Publié dans Avis de recherches, Généalogie

Poisson d’avril

Je n’ai pas de Poisson d’avril parmi mes ancêtres. J’ai bien une Poisson d’octobre (Gabrielle, sosa 411, née le 17 octobre 1743 à Thurageau, Vienne), un Poisson de mars (René, sosa 822, né le 26 mars 1713 à Mirebeau, Vienne), mais pas de Poisson d’avril !

Pas mieux chez les Salmon (Jeanne, sose 1424, née le 21 mars 1688 à Benais, Indre-et-Loire).

Et pas de Brochet, Goujon, Carpe.

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A la recherche de la Vicairerie

J’ai découvert La Vicairerie par hasard, sans la chercher, sans même en soupçonner l’existence, sans aucune intention de la pister, sans l’ambition de la mettre en avant. Et puis je suis tombée sur elle, et je suis partie à sa recherche, j’ai corroboré son existence, je l’ai traquée, et je vais essayer de la mettre en lumière.

La Vicairerie est une terre que mes ancêtres achètent en 1888. Elle se situe sur la commune de Joué-les-Tours, près des lieux-dits Les Vouteaux et Les Brosseaux, que je connais déjà.
Grâce au cadastre napoléonien, je visualise plus précisément le triangle que forme les 3 hameaux.

Cadastre
(c)AD37, cadastre napoléonien, Joué-lès-Tours, section R, Vicairerie

Je dirais que La Vicairerie correspond aux parcelles R223 à R240. Problème, les états de section de Joué-lès-Tours ne mentionnent pas La Vicairerie. De plus, dans les mêmes états de section, les parcelles R223 à R240 correspondent au lieu-dit Les Brosseaux. (Les Brosseaux regroupent les parcelles R184 à R307)

Rien non plus dans les cartes Cassini.

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(c)Gallica, carte Cassini, feuille 65

Toujours rien aujourd’hui.

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(c)Geoportail, carte IGN

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Un mort vivant pour ancêtre.

En cette veille d’Halloween, voici une histoire étrange concernant mon sosa 1810.

Lorsque j’ai participé au Challenge AZ 2018, qui avait pour thème « singularités et autres bizarreries de mes ancêtres« , j’ai eu beaucoup de mal à trouver la lettre O. C’est qu’une information, écrite en note, m’avait échappée.

Nicolas Osnet, dont je sais très peu de chose, se marie avec Madeleine Ribaudeau à une date inconnue, très probablement en Touraine, aux alentours de St-Branchs. Etant donné que Madeleine, veuve de Nicolas Osnet se remarie à St-Branchs le 27 novembre 1684 avec Alexandre Felliault, j’en ai conclu que Nicolas, son premier mari, était mort avant cette date, la bigamie étant interdite par l’Eglise.
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Problème, lorsque Michel Osnet, fils de Nicolas et de Madeleine Ribodeau se marie le 6 juillet 1699, à Tauxigny, à 5km à vol d’oideau de St-Branchs, son père est dit présent.
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Bon, je sais, vous allez me dire que le prêtre s’est trompé, qu’il a confondu le second mari de Madelaine avec le premier. Ou alors, Nicolas est bien un mort vivant, revenu d’outre-tombe pour assister au mariage de son fils, n’ayant pu assister à celui de sa fille 14 ans auparavant.

(illustration : (C) Cazenove)

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Qui est Paul Legeard ?

Temps de lecture : 2-3 minutes

Cette semaine, je vous parlais des livres anciens que conservait ma grand-mère et que j’ai récupéré après son décès. L’un d’eux appartenait à un certain Paul Legeard.
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Mais qui est Paul Lejard ?
Je vous vois venir et je vous arrête de suite. J’ai une Marie Lejard parmi mes ancêtres mais c’est une femme et elle est décédée avant février 1745. Or, le livre est donné à Paul comme prix de certificat d’études en 1885. Donc rien à voir. Alors qui est ce Paul Legeard ? Il ne me faut pas beaucoup de temps pour penser à une autre piste. Je me suis souvenue de ma grand-mère, qui me parlait de son papa Boutin. Et pour lui faire plaisir, j’avais voulu faire des recherches généalogiques à son sujet. Je lui avais donc demandé si elle avait des renseignements sur lui, où il était né, qui était ses parents. Elle savait seulement qu’il avait été marié à une Legeard. Avec cette information, il avait été facile de remonter la branche sur quelques générations. Et notre Paul dans tout cela. Me voici repartie sur les traces de la famille Legeard.

Certificat d’études en 1885, Paul doit être né vers 1872-73. Il est scolarisé à Montbazon, je commence par là. Et…c’est presque trop facile. Pierre Paul est né le 21 juillet 1872 à Montbazon. Il est le fils de Pierre Legeard et de Marie Léontine Adam.

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(C) AD37, Montbazon, 6NUM8/154/010, vue 20

Hop, un petit tour du côté des Tables décennales et je trouve le mariage de Pierre et Marie Léontine. Ils se marient le 4 septembre 1867 à Montbazon. avec l’acte de mariage, j’apprends que Pierre est le fils Pierre Legeard et Jeanne Giraudeau.
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(C) AD37, Montbazon, 6NUM8/154/033, vues 347-348

J’ai de la chance, j’en profite. Je trouve aussi facilement le mariage de René Legeard et Jeanne Giraudeau, le 9 janvier 1833 à Montbazon.
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Je m’emballe, je m’emballe. Mais n’oublions pas que je cherche un lien entre Paul Legeard et Louise Legeard.
Louise Legeard se marie avec Louis Boutin le 1er avril 1890 à Sorigny. Elle est la fille de René Legeard et Louise Deschamps, mariés à Sorigny le 14 juillet 1863.
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Et René Legeard est le fils de René Legeard et Jeanne Giraudeau.

Donc, René Legeard et Jeanne Giraudeau ont (au moins) 2 enfants, René (époux Deschamps) et Pierre (époux Adam). René (époux Deschamps) a une fille Louise (femme Boutin) et Pierre (époux Adam) a un fils Paul (qui a son certificat d’études en 1885). Louise (femme Boutin) et Paul sont cousins germains.

Qui est Paul Legeard ? Le cousin germain de la première femme du beau-père de ma grand-mère. Facile quoi !

 

LSF

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Où êtes-vous, André et Anne ? Quand la technique de l’escargot ne fonctionne pas.

Aujourd’hui, petit retour en arrière avec André et Anne. Je vous ai déjà parlé d’eux, parce que je ne trouvais pas leur acte de mariage. Mais comment en suis-je arrivée là  ?

André (Tulasne, sosa 190) est né le 30 novembre 1764 à Cléré-les-Pins (Indre-et-Loire). Il fait partie d’une fratrie de 8 enfants né entre 1754 et 1722 à Cléré. Ses parents, Urbain et Marie Barangé, se marient 10 ans avant sa naissance, le 19 février 1754 à Cléré.

André se marie avec Anne Bodeau. Anne est née le 20 décembre 1762 à Savigné-sur-Lathan. Elle est la fille d’Etienne Bodeau (Savigné, 1728- Savigné, 1780) et Marie Rotreau (Savigné, 1733), mariés à Savigné le 19 février 1754 (!). Elle a 7 frères et sœurs (une fratrie de 8 enfants donc ! ) nées entre 1755 et 1769 à Savigné.

Ensemble, ils ont 5 enfants, nés entre 1795 et 1805 à Channay.

J’ai donc cumulé quelques infos sur eux et j’ai réussi, grâce aux actes de sépulture, à continuer de remonter mon arbre. Mais me manquait leur acte de mariage.

J’ai donc entrepris ma chasse à l’homme, et j’ai consciencieusement effectué mes recherches. J’ai commencé par consulter les TD de Channay, entre 1792 et 1794, puisque les enfants du couple y étaient nés, et qu’ils étaient tous nés du légitime mariage d’André et Anne. N’ayant rien trouve, j’ai effectué la même recherche à Savigné, commune d’origine de la mariée, sans plus de succès. idem dans les relevés d’actes faits par le Cercle généalogique de Touraine (mariages avant 1792), sans succès non plus. Alors, j’ai fait l’escargot. Non, je n’ai pas fait mes recherches à la vitesse d’un millimètre par seconde, ni ne les ai faites en laissant une trace de mucus mais en suivant la forme de la coquille d’escargot. Bon, j’admets, je n’ai pas suivi exactement le nombre d’or ni la suite de Fibonacci pour faire mes recherches, mais l’idée était là : tourner autour de mes deux communes, Savigné et Channay, en m’éloignant au fur et à mesure. Et je me suis donnée du mal : pas moins d’une cinquantaine de communes consultées en Indre-et-Loire et une dizaine en Maine-et-Loire. Mais rien.

Plusieurs explications s’offraient à moi. L’une d’elles était que l’acte était bien référencé dans les TD mais que j’avais louché et ne l’avais pas vu. Ou l’officier d’Etat civil avait oublié de reporter l’acte sur les TD. La seconde était que l’acte avait bien été relevé par le bénévole du Cercle généalogique de Touraine mais que j’avais louché et ne l’avais pas vu. Ou alors, c’est le bénévole qui avait louché. Quelle que soit la raison, je n’avais pas eu le courage de vérifier si l’erreur venait de moi en recommençant les mêmes recherches. J’avais donc décidé qu’André et Anne s’étaient mariés sur Jupiter.

Et puis un jour (il y a quelques semaines), en effectuant une autre recherche, sur un coup de tête, sans vraiment savoir pourquoi, sans réel espoir, juste pour pouvoir me dire que non, vraiment, il fallait attendre la mise en ligne des registres extra-terrestres, je ne suis laissée aller à consulter, non pas les TD mais les tables annuelles. J’ai ouvert (informatiquement), perplexe et déjà vaincue, le regard abattu, le registre de Savigné. 1792. Rien (je m’en doutais). 1793. Rien non plus (je le savais). 1794…Quoi, quoi, quoi ? Aurais-je rêvé, aurais-je la berlue ? André Tulasne et Anne Bodeau !!! Je note, mariage le 5 ventôse an II (je vous évite la conversion, ça correspond au 23 février 1794).

VICTOIRE ! Après presque 13 ans de (non)recherches, j’ai enfin trouvé le Graal (Génial registre à aller lire).

 

 

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De l’importance de chercher les fratries et les actes correspondants.

C’est une évidence me direz-vous. Certes, après quelques années de pratique mais quand on débute, c’est loin d’être le cas.

Quand j’ai découvert qu’il ne fallait pas s’arrêter à ses ancêtres…

Tout commence quand j’ai voulu savoir qui étaient les parents de François Montprofit, époux Tessier. Tout naturellement, je suis partie à la recherche de leur acte de mariage, que j’ai trouvé à Pontigné le 26 novembre 1699. Et là, enfer et damnation, le nom de la mère n’est pas indiqué.

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(C) AD 49

Sauf que, à cette époque, je n’étais plus totalement débutante et donc je lisais(1) les actes BMS dans leur intégralité. Et grand bien m’a pris car parmi les personnes présentes au mariage de leur fils, François, avec Françoise Vaucelle, le 20 juillet 1747 à Clefs, il y avait «Michel Chauvelier oncle de l’époux du côté paternel à cause de Scholastique Montprofit son épouse».

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(C)AD 49


François Montprofit, époux Tessier, est donc le frère de Scholastique Montprofit, épouse Chauvelier, or, les parents de cette dernière sont Mathurin Montprofit et Perrine DAVID.

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(C)AD 49


C’est donc grâce aux témoins, et aux collatéraux, que j’ai remonté une génération facilement.

(1)je l’avoue ou pas ? Je ne note toujours pas systématiquement les noms des témoins, quand ils n’ont pas de lien de parenté avéré notamment. Mais je me soigne.