Publié dans Généalogie

Saint-Branchs, le 10 février 1664.

Sous l’Ancien Régime, on ne se mariait pas quand on voulait, les temps autorisés pour convoler étaient comptés : pas de mariage durant le Carême (le Carême dure quarante jours et débute du mercredi des cendres pour se terminer le dimanche des Rameaux), le temps de l’Avent et Noël (l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre), les Quatre Temps et Vigiles (semaine qui suit le premier dimanche du Carême, semaine de la Pentecôte, semaine suivant l’Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre), semaine suivant le troisième dimanche de l’Avent), Pâques, la Pentecôte, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint. De plus, comme la majorité des gens étaient liés à la vie rurale et que les gros travaux se faisaient à la belle saison (août et septembre), il y avait peu de mariage durant cette période. Enfin, sans qu’il y ait de jours interdits, le dimanche, jour du Seigneur, était réservé à la messe et le vendredi était un jour maigre pas vraiment compatible avec les festivités d’une noce. Autrement dit, il y avait environ 95 jours exclus du mariage pour des raisons liturgiques, 165 jours peu propices au mariage soit 105 jours pour se marier. C’est pourquoi les mariages avaient souvent lieu en janvier, février, juillet et novembre et en début de semaine.

Par conséquent, il était donc courant que plusieurs couples se marient le même jour. Mais quelle est la probabilité que 4 de mes ancêtres se marient le même jour dans la même commune ? (il s’agit d’une question rhétorique mais on doit bien pouvoir donner une statistique. Avis aux amateurs. De mon côté, je lance le défi à ma copine prof de maths).

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AD 37, Saint-Branchs

Et bien au moins une : René Fillon (sosa 4072) et Perrine Clavier (sosa 4073), ainsi que Jacques Bougrier (sosa 1800) et Jeanne Honet (sosa 1801), tous les 4 se marient le 10 février 1664 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire). Les actes de mariage sont très succincts.
« Le dix a esté espouzé Renéfillon avec perinne
Clavier »
« Le mesme jour a esté espouzé
Jacques bougrier avec Jehane aulnet »

Et les mariages de mes ancêtres ne sont pas les seuls événements de ce mois de février 1664. En effet, 4 jours plus tard, le 14 février, a lieu la signature du traité de paix entre Alexandre VII et Louis XIV, à l’occasion de l’insulte faite au duc de Créqui, ambassadeur de France à Rome, par les soldats corses, le 20 août 1662.  Pour réparation de cet outrage, on éleva devant leur corps de garde une pyramide, que Louis XIV consentit à laisser abattre ensuite en 1667. Le 16 février, Jérôme Hatt, Alsacien, obtient sa maîtrise de brasseur et fonde la brasserie du Canon. Cette brasserie devient la brasserie Kronenbourg et invente la fameuse bière « 1664 » en 1952, en référence à la date de fondation de la brasserie familiale.

 

LSF

 

 

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Méli-mélo de mariages

Un de mes ancêtres, Pierre DEBAUGÉ (sosa 3044), a fait non pas un mais deux mariages un peu plus insolites que d’ordinaire.

Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : « Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère », càd qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage).

Et le 4 juillet 1685 , il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE (sosa 3047) est la belle-mère de son fils Urbain, càd la mère de sa bru (la mère de la femme de son fils).

 

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Se mariait-on vraiment dans la commune de la future mariée ? La fin du suspense.

Pour faire suite au billet du mois d’avril et puisque je ne répondais pas à la question, je me suis replongée dans les mariages de mes ancêtres jusqu’à la génération 7.

Mes parents : ils ne se marient pas dans la commune de naissance de ma mère, ni dans celle où elle vit au moment de son mariage, mais dans celle où elle a vécu durant toute son enfance.
→ Donc, 1 point pour la commune de la future épouse.

Mes grands-parents : une relation sans mariage et un mariage dans la commune de naissance de la future épouse.
→ 2 points pour la commune de la future épouse.

Mes arrière-grands-parents : mes sosa 10/11 ne se marient pas dans leur commune de naissance mais dans celle où vit la future épouse. Même situation pour mes sosa 12/13. Mes sosa 14/15 se marient dans la commune de naissance de la future épouse.
→ 5 points pour la commune de la future épouse.

Mes arrière-arrière-grands-parents : mes sosa 20/21 se marient dans leur commune de naissance ; mes sosa 22/23 se marient dans la commune de résidence de la future épouse ; mes sosa 24/25 se marient dans la commune de naissance de la femme où vit également le futur époux ; mes sosa 26/27 se marient dans la commune de résidence de la femme ; mes sosa 28/29 se marient dans la commune de naissance de l’époux qui est aussi celle où vit la future épouse ; mes sosa 30/31 se marient dans la commune de naissance de la femme.
→ 3 points pour la commune du couple, 8 points pour celle de l’épouse.

La génération 6 : mes sosa 40/41 se marient dans la commune de naissance du futur époux où vit également la future épouse ; mes sosa 42/43 se marient dans leur commune de naissance ; mes sosa 44/45 se marient dans la commune de naissance de la future épouse ; mes sosa 46/47 se marient dans le commune de naissance de la future épouse ; mes sosa 48/49 se marient dans la commune où vit l’épouse ; mes sosa 50/51 se marient dans la commune de naissance de l’épouse où vit également l’époux ; mes sosa 54/55 se marient dans leur commune de naissance ; mes sosa 60/61 se marient dans la commune de naissance de l’époux où vit également l’épouse ; mes sosa 62/63 se marient dans la commune de naissance de l’épouse où vit également l’époux.
→ 9 points pour la commune du couple, 11 points pour celle de l’épouse.

La génération 7 : mes sosa 80/81 se marient dans leur commune de naissance ; idem pour mes sosa 82/82 et 88/89 ; mes sosa 90/91 naissent dans la même commune mais se marient dans une commune différente, celle où ils vivent tous les deux au moment de leur mariage ; mes sosa 92/93 se marient dans la commune où vit la future épouse : mes sosa 94/95 se marient dans la commune où ils vivent ; mes sosa 98/99 se marient dans la commune de naissance de l’épouse mais où ni elle ni lui ne vivent au moment du mariage ; mes sosa 100/101 se marient dans la commune de naissance des futurs époux ; mes sosa 112/113 se marient dans leur commune de naissance ; idem pour mes sosa 114/115 ; mes sosa 116/117 se marient dans leur commune de résidence, qui n’est ni la commune de naissance du future époux ni celle de la future épouse ; mes sosa 120/121 se marient dans la commune de naissance du future époux où vit également la future épouse ; mes sosa 122/123 se marient dans la commune de naissance du future époux ; mes sosa 124/125 se marient dans la commune où vit le future époux ; mes sosa 126/127 se marient dans la commune de naissance de l’épouse où vit aussi l’époux.
→ 20 pour la commune du couple, 12 pour la commune de la future épouse, 2 pour celle du future époux.

Donc, pour répondre à la question : en ce qui me concerne, oui les époux se mariaient dans la commune de la future épouse, qu’elle y soit née ou qu’elle y vive au moment de son mariage.

NB : 45 couples identifiés (au lieu des 126 théoriques), 34 pour lesquels j’ai effectué l’ « étude » (il y en a donc 10 pour lesquels il me manque une des informations, lieu naissance ou lieu de mariage).

LSF

 

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Mariage Livoireau / Chasles

Ce que je sais :

René Livoireau est né le 19 juillet 1749 à Chalonnes (Maine-et-Loire) et est décédé le 31 mai 1814 dans la même commune. Il épouse Marie Chasles, née vers 1755 et décédée le 29 mai 1788 à Chalonnes. Leurs enfants, René, Jacques Laurent, Jean Joseph, Pierre, sont nés à Chalonnes entre 1778 et 1786.

René est le fils de Thomas Livoireau et Marie Coudret, mariés le 25 juillet 1746 à Chalonnes. Marie est la fille de Julien Chasles et Renée Chignard, mariés le 30 janvier 1747 à Noyant (Maine-et-Loire).

Il ne me reste plus qu’à trouver leur mariage.

 

LSF

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Se mariait-on vraiment dans la commune de la future mariée ?

Pour répondre à cette question, j’ai fait des statistiques (j’aime bien les statistiques). Je n’ai pris en considération que les mariages pour lesquelles je connaissais la commune du mariage bien sûr, et les communes de naissances des deux mariés.

En ce qui concerne mes parents, on va dire que ça ne compte pas car ma mère ne se marie pas dans la commune où elle est née mais dans celle où elle a vécu 21 ans (sur 23 au moment de son mariage).

Donc, à la génération suivante, j’ai une relation sans mariage, et un mariage dans la commune de la future épouse.

A la génération 4, j’ai un mariage dans la commune de l’épouse et deux mariages dans une commune différents de celles des époux. A la génération 5, j’ai un mariage dans la commune de l’époux, 2 dans la commune de l’épouse, 2 dans une autre commune que celles des époux, 1 mariage dans la commune de l’époux et de l’épouse. A la génération 6, j’ai 2 mariages dans la commune de l’époux, 4 dans la commune de l’épouse, 2 dans la commune de l’époux et de l’épouse, 2 dans une autre commune. A la génération 7, j’ai 2 mariages dans la commune de l’époux, 3 dans la commune de l’épouse, 7 dans la commune de l’époux et de l’épouse, 4 dans une autre commune.

Au total, cela fait 5 mariages dans la commune de l’époux, 12 dans celle de l’épouse, 10 dans une commune identique pour les deux époux, 10 dans une autre commune.

Bon, avec ces statistiques, je ne réponds pas vraiment à la question car, comme c’était le cas pour mes parents, la future épouse pouvait résider dans une commune différente de celle de sa naissance et donc bien se marier dans sa commune.

LSF

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Mariage Picau / Proux

Parmi les mariages que je n’ai pas encore trouvés, celui de François Picau et Jeanne Proux.

François Picau, fils de Louis et Magdelaine Boiron, né le 07 février 1835 à Bossée, (son frère, Louis, est né le 21 juillet 1828 à Bossée et épouse Marie Proust le 27 septembre 1853 à Bossée), se marie avec Jeanne Proux en 1862 en Indre-et-Loire (source : Bigenet).

Leur mariage n’a pas lieu à Neuil, où vivent en 1888 au moment du mariage de leur fille Marie-Louise, ni à Bournan ou à Bossée, où sont nés leurs enfants entre 1863 et 1875, ni à Thilouze où ils vivent en 1896 et 1901 (recensement).

 

LSF