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Minutes notariales

Les minutes notariales sont des actes passés devant un notaire qui en garantit l’authenticité. Elles concernent tous types de contrats ou transactions relatifs à des personnes (contrats de mariages, testaments, inventaires après décès) et à des biens mobiliers et immobiliers (acquisition, vente de propriété, transactions commerciales). Elles sont classées par étude et par ordre chronologique.

Les minutes de plus de 75 ans de 63 études notariales d’Indre-et-Loire sont conservées aux Archives départementales d’Indre-et-Loire, en sous-série 3E. Elles sont consultables en salle de lecture à Tours. En attendant qu’elles soient numérisées et consultables à distance, on peut consulter les inventaires sur le net (minutes avant 1900 ici, minutesà partir de 1900, ). La minute la plus ancienne date de mai 1462 et a été enregistrée par Me DESURLOYRE, notaire royal à Tours. Les minutes notariales des AD37 représentent plus de 45 300 liasses soit près de 4500 mètres linéaires.

Pour effectuer une recherche, il faut avoir la commune du notaire où l’acte a été passé, le nom du notaire, une date au moins approximative. Pour certains notaires, il existe un répertoire. Il est donc plus facile de vérifier l’existence ou non d’un acte ou de faire un relevé systématique des actes passés devant notaire.

Lors de mes recherches, j’ai trouvé des contrats de mariage, des dissolutions de communauté, des baux, des ventes, des licitations. Mais on trouve aussi des quittances, des délibérations de conseil de famille, des donations, des mainlevées, ses adjudications…

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(C)AD37, répertoire, Maître Scoumane, notaire à Tours

 

 

 

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TSAE

 

Avant toute chose, que se cache derrière le sigle TSAE ?  EMOJI-INVESTIGATION

TSAE signifie Tables de succession et absences de l’Enregistrement. Elles sont destinées à recenser les « individus décédés ou déclarés absents ».
Les TSAE sont tenues par l’administration de l’Enregistrement, dépendant des services fiscaux, depuis 1825.

L’enregistrement est une transcription, c’est-à-dire une formalité (formalité = démarche obligatoire) consistant à transcrire sur un registre public, intégralement ou par extrait, les actes civils publics (actes des notaires et des autorités administratives), les actes sous seing privé, judiciaires ou extra-judiciaires et les déclarations de mutations, moyennant un droit perçu au profit du Trésor public.
L’enregistrement possède donc une double nature, juridique et fiscale : la transcription sur le registre donne valeur juridique à l’acte et ouvre droit à la perception d’une taxe au profit de l’administration.
Avant cela, les actes notariés étaient enregistrés par un receveur des impôts, et dépendaient de la Régie nationale de l’Enregistrement des Domaines et Droits réunis (première administration financière d’État créée par la Révolution française en 1791).
La procédure de l’Enregistrement a fait l’objet de nombreuses réformes tout au long des XIXe et XXe siècles (1824, 1865, 1948 et 1955), mais elle demeure appliquée jusqu’en 1969, date de la suppression de son administration spécifique et de la fusion des formalités fiscales (Hypothèques et Enregistrement).

Les tables sont classées par bureau d’enregistrement. Les bureaux d’Indre-et-Loire sont Amboise, Azay-le-Rideau, Bléré, Bourgueil, Château-la-Vallière, Château-Renault, Chinon, L’Île-Bouchard, La Haye-Descartes, Langeais, Le Grand Pressigny, Ligueil, Loches, Montbazon, Montrésor, Neuillé-Pont-Pierre, Neuvy-le-Roi, Preuilly-sur-Claise, Richelieu, Sainte-Maure-de-Touraine, Tours et Vouvray.
NB : chaque registre alphabétique couvre une période chronologique variable.

Pour trouver une date de décès, il faut se reporter au bureau d’enregistrement du lieu du décès, même lorsque le domicile des personnes ou le lieu des biens délaissés par elles dépendent d’un autre bureau.

Dans les tables, les personnes sont classées dans l’ordre alphabétique, et à l’intérieur de chaque initiale, par ordre chronologique (le classement est plus ou moins rigoureux). A noter, les noms à particule sont souvent classés à la lettre D et ceux des femmes sont à rechercher à leur nom de jeune fille.

Différents renseignements apparaissent dans les colonnes de la table, variant en fonction des périodes mais l’on trouve systématiquement  nom, prénom, profession, lieu de décès, âge, date de décès, situation familiale. La seconde page est consacrée à la déclaration de succession : date, nom, prénom et domicile des héritiers, valeur des biens. Sont éventuellement également précisés les mentions de renonciation à succession, l’inventaire de la succession et les ventes mobilières, des renseignements sur les héritiers.

Tous les décès, y compris ceux n’ayant pas donné lieu à ouverture de succession, y sont consignés. Lorsque la déclaration de succession existe, la table renvoie aux registres de mutations par décès (relever la date d’enregistrement dans la colonne « Dates de déclaration des successions, dons ou legs »). Ces derniers sont consultables dans la sous-série 3Q des Archives départementales d’Indre-et-Loire, conservée au Centre des Archives historiques (Tours), à l’expiration d’un délai de 50 ans. À défaut de déclaration de succession, la table mentionne la date du certificat constatant « que le défunt ne possédait aucun actif » et le numéro d’ordre de ce certificat.

Les tables numérisées des AD37 couvrent le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle (pour les périodes suivantes, années 1940 à 1980, les tables sont cotées dans la série W et sont également conservées au Centre des Archives historiques, à Tours).

(source : Archives départementales d’Indre-et-Loire)

 

Suite à la parution le 10 décembre 2018 du décret relatif « aux catégories de documents administratifs pouvant être rendus publics sans faire l’objet d’un processus d’anonymisation », les Archives départementales d’Indre-et-Loire mettent en ligne :
– les cartes de combattants
– les recensements de population jusqu’aux années de 1936
– les tables des successions et absences jusqu’en 1968


Quel est l’intérêt de consulter les TSAE ?

Le premier est de trouver est un décès difficile à localiser et/ou dater. En effet, les TSAE sont regroupées par bureaux et donc rassemblent plusieurs communes (c’est plus rapide que de consulter chaque commune une par une ; l’Indre-et-Loire, c’est 277 communes, les TSAE, c’est 22 bureaux). Le second est de mettre en évidence les « modalités « d’une succession.

En ce qui me concerne, les TSAE m’ont permises de découvrir le décès d’Anne Livoireau, que je n’aurais pas chercher à Amboise puisqu’elle est née à St-Laurent de Lin, qu’elle s’est mariée à Rillé, et dont les enfants naissent à Breil (Maine-et-Loire) et Epeigné-sur-Dême, soit à plus de 50 km.

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(C)AD37 numérisées, TSAE Amboise
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Recensements

Après l’Etat civil, je me suis intéressée aux recensements. Ils permettent de situer un couple à un instant T (un instant T une fois tous les 4 ans mais c’est mieux que rien), de découvrir de nouveaux enfants, de vérifier les prénoms de la fratrie, de connaître ou estimer les âges des membres de la famille, de trouver des dates et lieux de naissance, d’estimer une date de décès.

Les listes nominatives (par commune et par famille) ont été établies à partir de 1836 en application de la circulaire du ministre de l’Intérieur du 10 avril 1836 précisant que « le recensement à faire dans chaque commune doit comprendre les individus de tout âge et de tout sexe, habitants ou domiciliés dans la commune, même ceux qui en seraient temporairement absents. Le tableau nominatif doit être établi par famille ou ménage ».

Si le principe du domicile de droit est retenu en 1836, les recensements suivants se font sur le principe du domicile de fait, en distinguant la population de la commune et la population « comptée à part ».
Les recensements ont lieu tous les 5 ans, à l’exception des périodes de guerre (recensement effectué en 1872 au lieu de 1871, et absence de recensement en 1916).

Les listes nominatives des recensements de population pour le département de l’Indre-et-Loire, sont consultables sur le net de 1836 à 1936(1). Les listes numérisées correspondent à la collection constituée par l’exemplaire envoyé à la Préfecture par la commune et conservé dans la sous-série 6M des Archives départementales. L’exemplaire communal est, quant à lui, soit resté en commune, soit classé dans la sous-série E-dépôt. Lorsqu’il permettait de suppléer aux lacunes constatées, notamment pour l’année 1866, dans la collection de la Préfecture, l’exemplaire communal a été numérisé.

Si les recensements apportent des compléments d’informations sur la vie de nos ancêtres, il arrive aussi qu’ils compliquent la situation et amènent de nouveaux questionnements. Ce fut le cas pour mes ancêtres des Petites Roches, Pierre Auclerq et Catherine Berge.

(1) Suite à la parution le 10 décembre 2018 du décret relatif « aux catégories de documents administratifs pouvant être rendus publics sans faire l’objet d’un processus d’anonymisation », les Archives départementales d’Indre-et-Loire mettent en ligne  :
– les cartes de combattants
– les recensements de population jusqu’aux années de 1936
– les tables des successions et absences jusqu’en 1968

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Etat civil

Les Archives d’Indre-et-Loire n’ont pas été les derniers à numériser et mettre les documents en ligne mais pas les premiers non plus. Et si, quand j’ai commencé la généalogie, on n’était plus obligé d’écumer les mairies et d’envoyer des lettres en nombre industriel, il fallait quand même se rendre aux Archives départementales. J’en ai passé des journées, le nez sur les rétroprojecteurs. Mais là aussi, quel avantage de pouvoir consulter les microfilms à son rythme, en quantité illimité, sans devoir attendre la remontée des cartons poussiéreux. J’aime bien les cartons poussiéreux, mais c’est lourd, salissant, chronophage.

Aujourd’hui, les BMS et NMD sont numérisés et consultables sur le net. J’ai déserté la salle de lecture du 41 rue Michaël Faraday et ne passe plus mes journées aux AD ; désormais, je passe mes nuits sur mon ordinateur. C’est beau le progrès !

L’ensemble des registres paroissiaux dont l’état de conservation permettait la numérisation sont accessibles sur internet. Si les actes les plus anciens remontent à 1506 (baptêmes de Saint-Jean-Saint-Germain), les registres conservés commencent pour la plupart des communes dans la seconde moitié du XVIe siècle.
La numérisation (2009, 2010 et 2011) a porté sur la collection du greffe (double des registres des communes), établie à partir de 1668, et sur la collection originale des communes pour les périodes absentes de la collection du greffe.

L’Etat civil comprend les registres paroissiaux (avant 1792), les registres d’Etat civil (à partir de 1792), les tables décennales, les relevés de mariages réalisés par le Cercle généalogique de Touraine, les registres de vêtures, noviciat et profession (avant la Révolution).

A noter : en application de l’AU029 de la Commission nationale informatique et liberté du 12 avril 2012  « portant autorisation unique de traitements de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publics », sont publiables sur internet :
– les registres d’actes de naissance de plus de 100 ans (s’ils comportent des mentions marginales),
– les registres d’actes de mariage de plus de 75 ans,
– les registres de décès de plus de 25 ans

Il ne faut pas confondre délai de publication sur internet et délai de communicabilité. Sont communicables :
– 25 ans à compter de la date de l’acte ou de la clôture du dossier, les documents dont la communication porte atteinte au secret des délibérations du Gouvernement et de l’exécutif en général, à la conduite des relations extérieures, à la monnaie et au crédit public, au secret en matière industrielle et commerciale, à la recherche des infractions fiscales et douanières, au secret en matière statistique si ne sont pas en cause des données à caractère personnel.
– 50 ans à compter de la date de l’acte ou de la clôture du dossier, les documents qui contiennent des informations mettant en cause la sûreté de l’Etat ou la défense nationale et la vie privée des personnes, tels que les dossiers de pupilles, les dossiers de naturalisation, les fiches matricules de recensement militaire ne comportant pas d’informations médicales, les documents relatifs à la construction et à l’entretien des bâtiments pénitentiaires.
– 50 ans à compter de la clôture du dossier de l’intéressé, tout dossier de personnel ou 25 ans après la date de son décès.
– 75 ans à compter de la date de l’acte ou de la clôture du dossier, les documents relatifs aux recensements de population, les dossiers de procédures judiciaires, les minutes et répertoires des notaires ainsi que les registres des naissances et des mariages. Les registres des décès sont librement communicables.
– 100 ans à compter de la date du document le plus récent ou 25 ans à compter de la date du décès de l’intéressé , les documents de nature à porter atteinte à la sécurité de personnes mineures, pour les documents de nature à porter atteinte à la sécurité de personnes nommément désignées ou aisément identifiables, pour les documents susceptibles de porter atteinte à l’intimité de la vie sexuelle des personnes.
– 120 ans à compter de la date de naissance de l’intéressé, les documents comportant des renseignements individuels à caractère médical ou 25 ans après la date de son décès.

 Suite à la parution le 10 décembre 2018 du décret relatif « aux catégories de documents administratifs pouvant être rendus publics sans faire l’objet d’un processus d’anonymisation », les Archives départementales d’Indre-et-Loire mettent en ligne  :
– les cartes de combattants
– les recensements de population jusqu’aux années de 1936
– les tables des successions et absences jusqu’en 1968

AD37_st_jean_st_germain_1506 Pour la consultation, c’est ici.

 

 

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Archives numérisées / archives papier, un point sur les AD37

Durant le mois de février, je vais vous présenter les ressources des AD37 que j’ai eu l’occasion d’utiliser…enfin, je vais m’extasier (intérieurement) devant toutes les sources archivistiques mises à notre dispositions aux Archives !!!

Il faut savoir que les Archives départementales d’Indre-et-Loire sont situés sur 2 pôles, 6 rue des Ursulines à Tours et 41 rue Michaël Faraday à Chambray-lès-Tours. Le bâtiment de Tours, dit Archives historiques, conserve les archives anciennes, révolutionnaires et modernes antérieures à 1940, à l’exception de l’Etat civil et le Cadastre, ainsi que les minutes notariales du XVè au XIXè siècles et des archives privées jusqu’au début du XXè siècle. Le bâtiment de Chambray, dit Archives contemporaines, conserve les archives contemporaines depuis 1940, ainsi que l’Etat civil, le Cadastre, les Archives de l’Administration communales de 1800 à 1940 et les Archives communales déposées.

Demain, je commence avec les registres paroissiaux et l’Etat civil.

 

NB : les billets qui vont suivre n’ont aucune prétention, à part peut-être de donner quelques pistes aux débutants. Les généalogistes plus avertis n’apprendront rien et auront certainement des choses à m’enseigner.

LSF

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Mes ancêtres et le mariage (2)

Je me suis déjà interrogée sur le mariage et mes ancêtres (ici et ). Les conclusions de ces deux articles sont que lorsque les futurs époux m’habitent pas la même commune, c’est en général dans celle de la future mariée qu’a lieu le mariage. De plus, près de 63% des mariages ont lieu un lundi ou un mardi, 70% sont célébrés en février, juin, juillet ou novembre.


J’ai trouvé le mariage de 417 couples de sosa. A ces mariages, il faut ajouter des remariages pour 100 d’entre eux, soit presque un quart de mes ancêtres. Parmi ces remariages, 85 ancêtres convolent en secondes noces, 13 ancêtres se marient trois fois, 2 ancêtres font des quatrième noces. 58 % des remariages concernent des hommes et 42% concernent des femmes.


Mes 2 ancêtres ayant contacté le plus de mariages (4 unions) sont Gatien BARON (sosa 904), et Jeanne SEPTIER (sosa 4055). Gatien se marie en 1680, 1682, 1685, 1702 ; il a 25 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Il meurt en 1728 à l’âge de 73 ans, en laissant une veuve de 59 ans. Jeanne se marie en 1695, 1701, 1720, 1725 ; elle a 17 ans lors de son premier mariage et 47 ans lors du dernier. Je ne sais pas si elle survit à son dernier mari.

Mon ancêtre femme la plus jeune à se marier est Marie GASCHEAU (sosa 1845), 13 ans et 8 mois, mariée à Jean CHANTEREAU (sosa 1844), 22 ans et 8 mois, le 21 novembre 1668 à Monts. Elle est aussi le plus jeune veuve (18 ans et 8 mois 1/2) puisque Jean meurt le 14 décembre 1673. Jean n’a que 27 ans. NB : ils tous les 2 nés un 29 mars. Elle est la plus jeune veuve à se marier puisqu’elle épouse Mathurin Cholet le 11 février 1675, à l’âge de 19 ans et 10 mois 1/2. Elle est veuve pour la seconde fois à l’âge de 47 ans et 2 mois. Elle ne semble pas se remarier ensuite.

Mon ancêtre femme la plus âgée à son mariage (avec un de mes sosa) est Louise DELABARRE (sosa 3047), veuve de 55 ans, mariée à Pierre DEBAUGÉ (sosa 3044), veuf de 56 ans et 10 mois, le 4/7/1685 à Savigné-sur-Lathan. Un an avant leur mariage, le fils de Pierre avait épousé la fille de Louise.

Mon ancêtre femme, non veuve, la plus âgée à son mariage est Catherine GUIBERT (sosa 57), célibataire de 35 ans et 11 mois, mariée à Jacques BULLOT (sosa 56), veuf de 51 ans et 2 mois, le 28/6/1859 à Thilouze.

Et les hommes dans tout cela ?

Pour les hommes, ça donne…
– Mon ancêtre homme le plus jeune à se marier (avec une de mes ancêtres) : Nicolas BARRAULT (sosa 3674), 16 ans et 6 mois, marié à Jeanne Rolland (sosa 3675), le 20 février 1675 à Thilouze.
François BERGE (sosa 202), 14 ans et 7 mois est en réalité mon ancêtre le plus jeune à se marier mais il épouse Gabrielle Girard, qui n’est pas une de mes sosa (le 26 juin 1776 à Vendeuvre-du-Poitou). François fait partie de mes ancêtres qui se marient 3 fois.
– Mon ancêtre homme le plus jeune veuf : ce n’est pas René GUIBERT (sosa 1824,) veuf à 27 ans, 5 mois et 14 jours (le 23 juin 1684) mais Gatien BARON (sosa 904), veuf à 27 ans et 20 jours (le 22 avril 1682).
– Mon ancêtre homme le plus jeune veuf à se remarier : Gatien BARON (sosa 904), qui se remarie à 27 ans, 2 mois et 28 jours.
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (avec une de mes sosa) : André DOUAULT (sosa 352), veuf, 61 ans et 11 mois, marié à Louise Chasles (sosa 355), veuve, le 1er juin 1795 à Courléon.
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (avec une femme non sosa) : Etienne BOILEAU (sosa 52), veuf, 69 ans et 8 mois, marié à Marie Tournois (le 27 octobre 1891 à Heugnes).
– Mon ancêtre homme le plus âgée à son mariage (hors veuf) : Bénin BULLOT (sosa 224), 43 ans, marié à Catherine BOUGRIER (sosa 225), 28 ans, le 28 avril 1772 à Louans.

 

Le graphique 1 (intervalle d’analyse : 5 ans) est plus précis mais moins lisible. Le graphique 2 (intervalle d’analyse : 10 ans) permet de constater que les époux sont quasiment systématiquement plus âgés que les épouses (sauf pendant les décennies 1810-1820, 1840-1850 et 1910-1920, et plus précisément entre 1735 et 1740, 1815-1820, 1845-1850, 1910-1915) et que l’âge des hommes et des femmes à la première union suivent sensiblement la même courbe (quand l’une monte, l’autre aussi et inversement).

La moyenne d’âge à la première union est de 27,4 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes.

Le veuvage le plus court revient à Gatien BARON qui se remarie 2 mois et 3 jours après le décès de sa première femme (il se remarie 3 mois et 20 jours après le décès de sa deuxième femme puis 19 mois et 4 jours après le décès de sa troisième femme, mon ancêtre). Il devance d’un cheveu Etienne Bullot (sosa 896), qui se remarie après seulement 2 mois et 13 jours après le décès de sa femme, Marie Tardiveau (sosa 897, décédée le 23 avril 1700 à Louans).
Agathe REQUIEN (sosa 737) n’est pas en reste avec un veuvage de 4 mois et 22 jours, après le décès de son époux, Joseph Livoireau (sosa 736), le 1er juillet 1711 à Challonnes-sous-le-Lude.

Le mariage le plus court est celui de Catherine QUANTIN (sosa 227) et Jean BARON (sosa 226). Ils se marient le 27 août 1781 à Louans. Après 25 mois et 17 jours de mariage, Catherine meurt à l’âge d’un peu plus de 37 ans.
Gatien BARON (sosa 904), qui est déjà mon ancêtre qui contracte le plus grand nombre de mariages, celui qui veuf le plus jeune et le reste le moins longtemps, est aussi l’un de ceux qui restent mariés le moins longtemps (avec une femme ne faisant pas partie de mes sosa) avec un mariage de 21 mois et 14 jours, entre le 08 juillet 1680 et le décès de sa première épouse, Mathurine Malpièce, le 22 avril 1682 (son deuxième mariage dure 28 mois et 15 jours, son troisième mariage avec mon ancêtre, Marie Osnet, dure 5 ans et 6 mois, et son quatrième mariage dure 26 ans et 1 mois). Mais loin devant lui, il y a Louis FOURRIER (sosa 188), qui ne reste marié à sa deuxième femme, Marie Vinet, que 4 mois et 1 jour (du 20/04/1789 au 21/08/1789). Il s’était marié avec elle après 6 mois de veuvage.

Le mariage le plus long est celui de François PERDREAU (sosa 124) et Victoire DOUJEE (sosa 125) entre le 22 décembre 1834 et le 10 juin 1891 (décès de Victoire), soit 56 ans et 6 mois et demi.

Le mariage le plus ancien que j’ai trouvé est celui d’Hélie LEROULX (sosa 7342), notaire et procureur de la baronnie d’Artannes, et Marie JOUBERT (sosa 7343), fille de Michel Joubert, greffier de la baronnie d’Artannes, le 25 juin 1612 à Villeperdue.

En moyenne, la différence d’âge entre les époux est de 6,5 ans, l’homme étant plus âgé. Mais comme dans toutes les moyennes, les écarts peuvent être très importants. C’est le cas de Louis FOURRIER (sosa 188) et Marie Anne SABOURIN (sosa 189), mariés le 9 février 1790 à Parçay-les-Pins, qui ont 32 ans d’écart (lui est né le 3 août 1732 à Parçay-les-Pins, elle est née le 13 mars 1764 à Courléon).
Joseph MINGAULT (sosa 898) et Renée THOMAS (sosa 899), eux, n’ont que 25 jours d’écart ; elle est née 13 février 1670 à Louans, lui est né le 10 mars 1670 à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

En ce qui concerne le nombre d’enfants que mes ancêtres ont eu, on l’a vu la semaine dernière (rewind ici) : mes couples ont en moyenne 3 enfants (150 couples ont de 4 à 7 enfants soit 38,07%, 52 ont 8 enfants ou plus soit 13,20%, 192 ont 3 enfants ou moins soit 43,73%).

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Les deux familles les plus nombreuses parmi mes ancêtres sont celles de Jean Cimetière et Anne Bellebeau, et de François Dano et Jeanne Le Peltier, qui ont 16 enfants.
En ce qui concerne les jumeaux, j’en ai trouvé 14, 4 du côté paternel et 9 côté maternel.

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Laissons un peu les chiffres pour parler des mariages insolites ou du moins, plus originaux que l’ordinaire. On a tous dans nos arbres, des fratries qui se marient le même jour, sans doute pour diminuer les frais de noces. On a parfois aussi des fratries qui se marient avec d’autres fratries, peut-être pour ne pas éparpiller l’héritage. On peut même avoir des fratries qui se marient le même jour avec d’autres fratries. En ce qui me concerne, j’ai trois frères et sœur qui épousent trois sœurs et frère, le même jour. Jacques RABIER (sosa 480), Jean Rabier et Elisabeth Rabier, enfants de Jean Rabier et Anne Gautier, se marient respectivement avec Jeanne FOURRé (sosa 481), Madeleine Fourré et Jean Fourré, enfants de Claude Fourré et Madeleine Gaultier (note pour plus tard, chercher s’il y a une parenté entre Anne Gautier et Madeleine Gaultier). Ils se marient tous les six le 16 février 1756 à Vicq-sur-Nahon (Indre).


J’ai d’autres ancêtres qui se marient le même jour dans la même commune mais ils ne sont pas frères et sœurs. Le 10 février 1664, Jacques Bougrier (sosa 1800), Jeanne Honet (sosa 1801), René Fillon (sosa 4072) et Perrine Clavier (4073) se marient dans la commune de Saint-Branchs, en Indre-et-Loire. Peut-être se connaissaient-ils ?

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Source : AD 37


Je continue avec les mariages peu communs.

Pierre DEBAUGÉ a fait deux mariages insolites. Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : «Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère», c’est -à-dire qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage, pourtant, il existe de nombreuses causes d’empêchements donc de nombreuses dispenses concernant les mariages).
Et le 4 juillet 1685, il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE est la belle-mère de son fils Urbain, c’est-à-dire la mère de sa bru.

(C) AD37

Même chose avec André Douault (sosa 352) qui contracte un mariage avec la mère de sa bru, Louise Chasles (sosa 355).


Et voici une infographie ! C’est en voyant celles de Patricia lors du Challenge AZ 2017, que j’ai eu envie d’essayer. Pour la première, on va dire que j’ai testé le logiciel et que je me suis amusée.

Infographie_mariage.png
Illustrations : les mariés dans un cœur et le cupidon (libres de droits), Staci et Baby Boss (C)Dreamworks, Carl Fredricksen (C)Pixar, Mama Coco (C)Walt Disney, les mariés en voiture (C)Pinterest