Publié dans Challenge AZ, Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Exercices de style – B comme…Botanique

Parmi les ouvrages écrits par Queneau, il y a Exercices de style (1947). A partir d’un texte simple, Queneau y raconte une histoire en la déclinant suivant différentes figures de style (alexandrins, maladroit, anglicismes, interjections, olfactif…).
Je vais essayer de faire comme mon cousin célèbre.

 

Botanique

Définition : relatif à l’étude des végétaux.
(NB : le terme botanique a longtemps été synonyme de science des plantes. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où seules les disciplines qui concernent la systématique, le développement, l’évolution et l’écologie des végétaux continuent de définir la botanique. Les autres branches que sont la physiologie et la génétique des plantes sont regroupées sous le terme général de biologie végétale (plant sciences en anglais). Le domaine d’application de la botanique, traditionnellement vaste, s’est aussi restreint. En effet, les champignons ne font plus partie du monde végétal. Ces organismes, plus apparentés aux animaux qu’aux plantes du point de vue évolutif, forment désormais un groupe à part (les mycètes ou Fungi) et la science qui les concerne est appelée la mycologie. De même, dans la pratique, l’étude des algues (dont une partie seulement appartient aux plantes vertes) est exclue de la botanique. On parle plutôt de phycologie. Ainsi, la botanique et les botanistes se concentrent aujourd’hui sur les plantes terrestres (ou embryophytes), vaste groupe d’organismes rassemblant toutes les espèces de mousses, fougères, gymnospermes (ou plantes à graines nues) et angiospermes (ou plantes à fleurs) (source : Universalis.fr)).

Et pour corser le jeu, c’est vous, chers lecteurs, qui devrez deviner l’expression connue, cachée sous l’illustration.

Jacques Gaschet (sosa 48) naît le 7 novembre 1820 à la Vacheresse, commune de La Celle-l’Evescault (Vienne). Il est le fils de Louis Gaschet et Magdelaine Bonneau. Il a 5 frères et sœurs, dont la dernière, Louise (1828), ne vit que 4 mois.
Lorsque Jacques se marie avec Magdelaine Taissier (sosa 49), nul doute qu’ils se fréquentaient depuis un moment. Elle, fleur_bleue bleue, devait rougir comme une Pivoine_rouge quand il lui faisait la cour, peut-être même devenait-elle rouge comme une tomate quand il lui contait crème_fleurette, lui promettant monts et merveilles. Leur histoire était-elle officielle ou devaient-ils se cacher pour que leurs parents ne découvrent pas le pot aux Roses_roses.png? Quand elle fut sûre qu’il ne lui racontait pas des salades.jpg, elle accepta sa demande en mariage. Mais ont-ils croquer la pomme avant la cérémonie officielle ? Difficile à dire. Ils se marient le 25 octobre 1848 à Messé (Deux-Sèvres). Ainsi, il coupe l’herbe sous le pied à sa sœur ainée, Suzanne, qui se marie le 5 octobre 1850 à Payré soit 2 ans après lui. Lui, fier d’avoir épouser une belle plante, il plante sa petite graines trois fois.  cerisesur le gâteau, le premier né est un garçon, Pierre. Comme chacun sait, les filles naissent dans les Geddes_rose, les garçons dans les choux. Jacques aura 3 choux.png, Pierre (1850), Louis (1853), Jacques (1855)  mais fait chou blanc pour les filles.

Il est difficile d’imaginer ce que devait être une naissance. L’accouchement étant une affaire de femmes et les hommes devaient faire le poireau dans la pièce d’à côté. La mortalité infantile et maternelle était moins forte que le siècle précédent, mais les hommes devaient être blanc comme une endive jusqu’à ce qu’on vienne leur annoncer que la mère et l’enfant allaient bien. Et si certains jeunes pères tombaient dans les pommes, à n’en pas douter, ils devaient avoir la banane.
Un enfant, cela allait mettre du piment dans la vie, alors plus question de se reposer sur ses laurier ni avoir un baobab ans la main, il fallait avoir la pêche. Des bouches en plus à nourrir signifiait-il que le famille allait être fauché comme les blés2.jpg et n’allait plus avoir un radis ? Avec son métier de journalier (1851), probablement. S’il avait de l’Oseille, c’était certainement dans son jardin et pas dans ses poches. Et Jacques est devenu tisserand (1855). Cela a dû lui permettre de mettre du beurre dans les épinard mais de là à dire qu’il avait du blés3.jpg? Le plus important était de ne pas manger son blés3.jpgen herbe.

Quoi qu’il en soit, en 1855, devient père pour la troisième fois. Et c’était reparti pour les couches, et comme chacun sait, les couches ne pas sentent pas la rose_fanée. Mais avoir une famille, cela permettait de ne pas avoir l’impression de travailler pour des haricots.jpg ni pour des prunes. Espérons que tous ses efforts ont permis aux enfants de ne pas devenir de la mauvaise graines2.
Le 22 octobre 1863, meurt Magdelaine Taissier, sa femme. Jacques a dû en avoir gros sur la patate . D’autant plus qu’un an auparavant, le 14 juillet 1862, il avait perdu sa mère, Magdeleine Bonneau. Son père lui, est décédé le 6 avril 1857, à Brux (Vienne).
Le 26 novembre 1878, Jacques assiste au mariage de son fils Jacques avec Marie Adélaïde Auclerq. Il connaîtra son petit-fils, Jacques, né le 09 août 1879 aux Petites-Roches, commune de Vendeuvre-du-Poitou, et peut-être même Ernest, né le 2 février 1882 aux Petites-Roches. Je l’imagine avec ses petits-enfants, jouant et s’amusant, se fendant la poire. Je l’imagine car on a beau fouiller dans la vie de nos ancêtres, il y aura toujours des détails qui nous échapperont. Jacques était-il un papi gâteau, avait-il un cœur d’artichaut ou au contraire, était-il sévère, exigeant ?
Bientôt, ça sent le sapin. Le destin lui arrive en pleine Poire2, il n’a pas le temps de devenir dur de la feuille ni de sucrer les fraise. Il meurt le 17 février 1882 à 61 ans, dans la OLYMPUS DIGITAL CAMERA de l’âge.
Conclusion, grâce à Jacques, je renoue avec mes racines2 poitevines. Malgré des parents originaires de Rom (Deux-Sèvres) et Messé (Deux-Sèvres), une naissance à la Celle L’Esvéquault (Vienne), un mariage à Messé (Deux-Sèvres), des enfants nés à Brux (Vienne) et un décès à Brux (Vienne), on ne peut pas dire que j’ai cherché une aiguille dans une meule_foin de foin. Et Jacques n’est pas l’ancêtre qui m’a donné le plus de fils à retordre, il ne m’a pas pressée comme uncitron, m’envoyant par monts et par vaux aux quatre coins de la France. Non, j’ai simplement « glissé » d’une commune à une autre commune limitrophe. C’est bête comme chou ! Depuis, j’aligne mes ancêtres en rang d’oignons au fur et à mesure de mes découvertes. Mais j’en prends de graines2 et j’approfondis mes recherches pour reconstituer la vie de mes ancêtres au-delà des simples BMS et je me fais un arbre généalogique aux petits petits_oignons. J’espère que mes recherches intéresseront ma fille car je ne doute pas qu’il me restera beaucoup à trouver, et peut-être pourrai-je lui refiler la patatechaude ?

 

Chers lecteurs, il y a d’autres expressions que je n’ai pas réussi à caser, si vous voulez vous y essayer…
mi-figue mi-raisin, avoir du sang de navets, compter pour des prunes, s’occuper de ses oignons, couper la poire_en_2en deux, prendre racines.

 

Challenge AZ 2018

11 commentaires sur « Exercices de style – B comme…Botanique »

      1. J’aurais pensé que ce billet était particulièrement agréable à concevoir et à illustrer. Est-ce que la mise en page est aisée avec WordPress, ? J’aurais bien essayé cet exercice de style, si le jeu en vaut la peine.
        En tous cas, bravo pour toutes les idées de ce ChallengeAZ !

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      2. J’utilise le WordPress de base donc la mise en page doit pouvoir être améliorée en installant des extensions. Avec ma version, il suffit simplement d’ajouter des images.
        Quant à la rédaction, elle n’a pas été compliquée en soi, sauf à essayer de rendre le texte pas trop artificiel et intégrer des expressions « toutes faites ». Il y en a d’ailleurs certainement que j’ai oubliées. J’avais aussi peur que le nombre d’images ne rendent la lecture fastidieuse.
        Mais au final, je pense que l’exercice peut être amusant.

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      3. Il y a une présentation que j’aime bien et que j’ai découverte, quand j’ai débuté mon blog, sur L’arbre de nos ancêtres de Raymond et Sylvie : la carte interactive. Il faut installer un plugin, et je crois que sur WordPress, il est payant. Donc, oui, on peut ajouter des extensions pour améliorer la présentation du blog, mais je ne suis pas assez calée pour t’en dire plus.

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    1. Rendons à César… dans son recueil « Exercices de style », Raymond Queneau écrit une histoire sur le thème « botanique ». Donc, celui-là, je ne l’ai pas trouvé toute seule. Mais pour m’approprier le texte, je n’avais pas relu celui de Queneau.
      J’espère que les autres billets vous plairons !

      Aimé par 1 personne

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