moins religieuse (catholique) que certaines.
Il faut aussi tenir compte des bébés un peu trop pressés de découvrir le monde. Pour certains de mes collatéraux, la question peut se poser (pour d’autres, un peu moins).

Publié dans De père en fils, Généalogie

Comme 2 petits pois dans une cosse

En 2019 et 2020, j’ai consacré beaucoup de temps à la recherche des collatéraux, notamment aux frères et sœurs de mes sosa. Et le travail a payé puisqu’aujourd’hui, j’ai un peu plus de 1600 ancêtres dans mon arbre et presque 3300 collatéraux dans ma forêt. Et parmi ces nombreuses fratries, j’ai trouvé des jumeaux.

Petits rappels.

La probabilité d’avoir de jumeaux est une histoire de famille.
La naissance de faux jumeaux (dizygotes) a bien tendance à se répéter dans les familles, notamment du côté de la mère. S’il y a des faux jumeaux dans votre branche cognatique, il y a de fortes chances pour que vous en ayez vous-mêmes. Hormis l’hérédité, l’âge a aussi une influence sur le fait d’avoir ou non des jumeaux. Les femmes qui ont dépassé le trentaine ont plus de chances d’être enceinte de jumeaux (ou d’un nombre supérieur d’enfants) que les femmes plus jeunes (avec l’âge, le corps produit naturellement plus d’hormones stimulant l’ovulation, et cela peut entraîner la production de plusieurs œufs par vos ovaires). L’ethnie également (les femmes africaines ont plus de probabilité d’avoir des jumeaux que les caucasiennes qui en ont elles-mêmes plus que les asiatiques), la parité aussi (au même âge, une femme qui a donné naissance à un grand nombre d’enfants a plus de chance de concevoir des jumeaux que les autres). En revanche, les vrais jumeaux (monozygotes) ne se répètent généralement pas dans les familles. Le phénomène de division d’un œuf unique après la fécondation semble aléatoire. Autrement dit, une femme ayant une jumelle monozygote n’a pas plus de chances de donner naissance à des jumeaux qu’une autre femme.  

La naissance de jumeaux sautent une génération.
Aucune preuve n’existe pour soutenir cette thèse. Donc si votre père a un jumeau, que vous, vous n’avez pas de frère/sœur jumeau, rien ne prouve que vous aurez une grossesse gémellaire. Le seul facteur de variation établi pour les grossesses gémellaires monozygotes est l’âge maternel. On trouve davantage de grossesses monozygotes aux âges extrêmes, chez les très jeunes mères et lors de grossesses dites tardives. Aujourd’hui, les taux sont ainsi de 5,8 pour 1000 avant 20 ans et de 13 pour 1000 entre 35 et 39 ans (source : https://www.jumeaux-et-plus.fr/coin-lecture/statistiques/). Selon l’étude historique de Gutierrez et Houdaille, conduite sur 39 villages ruraux entre 1700 et 1829, la fréquence des naissances gémellaires est un peu plus élévée au XVIIIè siècle, mais dans le même ordre d’idées, soit 6,2 pour mille pour les femmes de 20 à 24 ans, et 15,4 pour mille pour les femmes de 35 à 39 ans. (source : la Gazette des ancêtres).

Je vous remets le dessin de Papacube, parce que je l’aime bien et qu’il résume très bien ce que j’ai tenté de dire avec des mots.
JUMEAUX(C) Papacube


Est-ce que mes ancêtres vont faire mentir les statistiques ?

Les naissances gémellaires sont une histoire de femmes.
Oui pour mes ancêtres. J’ai 48 jumeaux du côté maternel et « seulement » 18 du côté paternel.

Les mères ont souvent des jumeaux si elles ont des grossesses précoces ou au contraire, tardives.
Dans l’ensemble, cela se vérifie pour mes ancêtres. Beaucoup ont autour de 37 ans quand elles donnent naissance à des jumeaux.

Les naissances gémellaires sont plus fréquentes chez les mères de famille nombreuse que chez les primo-parturientes.
Cette fois-ci, mes ancêtres font mentir les statistiques puisque 18 jumeaux naissent lors d’une première grossesse, soit le chiffre le plus important pour mes parturientes. Mes jumeaux arrivent ensuite, en termes de statistiques, lors de la 5è grossesse (14 jumeaux), puis de la deuxième grossesse (8 jumeaux). Donc, 26 jumeaux, soit 39,4%, naissent à la première ou la deuxième grossesse.

arabesque

Et mes ancêtres dans tout cela ?
Pour ceux qui pensent que les images valent mieux que les mots (et qui trouvent la lecture de la liste de mes ancêtres fastidieuse), allez directement à la fin de l’article.[ici]

du côté maternel x24

– mes grands-parents maternels ont eu 7 enfants dont deux vrais jumeaux. Mes oncles sont les derniers de la fratrie (enfants 6 et 7 sur 7). Ma GM avait 34 ans.

– Jacques Bullot et Catherine Guibert (sosa 56 et 57) se marient le 28 juin 1859 à Thilouze (Indre-et-Loire). Ensemble, ils ont deux enfants, Michel et Pierre (mon AAGP), des jumeaux, nés en 1861 à Thilouze. Michel meurt à l’âge trois jours. Jacques Bullot a déjà une descendance d’un premier mariage. Pour Catherine, pas d’autres enfants apparemment. Les jumeaux semblent donc être nés après la première grossesse de leur mère. Elle avait 37 ans. Catherine meurt en 1893 à l’âge de 69 ans.

– Paul Vincent Rabier et Dorothée Valérie Clémence Simon (sosa 60 et 61). Mariés le 22 juin 1863 à Vicq-sur-Nahon (Indre), ils ont 8 enfants dont deux faux jumeaux, Sylvain Léon et Victorine, nés le 22 octobre 1875 (enfants 5 et 6 sur 8) à Vicq-sur-Nahon (Indre). Victorine ne survit pas et meurt une semaine après. Je ne connais pas le destin de Sylvain. Clémence, leur mère avait 38 ans. Elle meurt le 28 mai 1928, à 91 ans.

– Pierre Auclerq et Catherine Berge (sosa 100 et 101) se marient le 1er juillet 1828 à Vendeuvre-du-Poitou (Vienne). Ils ont 7 enfants dont deux jumeaux, René et Pierre, nés le 28 septembre 1838 (enfants 5 et 6 sur 7). Pierre survit et se marie en 1862. Je ne connais pas le destin de René. Catherine, leur mère, avait 35 ans. Elle meurt 22 ans, à l’âge de 57 ans.

– Elisée SIMON et Rose Morain (sosa 122 et 123), ont neuf enfants dont deux jumeaux, Charles (1847-1847) et Marie (1847-1847), derniers nés de la fratrie (enfants 8 et 9 sur 9). Ils naissent quatorze ans après le mariage de leurs parents, à Veuil (Indre). Rose a alors 38 ans. Charles et Marie sont les quatrième et cinquième enfants que le couple enterre. Rose meurt le 19 avril 1862, à 53 ans.

– Jean Bonneau et Madeleine Martin (sosa 194 et 195) se marient le 30 novembre 1779 au Désert (Vienne). Ils ont cinq enfants. Leurs premiers nés sont des jumeaux, Claude et Louise, nés le 12 décembre 1780. Ils sont enregistrés dans les registres du Désert. Je n’ai pas encore trouvé leurs décès. Madeleine avait 36 ans.

– Benin Bullot et Catherine Bougrier (sosa 224 et 225) ont 6 enfants nés entre 1773 et 1779 dont deux jumeaux, Jacques et Bénin, nés le 22 avril 1773 (enfants 1 et 2 sur 6). Bénin se marie en 1813. Je ne connais pas le destin de Jacques. Catherine, leur mère avait 29 ans à leur naissance. Elle meurt en 1788, à l’âge de 45 ans. Son plus jeune fils, Jean, n’a que 9 ans.

– Pierre Guibert et Marguerite Brosseau (sosa 228 et 229) se marient le 26 juin 1787 à Artannes (Indre-et-Loire). Ils ont cinq enfants dont deux jumeaux, Jacques mon sosa, né le 17 février 1790 à Louans (Indre-et-Loire) et son frère qui meurt un jour après sa naissance (enfants 2 et 3 sur 5).  Marguerite avait 31 ans à la naissance des jumeaux. Elle meurt à 75 ans.

– Pierre Blond et Marie Moreau (sosa 230 et 231) se marient le 6 août 1782 à Artannes. Ensemble, ils ont 4 enfants dont deux jumelles, mon ancêtre, Catherine, née le 03 mai 1786 à Artannes et sa sœur Marie qui décède le 19 juin suivant (enfants 1 et 2 sur 4). Marie avait 37 ans à la naissance de Catherine et Marie. Elle meurt à l’âge de 64 ans.

– Pierre Marais et Marie Deschamps (sosa 422 et 423) se marient à Moulins-sur-Céphons (Indre) le 7 juillet 1750 et ont six enfants entre 1754 et 1762, dont deux jumeaux, Pierre et Madeleine, nés dans la même commune. Les jumeaux naissent le 21 mai 1762 dans la même paroisse. Ils sont les derniers enfants du couple  (enfants 4 et 5 sur 5) mais je ne connais rien de leur vie ni de leur mort. Je n’ai pas encore déterminé l’âge de Marie à leur naissance.

– Jean « Louis » Coudreau et Louise Bouffet (sosa 398 et 399) ont 7 enfants, dont deux jumelles, Jeanne et Louise. Jeanne et Louise naissant le 05 octobre 1759 à Couhé (Vienne) à peine un an après le mariage de leurs parents. Elles sont les aînées (enfants 1 et 2 sur 7) de Marie, Catherine, François, Louise et Louis, nés entre 1762 et 1773. Je ne sais pas si les jumelles survivent. Je ne connais pas l’âge de leur mère au moment de leur naissance. Grâce à son acte de sépulture (16 février 1778 à Couhé), on peut estimer l’âge de Louise à environ 26 ans.

– François Pougnault (sosa 482) et sa seconde femme, ont ensemble trois enfants dont Catherine et Jeanne (enfants 2 et 3 sur 3), nées le 9 août 1785 à Luçay-le-Mâle (Indre). Elles décèdent quelques semaines plus tard.

– Pierre Lesierre et Catherine Roy (sosa 504 et 505) se marient le 1er juillet 1783 au Louroux (Indre-et-Loire) et ont huit enfants, dont Pierre et Rose, leurs jumeaux. Pierre et Rose (enfants 1 et 2 sur 8) naissent le 13 mars 1784 à St-Branchs (Indre-et-Loire). Catherine a 23 ans au moment de leur naissance.

– Etienne Bullot (sosa 896) et sa seconde femme, ont au moins deux jumeaux, Etienne et Louis, nés le 15 janvier 1704 à Louans.

– Laurent Germain et Catherine Fontaine (sosa 902 et 903) se marient le 27 avril 1716 à Ste-Maure-de-Touraine. Ils ont onze enfants dont deux jumeaux, Louis et François. Louis et François (enfants 5 et 6 sur 11) sont nés le 25 mars 1727 à Louans (enfants 5 et 6 sur 11). Louis meurt après 1766 et François en 1763 à l’âge de 36 ans. Leur mère avait 33 ans au moment de leur naissance. Elle meurt en 1760 à l’âge de 66 ans.

– René Caradeau et Antoinette Quantin (sosa 906 et 907) ont 14 enfants, dont quatre fils prénommés René, deux filles prénommées Marie et deux jumeaux prénommés Antoine et René (l’une des Marie est mon ancêtre mais je ne sais pas laquelle). Les enfants naissent entre 1684 et 1705. Les jumeaux (enfants  4 et 5 sur 14), naissent le 06 août 1688 à Ste-Catherine-de-Fierbois. Antoinette, leur mère, avait 25 ans au moment de la naissance des jumeaux. Elle meurt en 1715 à l’âge de 52 ans.

– François Jourdin et Anne Rousset (sosa 988 et 989) se marient le 6 juillet 1711 à Frédille (Indre). Ensemble, ils ont 18 enfants, nés entre 1712 et 1740. Martial et Etienne, les jumeaux de la fratrie (enfants 16 et 17 sur 18), naissent le 8 juillet 1736. Martial meurt le jour même, Etienne se marie peut-être en 1774.

– Pierre Roy et Anne Chesnon (sosa 1010 et 1011) se marient le 9 juillet 1754 à Civray-de-Touraine (Indre-et-Loire). Ils ont six enfants nés entre 1757 et 1762. Le 7 août 1762, à Bournan, Pierre et François, les jumeaux (enfants 5 et 6 sur 6), agrandissent la famille. François est inhumé le 9 du même mois, Pierre est inhumé 3 jours après. Anne, leur mère, avait 36 ans à leur naissance. Elle leur survit quelques mois. Elle meurt le 5 avril 1763 dans la paroisse qui a vu naître ses enfants. Elle rejoint Pierre, son époux, le père de ses enfants, inhumé le 30 mars précédent. 

– Antoine Coudreau et Jeanne Cauzant (sosa 1592 et 1593) ont au moins trois enfants dont Marie et Jeanne (enfants 2 et 3 sur 3) nées le 7 juin 1704 à Vaux (Vienne). Jeanne se marie en 1728. Je ne connais pas le destin de Marie.

– Marie Gascheau (sosa 1845) a 17 enfants, deux avec mon sosa, Jean Chantereau, et quinze avec son second mari. C’est de sa seconde union que naissent les jumeaux, Mathurin et Françoise, nés en 1678, et Gatien et Pierre, nés en 1683, respectivement les enfants 4-5 et 8-9 du couple. Marie avait 22 ans et 28 ans.

– Claude Barat et Catherine Limet (sosa 1930 et 1931) se marient le 25 janvier 1712 à Veuil (Indre). Ils ont neuf enfants dont deux jumeaux, Jean et martin (enfants 6 et 7 sur 9), nés le 11 décembre 1734 et morts 4 jours plus tard. Catherine a au moins 34 ans à la naissance de ses jumeaux.

– Pierre Rousset et Marie Fleury (sosa 1978 et 1979) se marient le 10 août 1694 à Levroux (Indre). Pierre est veuf de Marie Rivière qu’il avait épousé en février 1678 à Levroux. De cette première union sont nés dix enfants. Avec Marie, mon ancêtre, Pierre a eu 12 enfants, dont Nicolas et Pierre (enfants 5 et 6 sur 12), nés le 7 avril 1700 à Langé (Indre). Pierre (fils) meurt une semaine plus tard. Je ne connais pas le destin de Nicolas. Marie aurait eu environ 35 ans à la naissance de ses jumeaux. Elle meurt en 1730, peut-être à l’âge de 65 ans.

– Etienne Painchault et Marie Masson (sosa 3658 et 3659) ont six enfants entre 1656 et 1666. C’est en 1666 que naissent les jumeaux du couple, Etienne et Louis (enfants 5 et 6 sur 6), le 01 mai, à Artannes. Je ne sais pas s’ils survivent. Je ne sais pas quel était l’âge de Marie à leur naissance.

du côté paternel x9

– André Duault et Jeanne Sevaux (sosa 88 et 89) se marient le 24 novembre 1824 à Courléon (Maine-et-Loire). Ils ont neuf enfants nés entre 1826 et 1844. Parmi eux, il y a un enfant né sans vie le 28 janvier 1844. Cet enfant avait un jumeau, Gabriel (enfants 8 et 9 sur 9), dont je ne sais pas s’il a survécu. Jeanne Sevaux Tulasne, leur mère, a 38 ans au moment de leur naissance. Elle vit encore 20 ans avant de rendre l’âme.

– Jean Livoireau et Marie Guimoineau (sosa 92 et 93) se marient le 5 juillet 1814 à Noyant (Maine-et-Loire). Onze enfants naissent de cette union, sur une période de 15 ans, entre 1815 et 1830. Deux jumelles composent la fratrie, Anne, née le 19 février 1819 à Rillé, et sa sœur, décédée le jour de sa naissance et à qui il n’a pas été donné de prénom (enfants 4 et 5 sur 11). Marie, leur mère avait 32 ans lors de leur naissance et s’est éteinte à l’âge de 62 ans.

– Jacques Hémon et Marie Tréhondat (sosa 160 et 161) ont sept enfants dont deux jumelles, Marie et Anne (enfants 2 et 3 sur 7), baptisées le 26 septembre 1769 à Elven. Anne se marie en 1791. Je ne connais pas le destin de Marie. 

– Pierre Conan et Marie Le Penru (sosa 324 et 325) se marient le 12 juillet 1718 à Elven (Morbihan). L’année suivante, leur premier fils naît. Il est l’aîné d’une fratrie de quinze. Parmi les 15 enfants, on trouve deux jumeaux, René et Pierre, nés le 09 novembre 1740. Je ne connais rien de la vie des jumeaux. Marie, leur mère, avait peut-être 36 ans au moment de leur naissance (elle meurt en 1764 à 60 ans).

– Urbain Xainte et Anne Robain (sosa 724 et 725) se marient le 1er juillet 1723 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire). Ensemble, ils ont quatre enfants identifiés, Urbain, Marie, Urbain et  Marie, nés entre 1724 et 1729. Les aînés sont des jumeaux nés le 4 mai. Marie est inhumée le 29 mai de la même année et son frère Urbain, le lendemain. Anne a 36 ans à la naissance de ses aînés.

– Louis Chaussepied et Perrine Delanoue (sosa 1410 et 1411) e marient le 30 novembre 1696 à Vernoil-le-Fourrier (Maine-et-Loire). Ils ont quatre enfants, dont deux jumeaux, Louis et François (enfants 1 et 2 sur 4), nés le 26 octobre 1697 à Courléon. Tous les deux sont inhumés le lendemain de leur baptême. Perrine aurait 27 ans au moment de leur naissance (elle a 26 ans au moment de son mariage).

– Michel Vaslin et Jeanne Baudrier (sosa 5684 et 5685) se marient à une date indéterminée, probablement au milieu du XVIIè siècle, en Anjou. Ils ont huit enfants dont Charles, mon sosa, et François. Les jumeaux (enfants 1 et 2 sur 8) sont nés le 28 juillet 1667 à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire).  Je ne connais pas le destin de François.

– Jean Pays et Marie Huet (sosa 6090 et 6091) se marient le 25 juillet 1616 à Hommes (Indre-et-Loire) et ont neuf enfants, dont deux jumeaux, Urbain et Jacques (enfants 5 et 6 sur 9), nés le 18 juillet 1628 à Cléré-les-Pins (Indre-et-Loire). Deux enfants consanguins complètent la fratrie. Urbain se marie en 1653 et Jacques en 1658. Les jumeaux survivent donc.

– Pierre Gouais et Mathurine Chezière (sosa 12278 et 12279) se marient à une date indéterminée, vraisemblablement à la toute fin du XVIè siècle ou au tout début du XVIIè siècle, sûrement dans l’Ouest de l’Indre-et-Loire actuelle (Touraine angevine) ou dans l’Est de Maine-et-Loire (Anjou). De cette union naissent 6 enfants, Renée, Marie, Mathurin, Urbanne, Etienne et Guillemine. Pour les trois derniers, il me manque les actes de baptêmes. Je sais que Mathurin est né le 27 avril 1613 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire). Renée et Marie, quant à elles, sont nées le 4 mai 1612 à Savigné (enfants 1 et 2 sur 6). Je ne connais pas le destin des jumelles ni l’âge de Mathurine à la naissance de ses filles.

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Jumeaux_stats_avril_2021Jumeaux_stats_avril_2021suite

Les chiffres présentés dans les infographies nécessitent quelques explications pour en comprendre l’obtention et les limites.
Papa ou maman ?
En l’état actuelle de mes recherches, forcément maman puisque je ne ne peux pas remonter la branche de mon grand-père paternel. J’ai donc un vide avec d’éventuels jumeaux que je ne pourrai pas identifier. Cependant, si je compare la branche de mon GP maternel et celle de ma GM maternel, c’est quand même maman qui gagne. Donc Maman pour ma généalogie.
La vie ou la mort ?
Avec 40% de jumeaux pour lesquels je n’ai pas trouvé le décès, les chiffres peuvent véritablement penché d’un côté ou de l’autre. J’aurais quand même tendance à penser que la mortalité des jumeaux était supérieure à la mortalité des enfants issus de grossesse unique. Ainsi, si 1 enfant sur 2 n’atteignait pas l’âge adulte sous l’Ancien Régime, je suppose que plus de la moitié des jumeaux mourraient avant de se marier.
Les fratries
Si lors de mon précédent article sur les jumeaux, j’avais calculé la proportion entre les naissances uniques et les naissances gémellaires (0,81%), j’ai eu la flemme de refaire le calcul ; j’ai beaucoup plus de naissances à compter qu’en 2017.
Quant à la proportion entre les fratries composées d’au moins deux jumeaux et les fratries sans jumeaux, là aussi les chiffres pourraient potentiellement être très différents dans la réalité. En effet, avec un peu plus de 1600 ancêtres identifiés, soit 800 couples, je devrais avoir plus ou moins 800 fratries (partons sur 720 fratries, ce qui correspond à 10% de marge). Donc, je devrais avoir 720 fratries. Or, je n’en ai que 490. Il reste donc un vivier de 230 fratries qui pourraient comporter des naissances multiples, gémellaires ou plus. En 2017, les fratries avec jumeaux représentaient 3,3% des fratries de mon arbre. Aujourd’hui, elles s’élèvent à 6,5%. 
Les époques
Plus on remonte dans le temps, plus il est difficile d’obtenir des informations (difficulté à lire les écritures anciennes, état plus ou moins bon des registres, absence de documents…). Forcément, c’est au 18è siècle, époque où j’ai le plus d’ancêtres identifiés et où l’accès aux documents est encore aisé, que j’ai les plus de jumeaux. Ce n’est probablement pas le reflet de la réalité.
Les lieux
L’Indre-et-Loire est en tête de liste puisque la majorité de mes ancêtres vivaient en Touraine. Simple logique. 

Pour conclure
La rédaction des deux articles sur les naissances gémellaires m’a demandé un certain temps, pour ne pas dire un temps certain. Comme disait Marie-Pierre Casey…

 

LSF

Publié dans Généalogie

Geneathème – Grossesse gémellaire

Geneatheme_avril_2021Initiés pas Sophie de la Gazette des Ancêtres, les Généathèmes sont de retour sous l’impulsion de Geneatech. Le thème de ce mois d’avril 2021 est les naissances multiples. J’ai matière à écrire alors je me lance.

 

Comme beaucoup de généalogistes amateurs, j’ai déjà abordé le thème de la gémellité. Mon article (voir ici) était écrit d’un point de vue statistique (combien ai-je de jumeaux dans mon arbre ?). J’ai d’ailleurs programmé une mise à jour avec les nouvelles fratries que j’ai trouvées. Mais je n’ai pas parlé de mes ancêtres qui ont eu des jumeaux ni des jumeaux eux-mêmes. Le généathème me donne cette opportunité.

En lisant les articles des autres généablogueurs sur le thème, mes plus bas instincts (l’envie) ont refaits surface : quoi ! certains ont des ancêtres qui ont eu deux paires de jumeaux ! Et chaque fois que je me lamente de ne pas avoir (d’ancêtres protestants, d’ancêtres condamnés par la justice, d’ancêtres meuniers…), j’en découvre opportunément. Les jumeaux n’échappent pas à la règle. J’ai donc bien une ancêtre qui voit la naissance de deux paires de jumeaux. Il s’agit de Marie Gascheau, ma sosa 1845.

Marie naît le lundi 29 mars 1655 à Monts. Elle est la fille de Pierre Gascheau, marchand meunier, et Anne Mazouer. Elle est la benjamine de la famille et a 7 frères et sœurs nés entre 1638 et 1651, à Monts.

Naiss_Gacheau_femm_Chantereau_1655_Monts_6NUM7.159.003_p.42A37, Monts, 1655, naissance Marie Gascheau

Marie se marie avec mon ancêtre, Jean Chantereau, le mercredi 21 novembre 1668 à Monts. Elle a 13 ans (et 8 mois), Jean en a 9 de plus.

Mar_Chantereau_Gascheau_Monts_1668_6NUM7.159.004_p.16AD37, Monts, 1668, 6NUM7/159/004, vue 16, mariage de Jean Chantereau et Marie Gascheau

Pourquoi se marie-t-elle si jeune ? Ses parents sont toujours en vie, Marie est domestique au moment de son mariage, il ne semble pas y avoir d’urgence à la marier. A moins que son père cherche un assistant, un « repreneur » et donc un gendre. Mais pourquoi ne pas se tourner vers ses fils ? Son fils a-t-il déjà la charge d’un moulin ?
Marie devient mère à 15 ans et 5 mois. Toussaint, son premier fils, naît le 19 août 1670 à Monts. Toussaint est mon sosa. Une fille, Marie, rejoint la fratrie naissante, le 11 mars 1673. Marie a 18 ans.

Naiss_Chantereau_épx_Nicoiseau_1670_Monts_6NUM7.159.004_p.47
AD37, Monts, 1670, 6NUM7/159/004, vue 47, naissance Jean Chantereau


Mais le bonheur est de courte durée puisque Jean meurt 9 mois plus tard, le 14 décembre 1673, à l’âge de 27 ans. Devenue veuve, Marie attend deux ans avant de se remarier (pourquoi ?). Le 11 février 1675, elle épouse en secondes noces, Mathurin Chollet, un veuf de 25 ans environ. Avec Mathurin, Marie aura…15 enfants, entre 1676 et 1701. Elle a 46 ans quand elle donne naissance à Michel, le petit dernier. Mais Michel ne survit pas. Il est inhumé le 14 novembre 1701. Il n’a pas 7 mois. Quinze jours auparavant, Marie et Mathurin avaient déjà perdu un enfant, Jean, inhumé le 30 octobre 1701, à l’âge de 3 ans. Deux autres de leurs enfants meurent en bas-âge, Gatien et Pierre. Ils meurent tous les deux le 05 mai 1683 à Ballan. Un certain nombre des enfants se marie. Je dois trouver les décès de ceux dont je n’ai pas de mariage pour pourvoir affirmer que la famille ne connaît pas d’autres deuils infantiles. 

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt, à nos jumeaux.
Comme je le disais en début d’articles, Marie et Mathurin ont eu deux paires de jumeaux. La première naissance gémellaire intervient 3 ans après leur mariage. Le 9 mars 1678, à Ballan, naissent Mathurin et Françoise. Mathurin survit ; je ne sais pas si Françoise connaît le même destin.
La seconde naissance gémellaire intervient 8 ans et 2 mois après mariage du couple. Vous savez fait le calcul ? Les jumeaux naissent en 1683. Il s’agit de Gatien et Pierre, morts le 05 mai. Les jumeaux ne vivent que 3 jours.

Après 15 grossesses et 17 mises au monde, Marie meurt le 20 avril 1727, à Monts, à l’âge de 72 ans.

Voilà pour une des mes ancêtres à avoir donné naissance à des jumeaux.
J’ai aussi des ancêtres qui ont eu des frères ou sœurs jumeaux, Pierre Bullot, sosa 28, et son frère Michel, mort 3 jours après sa naissance, Jacques Guibert, sosa 114, et son frère, qui n’a pas reçu de prénom, Catherine Blond, sosa 115, et sa sœur Marie, morte à l’âge d’un mois et demi, Charles Vaslin, sosa 2842, et son frère François, dont je n’ai pas la date de décès, donc qui a peut-être survécu. Autrement dit, à part pour mon sosa 2842 pour lequel il reste une inconnue, aucun de mes ancêtre n’a grandi avec son jumeau.

Jumeaux_BlondJumeaux_Bullotjumeaux_Guibert
Jumeaux_Vaslin

La question que je me pose est : est-ce que Pierre, Jacques, Catherine et Charles ont jamais su qu’ils avaient un jumeau ?
En ce qui concerne Jacques, il avait un frère aîné au moment de sa naissance mais 1. son frère aîné, Pierre, était trop jeune pour se souvenir de cet événement. En effet, il avait 2 ans à la naissance de Jacques. 2. Pierre est mort à l’âge de 4 ans. Si Jacques a eu connaissance de la naissance de son jumeau, cela ne peut être que par l’intermédiaire de ses parents. Mais, au début du XIXè siècle, parlait-on des enfants morts aux enfants vivants ?
Pour Catherine (ma sosa 115) et sa jumelle Marie, c’est pareillement improbable puisque Catherine et Marie étaient les aînées de la fratrie.
Pour Pierre, la question peut se poser. Tout d’abord, on est à une époque plus récente, même s’il est peu crédible que l’on aborde la mort d’un frère plus aisément. Ensuite, Pierre a quatre frères et sœurs consanguins. En 1861, quand Pierre et Michel naissent, ils ont entre 17 et 25 ans. La naissance de ce jumeau a pu être évoquée.
Pierre est le grand-père de ma grand-mère. L’un et l’autre ont eu des jumeaux. Pierre est également l’arrière-petit-fils de Bénin Bullot et Catherine Bougrier, par la branche paternelle, et l’arrière-petit-fils de Pierre Guibert et Marguerite Brosseau, et de Pierre Blond et Marie Moreau, par la branche maternelle. Tous ont eu des jumeaux.

Jumeaux
Arbre ascendance-descendance de Pierre Bullot, sosa 28 (en vert). En rouge, les couples qui ont eu des jumeaux.

 

(crédit photo : Louve du Capitole, Musée du Capitole, Rome)