Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Mes ancêtres et le mariage (2)

Je me suis déjà interrogée sur le mariage et mes ancêtres (ici et ). Les conclusions de ces deux articles sont que lorsque les futurs époux m’habitent pas la même commune, c’est en général dans celle de la future mariée qu’a lieu le mariage. De plus, près de 63% des mariages ont lieu un lundi ou un mardi, 70% sont célébrés en février, juin, juillet ou novembre.


J’ai trouvé le mariage de 417 couples de sosa. A ces mariages, il faut ajouter des remariages pour 100 d’entre eux, soit presque un quart de mes ancêtres. Parmi ces remariages, 85 ancêtres convolent en secondes noces, 13 ancêtres se marient trois fois, 2 ancêtres font des quatrième noces. 58 % des remariages concernent des hommes et 42% concernent des femmes.


Mes 2 ancêtres ayant contacté le plus de mariages (4 unions) sont Gatien BARON (sosa 904), et Jeanne SEPTIER (sosa 4055). Gatien se marie en 1680, 1682, 1685, 1702 ; il a 25 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Il meurt en 1728 à l’âge de 73 ans, en laissant une veuve de 59 ans. Jeanne se marie en 1695, 1701, 1720, 1725 ; elle a 17 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Je ne sais pas si elle survit à son dernier mari.

Mon ancêtre femme la plus jeune à se marier est Marie GASCHEAU (sosa 1845), 13 ans et 8 mois, mariée à Jean CHANTEREAU (sosa 1844), 22 ans et 8 mois, le 21 novembre 1668 à Monts. Elle est aussi le plus jeune veuve (18 ans et 8 mois 1/2) puisque Jean meurt le 14 décembre 1673. Jean n’a que 27 ans. NB : ils tous les 2 nés un 29 mars. Elle est la plus jeune veuve à se marier puisqu’elle épouse Mathurin Cholet le 11 février 1675, à l’âge de 19 ans et 10 mois 1/2. Elle est veuve pour la seconde fois à l’âge de 47 ans et 2 mois. Elle ne semble pas se remarier ensuite.

Mon ancêtre femme la plus âgée à son mariage (avec un de mes sosa) est Louise DELABARRE (sosa 3047), veuve de 55 ans, mariée à Pierre DEBAUGÉ (sosa 3044), veuf de 56 ans et 10 mois, le 4/7/1685 à Savigné-sur-Lathan. Un an avant leur mariage, le fils de Pierre avait épousé la fille de Louise.

Mon ancêtre femme, non veuve, la plus âgée à son mariage est Catherine GUIBERT (sosa 57), célibataire de 35 ans et 11 mois, mariée à Jacques BULLOT (sosa 56), veuf de 51 ans et 2 mois, le 28/6/1859 à Thilouze.

Et les hommes dans tout cela ?

Pour les hommes, ça donne…
– Mon ancêtre homme le plus jeune à se marier (avec une de mes ancêtres) : Nicolas BARRAULT (sosa 3674), 16 ans et 6 mois, marié à Jeanne Rolland (sosa 3675), le 20 février 1675 à Thilouze.
François BERGE (sosa 202), 14 ans et 7 mois est en réalité mon ancêtre le plus jeune à se marier mais il épouse Gabrielle Girard, qui n’est pas une de mes sosa (le 26 juin 1776 à Vendeuvre-du-Poitou). François fait partie de mes ancêtres qui se marient 3 fois.
– Mon ancêtre homme le plus jeune veuf : ce n’est pas René GUIBERT (sosa 1824,) veuf à 27 ans, 5 mois et 14 jours (le 23 juin 1684) mais Gatien BARON (sosa 904), veuf à 27 ans et 20 jours (le 22 avril 1682).
– Mon ancêtre homme le plus jeune veuf à se remarier : Gatien BARON (sosa 904), qui se remarie à 27 ans, 2 mois et 28 jours.
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (avec une de mes sosa) : André DOUAULT (sosa 352), veuf, 61 ans et 11 mois, marié à Louise Chasles (sosa 355), veuve, le 1er juin 1795 à Courléon.
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (avec une femme non sosa) : Etienne BOILEAU (sosa 52), veuf, 69 ans et 8 mois, marié à Marie Tournois (le 27 octobre 1891 à Heugnes).
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (hors veuf) : Bénin BULLOT (sosa 224), 43 ans, marié à Catherine BOUGRIER (sosa 225), 28 ans, le 28 avril 1772 à Louans.

 

Le graphique 1 (intervalle d’analyse : 5 ans) est plus précis mais moins lisible. Le graphique 2 (intervalle d’analyse : 10 ans) permet de constater que les époux sont quasiment systématiquement plus âgés que les épouses (sauf pendant les décennies 1810-1820, 1840-1850 et 1910-1920, et plus précisément entre 1735 et 1740, 1815-1820, 1845-1850, 1910-1915) et que l’âge des hommes et des femmes à la première union suivent sensiblement la même courbe (quand l’une monte, l’autre aussi et inversement).

La moyenne d’âge à la première union est de 27,4 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes.

Le veuvage le plus court revient à Gatien BARON qui se remarie 2 mois et 3 jours après le décès de sa première femme (il se remarie 3 mois et 20 jours après le décès de sa deuxième femme puis 19 mois et 4 jours après le décès de sa troisième femme, mon ancêtre). Il devance d’un cheveu Etienne Bullot (sosa 896), qui se remarie après seulement 2 mois et 13 jours après le décès de sa femme, Marie Tardiveau (sosa 897, décédée le 23 avril 1700 à Louans).
Agathe REQUIEN (sosa 737) n’est pas en reste avec un veuvage de 4 mois et 22 jours, après le décès de son époux, Joseph Livoireau (sosa 736), le 1er juillet 1711 à Challonnes-sous-le-Lude.

Le mariage le plus court est celui de Catherine QUANTIN (sosa 227) et Jean BARON (sosa 226). Ils se marient le 27 août 1781 à Louans. Après 25 mois et 17 jours de mariage, Catherine meurt à l’âge d’un peu plus de 37 ans.
Gatien BARON (sosa 904), qui est déjà mon ancêtre qui contracte le plus grand nombre de mariages, celui qui veuf le plus jeune et le reste le moins longtemps, est aussi l’un de ceux qui restent mariés le moins longtemps (avec une femme ne faisant pas partie de mes sosa) avec un mariage de 21 mois et 14 jours, entre le 08 juillet 1680 et le décès de sa première épouse, Mathurine Malpièce, le 22 avril 1682 (son deuxième mariage dure 28 mois et 15 jours, son troisième mariage avec mon ancêtre, Marie Osnet, dure 5 ans et 6 mois, et son quatrième mariage dure 26 ans et 1 mois). Mais loin devant lui, il y a Louis FOURRIER (sosa 188), qui ne reste marié à sa deuxième femme, Marie Vinet, que 4 mois et 1 jour (du 20/04/1789 au 21/08/1789). Il s’était marié avec elle après 6 mois de veuvage.

Le mariage le plus long est celui de François PERDREAU (sosa 124) et Victoire DOUJEE (sosa 125) entre le 22 décembre 1834 et le 10 juin 1891 (décès de Victoire), soit 56 ans et 6 mois et demi.

Le mariage le plus ancien que j’ai trouvé est celui d’Hélie LEROULX (sosa 7342), notaire et procureur de la baronnie d’Artannes, et Marie JOUBERT (sosa 7343), fille de Michel Joubert, greffier de la baronnie d’Artannes, le 25 juin 1612 à Villeperdue.

En moyenne, la différence d’âge entre les époux est de 6,5 ans, l’homme étant plus âgé. Mais comme dans toutes les moyennes, les écarts peuvent être très importants. C’est le cas de Louis FOURRIER (sosa 188) et Marie Anne SABOURIN (sosa 189), mariés le 9 février 1790 à Parçay-les-Pins, qui ont 32 ans d’écart (lui est né le 3 août 1732 à Parçay-les-Pins, elle est née le 13 mars 1764 à Courléon).
Joseph MINGAULT (sosa 898) et Renée THOMAS (sosa 899), eux, n’ont que 25 jours d’écart ; elle est née 13 février 1670 à Louans, lui est né le 10 mars 1670 à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

En ce qui concerne le nombre d’enfants que mes ancêtres ont eu, on l’a vu la semaine dernière (rewind ici) : mes couples ont en moyenne 3 enfants (150 couples ont de 4 à 7 enfants soit 38,07%, 52 ont 8 enfants ou plus soit 13,20%, 192 ont 3 enfants ou moins soit 43,73%).

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Les deux familles les plus nombreuses parmi mes ancêtres sont celles de Jean Cimetière et Anne Bellebeau, et de François Dano et Jeanne Le Peltier, qui ont 16 enfants.
En ce qui concerne les jumeaux, j’en ai trouvé 14, 4 du côté paternel et 9 côté maternel.

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Laissons un peu les chiffres pour parler des mariages insolites ou du moins, plus originaux que l’ordinaire. On a tous dans nos arbres, des fratries qui se marient le même jour, sans doute pour diminuer les frais de noces. On a parfois aussi des fratries qui se marient avec d’autres fratries, peut-être pour ne pas éparpiller l’héritage. On peut même avoir des fratries qui se marient le même jour avec d’autres fratries. En ce qui me concerne, j’ai trois frères et sœur qui épousent trois sœurs et frère, le même jour. Jacques RABIER (sosa 480), Jean Rabier et Elisabeth Rabier, enfants de Jean Rabier et Anne Gautier, se marient respectivement avec Jeanne FOURRé (sosa 481), Madeleine Fourré et Jean Fourré, enfants de Claude Fourré et Madeleine Gaultier (note pour plus tard, chercher s’il y a une parenté entre Anne Gautier et Madeleine Gaultier). Ils se marient tous les six le 16 février 1756 à Vicq-sur-Nahon (Indre).


J’ai d’autres ancêtres qui se marient le même jour dans la même commune mais ils ne sont pas frères et sœurs. Le 10 février 1664, Jacques Bougrier (sosa 1800), Jeanne Honet (sosa 1801), René Fillon (sosa 4072) et Perrine Clavier (4073) se marient dans la commune de Saint-Branchs, en Indre-et-Loire. Peut-être se connaissaient-ils ?

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Source : AD 37


Je continue avec les mariages peu communs.

Pierre DEBAUGÉ a fait deux mariages insolites. Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : «Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère», c’est -à-dire qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage, pourtant, il existe de nombreuses causes d’empêchements donc de nombreuses dispenses concernant les mariages).
Et le 4 juillet 1685, il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE est la belle-mère de son fils Urbain, c’est-à-dire la mère de sa bru.

(C) AD37

Même chose avec André Douault (sosa 352) qui contracte un mariage avec la mère de sa bru, Louise Chasles (sosa 355).


Et voici une infographie ! C’est en voyant celles de Patricia lors du Challenge AZ 2017, que j’ai eu envie d’essayer. Pour la première, on va dire que j’ai testé le logiciel et que je me suis amusée.

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Illustrations : les mariés dans un cœur et le cupidon (libres de droits), Staci et Baby Boss (C)Dreamworks, Carl Fredricksen (C)Pixar, Mama Coco (C)Walt Disney, les mariés en voiture (C)Pinterest

 

 

 

 

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Le 10 février, il y a 354 ans.

Le 10 février 1664, Jacques Bougrier, Jeanne Honet, René Fillon et Perrine Clavier se marient dans la commune de Saint-Branchs, en Indre-et-Loire.

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Source : AD 37

 

Combien y avait-il d’habitants dans la commune à cette époque ? Je ne sais pas mais en 1793, 1361 âmes vivaient là-bas (source : Ldh/EHESS/Cassini).

En 1664, le curé de Saint-Branchs a enregistré 84 naissances et 8 mariages (sources AD 37, collection communale. Baptêmes, 1648-1668 ; mariages, 1641-1667, lacunes : août 1643, 1649 et 1658-1659 ; sépultures, 1654-1661). Sur ces 8 mariages, il y a celui de Jacques et René, mes sosa 1800 et 4072 avec Jeanne et Perrine, mes sosa 1801 et 4073. Bon, je n’ai pas trouvé quelle est la probabilité que 4 de mes ancêtres se marient le même jour dans la même commune, je n’ai rien découvert de plus sur ces deux couples (je n’ai pas encore cherché serait plus exacte) mais allez, soyons fou, tentons un petit parallèle entre leurs descendants, mes sosa, on ne sait jamais.

Attention, gymnastique cérébrale ! Jacques, fils des premiers et René, fils des seconds (pour les moins sportifs, Jacques, fils de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, et René fils de René Fillon et Perrine Clavier) se marient… (suspens)… tous les deux à St-Branchs… en… (re suspens) 1709… le… (re re suspens)….non, pas le même jour. Zut ! Donc Jacques Bougrier (sosa 900) épouse Jeanne Honet (sosa 901) le 07 octobre 1709 à St-Branchs (attention, ce n’est pas le même couple que précédemment, mais je vous en reparlerai lors du Challenge AZ 2018) et René Fillon (sosa 2036) épouse Catherine Drouault le 14 janvier 1709 à St-Branchs.

Qu’en est -il de mes autres mariages qui ont eu lieu un 10 février ? Il y en a 2, celui de Léonard Brosseau (sosa 1832) avec Jeanne Guilloteau (sosa 1833) le 10 février 1681 à Artannes, et celui d’Etienne Picault (sosa 232) avec Jeanne Pinard (sosa 233) le 10 février 1778 à Noyant de Touraine. Mais pas de correspondance, ni sur l’année ni sur le lieu.
Et pour mes mariages en 1664 ? Il y en a 3 : André Fourmiau (sosa 3672) et Marquette Freslon (sosa 3673) le 26 août à Villeperdue, Etienne Foucher (sosa 3068) et Marie Gaudry (sosa 3069) le 17 novembre à Cléré-les-Pins, Jean Barrier (sosa 3068) et Marie Varannes (sosa 3069) le 26 novembre à Savigné. Là non plus, aucune correspondance.

Parmi mes sosa, j’ai recensé 385 mariages avec date et lieu. En toute logique*, j’ai plusieurs ancêtres qui se sont mariés le même jour. Mettons de coté les 4 dont je viens de parler. Qui sont les autres ?

Jean Lejude et Renée Duvau (sosa 3698 et 3699) mariés le 28 juin 1665 à Pont-de-Ruan (37), et François Christofleau et Anne Violette (sosa 7310 et 7311) mariés le 28 juin 1665 à Artannes (37).

Jacques Barenger et Perrine Gille (sosa 3070 et 3071) mariés le 3 juillet 1669 à Savigné-sur-Lathan (37), et Charles Auger et Perrine Poussard (sosa 1620 et 1621) mariés le 3 juillet 1669 à Poitiers (86).

Jacques Moreau et Françoise Georget (sosa 3764 et 3765) le 4 juin 1680 à Louans (37), et François Boisseau et Marie Gaultier (sosa 3772 et 3773) mariés le 4 juin 1680 à Manthelan (37).

René Bureau et Marguerite Pelot (sosa 2044 et 2045) mariés le 15 juillet 1681 à Ligueil (37), et Etienne Bouhourdin et Etiennette Bougre (sosa 2040 et 2041) mariés le 15 juillet 1681 à Pont-de-Ruan (37).

Pierre Germain et Françoise Champion (sosa 1804 et 1805) mariés le 28 juillet 1681 à Louans (37), et Pierre Delanoue et Louise Tessier (sosa 2862 et 2863) le 28 juillet 1681 à Restigné (37).

Claude Ansault et Anne Guibert (sosa 1838 et 1839) mariés le 20 août 1685 à Artannes, et Jean Boisleau et Marie Baudouin (sosa 832 et 833) mariés le 20 août à Baudres (36).

Joseph Turpault et Marie Texier (sosa 818 et 819) mariés le 1er juillet 1732 à Thurageau (86), et Martin Girard et Jeanne Bertrand (sosa 946 et 947) mariés le 1er juillet 1732 à La Chapelle Blanche Saint-Martin (37).

Urbain Tulasne et Marie Barangé (sosa 380 et 381) mariés le 19 février 1754 à Cléré-les-Pins (37), et Etienne Bodeau et Marie Rotreau  (sosa 382 et 383) mariés le 19 février 1754 à Savigné-sur-Lathan (37).

 

* il n’y a que 365 jours par an !

LSF

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Un mariage inconnu

Voilà un mariage bien mystérieux.

Lorsque ma grand-mère m’avait montré cette photo, elle n’avait pas pu dire qui étaitent les mariés. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas qui sont les mariés, ni où ils se sont mariés, ni quand ils se sont mariés.
Je peux quand même essayer de faire quelques suppositions, par déductions. En effet, parmi les invités, il y a mon arrière-grand-père et mon arrière-grand-mère, Henri Bullot et Marie Rabier. Or, ces derniers se marient en 1923 à Sorigny. Donc, cette photo a été prise après le 02 juin 1923, mais avant  novembre 1931, et probablement aux environs de Sorigny, Saint-Branchs, Veigné, Montbazon, Artannes, Pont-de-Ruan, Thilouze, Villeperdue, Saint-Epain, Sainte-Catherine, Louans…ou plus loin. Avant novembre 1931 parce qu’il y a mon arrière-grand-oncle, Alphonse Rabier, seul, sans sa femme qu’il épouse le 24 novembre 1931. Avant août 1931, parce que mon arrière-grand-mère, Marie Rabier, épouse en secondes noces Louis Boutin le 29 août 1931. Avant 1929 parce que c’est, a priori, à cette date (à vérifier) que mon arrière-grand-père et mon arrière-grand-mère, Henri Bullot et Marie Rabier, divorcent.

Donc, si mes déductions sont exactes, cette photo aurait été prise entre le 02 juin 1923 et le 2 août 1931.

Peut-être même avant 1924 parce que c’est l’année de naissance de mon grand-oncle, Georges Bulot, le frère de ma grand-mère. Or, sur la photo, Henri et Marie ne semblent être accompagnés d’enfants.
Parmi les invités, il y a aussi les parents de Marie et Alphonse Rabier, mais ça, ça ne m’avance pas plus.

Quelques comparaisons photographiques s’imposent.

 

1923
02 juin 1923
Couple_Bulot_Rabier_et_Alphonse
date à déterminer
Couple_Boutin_Rabier_1931
24 novembre 1931
Rabier_Perdereau, 1923
02 juin 1923
Couple_Rabier_Perdereau
date à déterminer
Couple_Rabier_Perdereau_et_Georges_petit-fils_1931
24 novembre 1931

Et vous avez remarqué le curieux derrière la fenêtre ?

Capture

LSF

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Quand les frères épousent les soeurs

Plusieurs de mes ancêtres marient leurs enfants avec une fratrie. Cela permettait de ne pas trop disperser le patrimoine familiale. Et quand le mariage avait lieu le même jour, on pouvait fêter deux noces en une, donc de faire des économies (ou une plus grosse fête).

J’ai identifié trois mariages entre fratries.

François (sosa 124) et Charles PERDREAU, enfants de Charles PERDREAU et Anne JALLAUDIN (sosa 248 et 249), épousent respectivement Victoire (sosa 125) et Marie DOUJÉE, enfants de Charles DOUJÉE et Madeleine GALAND (sosa 250 et 251), les 22 décembre 1835 et 26 juin 1835 à Obterre (Indre).

Urbanne (2881) et Urbain Orie, enfants Jean Orie et Jeanne BABIN (sosa 5762 et 5763), épousent Julien (2880) et Urbanne Fontaine, enfants d’Ermel FONTAINE et Julienne BRIGNARD (sosa 5760 et 5761), les 14 juillet 1672 et 28 juillet 1672 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire).

Anne (sosa 4051) et Marie LUSSEAU, enfants Jacques LUSSEAU et Jeanne DALONNEAU (sosa 8102 et 8103), épousent respectivement Jean (sosa 4050) et Antoine BINEAU, enfants Antoine et Madeleine FOUSSIER (sosa 8100 et 8101), les 23 novembre 1711 et 22 juin 1706 à Saint-Sénoch (Indre-et-Loire).

Et j’ai même un mariage triple avec Jacques (sosa 480), Jean et Elisabeth RABIER, enfants de Jean RABIER et Anne GAUTIER (sosa 960 et 961), qui se marient respectivement avec Jeanne (sosa 481), Madeleine et Jean FOURRE, enfants Claude FOURRé et Madeleine GAULTIER (sosa 962 et 963), tous les six, le 16 février 1756 à Vicq-sur-Nahon (Indre).

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LSF

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Mes ancêtres et le mariage

Dans le post de la semaine dernière, je m’intéressais à la probabilité que 4 de mes ancêtres se marient le même jour dans la même commune. J’évoquais le fait que les temps interdits pour le mariage étaient assez nombreux et que d’autres n’étaient pas propices aux unions.

J’ai donc décidé de faire quelques statistiques pour savoir quand mes ancêtres se sont mariés et s’ils ont suivi les normes (j’aime toujours autant les statistiques, si vous en doutez, allez voir ici, là ou là).

Aujourd’hui, ma généalogie comporte 332 mariages. 105 d’entre eux ont eu lieu un lundi, soit 31,6% des unions, 103 ont eu lieu un mardi soit 31% des unions, 39 un mercredi soit 11,7%, 28 un jeudi, soit 8,4%, 16 un vendredi, soit 4,8%, 14 un samedi, soit 4,2%, 27 un dimanche, soit 8,1%.

Mariages_juin_2017

Mariages_pourcentages_jours_semaine
Conclusion : effectivement, avec 75% des mariages un lundi, un mardi ou un mercredi, mes ancêtres se marient principalement en début de semaine. Malgré tout, quelques uns se marient le dimanche (beaucoup dans les années 1660, aucun après 1796), et même le vendredi.

Qu’en est-il des mois de l’année ?

Mariages_mois

Mariages_pourcentages_mois

Là aussi, mes ancêtres ne sont pas très originaux avec des mariages en juillet dans 21,7% des cas, 17,5% en février, 15,1% en juin, 14,5% en novembre mais seulement 0,9% en mai ou décembre.

Qui s’est marié un lundi en juillet ? 23 couples.

– Jean PERDREAU (sosa 62), marié le lundi 4 juillet 1870 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire), avec Louise LESIERRE (sosa 63),

– René GUIMOINEAU (sosa 186), marié le lundi 18 juillet 1785 à Pontigné (Maine-et-Loire), avec Marie MONTPROFIT (sosa 187),

– Simon ROBIN (sosa 354), marié le lundi 30 juillet 1770 à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire), avec Louise CHASLES (sosa 355),

– Thomas LIVOIREAU, LIHOIREAU (sosa 368), marié le lundi 25 juillet 1746 à Chalonnes-sous-le-Lude (Maine-et-Loire), avec Marie COUDRET (sosa 369),

– René PINARD (sosa 466), marié le lundi 2 juillet 1742 à Noyant-de-Touraine (Indre-et-Loire), avec Marie AUGER (sosa 467).

– René le jeune FILLON (sosa 1018), marié le lundi 5 juillet 1734 à Cormery (Indre-et-Loire), avec Marguerite BESSÉ (sosa 1019).

– Michel DOUAULT (sosa 704), marié le lundi 27 juillet 1722 à Courléon (Maine-et-Loire, Pays-de-la-Loire), avec Marie CHAUSSEPIED (sosa 705).

– Urbain CHASLES (sosa 1420), marié le lundi 10 juillet 1719 à Gizeux (Indre-et-Loire), avec Anne VALAINS (sosa 1421).

– Pierre MOREAU (sosa 924), marié le lundi 9 juillet 1714 à Artannes (Indre-et-Loire), avec Jeanne DUBLINEAU (sosa 925).

– Claude CHOLLET (sosa 914), marié le lundi 13 juillet 1711 à Artannes, 37260/37006, Indre-et-Loire, Centre, avec Anne CHOLLET (sosa 915)

– Jean COURSAULT (sosa 910), marié le lundi 7 juillet 1710 à Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire, Centre), avec Louise AUGER (sosa 911).

– François VERNA (sosa 2018), marié le lundi 9 juillet 1708 à Loches (Indre-et-Loire), avec Jeanne BAUDICHON (sosa 2019).

– Toussaint CHANTEREAU (sosa 922), marié le lundi 8 juillet 1697 à Monts (Indre-et-Loire) avec Françoise NICOISEAU (sosa 923).

– Pierre MOREAU (sosa 1848), marié le lundi 9 juillet 1691 à Saché (Indre-et-Loire),  avec Marie LEJUDE (sosa 1849).

– Estienne BIET (sosa 3938), marié le lundi 11 juillet 1689 à Veuil (Indre), avec Catherine MOINE (sosa 3939).

– Jean MEUXNIER (sosa 1878), marié le lundi 5 juillet 1688 à Manthelan (Indre-et-Loire), avec Perrine AUGERON (sosa 1879).

– Urbain DEBEAUGER (sosa 1522), marié le lundi 10 juillet 1684 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire), avec Marie GUYET (sosa 1523).

– Pierre GERMAIN (sosa 1804), marié le lundi 28 juillet 1681 à Louans (Indre-et-Loire), avec Françoise CHAMPION (sosa 1805).

– Pierre DELANOUE (sosa 2862), marié le lundi 28 juillet 1681 à Restigné (Indre-et-Loire), avec Louise TESSIER (sosa 2863).

– Jean CORMIER (sosa 2828), marié le lundi 3 juillet 1673, Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire), avec Renée VASLIN (sosa 2829).

– MUSNIER (sosa 3756), marié le lundi 29 juillet 1647 à Manthelan (Indre-et-Loire), avec Jacquette GAULTIER (sosa 3757).

– Jean BODEAU (sosa 3056), marié le lundi 8 juillet 1641 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire), avec Perrine DELESTANG (sosa 3057).

– Jean PAYS (sosa 6090), marié le lundi 25 juillet 1616, Hommes (Indre-et-Loire), avec Marie HUET (sosa 6091).

(à titre de comparaison, vous pouvez aller voir ici).

 

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Saint-Branchs, le 10 février 1664.

Sous l’Ancien Régime, on ne se mariait pas quand on voulait, les temps autorisés pour convoler étaient comptés : pas de mariage durant le Carême (le Carême dure quarante jours et débute du mercredi des cendres pour se terminer le dimanche des Rameaux), le temps de l’Avent et Noël (l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre), les Quatre Temps et Vigiles (semaine qui suit le premier dimanche du Carême, semaine de la Pentecôte, semaine suivant l’Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre), semaine suivant le troisième dimanche de l’Avent), Pâques, la Pentecôte, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint. De plus, comme la majorité des gens étaient liés à la vie rurale et que les gros travaux se faisaient à la belle saison (août et septembre), il y avait peu de mariage durant cette période. Enfin, sans qu’il y ait de jours interdits, le dimanche, jour du Seigneur, était réservé à la messe et le vendredi était un jour maigre pas vraiment compatible avec les festivités d’une noce. Autrement dit, il y avait environ 95 jours exclus du mariage pour des raisons liturgiques, 165 jours peu propices au mariage soit 105 jours pour se marier. C’est pourquoi les mariages avaient souvent lieu en janvier, février, juillet et novembre et en début de semaine.

Par conséquent, il était donc courant que plusieurs couples se marient le même jour. Mais quelle est la probabilité que 4 de mes ancêtres se marient le même jour dans la même commune ? (il s’agit d’une question rhétorique mais on doit bien pouvoir donner une statistique. Avis aux amateurs. De mon côté, je lance le défi à ma copine prof de maths).

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AD 37, Saint-Branchs

Et bien au moins une : René Fillon (sosa 4072) et Perrine Clavier (sosa 4073), ainsi que Jacques Bougrier (sosa 1800) et Jeanne Honet (sosa 1801), tous les 4 se marient le 10 février 1664 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire). Les actes de mariage sont très succincts.
« Le dix a esté espouzé Renéfillon avec perinne
Clavier »
« Le mesme jour a esté espouzé
Jacques bougrier avec Jehane aulnet »

Et les mariages de mes ancêtres ne sont pas les seuls événements de ce mois de février 1664. En effet, 4 jours plus tard, le 14 février, a lieu la signature du traité de paix entre Alexandre VII et Louis XIV, à l’occasion de l’insulte faite au duc de Créqui, ambassadeur de France à Rome, par les soldats corses, le 20 août 1662.  Pour réparation de cet outrage, on éleva devant leur corps de garde une pyramide, que Louis XIV consentit à laisser abattre ensuite en 1667. Le 16 février, Jérôme Hatt, Alsacien, obtient sa maîtrise de brasseur et fonde la brasserie du Canon. Cette brasserie devient la brasserie Kronenbourg et invente la fameuse bière « 1664 » en 1952, en référence à la date de fondation de la brasserie familiale.

 

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