Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où … That’s all folks !

Août s’achève et ma rubrique « le jour où » avec lui. Rendez-vous l’été prochain. Je vous raconterai comment j’ai fait une rencontre du 3è type, ou pourquoi j’ai longtemps cru que les baleines avaient des dents (Elsa n’a pas été la première à chanter « libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais »).

Retrouvez mes articles ce l’été juste en dessous.
Le jour où je me suis trompée d’un œuf
Le jour où Mme Pigeau a compris que je n’aimais pas la macédoine
Le jour où j’ai mis le jambon dans le torchon
Le jour où je me suis fait percer les oreilles
Le jour où j’aurais mieux fait d’aller me coucher
Le jour où je suis restée coincée dans les toilettes
Le jour où j’ai été fière
Le jour où j’ai découvert l’Album de la Comtesse

(image :(C) Warner Bros)

LSF

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Sur l’Album de la Comtesse

LIRE D’ABORD LE BILLET ICI.

 

Ce fameux « secret » que cache le texte, ce sont des contrepèteries. La contrepèterie, c’est l’art de décaler les sons, autrement dit, c’est intervertir des lettres, des sons, des mots, pour former une nouvelle phrase, souvent coquine voire salace. Voici deux exemples célèbres : les Nippons sont cause du soulèvement de la Chine (Papy fait de la résistance), il arrive à pied par la Chine. Dans la première phrase, intervertissez le « n » de « Nippons » et le « ch » de « Chine », dans la seconde, intervertissez  le « p » de « pied » et le « ch » de « Chine ».
Dans le texte ci-dessous, il y a 135 contrepèteries. Et n’oubliez pas les 21 de l’image. 

Bonne relecture. Lire la suite de « Sur l’Album de la Comtesse »

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où j’ai découvert l’Album de la Comtesse

Quand vous tapez « album » sur un célèbre moteur de recherche, la recherche intuitive propose des choses très éclectiques. Mais lorsque vous tapez « album de la », la comtesse arrive en troisième position !
Sur l’album de la comtesse, de son vrai titre, est une chronique du Canard enchaîné, créée en 1951 par Yves Audouard. (Cette chronique existe toujours et est rédigée depuis 1984 par Joël Martin, spécialiste de la linguistique combinatoire à connotation rabelaisienne, successeur de Luc Etienne). Lire la suite de « Le jour où j’ai découvert l’Album de la Comtesse »

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où j’ai été fière

L’histoire de cette semaine se passe chez ma grand-mère, mon autre grand-mère, ma grand-mère paternelle. Ma grand-mère tenait une épicerie dans un village de l’ouest de l’Indre-et-Loire. J’aimais jouer à la marchande pour de vrai. C’est d’ailleurs avec ma grand-mère que j’ai appris à rendre la monnaie, sans utiliser de calculatrice.
Au début, ma grand-mère m’accompagnait et je tapais le montant de chaque article sur la caisse rudimentaire. Je prenais l’argent du client, rendais la monnaie et rangeais l’argent dans le tiroir-caisse tout aussi rudimentaire. Et puis, un jour, ma grand-mère a arrêté de m’accompagner. Oh, elle n’était pas loin et je savais que je pouvais l’appeler en cas de besoin. Dans le village, j’étais la petite-fille de l’épicière.

J’avais atteint le premier niveau, celui de la confiance absolue. Mais je n’avais pas atteint le second niveau, le Saint-Graal. Je rêvais de peser les fruits et légumes toute seule. Vous pensez que la chose était aisée ? Absolument pas. Pas de balance qui vous donne le poids des fruits automatiquement. Encore moins le prix à payer, calculé en appuyant sur une touche. Non. Il y avait toute une technique à maîtriser.
Ma première pesée s’est faite avec une main de bananes (merci Wikipédia : un régime de bananes est l’infrutescence composée de 60 à 12 bananes qui pousse sur le bananier, une main de bananes est une « grappe » des quelques bananes, une main est composée de bananes appelées doigts).

Pour faire une pesée, il fallait poser les fruits sur le plateau de droite de la balance, puis poser sur le plateau de gauche des poids d’une masse équivalente. Ensuite, il fallait rechercher le prix au kg sur l’aiguille mobile et lire le prix à payer sur les graduations imprimées en arrière plan.
balance_Testut_détail2.jpg
Concrètement, en s’aidant de l’image ci-dessus, cela donne :
– on a 655g d’une quelconque marchandise.
– si cette marchandise coûte 16 francs le kg, le client devra payer 10,50 francs. Si la marchandise coûte 18 francs le kg, le client devra payer 11,90 francs.

Donc, si vous vouliez acheter des bananes, il fallait garder la ligne. Et vous en connaissez beaucoup des bananes qui font attention à leur ligne ? Oui, quand elles font partie d’un régime !

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où je suis restée coincée dans les toilettes.

L’histoire se déroule chez ma grand-mère. Je ne me souviens pas quel âge j’avais(1) mais je me souviens très bien être restée coincée dans les toilettes. Et je me souviens avoir pleuré à chaude larmes. Je n’ai pas pleuré parce que j’ai eu peur, non. Mon emprisonnement n’avait d’ailleurs pas duré très longtemps, 10 minutes, maximum. Juste le temps pour ma grand-mère d’essayer d’ouvrir la porte, d’aller chercher sa nièce qui habitait en face et que celle-ci ouvre la porte avec un tournevis. Et puis, j’aurais pu sortir par la petite fenêtre. Alors, non, je n’avais pas eu peur. Qu’est-ce qui m’avait donc rendu si triste ? Ulysse 31 ! Et un soupçon de vexation.
A cette époque, vers 19h55, on pouvait voir Ulysse 31 à la télé. J’étais fan ! La semaine, on voyait l’extrait d’un épisode, qui était rediffusé dans son entier le dimanche. L’extrait de la semaine durait 5 minutes. Les fameuses 5 minutes où je suis restée coincée dans les toilettes.
Je crois que j’étais vexée car je m’étais dépêchée pour ne pas manquer l’épisode, que j’avais manqué, que je fermais souvent la porte des toilettes à clef sans qu’elle se bloque, et qu’elle s’était bloquée ce jour-là, et que ma cousine avait pris son temps pour déverrouiller la porte !!!

Je me suis rapidement remise de cet événement, extrêmement tragique vous en conviendrez. Alors pourquoi je m’en souviens ? Mystère.


(1) Mon ami Wikipedia me dit que la série a été diffusée pour la première fois sur FR3 en 1981-82, puis en 1982-83, puis en 1983-84. Je devais donc avoir 5 ou 6 ans.

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où j’aurais mieux fait d’aller me coucher.

Temps de lecture : 3’30

Qui n’a jamais essayé de blouser ses parents au moment d’aller se coucher ? Pas moi. efeb0-shy-smileyEt je dirais même plus, telle fut prise qui croyait prendre.

Ce soir-là, je n’avais visiblement pas très envie de dormir. Et comme une bêtise est plus exaltante à deux, j’emmenai mon petit frère dans mon aventure. Donc, l’heure du coucher étant venue, ma mère nous prodigua les non-négociables rituels du soir (câlins, bisous, bonne nuit…), ferma la porte la chambre et s’en alla regarder le film de 20h40 (oui, à cette époque, les films commençaient « tôt »). Nous Moi, espiègle, en avais décidé autrement. Et, comme on se croit très malin, plus malin qu’on ne l’est vraiment, quand on est minot, et surtout, qu’on s’imagine que nos parents sont moins malins que nous, j’ai cru que mes parents n’y verraient que du feu. Et bien, croyez-le ou non, mes parents ne sont pas neuneus, et comme tous les parents, ils voient tout, entendent tout, devinent tout. Donc, après un temps raisonnable pour faire croire que nous nous étions endormis (et oui, j’avais pensé à tout), je me levai, entraînai mon frère, et à pas de velours sur la moquette du couloir (ça aide), nous nous rendîmes jusqu’au salon. Comme d’habitude, la porte était entrebâillée (pour atténuer le bruit de la télé mais tout de même pour nous entendre si nécessaire), nous jetâmes un œil curieux vers le petit écran (enfin, surtout moi, car mon frère lui, était plutôt dans le jeu de cache-cache que dans celui d’observateur indiscret). On devait gloussait, faire du bruit car nous entendîmes un impérieux « allez vous coucher ». Nous nous exécutâmes, avant de revenir à la charge… et obtenir la même sentence. De tentatives en tentatives, je réussis à apercevoir une scène du film tant convoité. Et là, horreur ! J’aperçus des plongeurs fouiller une épave de bateau, et une tête en décomposition sortir d’une cassure de la coque ! Je regardais Les Dents de la mer. N’écoutant que mon courage, je pris mes jambes à mon cou, abandonnant mon frère au passage, courus jusqu’à notre chambre, sautai dans mon lit et décidai…qu’il était l’heure de se coucher !

Je ne sais pas si cette péripétie est survenue avant ou après, mais cette expérience ne fut pas la seule de ma prime jeunesse. En ce temps-là, nous allions le dimanche chez ma grand-mère, à 45 minutes de route de chez nous (45 longues minutes quand on a le mal de voiture). Le soir, à cause du trajet, nous rentrions un peu trop tard pour nous coucher à l’heure habituelle. Profitant de ce laps de temps providentiel et parce que je ne voulais plus prendre mon bain avec mon frère, je pouvais assouvir mon envie de télé pendant quelques instants. Sauf que ce jour-là, n’ayant pas prêté attention au programme que j’avais choisi au hasard, mes parents me laissèrent avec de mignonnes petites poupées, qui trucidaient tout le monde, et des soldats de plomb qui plombaient les autres. Heureusement, mon frère me sauva en terminant son bain express. Vous pensez que ce fut la fin du cauchemar ? Que nenni ! Ce n’était peut-être pas Maurice Jarre ni Ennio Moriconne mais le compositeur connaissait son art. La musique à elle seule donnait vie aux images invisibles. Voilà comment j’ai vu un minuscule extrait du film Dolls (pour les plus curieux mais peut-être frileux, les Inconnus ont détourné une scène du film pour leur sketch « Les poupées Klaus Barbie« ).

N’ayez crainte, le traumatisme fut léger (à moins que justement ce ne soit le début d’une folle série ?), car je suis devenue une adepte des films d’épouvante. Mon « monstre » préféré, c’est Freddy.
Freddy2 (C) Wes Craven

Je dédis ce billet à ma maman, qui n’aura, j’en suis sûre, aucun souvenir de cette histoire et qui n’aura certainement jamais soupçonné que l’arroseur a été arrosé.