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Le jour où je suis restée coincée dans les toilettes.

L’histoire se déroule chez ma grand-mère. Je ne me souviens pas quel âge j’avais(1) mais je me souviens très bien être restée coincée dans les toilettes. Et je me souviens avoir pleuré à chaude larmes. Je n’ai pas pleuré parce que j’ai eu peur, non. Mon emprisonnement n’avait d’ailleurs pas duré très longtemps, 10 minutes, maximum. Juste le temps pour ma grand-mère d’essayer d’ouvrir la porte, d’aller chercher sa nièce qui habitait en face et que celle-ci ouvre la porte avec un tournevis. Et puis, j’aurais pu sortir par la petite fenêtre. Alors, non, je n’avais pas eu peur. Qu’est-ce qui m’avait donc rendu si triste ? Ulysse 31 ! Et un soupçon de vexation.
A cette époque, vers 19h55, on pouvait voir Ulysse 31 à la télé. J’étais fan ! La semaine, on voyait l’extrait d’un épisode, qui était rediffusé dans son entier le dimanche. L’extrait de la semaine durait 5 minutes. Les fameuses 5 minutes où je suis restée coincée dans les toilettes.
Je crois que j’étais vexée car je m’étais dépêchée pour ne pas manquer l’épisode, que j’avais manqué, que je fermais souvent la porte des toilettes à clef sans qu’elle se bloque, et qu’elle s’était bloquée ce jour-là, et que ma cousine avait pris son temps pour déverrouiller la porte !!!

Je me suis rapidement remise de cet événement, extrêmement tragique vous en conviendrez. Alors pourquoi je m’en souviens ? Mystère.


(1) Mon ami Wikipedia me dit que la série a été diffusée pour la première fois sur FR3 en 1981-82, puis en 1982-83, puis en 1983-84. Je devais donc avoir 5 ou 6 ans.

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Le jour où j’aurais mieux fait d’aller me coucher.

Temps de lecture : 3’30

Qui n’a jamais essayé de blouser ses parents au moment d’aller se coucher ? Pas moi. efeb0-shy-smileyEt je dirais même plus, telle fut prise qui croyait prendre.

Ce soir-là, je n’avais visiblement pas très envie de dormir. Et comme une bêtise est plus exaltante à deux, j’emmenai mon petit frère dans mon aventure. Donc, l’heure du coucher étant venue, ma mère nous prodigua les non-négociables rituels du soir (câlins, bisous, bonne nuit…), ferma la porte la chambre et s’en alla regarder le film de 20h40 (oui, à cette époque, les films commençaient « tôt »). Nous Moi, espiègle, en avais décidé autrement. Et, comme on se croit très malin, plus malin qu’on ne l’est vraiment, quand on est minot, et surtout, qu’on s’imagine que nos parents sont moins malins que nous, j’ai cru que mes parents n’y verraient que du feu. Et bien, croyez-le ou non, mes parents ne sont pas neuneus, et comme tous les parents, ils voient tout, entendent tout, devinent tout. Donc, après un temps raisonnable pour faire croire que nous nous étions endormis (et oui, j’avais pensé à tout), je me levai, entraînai mon frère, et à pas de velours sur la moquette du couloir (ça aide), nous nous rendîmes jusqu’au salon. Comme d’habitude, la porte était entrebâillée (pour atténuer le bruit de la télé mais tout de même pour nous entendre si nécessaire), nous jetâmes un œil curieux vers le petit écran (enfin, surtout moi, car mon frère lui, était plutôt dans le jeu de cache-cache que dans celui d’observateur indiscret). On devait gloussait, faire du bruit car nous entendîmes un impérieux « allez vous coucher ». Nous nous exécutâmes, avant de revenir à la charge… et obtenir la même sentence. De tentatives en tentatives, je réussis à apercevoir une scène du film tant convoité. Et là, horreur ! J’aperçus des plongeurs fouiller une épave de bateau, et une tête en décomposition sortir d’une cassure de la coque ! Je regardais Les Dents de la mer. N’écoutant que mon courage, je pris mes jambes à mon cou, abandonnant mon frère au passage, courus jusqu’à notre chambre, sautai dans mon lit et décidai…qu’il était l’heure de se coucher !

Je ne sais pas si cette péripétie est survenue avant ou après, mais cette expérience ne fut pas la seule de ma prime jeunesse. En ce temps-là, nous allions le dimanche chez ma grand-mère, à 45 minutes de route de chez nous (45 longues minutes quand on a le mal de voiture). Le soir, à cause du trajet, nous rentrions un peu trop tard pour nous coucher à l’heure habituelle. Profitant de ce laps de temps providentiel et parce que je ne voulais plus prendre mon bain avec mon frère, je pouvais assouvir mon envie de télé pendant quelques instants. Sauf que ce jour-là, n’ayant pas prêté attention au programme que j’avais choisi au hasard, mes parents me laissèrent avec de mignonnes petites poupées, qui trucidaient tout le monde, et des soldats de plomb qui plombaient les autres. Heureusement, mon frère me sauva en terminant son bain express. Vous pensez que ce fut la fin du cauchemar ? Que nenni ! Ce n’était peut-être pas Maurice Jarre ni Ennio Moriconne mais le compositeur connaissait son art. La musique à elle seule donnait vie aux images invisibles. Voilà comment j’ai vu un minuscule extrait du film Dolls (pour les plus curieux mais peut-être frileux, les Inconnus ont détourné une scène du film pour leur sketch « Les poupées Klaus Barbie« ).

N’ayez crainte, le traumatisme fut léger (à moins que justement ce ne soit le début d’une folle série ?), car je suis devenue une adepte des films d’épouvante. Mon « monstre » préféré, c’est Freddy.
Freddy2 (C) Wes Craven

Je dédis ce billet à ma maman, qui n’aura, j’en suis sûre, aucun souvenir de cette histoire et qui n’aura certainement jamais soupçonné que l’arroseur a été arrosé.

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Le jour où je me suis fait percer les oreilles

Temps de lecture : 1 minute

Je ne sais pas si c’est un vrai souvenir, dans ce cas, ce serait probablement le plus ancien, ou si c’est le souvenir de ce qu’on ma raconté. Mais, je vois encore aujourd’hui, la scène comme si j’y étais. J’avais 3 ou 4 ans. Et à 4 ans, on est une grande ! Alors, ce fut le moment que choisirent mes parents pour me faire percer les oreilles. Rendez-vous pris dans une bijouterie. Et voici mon « souvenir ». Je suis devant un miroir de type psyché. Je me regarde, je regarde mes oreilles nouvellement percées. Je crois qu’on me met devant le miroir car  j’ai un peu mal et qu’on veut me montrer que la douleur en vaut la peine car je suis très jolie avec mes boucles d’oreilles. Et ça marche…jusqu’au moment où je vois une petite goutte de sang sur mon lobe. Et là, c’est les chutes du Niagara dans mes yeux.

Bon, cela ne m’a visiblement pas traumatisée car une dizaine d’années après, j’ai fait percer mes oreilles une deuxième fois, puis une troisième et j’ai même succombé à la mode des piercings.

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Le jour où j’ai mis le jambon dans le torchon

Temps de lecture : 1 minute

Comme beaucoup d’enfants, je retirais une certaine fierté lorsque mes parents me donnaient des responsabilités. Je ne sais plus quel âge je pouvais avoir, mais j’étais assez grande pour aller faire des courses toute seule. Et ce jour-là, mon père m’envoya chez le boucher chercher des tranches de jambon. Et de me préciser « tu demanderas du jambon dans le torchon »
Et pourquoi pas un steak dans la serviette pendant qu’on y est ! Je ne suis pas un lapin de 6 semaines moi !

Me voilà donc partie chez le boucher, fière d’avoir déjouer la blague que voulait me faire mon père. J’arrivai à la boucherie et demandai…des tranches de jambon. Ce à quoi le boucher me répondit : « dans le torchon ? »

Voilà comment je découvris qu’on pouvait manger du jambon (cuit) « dans le torchon ».

(image : (C) Pomona)

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Le jour où Mme Pigeau a compris que je n’aimais pas la macédoine

Aujourd’hui, plus question de forcer les enfants à manger quand ils vont à la cantine. Et Mme Pigeau, la surveillante de cantine de l’école Diderot, dans les années 80, aurait dû suivre ce précepte.

Tous les parents le savent, il est parfois difficile de faire manger certains aliments aux enfants. La couleur, l’odeur, l’aspect jouent beaucoup dans l’envie de s’adonner au pécher de gourmandise. Il y a aussi le goût qui détermine si le mets aura du succès ou non. Mais moi, la macédoine, j’aime pas ! Et quand je dis j’aime pas, c’est vraiment que je n’aime pas. Pourtant, j’aime les petits pois, les carottes, les haricots verts, les pommes de terre, bon, pas trop les navets, j’admets. Mais tout mélangé ensemble, j’aime pas. (NB : c’est un peu pareil pour la jardinière de légumes mais il n’y a pas de mayo alors ça passe difficilement mais ça passe). Alors le jour où il y a eu de la macédoine à la cantine, j’ai dit à Mme Pigeau que je n’aimais pas. Mais, elle n’a pas voulu céder, ce n’est pas une petite fille de 6 ans qui aller décider. Elle m’a sortie de la table commune pour m’installer à côté d’elle…et elle m’a forcée à manger ma macédoine. Oh, elle ne m’a pas forcée longtemps parce que très rapidement, je lui ai rendu le tout, rendu au sens propre ! (je suis gentille hein ?). Après cela, elle ne m’a plus jamais obligé à manger de la macédoine ! depositphotos_43443169-stock-illustration-big-smile-emoticon CQFD.

NB : l’expérience (voir le billet de la semaine dernière), ça marche aussi quand on est adulte !

 

LSF

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Le jour où je me suis trompée d’un œuf

Temps de lecture : 1 minute

La connaissance passe par l’apprentissage et l’expérience. C’est ce que j’ai découvert à la cantine quand j’étais en CP ou peut-être en CE1.

Je ne détestais pas les épinards, même si je n’en raffolais pas. Mais lorsque c’était œuf épinard au menu, beaucoup d’élèves négociaient pour réduire la taille des portions dans leur assiette.
Ce jour-là, ce ne fut pas la qualité culinaire ou gustative qui me motiva mais simplement le manque d’appétit. Lorsque la cantinière arriva pour me servir, je lui demandai donc un œuf et demi. Elle fut surprise et dit quelque chose du genre « dis donc, tu as faim aujourd’hui ! » Je compris vite ce qu’elle voulait dire quand elle me servit …un œuf et demi. Et aussi rapidement, je compris qu’en fait, je voulais un demi œuf.
Maintenant, imaginez que ce jour-là, je demandai la moitié d’un œuf. Et bien, je n’aurais pas acquis la notion de « un et demi » et « un demi ». CQFD
Geluck_Banane.jpg

(illustrations : œuf en colère (libre de droit), Le Chat (C)Geluck)

LSF