Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

HistLoire – Le Vélodrome

(je ne suis pas l’auteure du texte qui suit. Retrouvez l’original en cliquant sur le lien)

HistLoire, c’est une nouvelle chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. 

Cette semaine c’est une photo diffusée sur la page Facebook du Fonds Arsicaud qui nous a inspirés. Cette photo aérienne montre le carrefour de Verdun dans les années 1950. On y découvre un environnement encore peu urbanisé, un Cher pas encore détourné et le vélodrome Victor Lefèvre.

11908758_872934032795428_5055974308014672489_o(c) page Facebook du Fonds Arsicaud 

Ce Vélodrome était situé sur les bords du Cher, à la barrière de Grammont  comme le montre le plan de 1898 ci-dessous. Son inauguration eut lieu le 17 Mai 1896 lors de la première édition de la course Paris-Tours. Appartenant à des particuliers, l’établissement connaît des débuts mouvementés avec six faillites en quelques années.  Suite à l’une d’elle, l’ancien coureur tourangeau Victor Lefèvre en reprit l’exploitation et la direction en novembre 1905.

Tours plan 1898(c) collection particulière

Grâce à ce dernier, le vélodrome va renaître, avec notamment la course Paris-Tours que Victor Lefèvre relance en 1906 (les deux premières éditions avaient eu lieu en 1896 et 1901). Dès lors, le succès de Paris-Tours va aller de pair avec celui de l’anneau des bords de Cher qui sert de ligne d’arrivée à la course.

image002(c) (dr)

Dans l’entre deux guerres, le vélodrome connaît ses plus belles heures en devenant le premier temple du sport tourangeau. Outre les courses cyclistes, les autres sports y prennent place également, avec des compétitions de gymnastique, d’athlétisme mais aussi de football puisque le lieu sert de premier stade au Football Club de Tours. Notez d’ailleurs que sur la photo du fonds Arsicaut, des buts sont présents dans l’enceinte du vélodrome.

La gestion des lieux reste toutefois compliquée et le vélodrome ne résiste pas à la disparition de son directeur.  En effet, Victor Lefèvre décède en 1940 et sa femme reprend la direction difficilement, souhaitant même la céder en 1946 à la ville de Tours, qui refusera l’offre.

Finalement, quasiment déserté, le vélodrome Victor Lefèvre est détruit en mai 1962. A sa place aujourd’hui se trouve la Tour de la résidence du Belvédère, plus haut immeuble de la ville (avec sa jumelle la Tour de la résidence du Lac).
De ce souvenir reste une stèle en l’honneur de Victor Lefèvre, posée à l’emplacement de l’ancien vélodrome, inaugurée lors de la Fête du Vélo de 2009.

P1100181(c) Mathieu Giua

Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

HistLoire – Le Canal du Berry

(je ne suis pas l’auteure du texte qui suit. Retrouvez l’original en cliquant sur le lien)

HistLoire, c’est une nouvelle chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, découvrez l’histoire du canal de Tours.

Longtemps tombé dans l’oubli, le canal connaît depuis quelques années un regain d’intérêt dans les conversations tourangelles. L’époque du tout voiture étant semble-t-il derrière nous et les envies de verdure et de nature y compris chez les urbains étant de plus en plus présentes, certains Tourangeaux se voient nostalgiques du temps où à la place de l’A10, un canal se dressait aux portes de la ville.

rica-cher_jonction_tours1source : Atelier d’Histoire de Tours

Ce canal appelé canal de jonction de la Loire au Cher ou canal du duc de Berry formait la limite Est de la ville et sa frontière avec la commune voisine de Saint Pierre des Corps (Voir notre précédent article sur l’évolution de Tours au XIXe siècle). Percé entre 1824 et 1828, ce canal de navigation joignait comme son nom l’indique les deux rivières qui entouraient alors Tours. Inauguré le 4 novembre 1828 et long de 2432 mètres, il était franchissable par le pont du milieu (construit en 1825), puis par un pont ferroviaire à partir de 1846. Pour permettre un passage avec le Cher ou la Loire, il fut doté de deux écluses à ses extrémités ainsi que d’une gare d’eau à son embouchure avec la Loire. Sa construction s’intégrait dans un plan plus large appelé canal de Berry qui devait rendre le Cher navigable sur 320 km, de Montluçon jusqu’à la confluence avec la Loire ; le canal tourangeau, constituait ainsi l’extrémité ouest de celui-ci.

rica-cher_jonction_tours4Le canal et le pont du milieu reliant Tours à Saint Pierre des Corps.

Ce canal, partie intégrante de l’identité tourangelle pendant un siècle et demi, avait plusieurs rôles, le premier d’entre eux était une fonction économique. En effet, creusé à une période où la batellerie ligérienne était encore présente et constituait un puissant réseau de transports de marchandises, le canal devait permettre de passer ces marchandises du réseau du Cher à celui de la Loire et inversement. La deuxième fonction, primordiale à l’échelle locale, fut celle de protection contre les crues des deux rivières. Le canal devait ainsi servir de déversoir en cas de crues de l’une d’elles afin d’éviter les inondations.

Mais à plusieurs reprises, il fut le théâtre de critiques, notamment à la suite de la grande crue de 1856 qui inonda tout le Val de Loire de Montlouis jusqu’à la confluence avec le Cher. Cette année-là, les deux rivières entrèrent en crue simultanément sous les effets de crues cévenoles et de pluies océaniques et au lieu de servir de protecteur, le canal se révéla être un piège pour les eaux et fut accusé d’avoir amplifié la catastrophe. La fonction économique ne fut jamais non plus à la hauteur des espérances, son faible gabarit et l’essor du chemin de fer au XIXe siècle, firent qu’il n’eut jamais un rôle important. Il est vrai que l’époque n’était plus celle de la batellerie devenue obsolète et qui déclina tout au long du siècle jusqu’à disparaitre du paysage tourangeau au début du XXe siècle. Reste alors au canal le rôle d’apporter un lieu de flânerie à la population tourangelle. Lieu apprécié de promenade mais mal entretenu celui-ci devint peu à peu une zone insalubre au XXe siècle.

Son déclassement en 1955, acheva ce qui était devenu une évidence, le canal devait mourir. Asséché, son emplacement servit encore quelques années de terrain de jeux aux enfants des alentours. On y tenu également la foire de Tours deux fois par an. Un siècle après celui du chemin de fer, c’est cette fois l’essor de l’automobile avec la construction de l’autoroute A10 qui acheva la vie du canal qu’on remblaya en 1968 pour y faire passer la dite autoroute.

De nos jours, quelques noms subsistent dans la toponymie tourangelle pour rappeler sa présence comme le quai de la gare du canal, la rue du canal, ou encore la place de l’Écluse…

Capture plein écran 15022016 001407

Du canal même, seules quelques traces de sa présence sont encore visibles, comme des parties des parois des digues, des chemins de halage le long de l’autoroute ou encore la trace de son embouchure dans la Loire.

P1080184Parois des digues encore présentes sur le bord de l’A10

bP1080187Partie restante des chemins de halage le long de l’autoroute

bP1080198Ancienne embouchure dans la Loire aujourd’hui comblée (partie enfoncée sur la photo)

Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

HistLoire – Le Palais des sports de Tours

(je ne suis pas l’auteure du texte qui suit. Retrouvez l’original en cliquant sur le lien)

HistLoire, c’est une chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, replongeons nous dans l’histoire du palais des sports de Tours.

C’est au début des années 50, que la mairie a l’idée de construire un complexe sportif comprenant un grand hall et une salle de basket (mais aussi omnisports et pouvant accueillir spectacles et concerts). Imaginé par l’architecte Niermans, grand prix de Rome, l’embryon de l’actuel centre municipal des sports est ouvert en 1954, bien qu’inachevé. De 1954 à 1962, seule la grande salle de basket est en effet utilisable. Les travaux continuent d’avancer et plusieurs salles spécialisées voient le jour (salle de judo, d’escrime…) pour répondre à la demande des Tourangeaux, dans une ville en manque d’installations sportives.

La salle Grenon en construction (c) Archives

L’ensemble du Centre Municipal des Sports ne sera terminé qu’en 1972. Le 11 Juin de cette année-là, quelques 800 sportifs, le secrétaire d’Etat aux Sports, le maire Jean Royer et les Tourangeaux inaugurent cet ensemble, à l’époque l’un des plus grands complexes sportifs couverts de France avec pas moins de 25 000 m² de surface dédiée au sport et le tout en plein centre ville.

Désormais achevé, le Centre Municipal des Sports propose alors une piscine d’apprentissage, une piscine olympique (pouvant accueillir 1000 spectateurs), une patinoire (de 2500 places en tribunes), un complexe médico-sportif, quatre grandes salles diverses, qui s’ajoutent au quelques vingt-trois salles spécialisées déjà existantes et la salle Grenon (d’une capacité de 5000 places à l’époque).

Et le Palais des Sports s’avéra vite magique pour les sportifs tourangeaux. En effet les basketteurs de l’ASPO, les hockeyeurs de l’ASGT, ou encore les nageurs de l’ENT (les Enfants de Neptune de Tours) glanaient rapidement les titres dans ce complexe, si bien que les soirs de matchs, la patinoire et la salle Grenon n’en désemplissaient pas.

Lieu dédié au haut niveau, le palais des sports allait prouver aussi son utilité comme équipement de proximité pour les Tourangeaux avec la pratique du basket, du volley, de la natation, du hockey ou du patinage en passant par les sports de combat… Cette volonté de la mairie s’est avérée payante puisqu’en 1981 la ville de Tours était alors élue la ville la plus sportive de France, grâce à ses sportifs de haut niveau : ASPO en basket, ASGT en hockey, Thierry Tulasne en tennis, mais aussi grâce à ses structures sportives et notamment ce Centre Municipal des Sports Robert Grenon.

Pourquoi Robert Grenon ?

Pourquoi le hall du palais des sports et la « grande salle » portent ce nom ? Robert Grenon, fut conseiller municipal de la ville de Tours (à partir de 1929) et adjoint aux sports de 1947 à 1957. De part cette fonction, cet homme pris une part importante dans le projet de réalisation d’un « palais des sports ». Son projet vit le jour en 1954, mais Robert Grenon ne verra jamais le Centre Municipal des Sports dans toute sa splendeur puisqu’il décéda en 1957.

La salle Grenon (c) Pascal Montagne

La mairie décida alors de le baptiser « Centre Municipal des Sports Robert Grenon » en hommage à son créateur. Ce nom restera jusqu’en 1983, date à laquelle le nom de Robert Grenon disparu de la façade pour laisser place à un simple « Centre Municipal des Sports » jugé plus neutre. La Municipalité garda cependant le nom de « Hall Robert Grenon » et de « salle Robert Grenon » pour le grand hall et la grande salle de basket. Un changement de nom expliqué alors comme suit : « Le Centre Municipal des Sports n’avait plus rien à voir avec le projet initial de Robert Grenon qui comportait seulement le hall et la grande salle, et c’est avec respect pour lui, qu’il a été décidé de donner son nom pour son projet et non pour le reste. »

Aujourd’hui, l’actuelle salle de volley porte toujours le nom de Robert Grenon et une plaque offerte par la mairie en son honneur est visible dans le hall.

(image : https://www.google.com/amp/s/m.lanouvellerepublique.fr/tours%25252Fpalais-des-sports-de-1954-a-2023?source=images

Articles

Une salle (1er étage) nommée en hommage à Thierry Enguerrand, agent municipal à la patinoire.

Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

HistLoire – L’Usine à gaz

(je ne suis pas l’auteure du texte qui suit. Retrouvez l’original en cliquant sur le lien)

HistLoire, c’est une chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, replongeons nous dans l’histoire de l’Usine à Gaz qui était située quartier Tonnellé.

Alors que Tours est actuellement en train de se doter d’un Centre d’Art Contemporain avec le CCC OD qui ouvrira ses portes au printemps 2017. Il y a de cela 50 ans, la ville réfléchissait déjà à un tel équipement avec un bâtiment à l’architecture originale et saisissante : L’ancienne Usine à Gaz du quartier Tonnellé.

Lire la suite de « HistLoire – L’Usine à gaz »

Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

HistLoire – Le Théâtre français

(je ne suis pas l’auteure du texte qui suit. Retrouvez l’original en cliquant sur le lien)

HistLoire, c’est une chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, découvrez le Théâtre français de Tours.

Tours - Théâtre Français(c) Eric Caillé

Lire la suite de « HistLoire – Le Théâtre français »

Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

HistLoire – Les Usines Schmid

(je ne suis pas l’auteure du texte qui suit. Retrouvez l’original en cliquant sur le lien)

HistLoire, c’est une chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, replongeons nous dans l’histoire des établissements Schmid à Tours. Lire la suite de « HistLoire – Les Usines Schmid »