Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Entre choir et gésir, il faut choisir.

Hier, j’évoquais la nouvelle pratique dans l’enregistrement des naissances.
Ce qui sera sans nul doute une difficulté supplémentaire pour les généalogistes, trouvera son pendant avec les recherches sur les décès. En effet, aujourd’hui, tout comme on ne naît plus chez soi, on ne meurt plus à la maison. Et parce qu’on meurt dans la commune où se trouve la structure médicale, les lieux de décès et d’inhumation sont souvent différents.

J’ai encore du boulot pour vérifier que mes ancêtres mourraient bien chez eux car si je calcule jusqu’à G10, il me manque 304 décès (sur les 562 ancêtres identifiés mon arbre). Mais je peux déjà dire que deux d’entre ont un lieu de sépulture différent de leur lieu de décès (ma grand-mère et son père, décédés à l’hôpital) et trois autres ne sont pas morts « chez eux ». Parmi les trois, il y a mon sosa 200, Pierre Auclerq, mort noyé après une chute dans le puits du village et son fils Pierre (sosa 100), décédé chez son fils, à 7 km de chez lui. Et il y a mon AGP, mort chez son frère, à 9 km de chez lui.

Pascal s’est penché sur la question des causes de décès de nos ancêtres dans les campagnes, notamment dans une petite paroisse de Mayenne, de 1776 à 1780.

Pour ma part, je sais que trois de mes ancêtres sont morts de maladie, Marie Auger (sosa 405), en 1785, Charles Mennauteau (sosa 406), en 1779 et Urbain Agenet (sosa 2028), en 1712.
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Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu nais, je te dirai où tu vis.

Cela peut paraître être une évidence pour nos ancêtres, ça n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, si les primo-parturientes pouvait retourner chez leur mère pour donner naissance à leur enfant, et ainsi quitter la commune où elles vivaient, la quasi-totalité femmes accouchait dans leur maison. Aujourd’hui, la norme est plutôt d’accoucher à l’hôpital ou en clinique et (de moins en moins) rares sont celles qui accouchent chez elles. Donc, les naissances n’ont pas lieu dans la commune de résidence de la mère mais dans la commune où est située la structure médicale.

Ne croyez pas que ce sujet n’intéresse que les généalogistes, le Sénat a délibéré sur ce thème (voir www.senat.fr).

Et pour les plus fervents défenseurs de la cause des communes sans actes de naissances, cliquez ici.

Ceci dit, et contrairement aux idées reçues, naître dans une commune ne signifiait pas forcément y passer toute sa vie et y mourir. Déjà parce que souvent, l’un des deux époux partait vivre dans la commune de son conjoint, et parce que les personnes « voyageaient » plus qu’on ne le pense. Parfois de quelques kilomètres, parfois d’un département à un autre limitrophe mais aussi parfois vers une région plus lointaine. Lire la suite de « Dis-moi où tu nais, je te dirai où tu vis. »

Publié dans La boîte à trucs, Qui sont mes ancêtres ?

Dis-moi où tu gis, je te dirai comment tu t’appelles.

Le département d’Indre-et-Loire a été créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. Dès la fin du XVIIIè siècle, certaines communes du département fusionnent (fusion pour créer une nouvelle commune ou rattachement/absorption d’une petite commune au profit d’une plus grande). Jusqu’en 2016, le département comptait 277 communes. Trois « communes nouvelles » sont créées en 2017, une quatrième en 2018, portant le nombre total de communes à 272 (cf. liste des communes d’Indre-et-Loire).

Mais comment appelle-t-on les habitants de chaque commune ? (en bleu, les communes où sont morts mes ancêtres) Lire la suite de « Dis-moi où tu gis, je te dirai comment tu t’appelles. »

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, ce billet ne sera pas l’occasion de vous parler de gentilé. Ce sera un billet consacré à l’origine (possible) des noms de mes ancêtres.

Avant toute chose, quand et comment se sont formés les noms de famille ? Lire la suite de « Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles. »

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Quand un prénom n’en vaut pas un autre.

Jean n’est pas Pierre et Marie n’est peut-être pas Marie. Sauf que Marguerite est peut-être Perrine et François, bah, c’est François.

En généalogie, rien n’est sûr, même ce qui semble l’être. Les approximations et les erreurs sont monnaie courante. Ce n’est pas forcément la faute des prêtres, souvent les mariés eux-mêmes ne connaissent pas toujours leur âge, les déclarants pour un décès ne sont parfois que des voisins, et les intéressés ont régulièrement une fâcheuse tendance à ne pas utiliser leur prénom de baptême.
Alors, quand on cherche un François, né vers 1758 à Pétaouchnoc, fils de Pierre Machin et Jeanne Bidule et qu’on trouve un François, né à Pétaouchnoc comme ses 6 frères et sœurs aînés, fils de Pierre Machin et Jeanne Bidule, mais né en 1750, on a tendance à se dire, chouette, j’ai trouvé mon François, en oubliant un peu vite qu’il peut s’agir d’un frère aîné, ou que le François qu’on cherche peut être né dans une commune différente de celle de ses frères. Au contraire, si l’on cherche un Jean, fils de Jean Untel et Françoise Trucmuche, né à Perpète-les-oies en 1716, et qu’en 1716, naît Jacques, fils de Jean Untel et Françoise Trucmuche, il ne faut pas trop vite conclure qu’il s’agit d’un frère. Et que dire quand on cherche une Marie, née vers 1738, fille de Jacques Truc et Françoise Bidule et qu’on trouve une première Marie, fille Jacques Truc et Françoise Bidule, née en 1730, et une seconde Marie, fille des mêmes, née en 1742. La débutante que j’étais en aurait déduit (probablement à tort) que seule la seconde avait survécu, méconnaissant que les parents donnaient souvent un même prénom à deux enfants, même encore en vie.

Concrètement, mes ancêtres étaient-ils atteints de TDI (trouble dissociatif de la personnalité) ?

Premier cas : Marie BUREAU.

Marie Bureau, sosa 511, décède le 2 ventôse an XI (1803) à Saint-Branchs (Indre-et-Loire) à « environ 69 ans », comme l’indique son acte de décès. Je trouve une Marie Bureau naît le 17 mai 1743 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire), au lieu de 1734. Problèmes, je n’ai pas la fratrie donc je sais que ma recherche est incomplète (peut-être y a-t-il une autre Marie née avant 1734 ou même après 1743) ; je n’ai pas noté le détail de ma recherche (je sais pas si j’ai cherché de 1734 à 1743, avant 1734…ah, les erreurs de débutants !!!). Recherches : vérifier que Marie est bien Marie. Lire la suite de « Quand un prénom n’en vaut pas un autre. »

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

A combien de temps correspond « environ » ?

NB : temps de lecture, environ 10′, mais vous pouvez lire en diagonale, dans ce cas, le temps de lecture est divisé environ par trois, et si vous ne lisez que les premier et dernier paragraphes, il vous faudra environ 1’30 » (nota bene inclus)

Les généalogistes connaissent bien ce petit mot de 7 lettres, dont les curés usent et abusent pour avouer qu’ils ne savent pas quel âge a une personne. Il existe des synonymes, comme approximativement, à peu près, dans les, grosso modo. Alors, je me suis livrée à un petit jeu : déterminer à combien de temps correspond le terme « environ » dans ma généalogie (oui, je sais, encore une idée bizarre, mais je ne suis pas seule, voir ici et ). Lire la suite de « A combien de temps correspond « environ » ? »