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Le jour où j’ai péché un poisson et mon doigt

Tout commence avec une idée saugrenue. Je ne sais pas ce qui m’avait pris ce jour-là, mais j’avais décidé d’accompagner mon oncle à la pêche. Pourquoi était-ce surprenant ? Parce que je n’aime pas les asticots et il était est inenvisageable que j’accroche un asticot à un hameçon. Il faut croire que j’étais d’humeur aventureuse ou en mal d’émotions fortes, en tout cas, prête à relever tous les défis.
Superhero Super Power Wonder Woman Hero GirlTous les défis, pas vraiment car je suis quasiment certaine (je ne m’en souviens pas) que c’est mon oncle qui a accroché tous les appâts.
depositphotos_20793559-stock-illustration-cartoon-worm-on-a-hookDégout
Bref, après quelques explications sur comment lancer la ligne, appâter le poisson, ferrer sa prise, j’attendis patiemment qu’un poisson moins prudent que les autres gobe le petit ver gigotant au bout du mortel crochet. L’attente fut-elle longue ? Je ne m’en souviens pas et ce n’est pas vraiment ce qui est important dans l’histoire. Non, l’important est que j’ai j’avais j’eus (!!!???) attrapé j’attrapai un poisson. Une petite joie dans un sympathique moment de partage intergénérationnel (désolée pour ceux qui sont anti pêche, mais rassurez-vous, la suite va vous consoler). Mon poisson, plutôt petit par la taille, était un goulu ; il avait avalé l’asticot et l’hameçon. Tout jusqu’au fin fond du gosier. La périlleuse tâche qui m’attendait maintenant était de le libérer de son piège, sans le massacrer car le but était de le relâcher. Je ne sais plus si ce fut une réussite, et si je pus relâcher mon prisonnier sans dommage mais je m’appliquai. Après maintes circonvolutions, je vainquis ; je réussis ma libération ichtyenne. J’étais contente. Mais…l’équilibre naturel devait visiblement être maintenu ce jour-là. En libérant le poisson, je devais emprisonner quelqu’un d’autre. Je mis quelques instants à m’en rendre compte : l’hameçon s’était planté dans mon index.

(illustration : (C)http://www.forum-bassin.com/photos/picture.php?/1064)

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Le jour où je n’ai pas bu que de l’eau

Après les vacances chez mamie, les vacances à la mer, et le cinéma avec maman, je vous emmène en vacances à la montagne.

Chez nous, les vacances à la montagne, c’était en été, à Briançon, chez Jean, un ami de ma tante. Donc pas de ski mais des promenades en altitude.
Je ne sais plus quel âge j’avais, mais j’étais assez vieille pour marcher quelques heures sur des sentiers pentus.
Nous étions partis le matin. Après avoir marché un certain temps temps dont je ne me souviens pas, nous arrivâmes là où nous devions arrivé mais je ne me souviens pas où. L’ascension avait dû être un peu éprouvante mais je ne me souviens pas à quel point car en arrivant au chalet, je n’avais qu’une envie, boire un grand verre d’eau. Et comme le hasard fait bien les choses, l’un des marcheurs dont j’ai oublié le nom et le visage sortit une bouteille d’eau minérale et des verres. Ni une, ni deux, je me servis et bus une grande rasade de liquide salvateur. A peine avais-je avalé la première gorgée que la suivante descendait dans ma gorge sèche. Et ce fut là le début de la fin car je me rendis compte, sans pouvoir arrêter le processus, que je ne buvais pas de l’eau. Très vite, le rouge me monta aux joues, des bouffées de chaleur envahirent mon visage et presque aussi vite, je dus m’allonger. Je me souviens que régulièrement, on prenait de mes nouvelles et que je répondais, hagarde, que ça allait.
Qu’est-ce qui avait pu me mettre dans cet état-là ? Un corps assoiffé à
désaltérer, une bouteille ne contenant pas son contenu normal et deux grandes gorgées de Berger blanc pur. Je vivais ma première cuite, mais intentionnelle.
Berger blanc
Est-ce pour cela que je déteste tant l’anis ?
Anis

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Le jour où j’ai vu mon premier film au cinéma

Les souvenirs nous jouent parfois des tours mais il me semble que le premier dessin animé que j’ai vu au cinéma est Pinocchio. Si ce n’est pas le premier, c’est celui dont je me souviens. Et pour cause, j’ai eu la frousse de ma courte vie. Imaginez une baleine, avec des dents acérées(1), qui avale le pauvre papa Gepetto.


Et toi Maman, tu t’en souviens ?

(1) J’ai découvert que les baleines n’avaient pas de dents mais des fanons, quelques années après, en visitant le musée océanographique de Monaco. Malheureusement, j’avais mal accroché ma pellicule photo et le film se n’est pas enroulé correctement. Du coup, je n’ai aucun cliché de cette visite.

(photo : (C) site « 20è anniversaire chronique Disney » ; GIF : (C) Pixar)

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Le jour où j’ai fait une rencontre du 3è type

 

Autre souvenir, autre lieu, je vous emmène en vacances, en vacances à Soulac.

Nous étions en vacances à la mer, chez des particuliers qui louaient des hébergements sur leur terrain, à quelques mètres de leur maison. Nous, nous étions dans la remorque-tente, avec un réservoir d’eau qui chauffait au soleil en guise de douche(1).
Je ne crois pas que cela était une habitude mais ce jour-là, mon père fut invité à pêcher au filet dans les baïnes avec les amis de là-bas. La pêche fut fructueuse et le soir, nous mangeâmes de la petite friture.
Description de cette image, également commentée ci-aprèsFrais Lançon Prêts à être Frits. En Espagne, Ce Repas Est Appelé ...Poisson frit appel?n Espagne
Mais les petits poissons (lançons ?) n’étaient pas les seuls animaux marins à avoir été pris dans les filets. Mon père sortit un animal étrange qu’il prit dans sa main. Il voulut que je fasse de même mais pas folle la guêpe, je n’allais pas m’aventurer à prendre, ou même toucher un animal qui semblait venu d’une autre planète. Et puis, j’ai pris mon courage à deux mains.

Voilà comment un hippocampe est entré dans ma vie.

(1) les propriétaires nous aimaient bien, alors on pouvait utiliser leur douche de temps en temps et jouer avec le ranch en bois ! Le soir, on buvait l’apéro ensembles, entourés de nombreuses lampes qui devaient garder les nombreuses fourmis volantes loin de nous.
Au début, il n’y avait que la tente et le chalet. Puis, les propriétaires ont installé un mobil-home. Mon rêve, c’était de passer mes vacances dans le chalet, avec les lits superposés. Et nous avons passé un été dans le chalet, enfin je crois !
Dans mes souvenirs, nous sommes allés de nombreuses années en vacances d’été à Soulac. Mais, apparemment, en vrai, ma mère m’a dit que nous avions dû y aller 2 ou 3 fois seulement. Comme quoi, les souvenirs.

(illustrations poissons : Wikipedia, (C)123RF, alexsalcedo1)

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Le jour où le mur de la chambre a disparu

Comment le mur de ma chambre a-t-il disparu ? Pourquoi a-t-il disparu ? Que s’est-il passé pour qu’il disparaisse ?

L’histoire se passe chez ma grand-mère paternelle. En fonction des époques, j’ai dormi dans différentes chambres de la maison, celle de tata Isabelle, au deuxième étage, à gauche, celle de tonton Christian, aussi au deuxième étage mais à droite, et celle de tata Evelyne, au premier étage à droite. Est-il utile de préciser que les chambres du deuxième étages, à côté du grenier dans lequel on n’avait pas le droit de monter, auxquelles on montaient par un escalier qui grince, étaient plus effrayantes que les autres ? Non ? Et bien, elles étaient un peu plus effrayantes que celles du premier.
Ce jour-là, ou plutôt, cette nuit-là, je dormais dans la chambre de tonton Christian. Je ne me souviens plus si mon frère dormait dans le petit lit à côté, probablement que oui, mais moi, j’avais les honneurs du grand lit (lit double). Avais-je trop mangé, n’avais-je pas assez bu, avais-je regardé un film d’épouvante (non pas encore à cette époque), quelle que soit la raison, je me réveillai en pleine nuit. La chambre de tonton avait une particularité : la tête du lit était appuyée contre le conduit de cheminée et on allumait le plafonnier grâce à un interrupteur en porcelaine situé sur le conduit de cheminée.

Interruttore in Ceramica #INT04 | Muselli OfficineLuce
Interrupteur à commutateur rotatif

Donc, je me réveillai en pleine nuit, dans une pièce noire comme de l’encre. Je recherchai à allumer la lumière. Pour ce faire, je n’avais qu’à m’asseoir, faire une légère rotation du corps et tourner l’interrupteur situé derrière moi. Je m’assis, fis une légère rotation du corps et je ne réussis pas à tourner l’interrupteur situé derrière moi. Je dirais même plus, je ne réussis pas à trouver l’interrupteur derrière. Qu’à cela ne tienne, je décidai de me mettre à genou pour explorer à grands mouvements de bras l’espace vide où devait se tenir l’interrupteur.  De balayages, à droite, à gauche, en tâtonnements, je désespérai d’atteindre mon objectif. L’angoisse commença à me gagner. Ce n’était pas possible, le mur ne pouvait pas ne pas être là ! Je réussis à me raisonner en me disant que ce n’était pas parce que je ne trouvais pas le mur qu’il n’était pas là. Bien que farfelue, la seule explication qui m’était venue à l’esprit était que le mur était plus loin que ce je pensais et que mon bras devait être trop court pour atteindre l’interrupteur. Bref, pour couper court à la panique qui commençait à m’envahir, je décidai de me recoucher, la couette bien remontée jusqu’au yeux, en espérant que le lendemain, le mur serait mieux visible.

Alors, à votre avis, qu’avait-il bien pu se passer ?

…(suspens)

 

En me réveillant le lendemain, à la lumière du jour, je m’aperçus que j’avais beaucoup voyagé…au point de me retrouver la tête au pied, et les pieds à la tête. L’interrupteur que je cherchais à ma tête, se trouvait en fait, à mes pieds.
CQFD

 

LSF