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« Si je reviens, comme je l’espère »

Je n’ai pas fait de recherches sur les Poilus, du coup, je n’ai pas écrit de texte pour les commémorations de la guerre 14-18…j’avais bien commencé à photographier les tombes des soldats morts pour la France, dans les communes proches de chez moi, mais je n’en ai encore rien fait (ça viendra, c’est sûr, mais pas tout de suite). Alors je vais évoquer un livre, que sans doute beaucoup d’entre vous connaissent, Si je reviens, comme je l’espère. (vous pouvez lire un extrait sur la liseuse hachette). 

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Le livre est un recueil de lettres, celles de la famille Papillon, 5 frères, Marcel, Joseph, Lucien, Charles, et une sœur, Marthe. Une correspondance découverte 80 ans après les événements, dans la maison familiale des Papillon, par les nouveaux propriétaires. Une histoire qui nous emmène en plein cœur de la Grande Guerre, dont tous les protagonistes ne reviendront pas.
La correspondance débute le 28 juillet 1914, avec une mettre de Marthe à sa mère. Elle se prépare au départ de ses deux frères, Joseph et Marcel. Dans sa lettre suivante à sa mère, le 3 août 1914, Marthe pressent le sort qui attend les soldats. « C’est épouvantable quand on voit tous ces pauvres soldats partir et peut-être pour toujours ». La suite de la correspondance est celle des frères, pour l’essentiel. Le livre se termine avec une lettre de Marcel à Charles, datée du 10 octobre 1918, Marcel est à l’hôpital de Troyes, légèrement blessé à la tête par un obus de 150 qui a éclaté à 2 mètres de lui. « C’est une veine de ne pas avoir eu plus de mal ». Le cavalier PAPILLON Joseph Louis, matricule 2739 du 2è Escadron du 13è Dragons, lui, est décédé le 6 novembre 1915.

Et puis, complément de dernière minute, je viens de voir un reportage sur BFM TV, celui d’un petit-fils de Poilu qui, depuis 4 ans, tient un blog sur lequel il transcrit la correspondance de son grand-père au front. Vous le trouvez ici.

Enfin, pour évoquer spécifiquement la Touraine, je vous présente le hors série de 2014 de notre journal local, La Nouvelle République. La couverture titre « 1914-1918, La Grande Guerre, Des visages, des destins, témoignages inédits dans la région« .

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On y parle de la mobilisation, des femmes en guerre, du 66è RI, on y lit des lettres du front, des mots de l’espoir, des carnets de route, on y découvre l’enfer des tranchées, la vie à l’arrière, des souvenirs de soldats, la fraternisation, on se souvient des disparus à jamais.

 

LSF

 

 

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Le Petit Journal, 28 septembre 1917

Lorsque ma grand-mère a déménagé en 1996, elle a quitté une maison_ en fait, un ensemble formé de plusieurs maisons réunies ultérieurement (parcelles 501 et 502 du cadastre napoléonien)_ et a vidé plusieurs greniers et autres débarras dans lesquels s’accumulaient, s’entassaient, s’empilaient, depuis des décennies, divers objets de toutes sortes et de tous horizons.

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(C) AD37 numérisées, Gizeux_6NUM10/112/009_Section_C2_Bourg_1829

Parmi ces objets, un vieux journal, que tout destinait à la poubelle si mon père ne me l’avait pas montré, car éventuellement, cela pouvait m’intéresser. Et c’était peu dire que ça m’intéressait, un journal vieux de 89 ans. Mais voilà, il y a 20 ans, je n’avais aucune connaissance en matière de conservation des documents anciens, et pour le préserver, je l’ai bien emballé, soigneusement…dans du film alimentaire (pour lui assurer une atmosphère un peu hermétique !). Et bien ce morceau de papier (tout de même à l’abri de la lumière et de l’humidité depuis que je l’ai adopté, ce qui n’était pas le cas auparavant) est un dur à cuire car il n’a pas bougé. Mais il a conservé toute la poussière coincée entre ses pages, que je n’avais pas enlevée en 1996, et ses déchirures qui ne se sont réparées toutes seules. Il s’agit du Petit Journal du 28 septembre 1917. Je vous le présente.

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Notez l’encart pour un établissement soignant la syphilis, la pub pour le Petrol Hahn (crée en 1885), le quinquina Byrrh (crée en 1866), Jouvence de l’Abbé Soury (crée au XVIIIè siècle) ou pour un traitement pour les constipés et entérités. Sachez qu’à Paris, la vielle, le temps était couvert et pluvieux.

Pour les plus curieux, vous trouverez une version beaucoup plus lisible sur Gallica.