Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Entre choir et gésir, il faut choisir.

Hier, j’évoquais la nouvelle pratique dans l’enregistrement des naissances.
Ce qui sera sans nul doute une difficulté supplémentaire pour les généalogistes, trouvera son pendant avec les recherches sur les décès. En effet, aujourd’hui, tout comme on ne naît plus chez soi, on ne meurt plus à la maison. Et parce qu’on meurt dans la commune où se trouve la structure médicale, les lieux de décès et d’inhumation sont souvent différents.

J’ai encore du boulot pour vérifier que mes ancêtres mourraient bien chez eux car si je calcule jusqu’à G10, il me manque 304 décès (sur les 562 ancêtres identifiés mon arbre). Mais je peux déjà dire que deux d’entre ont un lieu de sépulture différent de leur lieu de décès (ma grand-mère et son père, décédés à l’hôpital) et trois autres ne sont pas morts « chez eux ». Parmi les trois, il y a mon sosa 200, Pierre Auclerq, mort noyé après une chute dans le puits du village et son fils Pierre (sosa 100), décédé chez son fils, à 7 km de chez lui. Et il y a mon AGP, mort chez son frère, à 9 km de chez lui.

Pascal s’est penché sur la question des causes de décès de nos ancêtres dans les campagnes, notamment dans une petite paroisse de Mayenne, de 1776 à 1780.

Pour ma part, je sais que trois de mes ancêtres sont morts de maladie, Marie Auger (sosa 405), en 1785, Charles Mennauteau (sosa 406), en 1779 et Urbain Agenet (sosa 2028), en 1712.

DC_Auger_femm_Berge_Vendeuvre_1785_p.58.jpg
(C) AD86 numérisées, Vendeuvre-du-Poitou.

« Le vingt octobre mil sept cent quatre vingt cinq a été inhumé le corps de
Marie auger en son vivant veuve de pierre Berge de ce bourg décédée du
dix huit sur les dix heures du soir à l’âge de soixante douze ans ayant reçu
dans sa maladie les sacrements de l’église. Les témoins ont été pierre françois et
jeanne Berge ses fils et fille, françois soufficeaud son gendre, marie auger
sa nièce et plusieurs autres qui ont déclaré ne savoir signer. »

DC Menauteau épx Pairault Vendeuvre 1779
(C) AD86 numérisées, Vendeuvre-du-Poitou

DC_Agenet_épx_Babaud_Perrusson_1712_6NUM6.183.009_p.8.JPG
(C) AD37 numérisées, Perrusson

« Le 2 Xbre a ete inh en ce cim le corps d’Urbain agenet agé env 38 après  avori reçu en sa mal les sms
par moy Ce sous »

Il y a aussi Jacques Guidès (sosa 882), dont j’ai eu du mal à comprendre la raison du décès, ce qui m’a obligée à feuilleter les registres de Thun-Saint-Martin. Si j’ai bien lu, il serait mort de « trenerie » (il n’est pas le seul, un autre habitant est décédé de « trenerie de vieillesse »)(1).

DC_Guides_épx_Caplié_Thun_1761_p.6.JPG
(C) AD59 numérisées, Thun-Saint-Martin


Jean Jacques Tranchant, quant a lui, est mort « subitement », en 1774.

DC_Tranchant_épx_Boubaie_1774_p.80.JPG
(C) AD59 numérisées, Thun-Saint-Martin

« L’an mil sept cens soixante quatorze le cinq
avril est décédé jean jacques tranchant agé de
septante ans veuve de Brigitte Boubaie d’une
mort subite le six fut inhumé au cimetière
de cette paroisse en présence des témoins
auguste delatre jean p wilmo »

Visiblement, la mort subite était courante car la femme d’un autre ancêtre est « morte presque subitement » (Marie Berge, femme Sébastien Legris, sosa 438)(2).

DC_femm1_Legris_épx_Deschamps__St_Viâtre_4 E 231.10_1738_p.7.JPG
(C) AD41 numérisées, Saint-Viâtre

Et, bien sûr, plusieurs femmes mortes en couches, ce qui n’est pas précisé sur l’acte de décès mais que l’on déduit assez facilement.

 

 

(1) Comme le curé de Thun-Saint-Martin donne souvent la cause du décès de ces paroissiens, je vais suivre l’idée de Pascal et relevé les causes de mort de cette commune.
(2) parfois, les convenions pour rédiger un acte m’étonnent, « mort presque subitement ». Ca veut dire quoi ? Tout comme « a été ensepulturé le corps de deffunct X ».

DC_Osnet_femm_Baron_St_Branchs_1700_greffe_6NUM6.211.005_p.15.JPG
(C) AD37 numérisées, Saint-Branchs

Parce que parfois, le curé enterre le corps de vivant X ?
Et bien oui, Brigitte Boubay (sosa 881) est inhumée le 26 mai 1752 et morte le 29 mai de la même année. Dommage pour elle !

DC_Boubay_femm_Tranchant_Thun_1752_p.211
(C) AD59 numérisées, Thun-Saint-Martin

« L’an mil sept cens cinquante deux le
ving neuf du mois de mai est décédée
Brigitte boubay epouse de jean de jean jacques
trenchant ménager de cette paroisse
agée de d’environ soixante administrée
de sacremens notre mère la ste église
et a été inhumée au
cimetière le ving six en présence
des témoins suivans jacques martin
delastre, jena pierre wilmo »

LSF

 

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu nais, je te dirai où tu vis.

Cela peut paraître être une évidence pour nos ancêtres, ça n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, si les primo-parturientes pouvait retourner chez leur mère pour donner naissance à leur enfant, et ainsi quitter la commune où elles vivaient, la quasi-totalité femmes accouchait dans leur maison. Aujourd’hui, la norme est plutôt d’accoucher à l’hôpital ou en clinique et (de moins en moins) rares sont celles qui accouchent chez elles. Donc, les naissances n’ont pas lieu dans la commune de résidence de la mère mais dans la commune où est située la structure médicale.

Ne croyez pas que ce sujet n’intéresse que les généalogistes, le Sénat a délibéré sur ce thème (voir www.senat.fr).

Et pour les plus fervents défenseurs de la cause des communes sans actes de naissances, cliquez ici.

Ceci dit, et contrairement aux idées reçues, naître dans une commune ne signifiait pas forcément y passer toute sa vie et y mourir. Déjà parce que souvent, l’un des deux époux partait vivre dans la commune de son conjoint, et parce que les personnes « voyageaient » plus qu’on ne le pense. Parfois de quelques kilomètres, parfois d’un département à un autre limitrophe mais aussi parfois vers une région plus lointaine.

J’ai trois ancêtres qui se sont beaucoup déplacés, soit en nombre de déménagements soit en distance.

Le premier, c’est mon AAGP, Pierre, sosa 10. Il naît à Elven (Morbihan) en 1883. En 1903, il doit effectuer son service militaire d’une durée de trois ans. Il est encore domicilié dans le Morbihan. En mars 1909, il est domicilié à Channay-sur-Lathan (Indre-et-Loire) où il vit encore lors de son mariage en novembre 1910. Il réside toujours dans la commune en juin 1911, lors de la naissance de son fils aîné, Similien. En 1912, son livret militaire le domicilie à Rillé mais en 1915, il habite à Channay, tout comme en 1915 lors de la naissance de sa fille Simone. En 1918 et 1919, Jean et Albert naissent à Rillé. En 1930 et 1956, il vit à Channay, où il finit ses jours.
Elven – Channay -> 235 km / Channay – Rillé -> 3,7 km / Rillé – Channay -> 3,7 km (au moins 3 déménagements pour une distance minimum de 242 km).

Le deuxième ancêtre à avoir voyagé est Jean Pierre Tranchant, mon sosa 220. Il naît à Thun-Saint-Martin (Nord). En avril 1808, lors de la naissance de son fils, il est domicilié à Châteauneuf-sur-Loire. En juin 1821, il se remarie à Lamotte-Beuvron mais vit à La Ferté-Saint-Aubin. En novembre 1839, il meurt à La-Ferté-Saint-Aubin.
Thun – Châteauneuf -> 300 km / Châteauneuf – La Ferté -> 31 km (au moins 2 déménagements pour une distance minimum de 331 km).

Et en troisième position, il y a mon AGP Adrien Gaschet (sosa 12). De Vendeuvre (Vienne) où il naît en janvier 1885, il est localisé à Tours (Indre-et-Loire) en mars 1909, à St-Genouph (Indre-et-Loire) en août 1910, à La Riche (Indre-et-Loire) en septembre 1910. Il vit toujours à La Riche en 1911, 1917 et en 1921, il déménage avec femme et enfants à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). En 1923, il habite de nouveau à Vendeuvre et en mai 1972, il meurt à Jaulnay-Clan (Vienne).
Vendeuvre – Tours -> 85,8 km / Tours – St-Genouph -> 7 km / St-Genouph – La Riche -> 4,7 km / La Riche – SPDC-> 5,5 km / SPDC – Vendeuvre -> 87,2 km / Vendeuvre – Jaulnay -> 8,8 km (au moins 6 déménagements pour une distance minimum de 199 km).

Et puis, de façon moins spectaculaire mais tout de même significative, d’autres ancêtres font leur petit bonhomme de chemin. C’est le cas de Louis Jouanneau (sosa 54). Il naît à Orléans en 1819. Orphelin de mère (né de père inconnu) à l’âge de 2 ans, je perd sa trace jusqu’en 1849, date de son mariage à Orléans. De 1850 à 1855, il vit toujours à Orléans (naissance de 4 de ses enfants). Et s’il demeure dans le même quartier (faubourg St-Marceau) et même dans la même rue (rue Tadelle), il semble quitter le numéro 23 pour le numéro 55. Puis, il déménage à Tours entre janvier 1855 et septembre 1856 et y reste jusqu’à sa mort en 1877.
Orléans – Tours -> 115 km (au moins 4 déménagements entre 115 et 128 km).
sosa54.JPG

Sa femme, Marie Tranchant (sosa 55) suit sensiblement le même parcours puisqu’elle aussi naît à Orléans, dans la même rue que son futur époux, 25 rue Tadelle. En 1849, au moment de son mariage, elle vit chez ses parents, faubourg St-Marceau, 19 rue Tadelle. Puis elle fait vit commune avec Louis au 55 (?) rue Tadelle, faubourg St-Marceau (1853), 60 quai St-Symphorien à Tours (1856), rue du Vieux Calvaire à Tours (1859). Elle vit toujours avec sa famille rue du Vieux Calvaire en 1861 et 1876 (au numéro 10), puis au 30 bis rue de la caserne à Tours en 1891 et 1893 (en 1891 avec deux de ses enfants).
Orléans – Tours -> 115km (entre 4 et 5 déménagements, entre 115 et 130 km).

sosa54sosa55

Anne Livoireau, sosa 23. Elle naît à St-Laurent de Lin en mai 1865. Après son mariage à Rillé, où elle est domiciliée, en avril 1887, elle part vivre à Breil, la commune de son époux, au moins jusqu’en 1889 (naissance de ses deux premiers enfants). En 1894, elle vit avec sa famille à Lublé (probablement depuis au moins mai 1890 car son mari y vit si l’on en croit son registre matricule) et donne naissance à Marie Léontine. En 1896, elle demeure à Epeigné-sur-Dême où naît Lucie, et en 1899, elle réside à Channay où naît Auguste. En 1926, elle est toujours domiciliée à Channay mais meurt en 1928 à Amboise, après s’être séparé de son mari.
St-Laurent de Lin – Rillé -> 7 km ; Rillé – Breil -> 8,5 km ; Breil – Lublé -> 9,5 km ; Lublé – Epeigné-sur-Dême -> 36,5 km ; Epeigné-sur-Dême – Channay -> 37,5 km ; Channay – Amboise -> 60 km (au moins 6 déménagements pour une distance minimum de 159 km).
sosa23.JPG

René Guimoineau, sosa 186, naît en 1748 à St-Jean-de-la-Motte (Sarthe). Il se marie en juillet 1785 à Pontigné (Maine-et-Loire), la commune de sa future femme mais ne semble pas s’y installer puisque sa fille, Marie naît en août 1786, à Chaveignes (Maine-et-Loire). Il meurt à Rillé en décembre 1819.
St-Jean – Chaveignes -> 92 km ; Chaveignes – Rillé -> 56 km (au moins 2 déménagements pour une distance minimum de 148 km).

Louis Gaschet, sosa 96, naît à Rom (Deux-Sèvres) en septembre 1782. Il se marie à Rouillé (Vienne) en 1806, commune où naissent ses enfants entre 1809 et 1828. Il meurt à Brux (Vienne) en avril 1857.
Rom – Rouillé -> 17 km ; Rouillé – Brux -> 26,3 km (au moins 2 déménagements pour un distance minimum de 43,3 km).

Anne Adrienne Duault, sosa 11. Née à Breil, ses enfants naissent à Channay et Rillé, tandis qu’elle meurt à Château la Vallière.
Breil – Channay -> 9 km ; Channay – Rillé -> 3,7 km ; Rillé – Chateau -> 12,9 km (au moins 3 déménagements pour une distance minimum de 25,6 km).
sosa11

 

 

LSF

 

Publié dans La boîte à trucs, Qui sont mes ancêtres ?

Dis-moi où tu gis, je te dirai comment tu t’appelles.

Le département d’Indre-et-Loire a été créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. Dès la fin du XVIIIè siècle, certaines communes du département fusionnent (fusion pour créer une nouvelle commune ou rattachement/absorption d’une petite commune au profit d’une plus grande). Jusqu’en 2016, le département comptait 277 communes. Trois « communes nouvelles » sont créées en 2017, une quatrième en 2018, portant le nombre total de communes à 272 (cf. liste des communes d’Indre-et-Loire).

Mais comment appelle-t-on les habitants de chaque commune ? (en bleu, les communes où sont morts mes ancêtres)

Abilly Abillois(es)
Ambillou Ambellousien(ne)s
Amboise Amboisien(ne)s ou Ambacien(ne)s
Anché Anchéen(ne)s
Antigny-le-Tillac
Antognicien(ne)s
Artannes-sur-Indre Artannais(es
)
Assay Assayen(ne)s

Athée-sur-Cher Athégien(ne)s
Aubigny (rattaché à Loché-sur-Indrois en 1823)
Autrèche Autrèchois(es)
Auzouer-en-Touraine Auzouérien(ne)s ou Auzouerrien(ne)s
Avoine Avoinais(es)
Avon-les-Roches Avonnais(es)
Avrillé-les-Ponceaux Poncivrllien(ne)s
Azay-le-Rideau Ridellois(es)
Azay-sur-Cher Azayen(ne)s ou Azayrois(es) ou Azéen(ne)s
Azay-sur-Indre Azéen(ne)s
Balesmes (fusion avec La Haye-Descartes pour former la commune de Descartes, par arrêtés préfectoraux des 11 juillet et 26 décembre 1966)
Ballan (fusion avec Miré pour former la commune de Ballan-Miré, au profit de Ballan, par ordonnance royale du 16 septembre 1818)
Ballan-Miré Ballanais(es)
Barrou Barrouvien(ne)s
Beaulieu-lès-Loches Bellilocien(ne)s
Beaumont-en-Véron Bellimontois(es)
Beaumont-lès-Tours (rattaché à Saint-Etienne Extra par ordonnance royale du 1er janvier 1823)
Beaumont-la-Ronce Beaumontois(es) (en 2017, forme avec Louestault, la commune nouvelle Beaumont-Louestault)
Beaumont-Louestault ?
Beaumont-Village Beaumontois(es)
Benais Benaisien(ne)s
Berthenay Berthenaysien(ne)s
Betz-le-Château Castelbessin(e)s
Bléré Blérois(es)
Bossay-sur-Claise Bosséen(ne)s
Bossée Bosséen(ne)s
Le Boulay Boulayen(e)s
Bourgueil
Bourgueillois(es)
Bournan Bournanais(es)
Boussay Bousséen(ne)s
Braslou
Braslousien(ne)s
Braye-sur-Maulne
 Braylois(es)
Brèches Bréchois(es)
Bréhémont
Bréhémontais(es)
Bridoré Bridoréen(ne)s
Brizay Brizéen(ne)s
Bueil-en-Touraine
Bueillois(es)
Candes-Saint-Martin Candais(es)
Cangey Cangéen(ne)s
Céré-la-Ronde Céréen(ne)es
Cerelles Cerellois(e)s
Chambon Chambonnais(es)
Chambourg-sur-Indre Chambourgeois(es)
Chambray-lès-Tours Chambraisien(ne)s
Champigny-sur-Veude Campinois (es)
Chançay Chancéen(ne)s
Chanceaux-près-Loches Chancellois(e)s
Chanceaux-sur-Choisille Cancellien(ne)s
Channay-sur-Lathan Channéen(ne)s
Charentilly Charentillais(e)s
Chargé Chargéen(ne)s
Charnizay Charnizéen(ne)s
Château-la-Vallière Castelvalérien(ne)s
Château-Renault Renaudin(e)s
Chaumussay Chaumusséen(ne)s
Chaveignes Chaveignais(es)
Chédigny Chédignois(es)
Cheillé
Cheillen(ne)s
Chemillé-sur-Dême ?
Chemillé-sur-Indrois Chemillois(es)
Chenonceaux Chenoncellois(es)
Chenuson (rattaché à St-Laurent-en-Gâtines, par ordonnance royale du 22 octobre 1822)
Chézelles Chézellois(es)
Chinon Chinonais(es)
Chisseaux Chisseaussois(es)
Chouzé-le-Sec (rattaché à Château-la-Vallière, par ordonnance royale en 1817)
Chouzé-sur-Loire Chouzéen(ne)s
Cigogné Cogognassien(ne)s
Cinais Cinaisien(e)s
Cinq-Mars-la-Pile Cinq-Marsien(ne)s
Ciran Ciranais(es)
Civray-de-Touraine Civraisien(ne)s
Civray-sur-Esves Civraysien(ne)s
Cléré-les-Pins Clérençois(es)
Continvoir Continvoironais(es)
Cormery Cormerien(ne)s
Couesmes Couesmois(es)
Coulangé (fusion avec Villeloin pour former la commune de Villeloin-Coulangé, par ordonnance royale du 1 août 1831)
Courçay Courciquois(es)
Courcelles-de-Touraine Courcellois(es)
Courcoué Courcouézien(ne)s
Coteaux-sur-Loire (commune nouvelle formée par la réunion de St-Michel-sur-Loire, de St-Patrice et d’Ingrandes-de-Touraine) gentilé en attente de vote
Couziers Couzéen(ne)s
Cravant-les-Côteaux Cravantais(es)
Crissay-sur-Manse Crissayais(es)

Crotelles Crotellois(es)
Crouzilles Crouzillois(es)
Cussay Cussayais(es)
Dame-Marie-les-Bois Donnamarien(ne)s
Descartes Descartois(es)
Dierre Dierrois(es)
Dolus-le-Sec Dolusien(ne)s
Draché Drachéen(ne)s
Druye Druyen(ne)s
Epeigné-les-Bois Epeignois(es)
Epeigné-sur-Dême Spinaçois(es)
Esves-le-Moutier Esvanais(es)
Esvres Esvrien(ne)s
Etableaux (rattaché au Grand-Pressigny, par ordonnance royale du 31 janvier 1821)
Faye-la-Vineuse Fagien(ne)s
Ferrière-Larçon Ferrillon(ne)s
Ferrière-sur-Beaulieu Ferriérois(es)
Fondettes Fondettois(es)
Francueil Francueillois(es)
Genillé Genillois(es)
Gizeux Gizellois(es)
Grazay (rattaché à Assay, par ordonnance royale du 30 juillet 1823)
Hommes Houlmois(es)
Huismes Huismois(es)
Ingrandes-de-Touraine Igorandais(es) (en 2017, forme avec St-Michel-sur-Loire et St-Patrice, la commune nouvelle de Coteaux-sur-Loire)
Jaulnay Jaulnaysien(ne)s
Joué-lès-Tours Jocondien(ne)s
L’Ile-Bouchard Bouchardais(es)
La Celle-Guenand Cellois-Guénandais(es)
La Celle-Saint-Avant Cellois(es)
La Chapelle-aux-Naux Chapellois(es)
La Chapelle-Blanche-St-Martin Chapellois(es)
La Chapelle-sur-Loire Chapelon(ne)s
La Croix-en-Touraine
Crucificien(ne)s ou Crucifixien(ne)s
La Ferrière Ferrillon(ne)s
La Guerche Guerchois,(es)
La Haye-Descartes (fusion avec Balesmes pour former la commune de Descartes, par arrêtés préfectoraux des 11 juillet et 26 décembre 1966)
La Membrolle-sur-Choisille Membrollais(es) (création en 1873 par le démembrement de la commune de Mettray)
La Riche Larichois(es)
La Roche-Clermault Clérimaldien(ne)s
La Ville-aux-Dames Gynépolitain(e)s
Langeais Langeaisien(ne)s (en 2017, forme avec Les Essards, la commune nouvelle de Langeais)
Larçay Larcéen(ne)s
Lémeré Lémerézien(ne)s
Le Grand-Pressigny Pressignois(es)
Le Louroux Lourousien(ne)s
Le Petit-Pressigny Petits Pressignois(es)
Le Sablon (rattaché à Chaveignes en 1823)
Le Sentier (rattaché à Monthodon en 1822)
Le Serrain (rattaché à Semblançay en 1831)
Lémeré Lémerézien(ne)s
Lerné Lernéen(e)s
Le Liège Liégeois(es)
Les Essards (en 2017, forme avec Langeais, la commune nouvelle de Langeais)
Les Hermites Hermitois(es)
Les Pins (fusion avec Epeigné-sur-Dême et Rorthres pour former Epeigné-sur-Dême, par ordonnance royale du 2 octobre 1822)
Lièze (rattaché à Chézelles en 1833)
Lignières-de-Touraine Lignérois(es)
Ligré Ligréen(ne)s
Ligueil Ligolien(ne)s
Limeray Limerien(ne)s
Loché-sur-Indrois Lochéen(ne)s
Loches Lochois(es)
Louans Louannais(es)
Louestault Louestaultien(ne)s
Lublé Lubléen(ne)s
Lussault-sur-Loire Lussaudien(ne)s
Luynes Luynois(es)
Luzé Luzéen(ne)s
Luzillé Luzillois(es)
Maillé Maillacien(ne)s
Manthelan Manthelanais(es)
Marçay Marcéen(ne)s
Marcé-sur-Esves Marcéen(ne)s
Marcilly-sur-Maulne Marcillais(es)
Marigny-Marmande Marignois(es)
Marray Marraysien(ne)s

Mazières-de-Touraine Maziérois(es)
Mettray Mettrayen(ne)s
Miré (fusion en 1818 avec Ballan pour former la commune de Ballan-Miré, au profit de Ballan)

Monnaie Monédien(ne)s
Montbazon Montbazonnais(es)
Montgoger (rattaché en 1792 à St-Epain)

Monthodon Monthodonnais(es)
Montlouis-sur-Loire Montlouisien(ne)s
Montrésor Montrésorien(ne)s
Montreuil-en-Touraine Montreuillois(es)
Monts Montois(es)
Morand
Moranais(es)
Mosnes Mosnois(es)
Mougon (rattaché à Crouzilles en 1833)
Mouzay Mouzéen(ne)s
Nazelles-Négron Nazellien(ne)s (fusion des communes de Négron et de Nazelles en 1971, au profit de Nazelles)
Neuil Neuillois(es)
Neuillé-le-Lierre Novilacien(ne)s
Neuillé-Pont-Pierre Noviliacien(ne)s
Neuvy-le-Brignon Neuillyssois(es)
Neuville-sur-Brenne Neuvillois(es)
Neuvy-le-Roi Novicien(ne)s
Noizay Noizéen(ne)s
Notre-Dame-d’Oé Oésien(ne)s
Nouans-les-Fontaines Nouanais(es)
Nouâtre Nouâtrais(es)
Nouzilly Nouzillais(es)
Noyant-de-Touraine Noyantais(es)
Noyers (rattaché à Nouâtre en 1832)
Orbigny
Orbignois(es)
Panzoult Panzoultais(es)
Parçay-Meslay Parcillon(ne)s
Parçay-sur-Vienne Parçaien(ne)s
Paulmy Palmisois(es) ou Paulmyssois(es)
Pernay Pernaisien(ne)s
Perrusson Perrussonnais(es)
Pocé-sur-Cisse Pocéen(ne)s
Pont-de-Ruan Ruanopontin(e)s
Ports Portais(es)
Pouzay Pouzéen(ne)s
Preuilly-sur-Claise Prulliacien(ne)s ou Preuillacien(ne)s
Pussigny Pussinois(es)
Razines Razinois(es)
Reignac-sur-Indre Reignacois(es)
Restigné Restignon(ne)s
Reugny Reugnois(es)
Richelieu Richelais(es)
Rigny (fusion en 1860 avec Ussé pour former la commue de Rigny-Ussé)
Rigny-Ussé Rigny-Usséen(ne)s
Rillé Rilléen(ne)s
Rilly-sur-Vienne Rillois(es)
Rivarennes Rivarennais(es)
Rivière Rivièrois(es)
Rochecorbon Rochecorbonnais(es)
Rorthres (fusion en 1822 avec Epeigné-sur-Dême et Les Pins pour former la commune d’Epeigné-sur-Dême)
Rouziers-de-Touraine Rouziérois(es)
Saché Sachéen(ne)s
Saint-Antoine-du-Rocher Rocantonien(ne)s
Saint-Aubin-le-Dépeint Saint-Aubinois(es)
Saint-Avertin St-Avertinois(es)
Saint-Bauld (en 2018, forme avec Tauxigny, la commune nouvelle Tauxigny-Saint-Bauld)
Saint-Benoît-la-Forêt Bénédictin(ne)s
Saint-Branchs St-Branchois(es)
Saint-Christophe-sur-le-Nais Christophorien(ne)s
Saint-Cyr-sur-Loire St-Cyrien(ne)s
Saint-Denis-Hors (rattaché à Amboise en 1946)
Saint-Epain St-Epinois(es)
Saint-Etienne-Extra (rattaché à Tours en 1845)
Saint-Etienne-de-Chigny Stéphanois(es)
Saint-Flovier Flovien(ne)s
Saint-Genouph Génulphien(ne)s
Saint-Gilles-de-l’Île-Bouchard (fusion en 1832 avec Saint-Maurice-de-l’Île-Bouchard pour former la commune de l’Île-Bouchard)
Saint-Maurice-de-l’Île-Bouchard (fusion en 1832 avec Saint-Gilles-de-l’Île-Bouchard pour former la commune de l’Île-Bouchard)
Saint-Jean-de-Langeais (fusion en 1790 avec Saint-Laurent-de-Langeais pour former la commune de Langeais)
Saint-Laurent-de-Langeais (fusion en 1790 avec Saint-Jean-de-Langeais pour former la commune de Langeais)
Saint-Germain-sur-Indre (fusion en 1834 avec Saint-Jean-sur-Indre pour former la commune de Saint-Jean-Saint-Germain)
Saint-Jean-sur-Indre (fusion en 1834 avec Saint-Germain pour former la commune de Saint-Jean-Saint-Germain)
Saint-Jean-Saint-Germain ?
Saint-Germain-sur-Vienne Saint-Germinois(es)
Saint-Georges-sur-Loire (rattaché à Rochecorbon en 1808)
Saint-Hyppolite Hyppolytain(ne)s
Saint-Laurent-en-Gâtines Laurentais(es)
Saint-Martin-le-Beau
St-Martinois(es)
Saint-Michel-du-Bois (rattaché à Preuilly-sur-Claise en 1814)

Saint-Michel-sur-Loire, St-Michellois(es) (en 2017, forme avec Ingrandes-de-Touraine et St-Patrice, la commune nouvelle de Coteaux-sur-Loire)
Saint-Nicolas-de-Bourgueil
St-Nicolaisien(ne)s
Saint-Nicolas-des-Motets Montoux Colasien(e)s
Saint-Ouen-les-Vignes Audonien(ne)s
Saint-Patrice, St-Patricien(ne)s (en 2017, forme avec St-Michel-sur-Loire et Ingrandes-de-Touraine, la commune nouvelle de Coteaux-sur-Loire)

Saint-Paterne-Racan
Saint-Paternois(es)
Saint-Pierre-des-Corps Corpopétrussien(ne)s
Saint-Philibert-de-la-Pelouze (rattaché à Gizeux en 1817)
Saint-Quentin-sur-Indrois St-Quentinois(es)
Sainte-Règle St-Réglois(es)
Saint-Roch Rochien(ne)s
Saint-Senoch Saint-Senochois(es)
Saint-Symphorien (rattachée à Tours en 1964)
Saint-Symphorien-lès Ponceaux (rattaché à Avrillé-les-Ponceaux en 1817)
Sainte-Catherine-de-Fierbois Fierboisien(ne)s
Sainte-Maure-de-Touraine Ste-Maurien(ne)s
Sainte-Radegonde (rattachée à Tours en 1964)
Saunay Saunois(es)
Savigné-sur-Lathan Savignéen(ne)s
Savigny-en-Véron Savignéen(ne)s
Savonnières Saponarien(ne)s
Sazilly Sazillien(ne)s
Semblançay Semblancéen(ne)s
Sennevières Seneparien(ne)s
Sepmes Sepmois(es)
Seuilly
Sullacien(ne)s
Sonzay Sonzéen(ne)s
Sorigny
Sorignois(es)
Souvigné Souvignois(es)
Souvigny-de-Touraine Souvignacien(ne)s
Sublaines Sublainois(es)
Tauxigny Tauxignois(es) (en 2018, forme  avec St-Bauld, la commune nouvelle Tauxigny-Saint-Bauld)
Tavant Tavantais(es)
Tauxigny-Saint-Bauld
Tavant Tavantais(es)
Theneuil Theneuillais(es)
Thilouze Thilouzain(ne)s
Thizay Thizéen(ne)s
La Tour-Saint-Gelin Gélinois(es)

Tournon-Saint-Pierre
Tournonnais(es)
Tours Tourangeaux, Tourangelles
Trogues Troguais(es)

Truyes Troïcien(ne)s
Ussé (fusion en 1860 avec Rigny pour former la commune de Rigny-Ussé)
Vallères
Vallérois(es)
Vallières (rattaché à Fondettes en 1805)
Varennes Varennois(es)
Veigné Vindinien(ne)s
Véretz Véretzois(es)
Verneuil-le-Château Verneuilien(ne)s
Verneuil-sur-Indre Vernollien(ne)s
Vernou-sur-Brenne Vernadien(ne)s
Villaines-les-Rochers Villainois(es)
Villandry Colombien(ne)s (en référence à l’ancien nom de la commune avant 1639, Le Colombier)
Villebourg Villebourgeois(es)
Villedômain Villedominis
Villedômer Villedomérien(ne)s ou Villedomerrien(ne)s
Villeloin (fusion en 1831, avec Coulangé pour former la commune de Villeloin-Coulangé)
Villeloin-Coulangé Villaloupéen(ne)s
Villeperdue Villeperdusien(ne)s
Villiers-au-Bouin Villiarébusauboyen(ne)s
Vittray (rattaché à St-Hyppolite en 1827)
Vou Vouzéen(ne)s
Vouvray
Vouvrillon(ne)s
Yzeures-sur-Creuse Yzeurois(es)

(sources :
–  L’Indre-et-Loire, les 277 communes, 2011, éd. Delattre.
– Stéphane Gendron, L’Origine des noms de lieux de l’Indre-et-Loire, communes et anciennes paroisses, 2012, éd Hugues de Chivray.
– www.habitants.fr)

LSF

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, ce billet ne sera pas l’occasion de vous parler de gentilé. Ce sera un billet consacré à l’origine (possible) des noms de mes ancêtres.

Avant toute chose, quand et comment se sont formés les noms de famille ?

C’est entre les IXè et XIIè siècles que se répand l’utilisation des noms de famille (exception faite des Romains qui utilisaient un prénom, un gentilice, c’est-à-dire le nom du groupe de famille et un surnom, qui deviendra le nom de famille héréditaire).

Les noms de famille peuvent être formés à partir :

– d’un nom de baptême (Bernard, Martin, Garnier, Béranger…) Parfois, les noms de baptême sont accompagnés d’un préfixe marquant la filiation, comme Ageorges, « fils de » Georges, Fitzgerald, Ibn Saïd, O’Neal, ou d’un suffixe ayant la même signification, comme Robertson, Davydenko, Angelopoulos, Ivanovitch, Fernandez…). Ils sont appelés hypocoristiques lorsqu’il s’agit de diminutifs issus de noms de baptême (Guillaumet, Jacquot, Binet qui vient de Robinet qui vient de Robin qui vient de Robert, Mabilleau qui vient d’Aimable…).
Les noms de baptême peuvent être d’origine germanique (Bernard, Enjalbert), latine (Colomb, Fournier, Lafitte), grecque (André), hébraïque (Michel), bretonne (Guyomard), gauloise (Chastaing), biblique (David, Adam)…

– d’une origine géographique (topo-patronyme) (nom d’une région, d’une ville, d’un village, d’un hameau, d’un lieu d’habitation, comme Lallemand, Pagnol pour Espagnol, Normand, Toulouse, Delalande, Dujardin, Dupont, Rivière…)
– d’un métier (Charbonnier, Métivier, Meunier, Fournier, Lesueur, Maréchal et ses équivalents étrangers tels Legoff, Herrero, Kovac, Lefebvre)
– d’un sobriquet (caractéristique physique ou morale, comme Lepetit, Legrand, Leroux, Leborgne, Hardy, Lecomte, Lejeune, Trouvé…)

(source : Heredis)

En ce qui concerne mes ancêtres, certains étaient peut-être :
– juif (Lejude),
– brun ou blond ou chauve (Lebrun, Blond, Chauveau), petit (Le Corre),
– violent (Chopin),
– franc/hypocrite/fils d’un François (Lefrenc),
– fils d’un certain Genet (Agenet),
– meunier ou boucher ou bourreau ou charbonnier ou vendeur de peau ou boulanger ou forgeron (Meunier, Boucher, Bourreau, Charbonnier, Le Peltier, Painchault, Lefebvre),
– cultivateur d’un petit verger (Bergeret),
– hérétique/sodomite/prêteur sur gage/vaurien (Lebougre),
– noble/qui se donne des airs de nobles (Roy/Baron),
– ivrogne (Boileau)
– équarisseur/ fainéant (Tulasne, qui tue l’âne ou le fatigue à ne pas travailler)

(Et maintenant, la partie en rapport avec mon titre)
Et d’autres devaient vivre sur une lande (Delalande, Deslandes, Mariau), près d’un bois d’aulnes (Aulnet, Delaunay, Desaunay, Verna), ou d’un lieu broussailleux (Brosseau), dans un bois (Desbois), un champs (Deschamps, Desprès), près d’une haie de branches entrelacées (Deplaix).
D’autres étaient peut-être originaires d’Anjou ou de Gascogne (Angevine, Gascogne), d’un hameau d’Anctoville (Gastebled), d’un lieu-dit de St-Epain (Aviron) ou de Neuillé-Pont-Pierre (Mazouer) ou d’un hameau de Rivarennes (Chaussepied), ou de la paroisse de Plaix (rattaché à la commune de Draché en 1792),
Certains habitaient probablement près du cimetière (Cimetière), près d’un calvaire (Delacroix), d’une fontaine ou d’une source (Fontaine), près d’une clôture (Delabarre), en haut du village/d’un coteau (Duault), dans une maison faite de terre et de paille (Debauger),
D’autres vivaient peut-être près d’un sorbier (Cormier), d’un noisetier (Coudray, Coudret, Coudreau), d’un pin (Dupin, à moins qu’il ne soit boulanger), d’un étang (Delestang).

(1) Source bibliographique : Jean Moreau, Les Noms de famille en Touraine, origine, localisation, signification, C.L.D., 1992.
– Geneanet, Origine des noms de famille.
– Filae, Origine, étymologie, popularité de votre nom de famille.

 

LSF

 

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Mes ancêtres Artannais

Temps de lecture : 4 minutes

Celle par qui tout commence, c’est Catherine Guibert, mon sosa 57. Elle est issue d’une longue lignée d’Artannais. Près de 7 générations avant elle ont vécu dans cette petite commune d’Indre-et-Loire (65 ancêtres).

Branche_artannaise (2)
LEGENDE
ancêtre racine : Catherine Guibert

gris : n’ont jamais vécu à Artannes
vert : sont nés à Artannes mais n’y sont pas décédés
jaune : ne sont pas nés à Artannes mais y sont décédés
rouge : ont toujours vécu à Artannes (BMS)
bleu : ont vécu à Artannes mais actes de baptême ou de sépulture manquants
Ancêtres_artannais_G10
LEGENDE
ancêtre racine : Henri Bulot (mon AGP)
gris : n’ont jamais vécu à Artannes
rouge : ont vécu à Artannes
jaune : Catherine Guibert

En l’an X, Artannes comprend 1006 âmes. A titre de comparaison, Tours comprend 20 fois plus d’habitants (source : AD37, annuaire). La population artannaise a oscillé entre 960 et 1160 jusqu’en 1968, puis n’a cessé d’augmenter pour arriver à 2621 habitants en 2016 (source : Ldh/EHESS/CassiniINSEE).
En 1836, la commune se compose de 263 garçons, 231 hommes mariés, 22 veufs, 272 filles, 231 femmes mariées, 65 veuves (source : recensements).
Jusqu’en 1936, Artannes s’appelle Artannes. A partir de 1936, Artannes s’appelle officiellement Artannes-sur-Indre. Parmi les lieux-dits attachés à la commune, un seul identifié est lié à mes ancêtres, La Pichardière, où naît René Brosseau (sosa 458) le 03 juillet 1725 et où décède celle qui sera sa femme, Marguerite Fourmiau (sosa 459), le 25 décembre 1799.

Artannes_la_Pichardière_H2.PNG
(C)AD37, cadastre (1821), Artannes, section H, 2è feuille

Revenons à Catherine Guibert. Deux des AAGP de Catherine, ont retenu mon attention : René Guibert, sosa 912, décédé le 6 janvier 1738 à Artannes à 54 ans, et Claude Chollet, sosa 914, décédé le 19 janvier 1738 à Artannes, à 56 ans. Les deux hommes sont de la même génération (le premier naît le 27 janvier 1683 à Artannes et le second naît le 7 septembre 1681 également à Artannes) et coïncidence, ils meurent à 15 jours d’intervalle, à Artannes. Se connaissaient-ils ? C’est certain car Jacques (1721-1788, sosa 456), le fils de René, épouse Marie (1725-1767, sosa 457), la fille de Claude. La véritable question est de savoir s’ils se sont connus lors de leur enfance ou lorsqu’il a fallu trouver un concubin à leur progéniture. Un troisième AAGP de Catherine, Joseph Brosseau (sosa 916), pourrait aussi avoir connu les deux précédents. Il naît le 20 mai 1682 et meurt le 29 avril 1732 à 49 ans.

Le cas est le même pour Pierre Moreau, sosa 924, né le 29 juillet 1696 et mort le 11 décembre 1742 (à l’âge de 46 ans), et Pierre Chollet, sosa 926, né le 19 mai 1691 et mort le 22 avril 1739 (à l’âge de 47 ans), dont le fils du premier, Pierre (1721-?1748, sosa 462), épouse Marie (1720-1767, sosa 463), la fille du second.

Il s’en est fallu de peu que Jacques épouse la Marie de Pierre, et que la Marie de Jacques épouse Pierre (vous avez suivi ?) ! Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), plutôt que Marie Chollet (sosa 457), et Pierre Moreau (sosa 462) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), plutôt que Marie Chollet (sosa 463). Autrement dit, Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), fille Pierre Chollet et d’Anne Habert, mais il épouse Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, et Pierre Moreau aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, mais il épouse Marie Chollet (sosa 463), fille de Pierre Chollet et d’Anne Habert. Donc, ma sosa 457 aurait pu être ma sosa 463 et inversement.

Marie_Chollet.png

Mon ancêtre artannaise la plus ancêtre est Michelle Tuffeau (sosa 7397). Elle se marie avec Claude Lejude à une date indéterminée (les registres de mariages de la commune ne débutent qu’en 1641 mais le couple se marie avant le 1er février 1635, puisque leur fille Marie naît à cette date). Michelle meurt après le 28 juin 1665 (mariage de son fils Jean avec Renée Duvau), probablement le 16 décembre 1666 à Artannes :
« Le jeudy seziesme jour de décembre 1666 enterrement
de deffuncte femme de Claude Lejude »

Quel est l’intérêt de ce billet ? Juste mettre en évidence que j’ai un certain nombre d’ancêtres artannais.

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Quand un prénom n’en vaut pas un autre.

Jean n’est pas Pierre et Marie n’est peut-être pas Marie. Sauf que Marguerite est peut-être Perrine et François, bah, c’est François.

En généalogie, rien n’est sûr, même ce qui semble l’être. Les approximations et les erreurs sont monnaie courante. Ce n’est pas forcément la faute des prêtres, souvent les mariés eux-mêmes ne connaissent pas toujours leur âge, les déclarants pour un décès ne sont parfois que des voisins, et les intéressés ont régulièrement une fâcheuse tendance à ne pas utiliser leur prénom de baptême.
Alors, quand on cherche un François, né vers 1758 à Pétaouchnoc, fils de Pierre Machin et Jeanne Bidule et qu’on trouve un François, né à Pétaouchnoc comme ses 6 frères et sœurs aînés, fils de Pierre Machin et Jeanne Bidule, mais né en 1750, on a tendance à se dire, chouette, j’ai trouvé mon François, en oubliant un peu vite qu’il peut s’agir d’un frère aîné, ou que le François qu’on cherche peut être né dans une commune différente de celle de ses frères. Au contraire, si l’on cherche un Jean, fils de Jean Untel et Françoise Trucmuche, né à Perpète-les-oies en 1716, et qu’en 1716, naît Jacques, fils de Jean Untel et Françoise Trucmuche, il ne faut pas trop vite conclure qu’il s’agit d’un frère. Et que dire quand on cherche une Marie, née vers 1738, fille de Jacques Truc et Françoise Bidule et qu’on trouve une première Marie, fille Jacques Truc et Françoise Bidule, née en 1730, et une seconde Marie, fille des mêmes, née en 1742. La débutante que j’étais en aurait déduit (probablement à tort) que seule la seconde avait survécu, méconnaissant que les parents donnaient souvent un même prénom à deux enfants, même encore en vie.

Concrètement, mes ancêtres étaient-ils atteints de TDI (trouble dissociatif de la personnalité) ?

Premier cas : Marie BUREAU.

Marie Bureau, sosa 511, décède le 2 ventôse an XI (1803) à Saint-Branchs (Indre-et-Loire) à « environ 69 ans », comme l’indique son acte de décès. Je trouve une Marie Bureau naît le 17 mai 1743 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire), au lieu de 1734. Problèmes, je n’ai pas la fratrie donc je sais que ma recherche est incomplète (peut-être y a-t-il une autre Marie née avant 1734 ou même après 1743) ; je n’ai pas noté le détail de ma recherche (je sais pas si j’ai cherché de 1734 à 1743, avant 1734…ah, les erreurs de débutants !!!). Recherches : vérifier que Marie est bien Marie.

Deuxième cas : les Caradeau.

René Caradeau, sosa 906, et Antoinette Quantin, sosa 907 ont 14 enfants dont 2 Marie et 4 René (je n’ai trouvé qu’un acte de décès en bas-âge). Et justement, l’une des deux Marie est mon ancêtre mais laquelle ? J’ai choisi la plus âgée, celle qui se serait mariée à l’âge de 22 ans (la cadette aurait eu 14 ans au moment du mariage, possible mais un peu jeune). Recherches : trouver des preuves que Marie est bien Marie.
Caradeau

Troisième cas : le couple BOUGRIER / HONET

Gilles Bougrier, fils de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, épouse Jeanne Richard le 19 janvier 1708 à Saint Branchs. Françoise Bougrier, fille de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, épouse Louis Caillot le 18 février 1743 à Saint-Branchs. Selon toute logique, Gilles et Françoise sont frère et sœur. Au vu de la date des mariages, Gilles pourrait être l’aîné de la fratrie et s’être marié jeune, tandis que Françoise serait la benjamine (20 ans plus jeune que Gilles) et se serait mariée âgée (naissance en 1710 et mariage à 33 ans). Sauf que…Jacques Bougrier et Jeanne Honet sont 4 personnes différentes et Gilles est l’oncle de Françoise. Mais pour le deviner, il faut chercher tous les mariages Bougrier de cette époque et trouver celui de Jacques Bougrier, fils de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, avec Jeanne Honet, en 1709.
BOUGRIERxHONET

Quatrième cas : le couple SIMON / MAINGAULT

En 1673 naît Catherine, fille de Simon Mingault et Catherine Guérin.
En 1686, se marie Anne Mingault, fille de Simon et Mathurine Guérin.
Mar_enf_Ste_Cath_1686_6NUM7.212.003_p.190.JPG
Catherine fille et Anne sont-elles sœurs ? Catherine mère et Mathurine sont-elles la même personne ?
On le découvre avec l’acte de baptême d’Anne Mingault. Encore fallait-il aller chercher l’acte de baptême d’Anne. Anne naît en 1665.
Naiss_enf_SMingault_MGuérin_Ste_Cath_1665_sosa_maraine_6NUM7.212.002_p.170.JPG
En fait, il y a deux couples Mingault x Guérin
– Simon Mingault x1 Catherine Guérin, x2 Michelle Pidou, dont Simon, Jospeh, Catherine et Jeanne
– Simon Mingault x Mathurine Guérin, dont Anne qui a pour marraine Catherine Guérin ci-dessus.
Tous vivent à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

Cinquième cas : Perrine Delaunay

Tout commence normalement avec le mariage d’Agathe Requien et Joseph Lihoireau (sosa 737 et 735), le 15 juin 1700 à Meigné-le-Vicomte (Maine-et-Loire). Agathe est la fille de Simon Requien et Perrine Delaunay. Son acte de baptême (23 avril 1680 à Meigné) confirme la parenté. Agathe a 10 frères et sœurs, nés entre 1660 et 1682, tous enfants de Simon et Perrine. Perrine meurt le 26 septembre 1689 à Meigné, à environ 60 ans. Les problèmes commencent. Je n’ai pas trouvé le mariage Simon et Perrine mais j’ai trouvé le mariage de Simon Requien et Marguerite Delaunay, le 18 août 1659 à Meigné. Marguerite est la fille de René Delaunay et Marguerite Renard. Jai trouvé des enfants pour Simon Requien et Perrine Delaunay mais je n’en ai pas trouvé pour Simon Requien et Marguerite Delaunay. Les problèmes continuent. Perrine Delaunay meurt en 1689 à environ 60 ans et je trouve la naissance d’une Perrine Delaunay, le 30 septembre 1639 ; elle est la fille de Girard et de Perrine Macé. Les problèmes se poursuivent. Je n’ai pas trouvé le mariage de René Delaunay et Marguerite Renard, mais j’ai trouvé celui de René Delaunay et Perrine Renard, le 03 novembre 1634 à Meigné. Perrine est le fille de Jean Renard et Perrine Beulay. J’ai trouvé des enfants pour René Delaunay et Perrine Renard, je n’en ai pas trouvé pour René Delaunay et Marguerite Renard. Les problèmes persistent. Il y a bien deux familles, Girard Delaunay x Perrine Macé, et René Delaunay x Perrine Renard/Regnard. J’aurais tendance à penser que ma Perrine descend de René et Perrine et que Perrine comme sa mère, se faisait appeler Marguerite au moment du mariage. De plus, René, fils de Simon Requien et Perrine Delaunay, a pour marraine, Renée Delaunay, fille de René et Perrine Renard (même s’il n’a pas dit que c’est sa tante, c’est tentant de le penser). Recherches : vérifier que  Perrine est bien Marguerite ?

Sixième cas : Anne VERRIER

Parmi mes ancêtres, j’ai Charles Doujée (sosa 250) et Magdeleine Galand (sosa 251). Ils se marient le 7 janvier 1788 à St-Flovier (Indre-et-Loire). Magdeleine est la fille de François Galand et Anne Verrier. En 1788, Magdeleine est mineure et ses parents vivent à Obterre (Indre). Magdeleine naît le 2 décembre 1767 à Cléré-du-Bois (Indre). Grâce à Geneanet, je trouve le mariage des parents de Magdeleine très facilement. François Galand et Anne Verrier se marient le 14 janvier 1729 à Charnizay (Indre-et-Loire). Alors, où est le problème ? Et bien l’acte correspondant est celui de François Galand et Anne Gaultier, fille de Jacques Gaultier et Anne Verrier. Est-il  vraisemblable que le prêtre ce soit trompé et ait interverti le nom du père et celui de la mère ? Recherches : trouver la fratrie pour vérifier s’il y a une ou deux familles.

LSF