Publié dans Challenge AZ, Challenge AZ 2020, Légendes et folklore de Touraine, Petite histoire de la Touraine

A comme…Accouchement, A comme…Avertin

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A comme…Accouchement

S’il était un moment délicat dans la vie d’une femme des siècles passés, c’était bien l’accouchement. Alors, toutes les protections possibles et imaginables devaient être tentées, testées, perpétuées. Ainsi, lorsqu’un accouchement devenait difficile, on utilisait des remèdes, tels que du foie et du fiel d’anguille desséchés au four, réduits en poudre et mêlés à du vin. Pour favoriser l’expulsion du placenta, les mixtures étaient tout aussi originales (peut-être même dangereuses) comme du crottin de cheval dans du vin blanc, un gésier de poule séché dans du vin ou encore un bain d’eau…de fourmis. Mon cerveau se refuse à imaginer ce qu’on faisait avec ces préparations, et Jacques FENEANT et Maryse LEVEEL restent vagues sur la question.

On invoquait également St François de Paule, St-Ours ou St-Léonard, à qui on offrait un cierge, le plus court possible car les souffrances devaient durer le temps de la combustion. Lors des accouchements, les mères invoquaient les sœurs jumelles, Britte et Maure, qui facilitaient les naissances.

A comme…Avertin

D’après des archives exhumées vers 1680, Avertin serait né en Grande-Bretagne au XIIè siècle, de parents nobles et très religieux. Il aurait été un disciple de saint Thomas de Cantorbéry (Thomas Becket). Il aurait joui du don de guérir les maux de tête, don qu’il aurait exerçé auprès des pèlerins venus visiter son église près de Tours. Mais comme le dit Oury :  » Là-dessus, les imaginations ont travaillé et les hypothèses des uns sont devenues les certitudes des autres. » Ainsi, de nos jours, il est admis qu’Aberdeen (francisé en Avertin) a été le compagnon de saint Thomas Becket pendant son exil en France, qu’il a pris part au Concile de Tours de 1163, qu’il a été ermite sur la paroisse de Vençay, qu’il a été curé de la paroisse et qu’il y est mort et enterré.
Les deux seules choses dont on soit sûr, c’est la première mention de la paroisse de Saint-Avertin dans une Ordonnance du bailli de Touraine en 1371 et l’existence du tombeau du saint et de son culte dans la paroisse, à partir du milieu du XIVè siècle. Qu’il ait été ermite ou curé à Vençay, disciple de saint Thomas Becket, ou même Anglais n’est pas prouvé.

Avertin était invoqué pour soigner les migraines. On lui attribuait également le pouvoir d’atténuer la faiblesse d’esprit. Il soulageait également les maux de dents, d’yeux et la fièvre. Enfin, on disait des enfants criards qu’il fallait les vouer à saint Avertin.

La commune de Vençay ne prend le nom de Saint-Avertin (St-Av’ pour les locaux) qu’à la fin du XIVè siècle.

St_Av_eglise
Eglise St-Pierre de St-Avertin (C)Delcampe

(Illustration : la « machine de Madame Coudray« , musée Flaubert et d’histoire de la médecine de Rouen)

arabesque

Et mes ancêtres dans tout cela ?
Aucun ne s’appelle Avertin, aucun n’a vécu à St-Avertin mais nul doute les femmes de mon arbre ont dû s’en remettre aux pratiques évoquées dans l’article.

 

Challenge AZ 2019

9 commentaires sur « A comme…Accouchement, A comme…Avertin »

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