Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Mes ancêtres Artannais

Temps de lecture : 4 minutes

Celle par qui tout commence, c’est Catherine Guibert, mon sosa 57. Elle est issue d’une longue lignée d’Artannais. Près de 7 générations avant elle ont vécu dans cette petite commune d’Indre-et-Loire (65 ancêtres).

Branche_artannaise (2)
LEGENDE
ancêtre racine : Catherine Guibert

gris : n’ont jamais vécu à Artannes
vert : sont nés à Artannes mais n’y sont pas décédés
jaune : ne sont pas nés à Artannes mais y sont décédés
rouge : ont toujours vécu à Artannes (BMS)
bleu : ont vécu à Artannes mais actes de baptême ou de sépulture manquants
Ancêtres_artannais_G10
LEGENDE
ancêtre racine : Henri Bulot (mon AGP)
gris : n’ont jamais vécu à Artannes
rouge : ont vécu à Artannes
jaune : Catherine Guibert

En l’an X, Artannes comprend 1006 âmes. A titre de comparaison, Tours comprend 20 fois plus d’habitants (source : AD37, annuaire). La population artannaise a oscillé entre 960 et 1160 jusqu’en 1968, puis n’a cessé d’augmenter pour arriver à 2621 habitants en 2016 (source : Ldh/EHESS/CassiniINSEE).
En 1836, la commune se compose de 263 garçons, 231 hommes mariés, 22 veufs, 272 filles, 231 femmes mariées, 65 veuves (source : recensements).
Jusqu’en 1936, Artannes s’appelle Artannes. A partir de 1936, Artannes s’appelle officiellement Artannes-sur-Indre. Parmi les lieux-dits attachés à la commune, un seul identifié est lié à mes ancêtres, La Pichardière, où naît René Brosseau (sosa 458) le 03 juillet 1725 et où décède celle qui sera sa femme, Marguerite Fourmiau (sosa 459), le 25 décembre 1799.

Artannes_la_Pichardière_H2.PNG
(C)AD37, cadastre (1821), Artannes, section H, 2è feuille

Revenons à Catherine Guibert. Deux des AAGP de Catherine, ont retenu mon attention : René Guibert, sosa 912, décédé le 6 janvier 1738 à Artannes à 54 ans, et Claude Chollet, sosa 914, décédé le 19 janvier 1738 à Artannes, à 56 ans. Les deux hommes sont de la même génération (le premier naît le 27 janvier 1683 à Artannes et le second naît le 7 septembre 1681 également à Artannes) et coïncidence, ils meurent à 15 jours d’intervalle, à Artannes. Se connaissaient-ils ? C’est certain car Jacques (1721-1788, sosa 456), le fils de René, épouse Marie (1725-1767, sosa 457), la fille de Claude. La véritable question est de savoir s’ils se sont connus lors de leur enfance ou lorsqu’il a fallu trouver un concubin à leur progéniture. Un troisième AAGP de Catherine, Joseph Brosseau (sosa 916), pourrait aussi avoir connu les deux précédents. Il naît le 20 mai 1682 et meurt le 29 avril 1732 à 49 ans.

Le cas est le même pour Pierre Moreau, sosa 924, né le 29 juillet 1696 et mort le 11 décembre 1742 (à l’âge de 46 ans), et Pierre Chollet, sosa 926, né le 19 mai 1691 et mort le 22 avril 1739 (à l’âge de 47 ans), dont le fils du premier, Pierre (1721-?1748, sosa 462), épouse Marie (1720-1767, sosa 463), la fille du second.

Il s’en est fallu de peu que Jacques épouse la Marie de Pierre, et que la Marie de Jacques épouse Pierre (vous avez suivi ?) ! Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), plutôt que Marie Chollet (sosa 457), et Pierre Moreau (sosa 462) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), plutôt que Marie Chollet (sosa 463). Autrement dit, Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), fille Pierre Chollet et d’Anne Habert, mais il épouse Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, et Pierre Moreau aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, mais il épouse Marie Chollet (sosa 463), fille de Pierre Chollet et d’Anne Habert. Donc, ma sosa 457 aurait pu être ma sosa 463 et inversement.

Marie_Chollet.png

Mon ancêtre artannaise la plus ancêtre est Michelle Tuffeau (sosa 7397). Elle se marie avec Claude Lejude à une date indéterminée (les registres de mariages de la commune ne débutent qu’en 1641 mais le couple se marie avant le 1er février 1635, puisque leur fille Marie naît à cette date). Michelle meurt après le 28 juin 1665 (mariage de son fils Jean avec Renée Duvau), probablement le 16 décembre 1666 à Artannes :
« Le jeudy seziesme jour de décembre 1666 enterrement
de deffuncte femme de Claude Lejude »

Quel est l’intérêt de ce billet ? Juste mettre en évidence que j’ai un certain nombre d’ancêtres artannais.

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Qui étaient mes ancêtres ?

On dit que nous descendons tous d’un roi et d’un pendu. Je n’ai trouvé ni l’un ni l’autre mais comme 90% de la population européenne, je descends de Charlemagne. En effet, comme le nombre de nos ancêtres double à chaque génération, nous arrivons, à la trente-cinquième génération (c’est-à-dire aux environs de l’an 1000), à plus de 17 milliards d’ancêtres. Or, la population de cette époque ne dépassait pas 10 millions de personnes. Donc, pouvons nous dire que nous descendons tous, plusieurs milliers de fois, de toutes les personnes ayant vécu au début du second millénaire. Sans aller aussi loin, qui étaient mes ancêtres ?

Ils s’appelaient Hélie Leroux, Jean Royer, Jeanne Sevaux-Tulasne, Anne Victoire Livoireau ; ils étaient journaliers, maîtres bouchers, tailleurs d’habits, sergent de baronnie, sabotier ou tailleur de limes ; ils étaient châtain aux yeux bleus, veufs, décrétés de justice, enfant naturel, breton, parrain, illettré…

Mais qu’est-ce qui définit un individu ? Son physique, son caractère, son prénom, son métier, sa famille, ses biens ? Certainement un peu de tout cela.

Grâce aux registres militaires, on connaît le physique des hommes, leur parcours militaire, grâce aux registres paroissiaux et d’Etat civil, on peut espérer découvrir les métiers de nos ancêtres, les fratries, grâce aux recensements, on peut savoir où ils ont vécu et retracer leur(s) déplacements, grâce aux actes notariés, on en apprend plus sur leur patrimoine, grâce au cadastre, on visualise leur(s) lieu(x) de vie… Tout un programme ! Et comme il faut bien commencer par quelque chose, je choisis de m’intéresser aux patronymes de mes ancêtres.

Il serait fastidieux d’énumérer tous les patronymes/matronymes de mon arbre généalogique. J’ai donc décidé de présenter les noms caractéristiques de la Touraine, peu ou prou. (NB : je me sers de l’ouvrage de Jean Moreau(1) comme référence. Selon les anthroponymistes, les noms de famille restent prédominants là où ils ont leur origine. L’auteur utilise donc l’annuaire pour établir une liste de noms par départements et détermine une prédominance quand la densité de ce nom est supérieure à la moyenne nationale).

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