Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Quand je serai grand, je serai…

De nos jours, flexibilité et mobilité professionnelles sont devenues courantes voire obligatoires.

On pense souvent que ce sont des notions très contemporaines et que nos ancêtres exerçait un seul métier durant toute leur vie (tout comme l’idée qu’ils ne partaient jamais très loin de leur village d’origine, ou qu’ils mouraient jeunes, ou qu’ils avaient beaucoup d’enfants).

Mais nos ancêtres aussi, pour certains, voyageaient pour travailler, pour trouver du travail ou de par la nature de leur profession. Et certains même se « reconvertissaient ». Je ne parle pas de ceux qui passaient du statut de journalier à celui de laboureur (ou inversement comme Jacques Taixier, sosa 98, Jacques Bullot, sosa 56, ou Charles Auger, sosa 1620) ou de celui de gagiste à celui de domestique, car on peut être laboureur journalier ou domestique gagiste et mentionner l’un ou l’autre. Je ne parle pas non plus des bêcheurs qui deviennent cultivateur (comme René Livoireau, sosa 184), car il s’agit du même domaine d’activité ; ni de ceux qui deviennent propriétaires* (comme Jean Perdreau, sosa 62, qui passe successivement de journalier à laboureur, puis propriétaire cultivateur puis cultivateur, et enfin propriétaire puis rentier), car, si cela montre une certaine ascension sociale, on reste encore dans le même domaine ; ni même des femmes qui après avoir exercé un métier deviennent sans profession (comme Jeanne Ferron, sosa 99 ou Louise Lesierre, sosa 63, qui est lingère au moment de son mariage puis sans profession, car sans doute élève-t’elle ses enfants, idem Marie Louise Picau).

Je veux parler de ceux qui, au cours de leur vie, changent radicalement de voie. Lire la suite de « Quand je serai grand, je serai… »

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Que sont-ils devenus ?

La généalogie, ce n’est pas trouver le plus d’ancêtres possible et remonter le plus loin dans le temps. Non, c’est découvrir la vie de ses ancêtres.

Certes, sauf que moi, j’aime bien aussi l’idée de découvrir « tous » mes ancêtres et essayer de remonter le plus loin possible.

Alors où en suis-je par rapport à juin 2015 ? (sauf précision contraire, tous les chiffres concernent mes sosa uniquement) Lire la suite de « Que sont-ils devenus ? »

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Méli-mélo de mariages

Un de mes ancêtres, Pierre DEBAUGÉ (sosa 3044), a fait non pas un mais deux mariages un peu plus insolites que d’ordinaire.

Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : « Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère », càd qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage).

Et le 4 juillet 1685 , il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE (sosa 3047) est la belle-mère de son fils Urbain, càd la mère de sa bru (la mère de la femme de son fils).

 

 Vous avez suivi ?
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L’énigme Jeanne Tulasne

Je vais vous raconter l’histoire de Jeanne Tulasne… enfin, plutôt celle de Jeanne Sevaux, ou plus exactement celle de Jeanne Tulasne Et de Jeanne Sevaux… Bref, celle de Jeanne, mon sosa 89. Parce Jeanne Tulasne et Jeanne Sevaux sont la même personne : Jeanne Sevaux devient Jeanne Tulasne. Non pas parce ce qu’elle se marie _ enfin, si elle se marie, mais son mari ne s’appelle pas Tulasne, il s’appelle Duault _ mais parce que son père s’appelle Tulasne. Enfin, non, son père ne s’appelle pas Tulasne, il s’appelle Borien, c’est le mari de sa mère qui s’appelle Tulasne…mais ce n’est pas son père. Pas son père, pas son père, tout dépend pour qui !

Vous avez compris ? Non (je me demande bien pourquoi !!!!). Alors voici l’explication de ce schmilblick.

Là où l’histoire commence…

Dans l’acte de mariage André DUAULT / Marie FONTAINE (sosa 44 et 45) (03-08-1859, St-Nicolas-de-Bourgueil), j’apprends qu’André Duault est le fils d’André Duault et Jeanne Sevaux, qu’il est âgé de 33 ans, qu’il est né le 06 janvier 1826 à Courléon et qu’il est meunier. Son acte de naissance me confirme le nom des parents, André Duault (sosa 88), 28 ans et Jeanne Sevaux (sosa 89).

naiss Duault Sevaux 1826 épx Fontaine.jpg

L’acte de mariage André Duault / Jeanne Sevaux est assez facile à trouver puisque qu’il est célébré le 24-11-1824 à Courléon ; Jeanne est la fille d’Anne Sevaux et André Borien.

 

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Là où les problèmes commencent…

Je continue mes investigations et pars à recherche de l’acte de décès d’André Duault (sosa 44), époux de Marie Fontaine, puisque j’ai son acte de naissance. Le problème est l’acte que je trouve (09-07-1879) est bien celui d’un André Duault époux d’une Marie Fontaine mais il est le fils d’André Duault et Jeanne Tulasne (et non Jeanne Sevaux). Il semble donc que ce ne soit pas l’ancêtre que je cherche.

Je m’attaque ensuite aux autres enfants du couple André Duault / Jeanne Sevaux (fratrie dudit André Duault époux de Marie Fontaine) mais je trouve ceux du couple André Duault / Jeanne Tulasne : Henri (décédé le 08-01-1849 à 22 ans), Gabriel et son jumeau mort-né (nés en 1844), Celestin (né en 1841), Eugène (né en 1839), Marie Elisabeth (née en 1834), Joseph (né en 1831), Jeanne (née en 1829). Logiquement, je dois trouver l’acte de naissance d’Henri aux environs de l’année 1827, sauf qu’en 1827, il y a bien la naissance d’un Henri Duault, fils d’André et Jeanne…Sevaux.

DC enf Duault Tulasne 1849 Henri

naiss enf Duault Tulasne 1844

naiss enf Duault Tulasne 1844 sans vienaiss enf Duault Tulasne 1841 Célestin

naiss enf Duault Tulasne 1839 Eugennenaiss enf Duault Tulasne 1834 Marie Elisabnaiss enf Duault Tulasne 1831 Josnaiss enf Duault Tulasne 1829 Jeanne

naiss Duault Sevaux tulasne 1827 Courléon cf dc henri 1849 même personne.jpg

Jeanne Sevaux et Jeanne Tulasne seraient-elles une seule et même personne ?

Là où tout se complique…

Je me mets en quête d’un acte de décès au nom de Jeanne Sevaux ou Jeanne Tulasne, épouse d’André Duault, acte que je trouve à Courléon le 20 décembre 1864. Mais autre problème, il dit que Jeanne Tulasne est la fille d’Anne Sevaux et d’André Tulasne. Or, pour rappel, dans son acte de mariage, Jeanne Sevaux est la fille d’André Borien. Donc, les 2 Jeanne n’ont pas le même nom ni les mêmes parents, ce serait donc bien 2 personnes différentes.

Je pars à la recherche du mariage André Borien / Anne Sevaux. Apparemment, cette union n’est pas célébrée sur la commune de Courléon, ce qui ne veut pas dire que le mariage n’existe pas.

Qu’en est -il du mariage André Tulasne / Anne Sevaux ? Il y a un mariage Tulasne / Sevaux ?  Oui mais entre Alexandre Tulasne et Anne Sevaux !

 

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Se peut-il alors qu’André Tulasne soit le même homme qu’Alexandre Tulasne ?
Trêve de suspens : non, André et Alexandre ne sont pas la même personne !!! Donc…
Donc, j’en perds mon latin (que j’avais très mauvais soit dit en passant) ! A ce moment de mes recherches, j’ai :
  • 2 André Duault, époux Marie Fontaine : l’un dont j’ai l’acte de mariage, est le fils d’André Duault et Jeanne Sevaux, l’autre dont j’ai l’acte de décès, est le fils d’André Duault et Jeanne Tulasne,
  • 2 autre André Duault : l’un dont j’ai l’acte de mariage, est l’époux de Jeanne Sevaux (donc le père d’un des 2 précédents), l’autre dont je n’ai pas d’acte de mariage mais pour lequel je trouve les actes de naissance de ses enfants (et qui est aussi le père de l’un des 2 précédents),
  • 2 Henri Duault : l’un, fils d’André Duault et Jeanne Tulasne, dont j’ai l’acte de décès en 1849 qui me permet de situer sa naissance vers 1827 mais pour lequel il n’y a pas d’acte de naissance, l’autre né en 1827 (tiens !!!), fils d’André Duault et de Jeanne Sevaux (à ce moment-là, je suis convaincue que ces 2 Henri sont les mêmes, donc que Jeanne Sevaux et Jeanne Tulasne sont aussi les mêmes et que les 2 André Duault sont par conséquent les mêmes mais je veux des preuves incontestables),
  • 2 Jeanne Tulasne, épouse André Duault : l’une dont j’ai l’acte de mariage, est la fille d’André Borien et Anne Sevaux, l’autre, dont j’ai l’acte de décès, est la fille d’André Tulasne et Anne Sevaux,
  • un André Tulasne et un Alexandre Tulasne


Là où tout s’explique, la découverte du Jugement du Tribunal

Le mariage Tulasne-Sevaux n’ayant rien donnée de probant, je tente ma chance avec la naissance de Jeanne. D’accord, mais Jeanne qui ? Tulasne ? Sevaux ?

Je trouve une Jeanne Sevaux, née en 1805, fille naturelle d’Anne Sevaux. Je ne suis pas plus avancée.
Je trouve aussi la naissance d’André « naturel » en 1811, fils d’Anne Sevaux, femme d’Alexandre Tulasne à l’armée (il décède en 1812, il est toujours le fils d’Anne Sevaux, femme d’Alexandre Tulasne à l’armée), celle d’André Pierre fils d’André Borien et Anne Sevaux « reconnu par le père » en 1815, sur la déclaration d’André Borien « se reconnoissant pour être le père », et d’Anne Sevaux, femme d’Alexandre Tulasne à l’armée, et celle d’Anne Sevaux, fille d’Anne Sevaux et André Borien « qui ont déclaré être dans l’intention de se marier quoy qu’ils aient fait cet enfant d’avance », et celle d’André Louis Tulasne en 1800, sur les déclarations disant qu’Anne Sevaux femme du légitime mariage d’Alexandre Tulasne actuellement au service de la République, est accouchée d’un garçon. Voilà qui commence à éclaircir le mystère : Anne Sevaux entretient une relation extra-conjugale avec André Borien.

Plusieurs questions me sautent aux yeux ! A un moment, Jeanne Sevaux devient Jeanne Tulasne. Mais pourquoi prend-elle le nom de Tulasne et non pas celui de Borien (son père) ? Que se passe-t’il entre 1827 et 1831 ? Pourquoi Alexandre Tulasne accepte de reconnaître les enfants d’un autre comme ses propres enfants, plus de 20 ans après leur naissance, alors que le père biologique s’est déclaré comme étant le père ? Et bien, Alexandre ne le fait pas ! Et, une fois n’est pas coutume, je trouve l’explication très facilement dans les registres paroissiaux. Un jugement (jugement du tribunal, AD 49 en ligne, vues 53 à 55) m’apprend que Jeanne Sevaux, ainsi que ses frères et sœurs sont légitimés et donc peuvent changer leur nom de baptême, Sevaux, en Tulasne.

DONC, jusqu’en mars 1828 , Jeanne (sosa 89) porte le nom de SEVAUX, c’est-à-dire celui de sa mère. Après cette date, en tant que fille légitime d’Alexandre Pierre Tulasne et d’Anne Sevaux, elle porte alors le nom de TULASNE…même si tout le monde sait que son père est André Borien !

Jugement du tribunal, mars 1828, AD 49 en ligne, vues 52 à 55.
« considérant que le mariage subsiste tant qu’on ne présente pas l’acte de dècès de l’un des deux époux, que l’absence n’en dissout pas même les liens fut-elle constatée par un jugement, que non seulement l’union des deux époux Tulasne subsistoit le 10 mai 1803 et le 30 septembre 1805 mais qu’elle subsiste encore aujourd’hui […] que pour être reportées légitimes, il suffit par conséquent aux exposantes de produire, primo, l’acte de mariage d’Anne Sevaux avec Alexandre Pierre Tulasne, secondo, l’extrait des registres de l’Etat Civil constatant qu’elles sont nées toutes deux avant le décès de Tulasne légalement prouvé, considérant que le refus fait par 4 parents de les reconnaître est absolument indifférent, que d’après la jurisprudence on doit en effet tenir pour constant que les déclarations portées en l’acte de naissance sont insuffisantes pour priver l’enfant de sa légitimité quand bien même elles émaneraient de la mère et tendraient à lui attribuer l’état de bâtards adultérins […] considérant que les personnes dénommées en la délibération du Conseil de Famille n’ont aucune qualité pour constater la légitimité des exposantes d’abord parce qu’elles ne produisent pas l’acte de décès de Tulasne ensuite parce qu’elles ne sont pas ses héritiers présomptifs article 317 du Code Civil, que Louis Tulasne issu du mariage et demeure inscrit sous le nom de son père auroit seul justerie à s’opposer à la demande de ses sœurs en admettant qu’il y fut recevables […] »

Reconnaissance Jeanne Tulasne 1828 Courléon
Reconnaissance Jeanne Tulasne 1828 Courléon 2
Reconnaissance Jeanne Tulasne 1828 Courléon 3
Reconnaissance Jeanne Tulasne 1828 Courléon 4
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Reconnaissance Jeanne Tulasne 1828 Courléon 6
Reconnaissance Jeanne Tulasne 1828 Courléon 7

Le tribunal statue en faveur de la légitimation de Jeanne, malgré le refus de quatre membres du conseil de famille, malgré l’absence du supposé père Tulasne depuis 11 ans à la naissance de Jeanne et bien que Pierre Borien se soit déclaré comme père.

Le fait que le frère aîné, André Louis Tulasne, fils légitime d’Alexandre Tulasne et Anne Sevaux, considère également ses frères et sœurs cadets comme issues du mariage légitime d’Alexandre Tulasne et Anne Sevaux, élevées comme lui, soignées et nourries au domicile de leur mère, a certainement influencé la décision du Tribunal. Cependant, que penser de ce fils, né alors que son père est « au service de la République » et qui porte pour prénom, André, le même prénom que celui qui fera sa vie avec sa mère, et qui se déclarera père des enfants issus de l’union illégitime ? N’est -ce pas un moyen pour lui de légitimer une filiation illégitime ?

De même, le fait que sur son acte de décès, elle soit désignée comme fille d’Anne Sevaux et d’André Tulasne vient probablement du fait que les témoins ne sont pas de la famille, ils font probablement un amalgame entre le prénom du père biologique, celui dont on sait qu’il vit avec Anne Sevaux « comme mary » à savoir André (Borien), et le patronyme du mari officiel d’Anne Sevaux, qui est aussi celui porté par tous les enfants de ladite Anne (Alexandre) Tulasne.

Alors que le jugement l’exige, la mention de cette reconnaissance ne sera portée ni sur l’acte de naissance ni sur l’acte de mariage.

Une dernière question me turlupine. En 1803, lors de la naissance d’Anne, les parents (Anne Sevaux et André Borien) déclarent être dans l’intention de se marier. Pieux mensonge ou sincère projet rendu impossible par le fait que le mari légitime (Alexandre Tulasne) n’étant jamais déclaré mort, Anne ne sera jamais veuve et donc ne pourra jamais se remarier (d’où plusieurs enfants illégitimes issus du couple adultère) ?

Voilà le jour où je suis entrée dans La Maison qui rend fou !

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Mes ancêtres de la génération 15

La 15ème génération est la plus ancienne jusqu’à laquelle je suis remontée. Donc, forcément, certains renseignements manquent comme les noms des parents et les dates de baptêmes / naissances. Et comme les actes de mariage sont peu détaillés à cette époque, je n’ai pas non plus les professions ni les lieux de résidence. Et comme l’écriture est souvent plus difficile à déchiffrer, je n’ai pas cherché les fratries.
Donc, peu de renseignements sur mes ancêtres à la 15ème génération…aucun en réalité, à part leurs noms.

Génération 15

  • Jean SALMON (sosa 22864) époux de Jeanne DELAUNAY (sosa 22865)
    un fils, René SALMON (sosa 11432)
  • Pierre DURYE (sosa 22866) époux de Elisabeth GAULTIER (sosa 22867)
    une fille, Jeanne DURIE (sosa 11433)
  • Anthoine PELLETIER (sosa 22868) époux de Marguerite GREFFIER (sosa 22869)
    un fils, Urbain PELTIER (sosa 11434)
  • Simon ORYE (sosa 22870) époux de Perrine GAULTIER (sosa 22871)
    une fille, Urbanne ORYE (sosa 11435)
  • Urbain HOUSLIN (sosa 22906) époux de ?
    une fille, Michelle HOUSLIN  (sosa 11453)
  • Antoine HUDAULT (sosa 22910) époux de Nicole CIROTTEAU (sosa 22911)
    une fille, Nicole HUDAULT (sosa 11455)

LSF