Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

La loge franc-maçonnique des « amis du peuple » à Tours

Aujourd’hui, je vous présente une chronique que j’aime bien, HistLoire. Bonne lecture.

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HistLoire, c’est une nouvelle chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, découvrez l’histoire du temple des Démophiles, situé rue Georges Courteline.

Rue Georges Courteline, une drôle de façade se dresse sur la rue. Cette dernière est celle du temple des Démophiles, principal temple franc-maçonnique de la ville de Tours.

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Ce lieu est chargé d’histoire, avant d’abriter la communauté franc-maçonne il fut notamment un couvent religieux. En 1711 s’y installent les sœurs de Notre-Dame de Charité du Refuge. Dès lors, le lieu prend le surnom du « Refuge ». Pendant la Révolution, le Refuge est nationalisé puis est transformé sous le Directoire pour abriter le VIe régiment de Hussards de la République.

Lors de la Restauration (1814-1830), le Refuge change de nouveau d’activité. L’ordonnance royale du 11 septembre 1816 créé en ces lieux un orphelinat et une maison de correction pour les filles de « mauvaise vie ou en danger moral ». La maison de correction restera en activité tout le XIXe siècle, précisément jusqu’en 1903, année ou éclate un scandale. Certaines sœurs en charge du Refuge sont accusées de mauvais traitements et de sadisme sur leurs pensionnaires. Cette affaire fit grand bruit, Georges Clemenceau couvrit même le procès pour le journal l’Aurore.

Rachetés par l’Etat, les lieux sont en partis détruits avec le percement de la rue Dabilly en 1904. La loge maçonnique des Démophiles s’en porte alors acquéreur en 1907. Cette loge dépendante du Grand Orient de France, est toujours en possession des lieux aujourd’hui.

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Outre l’histoire maçonnique, ce lieu fut également lié à l’histoire politique. En effet, ce lieu porta bien son nom puisqu’il servit de refuge pour les délégués minoritaires du Congrès de Tours de Décembre 1920. Lors de ce congrès, avec la scission de la SFIO, qui entraina la création du Parti Communiste, les délégués ayant refusé l’adhésion à la IIIe Internationale, Léon Blum en tête, quittent la salle du Manège et rejoignent la loge des Démophiles pour y continuer leurs travaux et réfléchir à l’avenir de la SFIO, dorénavant orpheline de sa majorité de délégués ayant rejoint la IIIe Internationale.

Les Démophiles c’est quoi ?

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La loge des Démophiles naît en décembre 1847 de la volonté de Jules Charpentier. Cette appellation, tirée de la mythologie latine, se traduit par «amis du peuple». La loge des Démophiles est rattachée au Grand Orient de France (GODF). Sur la façade du bâtiment nous pouvons d’ailleurs observer les lettres GODF de part et d’autre de la porte.

(source : 37 degres mag)

L’Indre-et-Loire compte huit loges du Grand Orient de France : Les Enfants de Rabelais à Chinon, Concorde et Solidarité Lochoise à Loches, Altérité, Cosmodicée, Des Enfants de la Loire, Les Démophiles, Saint-Jean de Tours, Temple et Cité à Tours.

 

Pour aller plus loin :
Ecossais37.over-blog.org
L’express.fr
https://books.openedition.org/pufr/1853?lang=fr
https://books.openedition.org/pufr/1855?lang=fr

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L’Hôpital général de Tours

Paris ne s’est pas fait en un jour. L’hôpital Bretonneau de Tours non plus. Il a évolué, changeant de fonctions, de nom et d’agencement.

Les premiers bâtiments datent XVe siècle, et ont été édifiés sous l’égide du clergé, grâce aux dons faits en faveur des pauvres. Le 20 mars 1641, Louis XIII octroie à la municipalité la somme de 4000 livres par an pour une aumônerie, mais les échevins encaissent cette somme chaque année sans mettre le projet à exécution. Le 23 juin 1656, par arrêté du Conseil d’Etat, Louis XIV décide de la construction d’un hôpital général dans chaque ville du royaume. Trois bâtiments longs de 80 mètres forment alors l’hôpital général de la Charité à Tours, le premier pour les services administratifs, le deuxième pour les femmes et le troisième pour les hommes. Mais les épidémies de peste (1626-1640), les aléas climatiques (ouragan de 1637, inondations de 1649, 1652) augmentent le nombre de vagabonds et de mendiants qui affluent vers Tours avec l’espoir de trouver du travail dans les manufactures de soie. Afin de préserver l’ordre public, l’arrêté de 1656 prévoit aussi que les indigents de la ville de Tours et des faubourgs de Marmoutier, du Plessis et de La Riche soient enfermés et astreints à un travail obligatoire. L’hospice devient donc une prison. Peu à peu, les mentalités évoluent, l’hôpital devient un asile accueillant les incurables, les aliénés, les épileptiques et les orphelins.
En 1658, Louis XIV confirme la création de cet établissement par lettres patentes, permettant ainsi l’organisation administrative de l’hôpital. (Ces lettres patentes sont confirmées par Louis XV en 1716, 1718, 1719 et 1720)
En 1698, un certain nombre d’aumônes et maladreries de Touraine sont réunies à l’Hôtel-Dieu de Tours (la présence de l’Hôtel-Dieu est attestée à partir du XIe siècle lorsque sa chapelle est mentionnée).
En 1766, le collège royal de chirurgie de Tours est fondé par lettres patentes.
L’Hôpital général met en place un enseignement pratique et, par décision l du 29 juin 1768, l’administration autorise l’utilisation des cadavres nécessaires aux démonstrations chirurgicales. A la veille de la Révolution, l’hospice ne présente que peu de différence avec l’établissement créé en 1656.

Le XIXe siècle

Le 14 fructidor an X (1er septembre 1802), l’Hôpital général de La Charité, l’Hôpital de La Madeleine et l’Hôtel-Dieu, fusionnent en un organisme unique.
A partir du 2 février 1814, le Ministre de la Guerre ordonne d’évacuer les militaires blessés et les malades de la Grande Armée sur Tours. L’hospice est alors transformé en hôpital militaire.
Une épidémie de typhus décime les malades et le personnel soignant.
Dès le XIXe siècle, l’hôpital ne suffit plus à accueillir la population sans cesse croissante.
Sous la Restauration et le Monarchie de Juillet, plusieurs bâtiments sont construits, tels les asiles dits de fous, une maternité édifiée vers 1817. De plus, un puits artésien est percé, une buanderie est organisée (auparavant, il fallait transporter le linge jusqu’au Cher pour le laver) et des travaux d’hygiène sont réalisés. De nouveaux bâtiments destinés à recevoir les enfants abandonnés sont construits à partir de  1840.
En 1825, l’arrivée de Pierre-Fidèle Bretonneau et de ses disciples Velpeau et Trousseau font évoluer l’hôpital. L’école de médecine est créée au sein de l’hospice général le 22 juin 1841 par ordonnance du roi.

A partir de 1854, l’établissement se divise en trois grandes structures : l’hôpital, l’hospice et l’asile des aliénés. Le premier reçoit les malades militaires ou marins, les malades civils hommes, femmes et enfants, les blessés
 accidentels, les galeux et les teigneux, les femmes et les filles enceintes et les vénériennes. Le second reçoit les vieillards et les incurables, les enfants assistés, les enfants et familles indigents, les vieillards des deux sexes tant valides qu’incurables et les épileptiques à titre de pensionnaire. Enfin, le quartier des aliénés reçoit les aliénés pensionnaires. Les « vénériennes » sont reçues dans un pavillon qui semble avoir été construit entre 1826 et 1828. Celui-ci prend par la suite, le nom de « Maison Neuve ». Ce sera en fait un hôpital-prison pour les  prostituées. Ce pavillon semble fonctionner encore en 1948.

Le XXe siècle

L’entre-deux-guerres voit la création de plusieurs services grâce à des dons.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les locaux de l’hôpital et le personnel sont réquisitionnés par l’armée allemande. Des abris antiaériens et des tranchées sont creusés. L’afflux des blessés oblige à transformer des lieux (lingerie, réfectoires), en chambres provisoires. Un cimetière de fortune est crée dans le jardin de l’hospice.

L’hôpital général de Tours devient Centre hospitalier universitaire. 

La chapelle (1661) ainsi que les toitures et les façades de l’ancien hospice sont inscrits au titre de Monuments historiques par arrêté du

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O comme…Officialité

Quelle fin tragique a connu Jacques de Beaune-Semblancay (ca 1465-1527), dont on peut voit les armoiries sur le balcon de l’Officialité, place Grégoire de Tours et sur la fontaine portant son nom, rue Jules Favre ?

INDICE Jour 14
Il a été fondé par le groupe clandestin Libération-Nord.

 

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