Publié dans De père en fils, Généalogie

Comme 2 petits pois dans une cosse

En 2019 et 2020, j’ai consacré beaucoup de temps à la recherche des collatéraux, notamment aux frères et sœurs de mes sosa. Et le travail a payé puisqu’aujourd’hui, j’ai un peu plus de 1600 ancêtres dans mon arbre et presque 3300 collatéraux dans ma forêt. Et parmi ces nombreuses fratries, j’ai trouvé des jumeaux.

Petits rappels.

La probabilité d’avoir de jumeaux est une histoire de famille.
La naissance de faux jumeaux (dizygotes) a bien tendance à se répéter dans les familles, notamment du côté de la mère. S’il y a des faux jumeaux dans votre branche cognatique, il y a de fortes chances pour que vous en ayez vous-mêmes. Hormis l’hérédité, l’âge a aussi une influence sur le fait d’avoir ou non des jumeaux. Les femmes qui ont dépassé le trentaine ont plus de chances d’être enceinte de jumeaux (ou d’un nombre supérieur d’enfants) que les femmes plus jeunes (avec l’âge, le corps produit naturellement plus d’hormones stimulant l’ovulation, et cela peut entraîner la production de plusieurs œufs par vos ovaires). L’ethnie également (les femmes africaines ont plus de probabilité d’avoir des jumeaux que les caucasiennes qui en ont elles-mêmes plus que les asiatiques), la parité aussi (au même âge, une femme qui a donné naissance à un grand nombre d’enfants a plus de chance de concevoir des jumeaux que les autres). En revanche, les vrais jumeaux (monozygotes) ne se répètent généralement pas dans les familles. Le phénomène de division d’un œuf unique après la fécondation semble aléatoire. Autrement dit, une femme ayant une jumelle monozygote n’a pas plus de chances de donner naissance à des jumeaux qu’une autre femme.  

La naissance de jumeaux sautent une génération.
Aucune preuve n’existe pour soutenir cette thèse. Donc si votre père a un jumeau, que vous, vous n’avez pas de frère/sœur jumeau, rien ne prouve que vous aurez une grossesse gémellaire. Le seul facteur de variation établi pour les grossesses gémellaires monozygotes est l’âge maternel. On trouve davantage de grossesses monozygotes aux âges extrêmes, chez les très jeunes mères et lors de grossesses dites tardives. Aujourd’hui, les taux sont ainsi de 5,8 pour 1000 avant 20 ans et de 13 pour 1000 entre 35 et 39 ans (source : https://www.jumeaux-et-plus.fr/coin-lecture/statistiques/). Selon l’étude historique de Gutierrez et Houdaille, conduite sur 39 villages ruraux entre 1700 et 1829, la fréquence des naissances gémellaires est un peu plus élévée au XVIIIè siècle, mais dans le même ordre d’idées, soit 6,2 pour mille pour les femmes de 20 à 24 ans, et 15,4 pour mille pour les femmes de 35 à 39 ans. (source : la Gazette des ancêtres).

Je vous remets le dessin de Papacube, parce que je l’aime bien et qu’il résume très bien ce que j’ai tenté de dire avec des mots.
JUMEAUX(C) Papacube


Est-ce que mes ancêtres vont faire mentir les statistiques ?

Les naissances gémellaires sont une histoire de femmes.
Oui pour mes ancêtres. J’ai 48 jumeaux du côté maternel et « seulement » 18 du côté paternel.

Les mères ont souvent des jumeaux si elles ont des grossesses précoces ou au contraire, tardives.
Dans l’ensemble, cela se vérifie pour mes ancêtres. Beaucoup ont autour de 37 ans quand elles donnent naissance à des jumeaux.

Les naissances gémellaires sont plus fréquentes chez les mères de famille nombreuse que chez les primo-parturientes.
Cette fois-ci, mes ancêtres font mentir les statistiques puisque 18 jumeaux naissent lors d’une première grossesse, soit le chiffre le plus important pour mes parturientes. Mes jumeaux arrivent ensuite, en termes de statistiques, lors de la 5è grossesse (14 jumeaux), puis de la deuxième grossesse (8 jumeaux). Donc, 26 jumeaux, soit 39,4%, naissent à la première ou la deuxième grossesse.

arabesque

Et mes ancêtres dans tout cela ?
Pour ceux qui pensent que les images valent mieux que les mots (et qui trouvent la lecture de la liste de mes ancêtres fastidieuse), allez directement à la fin de l’article.[ici]

du côté maternel x24

– mes grands-parents maternels ont eu 7 enfants dont deux vrais jumeaux. Mes oncles sont les derniers de la fratrie (enfants 6 et 7 sur 7). Ma GM avait 34 ans.

– Jacques Bullot et Catherine Guibert (sosa 56 et 57) se marient le 28 juin 1859 à Thilouze (Indre-et-Loire). Ensemble, ils ont deux enfants, Michel et Pierre (mon AAGP), des jumeaux, nés en 1861 à Thilouze. Michel meurt à l’âge trois jours. Jacques Bullot a déjà une descendance d’un premier mariage. Pour Catherine, pas d’autres enfants apparemment. Les jumeaux semblent donc être nés après la première grossesse de leur mère. Elle avait 37 ans. Catherine meurt en 1893 à l’âge de 69 ans.

– Paul Vincent Rabier et Dorothée Valérie Clémence Simon (sosa 60 et 61). Mariés le 22 juin 1863 à Vicq-sur-Nahon (Indre), ils ont 8 enfants dont deux faux jumeaux, Sylvain Léon et Victorine, nés le 22 octobre 1875 (enfants 5 et 6 sur 8) à Vicq-sur-Nahon (Indre). Victorine ne survit pas et meurt une semaine après. Je ne connais pas le destin de Sylvain. Clémence, leur mère avait 38 ans. Elle meurt le 28 mai 1928, à 91 ans.

– Pierre Auclerq et Catherine Berge (sosa 100 et 101) se marient le 1er juillet 1828 à Vendeuvre-du-Poitou (Vienne). Ils ont 7 enfants dont deux jumeaux, René et Pierre, nés le 28 septembre 1838 (enfants 5 et 6 sur 7). Pierre survit et se marie en 1862. Je ne connais pas le destin de René. Catherine, leur mère, avait 35 ans. Elle meurt 22 ans, à l’âge de 57 ans.

– Elisée SIMON et Rose Morain (sosa 122 et 123), ont neuf enfants dont deux jumeaux, Charles (1847-1847) et Marie (1847-1847), derniers nés de la fratrie (enfants 8 et 9 sur 9). Ils naissent quatorze ans après le mariage de leurs parents, à Veuil (Indre). Rose a alors 38 ans. Charles et Marie sont les quatrième et cinquième enfants que le couple enterre. Rose meurt le 19 avril 1862, à 53 ans.

– Jean Bonneau et Madeleine Martin (sosa 194 et 195) se marient le 30 novembre 1779 au Désert (Vienne). Ils ont cinq enfants. Leurs premiers nés sont des jumeaux, Claude et Louise, nés le 12 décembre 1780. Ils sont enregistrés dans les registres du Désert. Je n’ai pas encore trouvé leurs décès. Madeleine avait 36 ans.

– Benin Bullot et Catherine Bougrier (sosa 224 et 225) ont 6 enfants nés entre 1773 et 1779 dont deux jumeaux, Jacques et Bénin, nés le 22 avril 1773 (enfants 1 et 2 sur 6). Bénin se marie en 1813. Je ne connais pas le destin de Jacques. Catherine, leur mère avait 29 ans à leur naissance. Elle meurt en 1788, à l’âge de 45 ans. Son plus jeune fils, Jean, n’a que 9 ans.

– Pierre Guibert et Marguerite Brosseau (sosa 228 et 229) se marient le 26 juin 1787 à Artannes (Indre-et-Loire). Ils ont cinq enfants dont deux jumeaux, Jacques mon sosa, né le 17 février 1790 à Louans (Indre-et-Loire) et son frère qui meurt un jour après sa naissance (enfants 2 et 3 sur 5).  Marguerite avait 31 ans à la naissance des jumeaux. Elle meurt à 75 ans.

– Pierre Blond et Marie Moreau (sosa 230 et 231) se marient le 6 août 1782 à Artannes. Ensemble, ils ont 4 enfants dont deux jumelles, mon ancêtre, Catherine, née le 03 mai 1786 à Artannes et sa sœur Marie qui décède le 19 juin suivant (enfants 1 et 2 sur 4). Marie avait 37 ans à la naissance de Catherine et Marie. Elle meurt à l’âge de 64 ans.

– Pierre Marais et Marie Deschamps (sosa 422 et 423) se marient à Moulins-sur-Céphons (Indre) le 7 juillet 1750 et ont six enfants entre 1754 et 1762, dont deux jumeaux, Pierre et Madeleine, nés dans la même commune. Les jumeaux naissent le 21 mai 1762 dans la même paroisse. Ils sont les derniers enfants du couple  (enfants 4 et 5 sur 5) mais je ne connais rien de leur vie ni de leur mort. Je n’ai pas encore déterminé l’âge de Marie à leur naissance.

– Jean « Louis » Coudreau et Louise Bouffet (sosa 398 et 399) ont 7 enfants, dont deux jumelles, Jeanne et Louise. Jeanne et Louise naissant le 05 octobre 1759 à Couhé (Vienne) à peine un an après le mariage de leurs parents. Elles sont les aînées (enfants 1 et 2 sur 7) de Marie, Catherine, François, Louise et Louis, nés entre 1762 et 1773. Je ne sais pas si les jumelles survivent. Je ne connais pas l’âge de leur mère au moment de leur naissance. Grâce à son acte de sépulture (16 février 1778 à Couhé), on peut estimer l’âge de Louise à environ 26 ans.

– François Pougnault (sosa 482) et sa seconde femme, ont ensemble trois enfants dont Catherine et Jeanne (enfants 2 et 3 sur 3), nées le 9 août 1785 à Luçay-le-Mâle (Indre). Elles décèdent quelques semaines plus tard.

– Pierre Lesierre et Catherine Roy (sosa 504 et 505) se marient le 1er juillet 1783 au Louroux (Indre-et-Loire) et ont huit enfants, dont Pierre et Rose, leurs jumeaux. Pierre et Rose (enfants 1 et 2 sur 8) naissent le 13 mars 1784 à St-Branchs (Indre-et-Loire). Catherine a 23 ans au moment de leur naissance.

– Etienne Bullot (sosa 896) et sa seconde femme, ont au moins deux jumeaux, Etienne et Louis, nés le 15 janvier 1704 à Louans.

– Laurent Germain et Catherine Fontaine (sosa 902 et 903) se marient le 27 avril 1716 à Ste-Maure-de-Touraine. Ils ont onze enfants dont deux jumeaux, Louis et François. Louis et François (enfants 5 et 6 sur 11) sont nés le 25 mars 1727 à Louans (enfants 5 et 6 sur 11). Louis meurt après 1766 et François en 1763 à l’âge de 36 ans. Leur mère avait 33 ans au moment de leur naissance. Elle meurt en 1760 à l’âge de 66 ans.

– René Caradeau et Antoinette Quantin (sosa 906 et 907) ont 14 enfants, dont quatre fils prénommés René, deux filles prénommées Marie et deux jumeaux prénommés Antoine et René (l’une des Marie est mon ancêtre mais je ne sais pas laquelle). Les enfants naissent entre 1684 et 1705. Les jumeaux (enfants  4 et 5 sur 14), naissent le 06 août 1688 à Ste-Catherine-de-Fierbois. Antoinette, leur mère, avait 25 ans au moment de la naissance des jumeaux. Elle meurt en 1715 à l’âge de 52 ans.

– François Jourdin et Anne Rousset (sosa 988 et 989) se marient le 6 juillet 1711 à Frédille (Indre). Ensemble, ils ont 18 enfants, nés entre 1712 et 1740. Martial et Etienne, les jumeaux de la fratrie (enfants 16 et 17 sur 18), naissent le 8 juillet 1736. Martial meurt le jour même, Etienne se marie peut-être en 1774.

– Pierre Roy et Anne Chesnon (sosa 1010 et 1011) se marient le 9 juillet 1754 à Civray-de-Touraine (Indre-et-Loire). Ils ont six enfants nés entre 1757 et 1762. Le 7 août 1762, à Bournan, Pierre et François, les jumeaux (enfants 5 et 6 sur 6), agrandissent la famille. François est inhumé le 9 du même mois, Pierre est inhumé 3 jours après. Anne, leur mère, avait 36 ans à leur naissance. Elle leur survit quelques mois. Elle meurt le 5 avril 1763 dans la paroisse qui a vu naître ses enfants. Elle rejoint Pierre, son époux, le père de ses enfants, inhumé le 30 mars précédent. 

– Antoine Coudreau et Jeanne Cauzant (sosa 1592 et 1593) ont au moins trois enfants dont Marie et Jeanne (enfants 2 et 3 sur 3) nées le 7 juin 1704 à Vaux (Vienne). Jeanne se marie en 1728. Je ne connais pas le destin de Marie.

– Marie Gascheau (sosa 1845) a 17 enfants, deux avec mon sosa, Jean Chantereau, et quinze avec son second mari. C’est de sa seconde union que naissent les jumeaux, Mathurin et Françoise, nés en 1678, et Gatien et Pierre, nés en 1683, respectivement les enfants 4-5 et 8-9 du couple. Marie avait 22 ans et 28 ans.

– Claude Barat et Catherine Limet (sosa 1930 et 1931) se marient le 25 janvier 1712 à Veuil (Indre). Ils ont neuf enfants dont deux jumeaux, Jean et martin (enfants 6 et 7 sur 9), nés le 11 décembre 1734 et morts 4 jours plus tard. Catherine a au moins 34 ans à la naissance de ses jumeaux.

– Pierre Rousset et Marie Fleury (sosa 1978 et 1979) se marient le 10 août 1694 à Levroux (Indre). Pierre est veuf de Marie Rivière qu’il avait épousé en février 1678 à Levroux. De cette première union sont nés dix enfants. Avec Marie, mon ancêtre, Pierre a eu 12 enfants, dont Nicolas et Pierre (enfants 5 et 6 sur 12), nés le 7 avril 1700 à Langé (Indre). Pierre (fils) meurt une semaine plus tard. Je ne connais pas le destin de Nicolas. Marie aurait eu environ 35 ans à la naissance de ses jumeaux. Elle meurt en 1730, peut-être à l’âge de 65 ans.

– Etienne Painchault et Marie Masson (sosa 3658 et 3659) ont six enfants entre 1656 et 1666. C’est en 1666 que naissent les jumeaux du couple, Etienne et Louis (enfants 5 et 6 sur 6), le 01 mai, à Artannes. Je ne sais pas s’ils survivent. Je ne sais pas quel était l’âge de Marie à leur naissance.

du côté paternel x9

– André Duault et Jeanne Sevaux (sosa 88 et 89) se marient le 24 novembre 1824 à Courléon (Maine-et-Loire). Ils ont neuf enfants nés entre 1826 et 1844. Parmi eux, il y a un enfant né sans vie le 28 janvier 1844. Cet enfant avait un jumeau, Gabriel (enfants 8 et 9 sur 9), dont je ne sais pas s’il a survécu. Jeanne Sevaux Tulasne, leur mère, a 38 ans au moment de leur naissance. Elle vit encore 20 ans avant de rendre l’âme.

– Jean Livoireau et Marie Guimoineau (sosa 92 et 93) se marient le 5 juillet 1814 à Noyant (Maine-et-Loire). Onze enfants naissent de cette union, sur une période de 15 ans, entre 1815 et 1830. Deux jumelles composent la fratrie, Anne, née le 19 février 1819 à Rillé, et sa sœur, décédée le jour de sa naissance et à qui il n’a pas été donné de prénom (enfants 4 et 5 sur 11). Marie, leur mère avait 32 ans lors de leur naissance et s’est éteinte à l’âge de 62 ans.

– Jacques Hémon et Marie Tréhondat (sosa 160 et 161) ont sept enfants dont deux jumelles, Marie et Anne (enfants 2 et 3 sur 7), baptisées le 26 septembre 1769 à Elven. Anne se marie en 1791. Je ne connais pas le destin de Marie. 

– Pierre Conan et Marie Le Penru (sosa 324 et 325) se marient le 12 juillet 1718 à Elven (Morbihan). L’année suivante, leur premier fils naît. Il est l’aîné d’une fratrie de quinze. Parmi les 15 enfants, on trouve deux jumeaux, René et Pierre, nés le 09 novembre 1740. Je ne connais rien de la vie des jumeaux. Marie, leur mère, avait peut-être 36 ans au moment de leur naissance (elle meurt en 1764 à 60 ans).

– Urbain Xainte et Anne Robain (sosa 724 et 725) se marient le 1er juillet 1723 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire). Ensemble, ils ont quatre enfants identifiés, Urbain, Marie, Urbain et  Marie, nés entre 1724 et 1729. Les aînés sont des jumeaux nés le 4 mai. Marie est inhumée le 29 mai de la même année et son frère Urbain, le lendemain. Anne a 36 ans à la naissance de ses aînés.

– Louis Chaussepied et Perrine Delanoue (sosa 1410 et 1411) e marient le 30 novembre 1696 à Vernoil-le-Fourrier (Maine-et-Loire). Ils ont quatre enfants, dont deux jumeaux, Louis et François (enfants 1 et 2 sur 4), nés le 26 octobre 1697 à Courléon. Tous les deux sont inhumés le lendemain de leur baptême. Perrine aurait 27 ans au moment de leur naissance (elle a 26 ans au moment de son mariage).

– Michel Vaslin et Jeanne Baudrier (sosa 5684 et 5685) se marient à une date indéterminée, probablement au milieu du XVIIè siècle, en Anjou. Ils ont huit enfants dont Charles, mon sosa, et François. Les jumeaux (enfants 1 et 2 sur 8) sont nés le 28 juillet 1667 à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire).  Je ne connais pas le destin de François.

– Jean Pays et Marie Huet (sosa 6090 et 6091) se marient le 25 juillet 1616 à Hommes (Indre-et-Loire) et ont neuf enfants, dont deux jumeaux, Urbain et Jacques (enfants 5 et 6 sur 9), nés le 18 juillet 1628 à Cléré-les-Pins (Indre-et-Loire). Deux enfants consanguins complètent la fratrie. Urbain se marie en 1653 et Jacques en 1658. Les jumeaux survivent donc.

– Pierre Gouais et Mathurine Chezière (sosa 12278 et 12279) se marient à une date indéterminée, vraisemblablement à la toute fin du XVIè siècle ou au tout début du XVIIè siècle, sûrement dans l’Ouest de l’Indre-et-Loire actuelle (Touraine angevine) ou dans l’Est de Maine-et-Loire (Anjou). De cette union naissent 6 enfants, Renée, Marie, Mathurin, Urbanne, Etienne et Guillemine. Pour les trois derniers, il me manque les actes de baptêmes. Je sais que Mathurin est né le 27 avril 1613 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire). Renée et Marie, quant à elles, sont nées le 4 mai 1612 à Savigné (enfants 1 et 2 sur 6). Je ne connais pas le destin des jumelles ni l’âge de Mathurine à la naissance de ses filles.

[ici] Vous êtes arrivés. Pour repartir là où vous étiez, suivez la flèche.

Jumeaux_stats_avril_2021Jumeaux_stats_avril_2021suite

Les chiffres présentés dans les infographies nécessitent quelques explications pour en comprendre l’obtention et les limites.
Papa ou maman ?
En l’état actuelle de mes recherches, forcément maman puisque je ne ne peux pas remonter la branche de mon grand-père paternel. J’ai donc un vide avec d’éventuels jumeaux que je ne pourrai pas identifier. Cependant, si je compare la branche de mon GP maternel et celle de ma GM maternel, c’est quand même maman qui gagne. Donc Maman pour ma généalogie.
La vie ou la mort ?
Avec 40% de jumeaux pour lesquels je n’ai pas trouvé le décès, les chiffres peuvent véritablement penché d’un côté ou de l’autre. J’aurais quand même tendance à penser que la mortalité des jumeaux était supérieure à la mortalité des enfants issus de grossesse unique. Ainsi, si 1 enfant sur 2 n’atteignait pas l’âge adulte sous l’Ancien Régime, je suppose que plus de la moitié des jumeaux mourraient avant de se marier.
Les fratries
Si lors de mon précédent article sur les jumeaux, j’avais calculé la proportion entre les naissances uniques et les naissances gémellaires (0,81%), j’ai eu la flemme de refaire le calcul ; j’ai beaucoup plus de naissances à compter qu’en 2017.
Quant à la proportion entre les fratries composées d’au moins deux jumeaux et les fratries sans jumeaux, là aussi les chiffres pourraient potentiellement être très différents dans la réalité. En effet, avec un peu plus de 1600 ancêtres identifiés, soit 800 couples, je devrais avoir plus ou moins 800 fratries (partons sur 720 fratries, ce qui correspond à 10% de marge). Donc, je devrais avoir 720 fratries. Or, je n’en ai que 490. Il reste donc un vivier de 230 fratries qui pourraient comporter des naissances multiples, gémellaires ou plus. En 2017, les fratries avec jumeaux représentaient 3,3% des fratries de mon arbre. Aujourd’hui, elles s’élèvent à 6,5%. 
Les époques
Plus on remonte dans le temps, plus il est difficile d’obtenir des informations (difficulté à lire les écritures anciennes, état plus ou moins bon des registres, absence de documents…). Forcément, c’est au 18è siècle, époque où j’ai le plus d’ancêtres identifiés et où l’accès aux documents est encore aisé, que j’ai les plus de jumeaux. Ce n’est probablement pas le reflet de la réalité.
Les lieux
L’Indre-et-Loire est en tête de liste puisque la majorité de mes ancêtres vivaient en Touraine. Simple logique. 

Pour conclure
La rédaction des deux articles sur les naissances gémellaires m’a demandé un certain temps, pour ne pas dire un temps certain. Comme disait Marie-Pierre Casey…

 

LSF

2 commentaires sur « Comme 2 petits pois dans une cosse »

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