Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

Le Tram à Tours, 1877-2013

Lorsque que les Tourangeaux ont inauguré la ligne de tram le 31 août 2013, beaucoup avaient oublié que la tram avait déjà circulé dans la ville. Bon, on parle d’un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. Retour sur 73 ans d’histoire tourangelle. Et pour cela, je vous présente une chronique que j’aime bien, HistLoire (par Mathieu Giua). Bonne lecture.

HistLoire, c’est une chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, replongeons nous dans l’histoire du tramway de Tours.

L’histoire de la ville de Tours avec le tramway ne date pas d’hier, ni de 2013. Une histoire débutée en 1877 puis interrompue entre 1949 et 2013, non sans refaire parler à intervalles réguliers. En effet, si aujourd’hui, le tramway se fond dans la ville et l’agglomération et est une composante essentielle du quotidien pour beaucoup, il fut à l’inverse pendant longtemps un serpent de mer, alimentant parfois d’âpres débats. Pour bien comprendre ce lien, il faut remonter au XIXe siècle.

En 1877, la ville de Tours inaugure alors son réseau urbain de voies ferrées tractées par chevaux. Tours est alors seulement la 6e ville française à se doter d’un tel réseau après Paris, Nancy, Le Havre, Marseille et Versailles. Ce premier tramway parcourt alors une distance de 3,9 km entre la barrière de Vouvray (aux abords de l’Ile Aucard) à la barrière de Grandmont (actuel carrefour de Verdun). Réseau entièrement urbain au départ, le tramway va connaître un essor à partir de 1889 avec la création d’une ligne jusqu’à Vouvray, puis un autre vers Saint-Avertin et Azay-sur-Cher plus tard.

A son apogée au début du XXe siècle le réseau de tramway, électrifié à partir de 1901, est alors composé de cinq lignes urbaines et de 3 lignes suburbaines : Tours (Place Anatole France) – Vouvray / Tours (Place du Palais) – Saint-Avertin (puis Azay-sur-Cher) / Tours (Place de Choiseul) – Mareuil-Fondettes (ou Luynes), soit un réseau total de 54 km (19 km de lignes urbaines et 34 km de lignes suburbaines).

Lors de la Première Guerre Mondiale, la Compagnie des tramways de Tours va connaître néanmoins des difficultés financières et dès 1916 des tronçons sont abandonnés. Dès lors, le déclin est amorcé et en 1932, les lignes suburbaines devenues moins fréquentées du fait de la concurrence de la route seront supprimées et remplacées par des autobus. Le matériel est également vieillissant. La Seconde Guerre Mondiale sera le coup de grâce du réseau avec des infrastructures détruites. Circulant encore quelques années après 1945, la dernière rame cesse de circuler le 14 septembre 1949.

Dès les années 1970, la question d’un renouveau du tramway, ou plus généralement d’un réseau de transports en communs en site propre, refait surface dans les débats publics à intervalles réguliers. Plusieurs pistes sont étudiées, y compris celle d’un métro aérien. Dans les années 90, alors que le tramway a fait son retour dans plusieurs grandes villes de France, Jean Royer évoque de nouveau la mise en place de ce mode de transports, avec une préférence d’un système de transports sur pneumatiques. Tel un serpent de mer, le tramway fait dès lors parler de lui, mais il faudra attendre le milieu des années 2000 pour que le projet devienne concret.

En 2007, un an avant les élections municipales pour lesquelles il sera de nouveau candidat, le maire de Tours, Jean Germain, dévoile un projet de ligne de tramway avec un tracé Nord-Sud reprenant peu ou prou la ligne 1 du réseau de bus Fil Bleu. Ce projet de tramway sera au cœur de la campagne municipale qui s’annonce entre le maire sortant et son principal opposant Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) préférant un tramway sur pneus et rejetant le projet du maire sortant, critiquant notamment le coût jugé prohibitif (le candidat de la droite évoquait alors un coût de 500 millions d’euros qui fut finalement presque atteint contrairement aux premières prévisions du projet qui étaient d’un montant de 300 millions d’euros).

Finalement la réélection de Jean Germain ne souffrira d’aucune contestation et avec un score de 62.06%, le maire de Tours prendra cela comme un plébiscite en faveur du tramway. La mise en place de la première ligne de tramway sera le grand projet du mandat 2008-2014. Un projet mené tambours battants (en moins de 5 ans) mais non sans contestations. Entre opposants aux abatages des arbres sur le tracé (et notamment les 160 du mail au Sanitas), accusations de favoritisme dans le choix de certains prestataires (Alors adjointe à Jean Germain, Régine Charvet-Pello a obtenu le marché du design du tramway via son agence RCP), critiques sur le coût du projet… plusieurs recours ont lieu mais qui finalement n’aboutiront pas. Le 31 août 2013, le maire de Tours inaugure alors en grandes pompes son tramway. La première rame porte alors le numéro 51, un clin d’oeil à la dernière rame de 1949 qui portait elle le numéro 50… comme pour symboliquement marquer la continuité entre les deux réseaux.

Inauguration du tramway le 31 août 2013Un degré en plus : Un historique complet et détaillé est visible sur le blog letramdetours

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Beauregard (Loi-et-Cher)

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Mon avis (cet avis n’engage que moi et est le reflet d’un jugement partial, émis à un moment précis et potentiellement influencé par mon humeur, la météo ou l’haleine de mon voisin ; voir ici pour plus de détails) : 5 salles seulement à visiter mais toutes ont un intérêt particulier. Je suis absolument fan de la galerie des portraits (moi qui suis nulle en histoire, je redécouvre les grands personnages européens de Philippe IV le Bel à Louis XIII). Bien que j’ai visité le château 4 fois (dont 3 fois en 15 jours avec différentes personnes), je n’ai jamais vu le jardin dans son état idéal (il n’existait pas encore les 3 premières fois, et la 4ème fois, c’était en septembre).

Ma note : 5

(Images : (c) Photos personnelles)

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Loches (Indre-et-Loire)

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Mon avis (cet avis n’engage que moi et est le reflet d’un jugement partial, émis à un moment précis et potentiellement influencé par mon humeur, la météo ou l’haleine de mon voisin ; voir ici pour plus de détails) : entre les remparts, la ville, le donjon et le logis, la visite de Loches offre une longue journée de découvertes.

Ma note : 5

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La Chabotterie (Vendée)

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Mon avis (cet avis n’engage que moi et est le reflet d’un jugement partial, émis à un moment précis et potentiellement influencé par mon humeur, la météo ou l’haleine de mon voisin ; voir ici pour plus de détails) : la visite comprend la visite du logis et un parcours scénographique retraçant l’histoire des guerres de Vendée et du Général Charrette (depuis ma visite en 2012, le parcours sur l’histoire des Guerres de Vendée a été modifié).

Ma note : 3

(Images : (c) Photos personnelles)