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Les tombes anciennes de Savonnières

Après celles de Ballan, je m’intéresse aux tombes anciennes d’une autre petite commune d’Indre-et-Loire.

Savonnières est situé sur la rive gauche du Cher. Au Nord-Ouest, il y a Berthenay, à l’Ouest, Villandry, au Sud, Druye, au Sud-Est, Ballan et au Nord-Est, St-Genouph.
Le blason de la commune est D’argent à la saponaire fleurie de gueules, tigée et feuillée de sinople, chaussé d’azur aux deux fleurs de lys d’or.
Quant à la population, elle est de 1166 habitants en 1793, 3151 en 2016 (Sources : Ldh/
EHESS/Cassini jusqu’en 1999 et Insee).

Si ma première visite dans un cimetière m’avais laissé une sensation pesante, ma promenade à Savonnières n’a pas été plus douce. En effet, dès l’entrée de ce lieu de recueillement, on tombe sur le carré des enfants.

Je n’ai pas identifié le nom de la première tombe. En revanche, la deuxième tombe est celle de frère et sœur, Lucien et Lucienne Lebougre (1915-1918 / 1918-1919).

Deux autres frères suivent, Maximilien et  Maximilien Albert Léon Mergerand (1896-1896 / 1898-1898).

Et deux autres frères et sœurs, Jean et Geneviève Wiard, âgés de 3 mois.
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« Ici repose une centenaire » ? Mme Guibert-Bodin aurait même 102 ans.

Effectivement, elle est bien centenaire. Céline Victorine, fille de Pierre Bodin, cultivateur, et d’Anne Madeleine Messant, naît le 21 juillet 1836 à Savonnières. Elle meurt le 30 janvier 1938 dans la même commune.

La tombe la plus ancienne date de 1882. C’est celle d’Alphonse Martin Noël Guette, né le 03 octobre 1877 et décédé 4 ans après, le 1er juin 1882.

Son petit frère, qu’il ne connaîtra pas, le rejoint 18 mois plus tard.

La plus vieille saponarienne s’appelle Madeleine Leroux. Elle « hante » la commune depuis 207 ans, dont 72 ans bien vivante. Elle naît le 22 octobre 1812 à Savonnières et meurt le 24 novembre 1884 dans la même commune.

Le plus vieux saponarien, Nicolas Reignier, est né le 06 septembre 1820 à Ballan, il y a presque 199 ans. Il meurt à Savonnières le 22 mars 1897. C’est par son mariage avec Eléonore Merienne, le 24 septembre 1849, qu’il devient habitant de la commune.

Parmi les autres tombes, celles d’Yves Jubault (1935-1941), Georgette Beaumont (1901-1901), Jacques Roy (1903-1903), Julienne Emilienne Chevrier (1904-1904), Suzanne Daguet (1904-1905), Théodore Eugène Fournier, Georges Viau (1907-1907), Fernande Viau (1899-1899), Marie Claude Portefaix (1943-1945), Gustave Jacques Caillard (1886-1886), Françoise Artaud (1856-1923), Marie Julia Devigneau (ca 1875-1902), Aimé Roy (ca 1862-1931), Raoul Bertier (1867-1930), Joséphine Hervé, Marie Tourmeau (1848-1930), Jeanne Maurice (1822-1887), Auguste et Louis Lemonnier (1874-1899/1844-1881), François Clément, Joseph Simon (ca 1852-1916), Joseph Vuillaumé (ca 1825-1927), Marie Louise Portefaix (1916-1946), Marie Moussard (1866-1950), Arsène Messant (ca 1840-1875) et Célestine Hardy, Célestine Arrault (ca 1864-1936), François Reignier (ca 1854-1929), Armand Reignier (1889-1889), Gisèle Artault (1938-1939).

Et les soldats morts pour la France.

 

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Les Ballanais morts pour la France

Lors de ma visite au cimetière de Ballan-Miré, je me suis intéressée aux tombes anciennes, parmi lesquelles, celles des soldats de la guerre 14-18.

En 2017, il ne restait que 7 tombes de soldats morts pour la France :
– Henri BELUET, mort pour la France (accident service commandé) – (carré G27),
– Charles BLED, mort pour la France (maladie contractée au front) – (carré B82),
– Adrien et Constant CHAMPEAUX, morts pour la France (tués à l’ennemi) – (carré G31),
– Constant MIGEON, mort pour la France (maladie contractée en service commandé) – (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise),
– Pierre POIRIER, mort pour la France (tué à l’ennemi) – (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise),
– De Serbrun (carré A49).

Ont disparu les tombes des soldats (dans l’ordre des registres d’Etat civil) :
– BONNIGAL Daniel (1884-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– HAY Félix (1883-1914), mort pour la France (des sites des blessures reçues à l’ennemi-blessures de guerre).
– COULON Pierre (1872-1915), mort pour la France (maladie contracté en service),
– HAY Clément (1881-1915), mort pour la France (décédé à l’hôpital-maladie contracté en service, fièvre typhoïde),
– HELLER Gérome (1890-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi, décédé des suites d’une fracture compliquée de la cuisse droite et du bras droit avec hémorragie-mort des suites de blessures de guerre),
– MENEAU Arthur (1895-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COULON Marcel (1893-1915), mort pour la France (décédé à l’hôpital-maladie consécutive au service, méningite tuberculeuse),
– PELLE François (1870-1916), non mort pour la France (mort subite),
– LEBOUGRE Joseph (1876-1915), mort pour la France (blessures de guerre),

– GANGNEUX Amédée (ca 1879-1916), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– BARRIER Jean (1880-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– MENEAU Arthur Désiré, (1895-1918) mort pour la France (décédé des suites de blessure de guerre en service sur le champ de bataille-tué à l’ennemi)
– MATHA Paul Constant, (1895-1916), mort pour la France (tué à l’ennemi)
– PELLE Julien (1876-1917), mort pour la France (par fracture du crâne consécutivement à un éboulement de carrière en service commandé)
– BROSSEAU Alphonse Eugène (1890-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi)
– FONQUERNY Gustave Emile Léopold (1883-1917), mort pour la France (tué à l’ennemi)

– ARRAULT Louis (1881-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– PASTEAU Raoul (1893-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi), 
– METTON Désiré (1873-1916), mort pour la France (disparu-naufrage du Gallia),
– MIGEON Jean (1880-1916), mort pour la France (blessures de guerre),
– PICHAUREAU Auguste (1895-1918), mort pour la France (maladie contacté en service),
– BABIN Joseph (1898-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COULON Abel (1892-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– BARAT Alfred (1891-1918), mort pour la France (mort en captivité),
– CHAUVELIN Rigobert (1890-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COURTAULT Désiré (1883-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– ROBIN Alexandre (1891-1918), mort pour la France (disparu au combat),
– PELLE Alexandre (1890-1914), mort pour la France (disparu au combat),

– ALLAN Emile (1889-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi), 
– PELLE Albert (1888-1918), mort pour la France (disparu au combat),

 

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Les tombes anciennes de Ballan-Miré

Tous les cimetières comportent un carré ancien, tous les cimetières sont parsemés de tombes d’un autre temps. Le cimetière de Ballan-Miré (Indre-et-Loire) n’échappe pas à la règle.
Après avoir obtenu l’autorisation de la mairie, je suis allée à la rencontre de ces inconnus oubliés.

La sépulture la plus ancienne que j’ai trouvée date de 1851. C’est celle de Marie Boilève, décédée le 19 janvier 1851 à l’âge de 86 ans.
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La plus jeune décédée (tombes anciennes) est Arlette Annick Brault, décédée le 16 octobre 1940 à l’âge de 5 mois (carré G5, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Juste à côté de la tombe d’Arlette se trouve celle de Jackie Brault, 8 mois (carré G3, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Les deux enfants sont certainement parents puisqu’Emmanuel, employé des chemin de fer est le père de la première et que le déclarant pour le second est Emmanuel, garde-barrière.

Il y a de nombreuses tombes devenues anonymes (G69-G62-G36, G54-G71-G22, G25-G23-G24, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise).

Certaines tombes n’ont plus de nom mais sont identifiables grâce aux procès verbaux de la Mairie. C’est le cas de la tombe G1 (concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), dans laquelle repose Alain Lebrougre.
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Il y a aussi les tombes qui ne font pas l’objet d’une procédure de reprise mais qui sont visiblement à l’abandon. Le temps fait son œuvre.

Pour finir, on trouve les tombes disparues (carrés G38-G35, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise). Seul le panonceau de la Mairie indique qu’ici gît encore un Ballanais.

En 2017, il reste encore 7 tombes de soldats morts pour la France, Henri Beluet (carré G27), Charles Bled (carré B82), Adrien et Constant Champeaux (carré G31), Constant Migeon (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), Pierre Poirier (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), De Serbrun (carré A49).

 

Et quelques noms au hasard…

 

LSF

 

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Visiter la Touraine en 1938

C’est à Château-la-Vallière, en 1890, qu’est créé en le premier syndicat d’initiative du département, le « Comité d’initiative des promenades et des embellissements de Château-la-Vallière ».
Constitué de notables locaux, le comité concourt à une politique municipale très active en faveur du tourisme : aménagement de jardins et boulevards, inscription d’éléments de patrimoine aux Monuments historiques…Il publie en 1890 un fascicule de visite à destination des voyageurs. On y trouve la description des principaux monuments de la ville et des villages alentours, ainsi que quelques informations pratiques ! (FRAD037 _ Fonds Bongars)(1)
Aucune description de photo disponible.
(1)(Sources : 200 ans de Tourisme en Touraine, catalogue d’exposition/Archives départementales d’Indre-et-Loire)

Parmi les publications « anciennes » que je possède, il y a un petit guide touristique de 1938.
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En 1938, le guide édité par Arrault & Cie en est à sa 38è édition. La Tour Charlemagne s’est déjà écroulée (1928) mais l’Hôtel Gouïn n’a pas encore souffert des affres de la guerre (1940) ; l’Hôtel de la Crouzille n’a pas été détruit par les bombardements (1940), ni l’Hôtel de Beaune-Semblançay ; la fontaine de Beaune-Semblançay a été déplacée plusieurs fois mais n’a pas encore retrouvé son emplacement d’origine ; la maison de la cordelière dite de Tristan Lhermitte, n’est pas encore le siège de l’IEHCA (Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation) et la chapelle St-Eloi n’accueille pas les Archives Municipales de Tours (1990) ; si les châteaux de Langeais, Loches, Chenonceau (entre autres) se visitent déjà, ceux de Montbazon et de Candé ne sont pas ouverts au public, et celui de Comacre est à 26 ans de sa destruction ; la bibliothèque municipale, encore sise place Anatole France (détruite dans l’incendie de 1940), est ouverte tous les jours, sauf jours de fête, du 1er août au 31 mars, de 10h00 à 11h30 et de 1h00 à 4h00, de 10h00 à 11h30 et de 1h00 à 5h00 du 1er avril au 1er août, fermée 8 jours avant et après Pâques.

J’ai un autre guide édité par Arrault et Cie, datant de 1943.

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Cette fois-ci, la guerre a laissé des ruines dans le centre historique de Tours : l’Hôtel Gouïn, l’Hôtel de Beaune-Semblançay, l’Hôtel Gazil, l’Hôtel Bohier, l’Hôtel de la Vallière, l’Hôtel du Gouvernement, la bibliothèque municipale, le Museum d’Histoire naturelles,  « Toutes ces belles demeures ou leurs vestiges ont disparu dans la catastrophe de juin 1940 ». Idem pour l’imprimerie Mame, l’usine Liotard, l’hôtel du Faisan…

La société Arrault et compagnie, créé en 1881 a d’abord été, sous la direction d’Ernest Arrault, son fondateur, l’imprimeur de Charles Wilson et de son journal « La Petite France » qui devient, en 1890, la « Dépêche  du  Centre ». Sous l’impulsion de Charles Gay,  qui succède à Ernest Arrault en 1925, la Dépêche du Centre devient un  grand  quotidien  régional  couvrant  l’Indre-et-Loire, le Cher, le Loir-et-Cher, les Deux-Sèvres et, en partie, la Sarthe, la Vienne et le Maine-et-Loire. Parallèlement, l’imprimerie travaille avec de grands  éditeurs  parisiens et développe une activité d’imprimeur d’art. En 1949, la  société Arrault est condamnée pour collaboration et ses biens dévolus à la Société nationale des entreprises de presse (SNEP) ; le contentieux se poursuivra longuement. L’imprimerie de labeur poursuit son activité jusqu’en 1954. L’entreprise de presse est  réattribuée dès 1944 à la Nouvelle république du Centre Ouest de Jean Meunier, qui succède à Libé-Nord, journal clandestin résistant. (source : AD37)

 

LSF

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Le Tram à Tours, 1877-2013

Lorsque que les Tourangeaux ont inauguré la ligne de tram le 31 août 2013, beaucoup avaient oublié que la tram avait déjà circulé dans la ville. Bon, on parle d’un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. Retour sur 73 ans d’histoire tourangelle. Et pour cela, je vous présente une chronique que j’aime bien, HistLoire (par Mathieu Giua). Bonne lecture.

HistLoire, c’est une chronique régulière sur 37° où nous vous proposerons un petit focus sur un pan d’histoire tourangelle. Ce mois-ci, replongeons nous dans l’histoire du tramway de Tours.

L’histoire de la ville de Tours avec le tramway ne date pas d’hier, ni de 2013. Une histoire débutée en 1877 puis interrompue entre 1949 et 2013, non sans refaire parler à intervalles réguliers. En effet, si aujourd’hui, le tramway se fond dans la ville et l’agglomération et est une composante essentielle du quotidien pour beaucoup, il fut à l’inverse pendant longtemps un serpent de mer, alimentant parfois d’âpres débats. Pour bien comprendre ce lien, il faut remonter au XIXe siècle.

En 1877, la ville de Tours inaugure alors son réseau urbain de voies ferrées tractées par chevaux. Tours est alors seulement la 6e ville française à se doter d’un tel réseau après Paris, Nancy, Le Havre, Marseille et Versailles. Ce premier tramway parcourt alors une distance de 3,9 km entre la barrière de Vouvray (aux abords de l’Ile Aucard) à la barrière de Grandmont (actuel carrefour de Verdun). Réseau entièrement urbain au départ, le tramway va connaître un essor à partir de 1889 avec la création d’une ligne jusqu’à Vouvray, puis un autre vers Saint-Avertin et Azay-sur-Cher plus tard.

A son apogée au début du XXe siècle le réseau de tramway, électrifié à partir de 1901, est alors composé de cinq lignes urbaines et de 3 lignes suburbaines : Tours (Place Anatole France) – Vouvray / Tours (Place du Palais) – Saint-Avertin (puis Azay-sur-Cher) / Tours (Place de Choiseul) – Mareuil-Fondettes (ou Luynes), soit un réseau total de 54 km (19 km de lignes urbaines et 34 km de lignes suburbaines).

Lors de la Première Guerre Mondiale, la Compagnie des tramways de Tours va connaître néanmoins des difficultés financières et dès 1916 des tronçons sont abandonnés. Dès lors, le déclin est amorcé et en 1932, les lignes suburbaines devenues moins fréquentées du fait de la concurrence de la route seront supprimées et remplacées par des autobus. Le matériel est également vieillissant. La Seconde Guerre Mondiale sera le coup de grâce du réseau avec des infrastructures détruites. Circulant encore quelques années après 1945, la dernière rame cesse de circuler le 14 septembre 1949.

Dès les années 1970, la question d’un renouveau du tramway, ou plus généralement d’un réseau de transports en communs en site propre, refait surface dans les débats publics à intervalles réguliers. Plusieurs pistes sont étudiées, y compris celle d’un métro aérien. Dans les années 90, alors que le tramway a fait son retour dans plusieurs grandes villes de France, Jean Royer évoque de nouveau la mise en place de ce mode de transports, avec une préférence d’un système de transports sur pneumatiques. Tel un serpent de mer, le tramway fait dès lors parler de lui, mais il faudra attendre le milieu des années 2000 pour que le projet devienne concret.

En 2007, un an avant les élections municipales pour lesquelles il sera de nouveau candidat, le maire de Tours, Jean Germain, dévoile un projet de ligne de tramway avec un tracé Nord-Sud reprenant peu ou prou la ligne 1 du réseau de bus Fil Bleu. Ce projet de tramway sera au cœur de la campagne municipale qui s’annonce entre le maire sortant et son principal opposant Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) préférant un tramway sur pneus et rejetant le projet du maire sortant, critiquant notamment le coût jugé prohibitif (le candidat de la droite évoquait alors un coût de 500 millions d’euros qui fut finalement presque atteint contrairement aux premières prévisions du projet qui étaient d’un montant de 300 millions d’euros).

Finalement la réélection de Jean Germain ne souffrira d’aucune contestation et avec un score de 62.06%, le maire de Tours prendra cela comme un plébiscite en faveur du tramway. La mise en place de la première ligne de tramway sera le grand projet du mandat 2008-2014. Un projet mené tambours battants (en moins de 5 ans) mais non sans contestations. Entre opposants aux abatages des arbres sur le tracé (et notamment les 160 du mail au Sanitas), accusations de favoritisme dans le choix de certains prestataires (Alors adjointe à Jean Germain, Régine Charvet-Pello a obtenu le marché du design du tramway via son agence RCP), critiques sur le coût du projet… plusieurs recours ont lieu mais qui finalement n’aboutiront pas. Le 31 août 2013, le maire de Tours inaugure alors en grandes pompes son tramway. La première rame porte alors le numéro 51, un clin d’oeil à la dernière rame de 1949 qui portait elle le numéro 50… comme pour symboliquement marquer la continuité entre les deux réseaux.

Inauguration du tramway le 31 août 2013Un degré en plus : Un historique complet et détaillé est visible sur le blog letramdetours

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Le 29/10/2001. Quand les gens tombaient et les sirènes hurlaient.

Je n’oublierai jamais ce 29 octobre 2001.

Ce jour-là, je devais me rendre à la fac pour déposer mon mémoire de maîtrise. J’avais 15 minutes de retard sur mon programme et j’avais peur d’arriver après la permanence de mon directeur de recherche. Je pestais. Je devais absolument être à la fac avant 10h30, et comme il était déjà 9h45 et qu’il me fallait 30 minutes pour y aller, plus trois étages à monter pour arriver au secteur Histoire de l’Art, il ne fallait pas que je traîne.

Ce jour-là, je ne me suis pas inquiétée quand j’ai entendu une première ambulance, je ne me suis pas inquiétée quand j’ai entendu une deuxième ambulance, je ne me suis pas inquiétée quand j’ai entendu une troisième ambulance, même si je trouvais que cela faisait beaucoup en si peu de temps. Mais je me suis troublée quand j’ai vu les gens stupéfaits. Et je me suis glacée quand j’ai vu cette ambulance, cette femme effondrée dans les bras d’un pompier, près d’un corps entièrement recouvert d’une couverture dorée. Il n’y avait visiblement pas eu d’accident de la circulation. Je continuais ma route, sur le trottoir d’en face mais l’atmosphère qui régnait sur le boulevard indiquait clairement que quelque chose d’extraordinaire venait de se produire. Je ne pouvais pas m’enlever cette image de la tête, un homme était mort, que l’on cachait pudiquement sous une couverture de survie. Que lui était-il arrivé ? Pourquoi les passants étaient-ils aussi bouleversés ? Si cet homme avait eu une crise cardiaque, la plupart des gens auraient poursuivi leurs occupations à l’arrivée des pompiers. Or, là, le temps s’était comme arrêté.

J’ai alors appelé une amie pour qu’elle surveille les informations ; on allait forcément en parler. Et malheureusement, on en a parlé.

Je ne me souviens plus comment j’ai appris la nouvelle…peu de temps après avoir déposé mon mémoire. Je ne me souviens plus comment j’ai découvert l’atrocité des événements mais je me souviens très bien des émotions. Je n’arrive pas à oublier la stupeur, l’effroi, la douleur des passants. Ce sentiment ne n’être que peu de chose face à la folie meurtrière.
Je n’ai pas été blessée, je n’ai pas perdu de proche, je n’ai pas directement été témoin du drame…je n’ai pas croisé son chemin. Mais j’aurais dû passer Boulevard Heurteloup à cette heure-là, j’aurais dû emprunter la rue Marceau à 9h40, j’aurais dû…et j’ai eu 15 minutes de retard. J’ai eu de la chance. Je n’ai pas croisé le chemin de Roux-Durraffourt.

Une plaque commémorative a été apposée à l’extrémité est du boulevard Béranger et une stèle, rappelant le nom des victimes et la date de l’événement, a été installée en face de la Mairie. Une salle du Palais des sports porte depuis, le nom de la dernière victime, Thierry Enguerrand.