Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, ce billet ne sera pas l’occasion de vous parler de gentilé. Ce sera un billet consacré à l’origine (possible) des noms de mes ancêtres.

Avant toute chose, quand et comment se sont formés les noms de famille ?

C’est entre les IXè et XIIè siècles que se répand l’utilisation des noms de famille (exception faite des Romains qui utilisaient un prénom, un gentilice, c’est-à-dire le nom du groupe de famille et un surnom, qui deviendra le nom de famille héréditaire).

Les noms de famille peuvent être formés à partir :

– d’un nom de baptême (Bernard, Martin, Garnier, Béranger…) Parfois, les noms de baptême sont accompagnés d’un préfixe marquant la filiation, comme Ageorges, « fils de » Georges, Fitzgerald, Ibn Saïd, O’Neal, ou d’un suffixe ayant la même signification, comme Robertson, Davydenko, Angelopoulos, Ivanovitch, Fernandez…). Ils sont appelés hypocoristiques lorsqu’il s’agit de diminutifs issus de noms de baptême (Guillaumet, Jacquot, Binet qui vient de Robinet qui vient de Robin qui vient de Robert, Mabilleau qui vient d’Aimable…).
Les noms de baptême peuvent être d’origine germanique (Bernard, Enjalbert), latine (Colomb, Fournier, Lafitte), grecque (André), hébraïque (Michel), bretonne (Guyomard), gauloise (Chastaing), biblique (David, Adam)…

– d’une origine géographique (topo-patronyme) (nom d’une région, d’une ville, d’un village, d’un hameau, d’un lieu d’habitation, comme Lallemand, Pagnol pour Espagnol, Normand, Toulouse, Delalande, Dujardin, Dupont, Rivière…)
– d’un métier (Charbonnier, Métivier, Meunier, Fournier, Lesueur, Maréchal et ses équivalents étrangers tels Legoff, Herrero, Kovac, Lefebvre)
– d’un sobriquet (caractéristique physique ou morale, comme Lepetit, Legrand, Leroux, Leborgne, Hardy, Lecomte, Lejeune, Trouvé…)

(source : Heredis)

En ce qui concerne mes ancêtres, certains étaient peut-être :
– juif (Lejude),
– brun ou blond ou chauve (Lebrun, Blond, Chauveau), petit (Le Corre),
– violent (Chopin),
– franc/hypocrite/fils d’un François (Lefrenc),
– fils d’un certain Genet (Agenet),
– meunier ou boucher ou bourreau ou charbonnier ou vendeur de peau ou boulanger ou forgeron (Meunier, Boucher, Bourreau, Charbonnier, Le Peltier, Painchault, Lefebvre),
– cultivateur d’un petit verger (Bergeret),
– hérétique/sodomite/prêteur sur gage/vaurien (Lebougre),
– noble/qui se donne des airs de nobles (Roy/Baron),
– ivrogne (Boileau)
– équarisseur/ fainéant (Tulasne, qui tue l’âne ou le fatigue à ne pas travailler)

(Et maintenant, la partie en rapport avec mon titre)
Et d’autres devaient vivre sur une lande (Delalande, Deslandes, Mariau), près d’un bois d’aulnes (Aulnet, Delaunay, Desaunay, Verna), ou d’un lieu broussailleux (Brosseau), dans un bois (Desbois), un champs (Deschamps, Desprès), près d’une haie de branches entrelacées (Deplaix).
D’autres étaient peut-être originaires d’Anjou ou de Gascogne (Angevine, Gascogne), d’un hameau d’Anctoville (Gastebled), d’un lieu-dit de St-Epain (Aviron) ou de Neuillé-Pont-Pierre (Mazouer) ou d’un hameau de Rivarennes (Chaussepied), ou de la paroisse de Plaix (rattaché à la commune de Draché en 1792),
Certains habitaient probablement près du cimetière (Cimetière), près d’un calvaire (Delacroix), d’une fontaine ou d’une source (Fontaine), près d’une clôture (Delabarre), en haut du village/d’un coteau (Duault), dans une maison faite de terre et de paille (Debauger),
D’autres vivaient peut-être près d’un sorbier (Cormier), d’un noisetier (Coudray, Coudret, Coudreau), d’un pin (Dupin, à moins qu’il ne soit boulanger), d’un étang (Delestang).

(1) Source bibliographique : Jean Moreau, Les Noms de famille en Touraine, origine, localisation, signification, C.L.D., 1992.
– Geneanet, Origine des noms de famille.
– Filae, Origine, étymologie, popularité de votre nom de famille.

 

LSF

 

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Mes ancêtres Artannais

Temps de lecture : 4 minutes

Celle par qui tout commence, c’est Catherine Guibert, mon sosa 57. Elle est issue d’une longue lignée d’Artannais. Près de 7 générations avant elle ont vécu dans cette petite commune d’Indre-et-Loire (65 ancêtres).

Branche_artannaise (2)
LEGENDE
ancêtre racine : Catherine Guibert

gris : n’ont jamais vécu à Artannes
vert : sont nés à Artannes mais n’y sont pas décédés
jaune : ne sont pas nés à Artannes mais y sont décédés
rouge : ont toujours vécu à Artannes (BMS)
bleu : ont vécu à Artannes mais actes de baptême ou de sépulture manquants
Ancêtres_artannais_G10
LEGENDE
ancêtre racine : Henri Bulot (mon AGP)
gris : n’ont jamais vécu à Artannes
rouge : ont vécu à Artannes
jaune : Catherine Guibert

En l’an X, Artannes comprend 1006 âmes. A titre de comparaison, Tours comprend 20 fois plus d’habitants (source : AD37, annuaire). La population artannaise a oscillé entre 960 et 1160 jusqu’en 1968, puis n’a cessé d’augmenter pour arriver à 2621 habitants en 2016 (source : Ldh/EHESS/CassiniINSEE).
En 1836, la commune se compose de 263 garçons, 231 hommes mariés, 22 veufs, 272 filles, 231 femmes mariées, 65 veuves (source : recensements).
Jusqu’en 1936, Artannes s’appelle Artannes. A partir de 1936, Artannes s’appelle officiellement Artannes-sur-Indre. Parmi les lieux-dits attachés à la commune, un seul identifié est lié à mes ancêtres, La Pichardière, où naît René Brosseau (sosa 458) le 03 juillet 1725 et où décède celle qui sera sa femme, Marguerite Fourmiau (sosa 459), le 25 décembre 1799.

Artannes_la_Pichardière_H2.PNG
(C)AD37, cadastre (1821), Artannes, section H, 2è feuille

Revenons à Catherine Guibert. Deux des AAGP de Catherine, ont retenu mon attention : René Guibert, sosa 912, décédé le 6 janvier 1738 à Artannes à 54 ans, et Claude Chollet, sosa 914, décédé le 19 janvier 1738 à Artannes, à 56 ans. Les deux hommes sont de la même génération (le premier naît le 27 janvier 1683 à Artannes et le second naît le 7 septembre 1681 également à Artannes) et coïncidence, ils meurent à 15 jours d’intervalle, à Artannes. Se connaissaient-ils ? C’est certain car Jacques (1721-1788, sosa 456), le fils de René, épouse Marie (1725-1767, sosa 457), la fille de Claude. La véritable question est de savoir s’ils se sont connus lors de leur enfance ou lorsqu’il a fallu trouver un concubin à leur progéniture. Un troisième AAGP de Catherine, Joseph Brosseau (sosa 916), pourrait aussi avoir connu les deux précédents. Il naît le 20 mai 1682 et meurt le 29 avril 1732 à 49 ans.

Le cas est le même pour Pierre Moreau, sosa 924, né le 29 juillet 1696 et mort le 11 décembre 1742 (à l’âge de 46 ans), et Pierre Chollet, sosa 926, né le 19 mai 1691 et mort le 22 avril 1739 (à l’âge de 47 ans), dont le fils du premier, Pierre (1721-?1748, sosa 462), épouse Marie (1720-1767, sosa 463), la fille du second.

Il s’en est fallu de peu que Jacques épouse la Marie de Pierre, et que la Marie de Jacques épouse Pierre (vous avez suivi ?) ! Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), plutôt que Marie Chollet (sosa 457), et Pierre Moreau (sosa 462) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), plutôt que Marie Chollet (sosa 463). Autrement dit, Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), fille Pierre Chollet et d’Anne Habert, mais il épouse Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, et Pierre Moreau aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, mais il épouse Marie Chollet (sosa 463), fille de Pierre Chollet et d’Anne Habert. Donc, ma sosa 457 aurait pu être ma sosa 463 et inversement.

Marie_Chollet.png

Mon ancêtre artannaise la plus ancêtre est Michelle Tuffeau (sosa 7397). Elle se marie avec Claude Lejude à une date indéterminée (les registres de mariages de la commune ne débutent qu’en 1641 mais le couple se marie avant le 1er février 1635, puisque leur fille Marie naît à cette date). Michelle meurt après le 28 juin 1665 (mariage de son fils Jean avec Renée Duvau), probablement le 16 décembre 1666 à Artannes :
« Le jeudy seziesme jour de décembre 1666 enterrement
de deffuncte femme de Claude Lejude »

Quel est l’intérêt de ce billet ? Juste mettre en évidence que j’ai un certain nombre d’ancêtres artannais.

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Quand un prénom n’en vaut pas un autre.

Jean n’est pas Pierre et Marie n’est peut-être pas Marie. Sauf que Marguerite est peut-être Perrine et François, bah, c’est François.

En généalogie, rien n’est sûr, même ce qui semble l’être. Les approximations et les erreurs sont monnaie courante. Ce n’est pas forcément la faute des prêtres, souvent les mariés eux-mêmes ne connaissent pas toujours leur âge, les déclarants pour un décès ne sont parfois que des voisins, et les intéressés ont régulièrement une fâcheuse tendance à ne pas utiliser leur prénom de baptême.
Alors, quand on cherche un François, né vers 1758 à Pétaouchnoc, fils de Pierre Machin et Jeanne Bidule et qu’on trouve un François, né à Pétaouchnoc comme ses 6 frères et sœurs aînés, fils de Pierre Machin et Jeanne Bidule, mais né en 1750, on a tendance à se dire, chouette, j’ai trouvé mon François, en oubliant un peu vite qu’il peut s’agir d’un frère aîné, ou que le François qu’on cherche peut être né dans une commune différente de celle de ses frères. Au contraire, si l’on cherche un Jean, fils de Jean Untel et Françoise Trucmuche, né à Perpète-les-oies en 1716, et qu’en 1716, naît Jacques, fils de Jean Untel et Françoise Trucmuche, il ne faut pas trop vite conclure qu’il s’agit d’un frère. Et que dire quand on cherche une Marie, née vers 1738, fille de Jacques Truc et Françoise Bidule et qu’on trouve une première Marie, fille Jacques Truc et Françoise Bidule, née en 1730, et une seconde Marie, fille des mêmes, née en 1742. La débutante que j’étais en aurait déduit (probablement à tort) que seule la seconde avait survécu, méconnaissant que les parents donnaient souvent un même prénom à deux enfants, même encore en vie.

Concrètement, mes ancêtres étaient-ils atteints de TDI (trouble dissociatif de la personnalité) ?

Premier cas : Marie BUREAU.

Marie Bureau, sosa 511, décède le 2 ventôse an XI (1803) à Saint-Branchs (Indre-et-Loire) à « environ 69 ans », comme l’indique son acte de décès. Je trouve une Marie Bureau naît le 17 mai 1743 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire), au lieu de 1734. Problèmes, je n’ai pas la fratrie donc je sais que ma recherche est incomplète (peut-être y a-t-il une autre Marie née avant 1734 ou même après 1743) ; je n’ai pas noté le détail de ma recherche (je sais pas si j’ai cherché de 1734 à 1743, avant 1734…ah, les erreurs de débutants !!!). Recherches : vérifier que Marie est bien Marie.

Deuxième cas : les Caradeau.

René Caradeau, sosa 906, et Antoinette Quantin, sosa 907 ont 14 enfants dont 2 Marie et 4 René (je n’ai trouvé qu’un acte de décès en bas-âge). Et justement, l’une des deux Marie est mon ancêtre mais laquelle ? J’ai choisi la plus âgée, celle qui se serait mariée à l’âge de 22 ans (la cadette aurait eu 14 ans au moment du mariage, possible mais un peu jeune). Recherches : trouver des preuves que Marie est bien Marie.
Caradeau

Troisième cas : le couple BOUGRIER / HONET

Gilles Bougrier, fils de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, épouse Jeanne Richard le 19 janvier 1708 à Saint Branchs. Françoise Bougrier, fille de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, épouse Louis Caillot le 18 février 1743 à Saint-Branchs. Selon toute logique, Gilles et Françoise sont frère et sœur. Au vu de la date des mariages, Gilles pourrait être l’aîné de la fratrie et s’être marié jeune, tandis que Françoise serait la benjamine (20 ans plus jeune que Gilles) et se serait mariée âgée (naissance en 1710 et mariage à 33 ans). Sauf que…Jacques Bougrier et Jeanne Honet sont 4 personnes différentes et Gilles est l’oncle de Françoise. Mais pour le deviner, il faut chercher tous les mariages Bougrier de cette époque et trouver celui de Jacques Bougrier, fils de Jacques Bougrier et Jeanne Honet, avec Jeanne Honet, en 1709.
BOUGRIERxHONET

Quatrième cas : le couple SIMON / MAINGAULT

En 1673 naît Catherine, fille de Simon Mingault et Catherine Guérin.
En 1686, se marie Anne Mingault, fille de Simon et Mathurine Guérin.
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Catherine fille et Anne sont-elles sœurs ? Catherine mère et Mathurine sont-elles la même personne ?
On le découvre avec l’acte de baptême d’Anne Mingault. Encore fallait-il aller chercher l’acte de baptême d’Anne. Anne naît en 1665.
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En fait, il y a deux couples Mingault x Guérin
– Simon Mingault x1 Catherine Guérin, x2 Michelle Pidou, dont Simon, Jospeh, Catherine et Jeanne
– Simon Mingault x Mathurine Guérin, dont Anne qui a pour marraine Catherine Guérin ci-dessus.
Tous vivent à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

Cinquième cas : Perrine Delaunay

Tout commence normalement avec le mariage d’Agathe Requien et Joseph Lihoireau (sosa 737 et 735), le 15 juin 1700 à Meigné-le-Vicomte (Maine-et-Loire). Agathe est la fille de Simon Requien et Perrine Delaunay. Son acte de baptême (23 avril 1680 à Meigné) confirme la parenté. Agathe a 10 frères et sœurs, nés entre 1660 et 1682, tous enfants de Simon et Perrine. Perrine meurt le 26 septembre 1689 à Meigné, à environ 60 ans. Les problèmes commencent. Je n’ai pas trouvé le mariage Simon et Perrine mais j’ai trouvé le mariage de Simon Requien et Marguerite Delaunay, le 18 août 1659 à Meigné. Marguerite est la fille de René Delaunay et Marguerite Renard. Jai trouvé des enfants pour Simon Requien et Perrine Delaunay mais je n’en ai pas trouvé pour Simon Requien et Marguerite Delaunay. Les problèmes continuent. Perrine Delaunay meurt en 1689 à environ 60 ans et je trouve la naissance d’une Perrine Delaunay, le 30 septembre 1639 ; elle est la fille de Girard et de Perrine Macé. Les problèmes se poursuivent. Je n’ai pas trouvé le mariage de René Delaunay et Marguerite Renard, mais j’ai trouvé celui de René Delaunay et Perrine Renard, le 03 novembre 1634 à Meigné. Perrine est le fille de Jean Renard et Perrine Beulay. J’ai trouvé des enfants pour René Delaunay et Perrine Renard, je n’en ai pas trouvé pour René Delaunay et Marguerite Renard. Les problèmes persistent. Il y a bien deux familles, Girard Delaunay x Perrine Macé, et René Delaunay x Perrine Renard/Regnard. J’aurais tendance à penser que ma Perrine descend de René et Perrine et que Perrine comme sa mère, se faisait appeler Marguerite au moment du mariage. De plus, René, fils de Simon Requien et Perrine Delaunay, a pour marraine, Renée Delaunay, fille de René et Perrine Renard (même s’il n’a pas dit que c’est sa tante, c’est tentant de le penser). Recherches : vérifier que  Perrine est bien Marguerite ?

Sixième cas : Anne VERRIER

Parmi mes ancêtres, j’ai Charles Doujée (sosa 250) et Magdeleine Galand (sosa 251). Ils se marient le 7 janvier 1788 à St-Flovier (Indre-et-Loire). Magdeleine est la fille de François Galand et Anne Verrier. En 1788, Magdeleine est mineure et ses parents vivent à Obterre (Indre). Magdeleine naît le 2 décembre 1767 à Cléré-du-Bois (Indre). Grâce à Geneanet, je trouve le mariage des parents de Magdeleine très facilement. François Galand et Anne Verrier se marient le 14 janvier 1729 à Charnizay (Indre-et-Loire). Alors, où est le problème ? Et bien l’acte correspondant est celui de François Galand et Anne Gaultier, fille de Jacques Gaultier et Anne Verrier. Est-il  vraisemblable que le prêtre ce soit trompé et ait interverti le nom du père et celui de la mère ? Recherches : trouver la fratrie pour vérifier s’il y a une ou deux familles.

LSF

 

 

 

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Où, quand, qui et c’est tout.

Les actes de mariage sont une source très prisée des généalogistes car ils renseignent un certain nombre d’informations. Le problème est que le nombre d’informations varie sensiblement en fonction des périodes (et des curés). Et bien sûr, plus on remonte dans le temps, moins les curés sont atteints de logorrhée.

Voici quelques exemples issus des actes de mes ancêtres.

10_février_1664_St_Branchs_6NUM7.211.002_p278
(C)AD37, BMS, Saint-Branchs, 1664

« Le mesme jour et an a esté espousé
Jacques bougrier avec Jehane aulnet« 

On ne peut pas faire plus succinct. Dans cet acte, on a le nom des époux et pour ce qui est de la date, il faut aller voir l’acte précédent. En ce qui concerne la paroisse, le curé a dû se dire que ce n’était pas utile de la répéter à chaque acte. Acte laconique s’il en est, le curé devait être un taiseux.

Si l’acte précédent est le plus concis, certains autres sont à peine plus précis.

Mar Besnier Arrault 1642.jpg
(C)AD37, BMS, Saint-Branchs, 1642

« Le 25 iesme a esté espouzé en n[ot]re eglise
Rémy Besnier avec Andrée arrault« 

Dans cet acte, on peut noter la petite fioriture « en notre église », mais le curé ne précise toujours pas le nom de la paroisse qu’il administre. Quant à la date, elle est réduite à son stricte minimum, le jour.

mar baudichon-liard 1640
(C)AD37, BMS, Loches, 1640

« Le neuf e fut espousé Anthoine baudichon de ceste paroi[sse] avec Gatienne Liard
de la paroi[sse] de Mouzé« 

Cet acte nous donne le jour du mariage mais toujours pas le mois ni l’année. En revanche, on apprend que l’époux est de la paroisse et que l’épouse est de celle de Mouzé.

mar_bergeret_gittton_cormery_1646_6num7.083.003 _p.47
(C)AD37, BMS, Cormery, 1646, 6NUM7/083/003, p.47

« Le lundy cincquiesme jour de du moys de
feuvrier an susdict françois Bergeret et
Jacquinne Gitton ont reçu la bénédiction
nuptialle en nostre église par moy curé« 

L’acte « détaille » l’identité des futurs époux, le jour et le mois du mariage et revoit à l’acte précèdent pour l’année. Le curé ajoute les formes avec le rituel « ont reçu la bénédiction nuptialle en nostre église par moy curé ». Mais exit la paroisse d’origine des futurs époux.

Mar Delalande Taffonneau Manthelan 1659
(C)AD37, BMS, Manthelan, 1659

« Le 6me de juillet 1659 furent
espousez Estienne de La Lende et
Michelle Taffonneau tous de cette paroisse« 

Cette fois-ci, la date de l’acte est complète et si la paroisse doit toujours être déduite, on sait que les futurs époux en sont originaires.

Mar_Pays_Huet_Hommes, 1616.JPG
(C)AD37, BMS, Hommes, 1616

« Le 25 jo[ur] de juillet 1616 fut espouzé en l’eglise
d’hommes Jan pays de la p[ar]oisse de Cléré aveque
marie huet fille de deffunct René huet de cette
p[ar]oisse d’hommes« 

Enfin un peu de lecture. L’acte nous donne la date complète, la paroisse où est célébré le mariage, la paroisse d’origine du futur, le père et la paroisse d’origine de la future. Il manque encore des éléments mais on avance.

Mar Leroux-Joubert.jpg

(C)AD37, BMS, Villeperdue, 1612, 6NUM7/278/002, p.23

« Entre hélie Le roux fils de mathurin
Le roux de ceste p[ar]oisse [1 mot] et marie
Jo[u]bert fille de deffunct messire (?) michel Joubert vivant (?)
greffier en la baronnye darthannes (Artannes) [2 mots] espousé en
léglise de Thilouze (?) le lundy XX iesme (?) de juin 1612 »

Même si l’acte est écrit « à l’envers », on y trouve le père du futur, la paroisse d’origine du futur, le père de la future et son métier durant son vivant, la paroisse dans laquelle est célébré le mariage, et la date. Si on veut jouer les tatillons, le curé ne dit pas s’il s’agit d’un mariage ou d’une promesse de mariage.

Mar_Rottereau_Pelloquin_Sav_1629_p.33.JPG
(C)AD37, BMS, Savigné-sur-Lathan, 1629

« Le vingt ieme jour dud[it] novem8[bre] fut espousé René
Rotereau dem[eurant] en la parroisse de chasné [Channay-sur-Lathan] avec michelle
pelloquin fille de deffunct pierre pelloquin et de deffuncte
Jullienne desouches p[ar] moy curé »

Cet acte est à moitié presque complet : manquent l’année, les parents du futur, la paroisse de la future. Mais on a la paroisse du futur et la parents de la future.

Mar Cosnier Lucas 1665
(C)AD37, BMS, Esvres-sur-Indre, 1665

« Le  cinquiesme juilllet 1665 a esté solennisé Le mariage
Entre Gille cosnier filz de deffunct Pierre cosnier et de
Renée Gauché et françoise Lucas fille de deffunct
Gatien Lucas et de Marie Brechot tous deux de ceste
paroisse en présence des soubsignez et de Leurs parents
et amis »

Ce qui manquait dans l’acte précédent est présent dans celui-ci : l’année du mariage, les parents du futur, la paroisse de la future. Est également mentionné, sans qu’ils soient nommément cités, la présence des parents et amis.

Mar_Lemesle_Hudault_Chappelle_Blanche_1638, p.64

Mar_Lemesle_Hudault_Chappelle_Blanche_1638, p.64_suite
(C)AD37, BMS, La Chapelle Blanche, 1638, mariage Lemesle/Hudault

« L’onziesme jour de febvrier
1638 Jay espouzé M[aîtr]e fabien
Le Mesle Sergent Royal de la
paroisse de Restigné le congé du S[ieu]r
curé dud[it] Restigné en date du 4e
du pr[ése]nt Mois et an signé Rideau
avec
Nicolle hudault fille d’Anthoine
hudault et de Nicolle Cirotteau
de cette p[a]roisse en présence des
soub signés »

Mar_Lemesle_Hudault_Restigné_6NUM7.193.003, p.109

Mar_Lemesle_Hudault_Restigné_6NUM7.193.003, p.110
(C)AD 37, BMS, Restigné, 1638, mariage Lemesle/Hudault

« Le jeudy quatorziesme iour de Jan febvrier
l’an mil six cent trente et huit moy
curé de Restigné soubz signé certifie
avoir donné permission a […]
[…]
et a fabien Lemesle sergent royal
mon paroissien espouser Nicolle hudaut
paroissienne de […] Chapelle Blanche
fille d’Anthoine hudaut et de nicolle
Cirotteau sa feme […]« 

Coup double pour ce mariage. Le futur ne se marie pas dans sa paroisse d’origine. Il y a donc un acte de mariage dans la paroisse de la future ET le congé dans la paroisse du futur. Le congé est plutôt détaillé puisqu’on y trouve le métier du futur, la paroisse d’origine et les parents de la future. L’acte de mariage n’en dit pas plus.

Mar Bouhourdin Lebougre Pont-de-Ruan 1681, p.3.jpg

Mar Bouhourdin Lebougre Pont-de-Ruan 1681, p.3 suite
(C)AD37 , BMS, Saché, 1681

« Aujourd’huy quinsiesme Jour de Juillet 1681 sont comparus
devant nous Jacques Broussin curé de Saché soussigné
les personnes d’Estienne Bouhourdin aagé de trente ans
ou environ fils de Catherin Bouhourdin et de marie moreau
ses père et mère et Estiennette le bougre aagée de
dix-huit ans ou environ fille de deffuncte gille le
bougre et de Marguerite cruchet ses père et mère tous
de ceste paroisse lesquels Etienne bouhourdin et Estiennette
le bougre nous ont requis leur administrer les sacrements du
mariage […] faict du consentement du Sr curé dudit
Saché et ne sestant trouvé aucun empeschement leur
avons Imparti la bénédiction nuptialle en présence dudit
catherin Bouhourdin et de ladicte moreau grandmère (?) de l’epoux
Jacques et pasques moreau ses oncles et de françois
cruchet et louis procher oncles du coste paternel et maternel
de ladicte épouse qui ont tous fors les soubsignés
déclaré ne scavoir signer […]« 

Mar Salmon Brecque Benais 1686.jpg
(C)AD 37, Benais, 1686

« Le troisiesme jour de septembre mil six cent quatre
vingt six jay pbre soubsigné donné la bénédiction
nuptialle  Jean Salmon aagé de vingt deux ans
ou environ filz de deffunct Jean Salmon et dantoinette
peltier de la paroisse de Restigné ; et à Jeanne
brec aagée de vingt deux ans ou environ fille de
René brec et de margueritte siroteau après les avoir
fiancés et faict la proclamation de leur bans par
trois differans jours de dimanches et festes tant dans cette
église que celle de Restigné sans quily ai eu aucune
opposition ny empeschement qui soit venu à notre
connoissance et comme il appert par le certificat de
Monsr le Curé de Restigné en datte du deuxiesme du
présens mois et an en présence de René goynaud
oncle dudit espoux, antoinne pecher, estienne
du feu ses cousins germains, René brec, margueritte
cyroteau père et mère de la ditte espouse et René
brec son oncle, René galbrun (?) son cousin germain
et autres soubsignez […] »

Ces actes, bien qu’un peu plus récents que les précédents, sont la preuve que les curés pouvaient parfois ne pas être avares des renseignements.

Ou pas.

mar Douault Souchu 1692.jpg
(C)AD 49, BMS, Courléon, 1692

« Le treziesme Jour de Juin 1692 michel Douault homme veuf
et Jeanne souchu fille de françois Souchu et de deff[unc]te
assier de cette paroisse ont reçu La bénédiction nuptialle en
léglise de céans par moy prieur soubsigné en présence de leurs
parents et autres soubsignés »

 

LSF

 

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Quand j’étais hors-la-loi

Temps de lecture : 2 minutes

Il paraît que nous descendons tous d’un roi et d’un pendu. En ce qui me concerne, je n’ai pas trouvé de roi ni (encore) de pendu. Et bien, chères lectrices, si vous êtes nées avant 2013, sachez que vous avez probablement été, comme moi, hors-la-loi. Non, ne niez pas ! Vous êtes accusées de travestissement.
En effet, la loi du 26 brumaire an VI (7 novembre 1800) intitulée « Ordonnance concernant le travestissement des femmes » précise que « Toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation ». Cette ordonnance visait avant tout à limiter l’accès des femmes à certaines fonctions ou métiers en les empêchant de se parer comme des hommes. Cette interdiction a été partiellement levée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ». Nul n’est censé ignorer la Loi.

Alors, convaincues de votre crime ? Rassurez-vous. Cette loi n’était plus respectée depuis longtemps, bien que toujours en vigueur. Jusqu’au 31 janvier 2013, date à laquelle elle a été abrogée. Reste que le code du travail permet à l’employeur d’imposer la jupe.

Vous croyez que de telles discriminations n’existent plus aujourd’hui ? Détrompez-vous.  Le 28 août 2018, Alizé Cornet a, bien malgré elle, choqué la gente masculine. Alors que ses compatriotes mâles arborent ostensiblement des pectoraux magnifiquement sculptés, sur les courts internationaux de Roland Garros et autres Wimbledom, la joueuse de tennis française a été sanctionnée pour avoir retiré son maillot et laisser voir sa brassière de sport (shoking ! ). Nous ne sommes pas si éloigné de Suzanne Lenglen qui avait fait scandale avec sa jupe au-dessus du genou…en 1921 !

Montaigne constatait déjà dans ses Essais : « Nous avons en France plus de lois que le reste du monde ensemble. » Il suffit de soupeser l’un de nos 59 codes législatifs pour le constater. 9 000 lois et plus de 120 000 décrets ont été recensés en 2 000, auxquels s’ajoutent en moyenne 70 lois, 50 ordonnances et 1 500 décrets par an. Alors existe-t-il d’autres lois anciennes, devenues désuètes, voire absurdes ou loufoques  ?
– Tout le monde doit avoir une botte de foin chez soi, au cas où le roi au cas où le roi passerait avec son cheval.
– Il est aussi possible de voter pour un mort. En effet, si un candidat décède peu avant les élections, il est impossible de modifier les listes car elles sont validées préalablement par le Ministère de l’Intérieur. Cela c’est déjà vu avec un candidat du NPA décédé peu de temps avant les élections régionales de 2010 en Charentes-Maritime.
– En droit, la Saint Glingin existe. La justice a dû se prononcer sur un différend entre un prêteur et son débiteur qui avait rédigé un contrat sur lequel il s’engageait à rembourser sa dette le jour de la Saint-Glinglin, elle a rendu cette décision :
“Attendu que la Saint-Glinglin ne figure pas dans le calendrier, mais qu’il existe à la date du 1er novembre une fête collective de tous les saints qui n’ont pu y trouver place ;
Attendu, en conséquence, qu’il y a lieu de fixer au 1er novembre la date de la Saint Glinglin ;
Par ces motifs, contradictoirement et en dernier ressort, condamne le débiteur à payer la somme réclamée avant le 1er novembre.’’

Et parce que visiblement, c’est dans tous les pays pareil, voir ici.

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

A combien de temps correspond « environ » ?

NB : temps de lecture, environ 10′, mais vous pouvez lire en diagonale, dans ce cas, le temps de lecture est divisé environ par trois, et si vous ne lisez que les premier et dernier paragraphes, il vous faudra environ 1’30 » (nota bene inclus)

Les généalogistes connaissent bien ce petit mot de 7 lettres, dont les curés usent et abusent pour avouer qu’ils ne savent pas quel âge a une personne. Il existe des synonymes, comme approximativement, à peu près, dans les, grosso modo. Alors, je me suis livrée à un petit jeu : déterminer à combien de temps correspond le terme « environ » dans ma généalogie (oui, je sais, encore une idée bizarre, mais je ne suis pas seule, voir ici et ).

Commençons avec mon sosa 380. Son acte de sépulture (3 février 1775) indique qu’il meurt à « environ 45 ans » ; il serait donc né vers 1730. Mais son acte de mariage (19 février 1754) indique qu’il a « environ 26 ans » ; il serait dons né vers 1728. C’est l’acte de mariage qui est correct puisqu’Urbain Tulasne est né le 16 mai 1728 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire).
Environ correspond donc à – 3 mois et à +2 ans pour mon ancêtre 380.

Poursuivons avec François Montprofit, mon sosa 374. Dans son acte de sépulture (4 février 1792), on apprend qu’il s’est marié avec Françoise Vaucelle (sosa 37) il y a « environ 40 ans ». En réalité, François et Françoise se sont mariés le 20 juillet 1747 à Clefs (Maine-et-Loire), soit 5 ans plus tôt que ce qui est dit dans l’acte de 1792.
Environ correspond à +5 ans.

Marie Bureau, mon sosa 511, elle, décède le 2 ventôse an XI (1803) à Saint-Branchs (Indre-et-Loire) à « environ 69 ans », comme l’indique son acte de décès. Mais elle naît le 17 mai 1743 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire), elle n’a donc que 60 ans en 1803.
Environ correspond à -9 ans.

En ce qui concerne Agathe Requien, mon sosa 737, elle meurt le 26 mars 1764 à Dénezé-sous-le-Lude (Maine-et-Loire) à « 84 ans ou environ ». Comme elle est née le 23 avril 1680 à Meigné-le-Vicomte (Maine-et-Loire), elle a bien 84 ans en 1764, à un mois près.
Environ correspond à -1 mois.

Antoine Picault, sosa 464, lui, meurt le 6 novembre 1791 à Trogues (Indre-et-Loire) à « environ 73 ans ». Il n’est pas né en 1718 mais le 17 février 1722 (à Trogues). Il a donc 69 ans à sa mort.
Environ correspond à -4 ans.

Marie Gervais, sosa 465, est sensée avoir « 55 ans ou environ » le 10 février 1774 lorsqu’elle meurt à Trogues. Mais elle est née le 11 décembre 1716 donc elle meurt à 58 ans.
Environ correspond à +3 ans.

Mon sosa 471, Marie Branger meurt à « environ 38 ans » le 16 janvier 1773, elle serait donc née en 1735, et effectivement, elle naît le 21 mars 1735 au Louroux (Indre-et-Loire).
Environ = 0.

Etienne Bullot, sosa 896, se marie le 16 janvier 1679 à Louans (Indre-et-Loire) avec Maire Tardiveau, sosa 897. Lui a « vingt sept ans ou environ », elle a « vingt deux ans ou environ ». Etienne naît le 28 février 1652 à Louans ; il a donc bien 27 ans en 1679. Marie naît le 7 avril 1652 à Louans ; elle a donc 27 ans en 1679.
Environ=0 et +5 ans.

Joseph Mingault, sosa 898, meurt le 1er août 1694 à Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire) à « 24 ans ou environ ». Il naît le 10 mars 1670 à Ste-Catherine. Il a bien 24 ans lorsqu’il meurt.
Environ=0.

Antoinette Quantin, mon sosa 907, meurt à « 60 ans ou environ » d’après son acte de sépulture daté du 2 août 1715. Or, elle n’est pas née en 1655 mais le 14 avril 1663. Elle a seulement 52 ans à son décès.
Environ correspond à -8 ans.

Mes sosa 912, René Guibert, et 914, Claude Chollet, sont tous les deux morts à Artannes en 1738, à « 57 ans ou environ ». Le premier est né le 27 janvier 1683 à Artannes et n’a donc que 54 ans, le second est né à Artannes le 7 septembre 1681 et n’a donc que 56 ans. 
Environ correspond -3 ans pour l’un et -1 an pour l’autre (7 mois et demi).

Joseph Brosseau, sosa 916, meurt le 29 mars 1732 à Artannes à « cinquante ans ou environ » d’après son acte de sépulture. Il naît le 20 mai 1682 à Artannes, il a donc 49 ans à son décès.
Environ correspond à -1 an (-10 mois).

Jeanne Gatillon, mon sosa 933, meurt à Noyant de Touraine (Indre-et-Loire) le 1er août 1728 à « environ 35 ans » si l’on se réfère à son acte de sépulture. Comme elle naît le 6 avril 1688 (Noyant de Touraine), elle a 40 ans et non 35.
Environ correspond à +5 ans.

Pierre Roy, sosa 1010, meurt très précisément à « 35 ans et environ 5 mois » si l’on en croit son acte de sépulture. On est le 30 mars 1763. En réalité, il a 35 ans et 4 mois et demi.
Environ =0 (-2 semaines).

Bernard Roisné, sosa 1502, meurt à « environ 70 ans », le 29 mars 1725. Sa date de naissance devrait se situer en 1655. C’est presque le cas puisqu’il naît le 11 juin 1656.
Environ correspond à -1 an (9 mois et demi).

Mon sosa 1531, Marie Boureau, meurt à « 45 ans environ » le 10 octobre 1707. Elle naît le 27 mars 1657, 50 ans avant sa mort.
Environ correspond à +5 ans.

Marie Goubeau, sosa 1809, meurt le 26 mars 1700 à « soixante et un à deux ans ». Elle est un peu plus âgée que ce que dit son acte de sépulture, avec ses 65 ans.
Environ correspond à +3/4 ans.

Qu’en est-il de mon sosa 1837 ? Son acte de sépulture (4 juillet 1737) stipule qu’elle est décédée à « environ 65 ans ». En réalité, Marie Barrault n’a que 60 ans puisqu’elle est née le 18 septembre 1677 à Villeperdue (Indre-et-Loire).
Environ correspond à -5 ans.

Jean Chantereau, sosa 1844, mort à « 27 ans ou environ » (14 décembre 1673) selon son acte de sépulture, et né le 29 mars 1646, a 27 ans et 9 mois et demi quand il décède.
Environ = 0.

Urbain Agenet, sosa 2028, meurt à « environ 38 ans » le 2 décembre 1712 et comme il est né le 23 avril 1674, il a bien 38 ans à son décès.
Environ = 0.

Etienne Bouhourdin, sosa 2040, a « 30 ans ou environ » le 15 juillet 1681, date de son mariage. Comme il est né le 25 avril 1651, il a bien bien 30 ans. Sa femme, Etiennette Lebougre, sosa 2041, a « 18 ans ou environ » lorsqu’elle se marie et « 45 ans ou environ » lorsqu’elle meurt le 18 juin 1716. Elle serait donc serait née soit en 1663, soit 1661. Elle naît le 06 décembre 1663 à Pont-de-Ruan (Indre-et-Loire), elle a donc 17 ans à son mariage et 42 ans à sa mort.
Environ correspond à 0, -1 an et -3 ans.

Jean Bineau, sosa 4050, meurt le 16 mai 1752 à Mouzay (Indre-et-Loire) à « environ 60 ans ».  Né le 21 février 1690, il a donc en réalité 62 ans.
Environ correspond à +2 ans.

Et mon sosa 4051, Anne Lusseau ? Son acte de décès indique qu’elle meurt « âgée d’environ 53 ans » (21 novembre 1750). Mais elle naît le 15 novembre 1692. Elle a donc 58 ans en 1750.
Environ correspond à +5 ans.

Antoine Barault, sosa 7348, a « 63 ans ou environ » en 1691 (acte de sépulture). Né en 1631, il a donc 60 ans lorsqu’il meurt et non 63.
Environ = -3 ans.

Mathurine Guinebault, sosa 7349, a « environ 82 ans » en 1713 (acte de sépulture). Née en 1633, elle a donc à 80 ans lorsqu’elle meurt et non 82.
Environ =-2 ans.

Nicolas Barault, sosa 3674, meurt à Thilouze le 31 juillet 1698 à « environ 40 ans ». Né le 18 août 1658 à Saché, il vit 39 ans et 11 mois.
Environ =0 (-3 semaines).

Pour certains ancêtres, je n’ai pas la date de naissance/baptême mais j’ai un âge au mariage.  

Marguerite Auger, sosa 1023, se marie le 13 février 1741 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire). Elle a 46 ans. Mais lors de son décès le 10 novembre 1746, elle a « environ 62 ans ». Calcul fait, elle vieillit de 16 ans en 5 ans.

Pour mon sosa 750, je sais qu’il est décédé à Clefs (Maine-et-Loire) le 15 novembre 1752 à « 71 ans ou environ ». Mais son acte de mariage (28 novembre 1719) dit qu’il a « 26 ans ou environ ». D’après son acte de décès, René Vaucelle serait né vers 1681 et d’après son acte de mariage, il serait né vers 1693. Douze ans séparent les deux dates de naissances possibles.

Marie Robin, sosa 3063, décède le 8 décembre 1678 à « 45 ans ou environ » à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire), ce qui place sa naissance vers 1633. Or, son premier enfant naît le 31 août 1643. L’âge nubile étant de 12 ans, elle ne peut pas être née après 1631.
Environ correspond à minimum deux ans (15 ans si l’on en croit Geneanet).

Et il y a tous ceux pour lesquels il me manque les dates de naissance/baptême.

– Marie Lihoireau, sosa 741, décède le 24 novembre 1746 à Noyant (Maine-et-Loire), à « 67 ans ou environ ».
– François Montprofit, sosa 748, décède le 12 septembre 1762 à Pontigné (Maine-et-Loire), « environ 85 ans ».

– Françoise Tessier, sosa 749, décède le 23 décembre 1727 à Pontigné, à « environ 55 ans ».
– Marie Naulet, sosa 765, décède le 4 octobre 1756 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire), à « environ à soixante six ou sept ans ».
– Brigitte Boubay, sosa 881, décède le 29 mai 1752 à Thun-Sain-Martin (et elle est inhumée le 26 mai !!!!), à « environ 60 ans ».
– Pierre Berge, sosa 808, décède le 23 mars 1718 à Boussageau (Vienne), à « 35 ans ou environ ».
– Jacques Guidez, sosa 882, décède  le 5 juin 1761 à Thun-Saint-Martin (Nord), à « 68 ans environ ».
– Jeanne Joumier, sosa 929, décède le 12 janvier 1735 à Trogues (Indre-et-Loire) à « 55 ans ou environ ».
– Jacques Picault, sosa 928, décède le 3 février 1748 à Trogues, à « environ 71 ans ».
– Françoise Champion, sosa 1805, décède le 27 décembre 1705 à Louans (Indre-et-Loire), à « environ 53 ans ».
– François Crétofleau, sosa 3710, décède le 21 août 1716 à Artannes (Indre-et-Loire), à « environ 92 ans ».
– Anne Violet, sosa 3711, décède le 23 février 1709 à Artannes, à « environ 76 ans ».
– Marie Thiollet, sosa 1663, décède le 3 octobre 1733 à Orches (Vienne), à « environ 80 ans ».
– Perrine Fournier, sosa 16197, décède le 1er février 1683 à « 65 ans ou environ ».
– Marie Osnet, sosa 905, décède le 29 septembre 1700 à St-Branchs, à « 32 ans ou environ ».
– Antoine Bineau, sosa 3830, décède le 08 février 1740 à St-Sénoch (Indre-et-Loire), « à environ 94 ans ».

Certains curé sont moins prudents et ne s’embêtent pas du précautionneux « environ ».
Parfois, ça marche.
Jeanne Rolland, sosa 3675, aurait 35 ans en 1693 (acte de sépulture). Elle est née en 1657, elle a donc bien 35 ans lors de son décès.
Et parfois, ça ne marche pas.
Jeanne Missire, sosa 1825, décède à 22 ans en 1684. En fait, elle a 25 ans puisqu’elle est née en 1658.

Mon sosa 904, Gatien Baron, aurait 78 ans en 1728 d’après son acte de sépulture (6 juin 1728). En réalité, il a 73 ans puisqu’il est né le 2 avril 1655 à Saint-Branchs.


Mon « étude » ne porte pas sur assez de personnes pour être représentative mais une tendance ressort : quand les curés ne tombent pas juste (6 occurrences sur 30, soit 20% des cas) ou pratiquement (9 fois l’âge donné par les curés est exacte à 1 mois près, soit 26,6% des cas), « environ » correspond à 5 ans, en plus ou en moins (6 occurrences sur 30, soit 20% des cas)
.
Donc, dans 20% des cas, « environ » tombe juste, dans 46,6% des cas, « environ » correspond à une fourchette d’un an, dans 53,3% dans cas, la fourchette est de 2 ans, dans 93,3% des cas, la fourchette est de 5 ans.

LSF