Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où … That’s all folks !

Août s’achève et ma rubrique « le jour où » avec lui. Rendez-vous l’été prochain. Je vous raconterai comment j’ai fait une rencontre du 3è type, ou pourquoi j’ai longtemps cru que les baleines avaient des dents (Elsa n’a pas été la première à chanter « libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais »).

Retrouvez mes articles ce l’été juste en dessous.
Le jour où je me suis trompée d’un œuf
Le jour où Mme Pigeau a compris que je n’aimais pas la macédoine
Le jour où j’ai mis le jambon dans le torchon
Le jour où je me suis fait percer les oreilles
Le jour où j’aurais mieux fait d’aller me coucher
Le jour où je suis restée coincée dans les toilettes
Le jour où j’ai été fière
Le jour où j’ai découvert l’Album de la Comtesse

(image :(C) Warner Bros)

LSF

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Sur l’Album de la Comtesse

LIRE D’ABORD LE BILLET ICI.

 

Ce fameux « secret » que cache le texte, ce sont des contrepèteries. La contrepèterie, c’est l’art de décaler les sons, autrement dit, c’est intervertir des lettres, des sons, des mots, pour former une nouvelle phrase, souvent coquine voire salace. Voici deux exemples célèbres : les Nippons sont cause du soulèvement de la Chine (Papy fait de la résistance), il arrive à pied par la Chine. Dans la première phrase, intervertissez le « n » de « Nippons » et le « ch » de « Chine », dans la seconde, intervertissez  le « p » de « pied » et le « ch » de « Chine ».
Dans le texte ci-dessous, il y a 135 contrepèteries. Et n’oubliez pas les 21 de l’image. 

Bonne relecture.

Quand vous tapez « album » sur un célèbre moteur de recherche, la recherche intuitive propose des choses très éclectiques. Mais lorsque vous tapez « album de la », la comtesse arrive en troisième position !
Sur l’album de la comtesse, de son vrai titre, est une chronique du Canard enchaîné, créée en 1951 par Yves Audouard. (Cette chronique existe toujours et est rédigée depuis 1984 par Joël Martin, spécialiste de la linguistique combinatoire à connotation rabelaisienne, successeur de Luc Etienne).

C’est le père de ma meilleure amie qui m’a initiée à la Comtesse. Nous étions en vacances à Rumilly, en Haute-Savoie. Ca devait être en août 1993 (Arnaud n’avait pas 2 ans et comme Arnaud est né en octobre 1992…), on pouvait voir le Semnoz de la maison. Et je ne sais plus comment l’idée est venue à Gérard, le père d’Arnaud, mais il m’a appris l’art de décaler les sons que débite notre bouche.
Gérard était prof d’espagnol_ah, quel beau métier professeur. Il pratiquait la langue de Luc Etienne depuis plusieurs années.

Note à mes lecteurs
Attention, pisse-froid, rabat-joie, coincé de l’humour, opéré du sourire, avec un balai dans…, ces lignes ne sont pas pour vous, passez votre chemin.

Pour les autres, j’espère que vous n’aurez pas avoir de peine à lire, car les lignes qui vont suivre cachent un grand secret. Mais avant de commencer, il ne faut pas chourer le bien chien du voisin  alors je dois avouer que rien de ce qui est caché ici n’est du tout de mon cru.
Vous êtes prêts ? Allons-y. N’ayez crainte, vous n’aurez pas besoin de cours de latin et en plus, ça change des maths chatte. En revanche, révisez vos cours de littérature, de cinéma et de peinture. Ce n’est pas Mme Vigée-Lebrun qui dira le contraire. vigée_lebrun_autoportrait_1790
Laissez vos courses dans votre cabashttp___i_huffpost_com_gen_2714370_images_n-poop-emoji-ice-cream-628x314, installez-vous confortablement dans votre fauteuil pour ne pas avoir le cou bloqué. Feu de camp faon dans la cheminée, deux noix sur la table oie alors que le vent souffle dans le rueraie.png du quai Q.jpg, vous allez découvrir les sources du bonheur. Le bonheur, ce n’est pas glisser dans la piscine glycine, ni manger de la pâte chatte à chou pou, ni faire du parachutechar, ni même partager une barrette de shit charette-saint-aubin-de-branne, ce n’est pas non plus s’offrir un grand lustre gland, des boules antimites moule, un marc Dard trop doux ou des bonbons à la menthe forte. C’est peut-être succomber à une pierre fine, des courses de bateaux, peindre un lit en vert, profiter d’un bon film, La Solitude du coureur de fondsolitude_coureur_de_fond, La Colline colonne des bottes , ou un film avec Agnès Jaoui agnes_jaoui_cannes_2017, ou pourquoi pas Kirikou kiki, ou un livre de Jules Verne. Libre de choisir. C’est aussi peut-être rendre visite à un ami, surtout s’il habite Troyes 3ou mieux s’il habite Sète7. Il y en a qui ont moins de chance : l’aspirant habite Javel spirale! Et ce n’est pas le seul. Regardez par la fenêtre, vous voyez cette femme, « cette femme est une lieuse de chardons » lardons. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est François Rabelais (quand je vous disais que vos cours de littérature seraient utiles). Rabelais, ecclésiastique, médecin, écrivain, était-il aussi un savant amoureux ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le Père Noël est une ordure et nous, « nous habitions des gîtes bitte.png infâmes Quai Branly ». Du coup, plusieurs se sont réveillés avec deux puces dans le cou. pouces
Le temps passe et février pointe son nez. Le médecin a admiré ma mine épatante. Mais voici l’hiver, sortez vos bottes bitte.png et le plan grand froid gland. Les moustiques sont partis, toute la nature est déréglée : il n’y a pas que le serpent qui mue, il y a aussi la poule qui mue moule. Malgré cela, les poules boules de Sabine ont bien grossi. (il ne faut pas sous-estimer la mort de la poulemouleet je ne vous parle pas du porc de Sabine). mais devant les deux canes Résultat de recherche d'images pour , le paon boudait. Et il court, il court le furet, de salle annexe en salle annexe ! Daffy Duck aussi daffy(ce n’est pas du Franglais). Pourtant, cher lecteur, comme disait Hugo, « Je ne te cache pas que j’aime aussi les bêtes »bitte.png (L’Art d’être grand-père). Amour des bêtes, amour de l’humain. Malgré la philanthropie d’un apprenti charpentier, les athées se battent, les abbés se taisent (je viens de le dire, il court, il court le furet).

Un ange passe, je sens que je vous ai perdu. Le tout est confus et user de tant de termes est un sport. Comme l’attente est futile, reprenons depuis le début. Les courses sont faites, le vent caresse les vitres, le salon où l’on cause est prêt. Entre temps, mes invités sont arrivés. Gilles est député et n’arrête pas de répéter « Huguette Chef_d'escadron_du_1er_hussards,_1810.jpg, boutonnez votre brassard Braguette.pnget goûtez-moi cette farce » (ou c’est peut-être Rabelais, encore lui). Elle lui dit « c’est trop beau pour qu’on se taise », lui, content de son sort, il répond « trop tard ! » Mais comme il était trop bon pour la quitter, il ment debout. Il y a aussi Théodule. Acculé par la tempête (avis de tempête), il a quitté l’Afrique. Pourtant, Théodule l’adore, encore Théodule ! C’est alors que Manon Macron.png a un petit creux et aimerait prendre une verre de vin blanc. Bob hésite. Aimer le blanc gland, c’est une histoire de goût. Mais le bar Dard est bondé : bain de foule boules, c’est la symphonie fantastique. Pierre, lui, a convié son barbier mais le barbier a le sang qui bout. Soudain, un cri aigu. Le barbier en rasant lui coupe le lobe. Même si un cas fumeux, il faut savoir prendre les choses Roses_rosesen riant pour des lendemains Deux_mains qui chantent. Ah, salut Paul, salut Patrick ! Paul se plaint : « Je n’ai pas de rebord à mes épaulettes ! » Paulette, elle, paraissait taquine mais n’avait de cesse de répéter : « pas de fine à la poire, ni de marc Dard trop doux, j’évite l’abus bitte.png. » Avec l’arrivée de Boris et Sergei, les Russes sont à la fête. Pour mettre de l’ambiance, ils échangent des vers belges et des mots grecs lus dans l’annonce. Ils ne cessent pas une minute. Leurs blagues sur les filles en culottes et en corsets, et sur le pis de la vache Geronimo.jpg, n’ont pas eu un grand succès, mais celle sur la botte de Staline Stallone.png a beaucoup plu. Enfin, Séverine fait son entrée. Sévérine aime la nature, la mode aussi. Elle sait bien que les linges Singes en séchant mouillent les cordes, que les pull-over moulent (La Cité de la peur). C’est pour cela que les chiffres sont à la baisse. Alors elle a crée des caleçons réversibles avec de motifs de feuilles d’acanthe. Enfin, seize bus font une arrêt minute et dépose les derniers invités. Deux noeudreines sortent pour encoller les murs et couper les nouilles au sécateur. Panne de micro, phare Dard droit cassé, le bus numéro six part au garage.

 

Et parce que la chose n’est pas nouvelle, voici un florilège littéraire.

Corneille, L’Illusion comique
« Me prenez-vous pour homme à nuire à votre feu? » (II, 7)

A moi, Comte, deux mots ! (Corneille, « Le Cid », II, 2)

Rabelais, Pantagruel
« [Panurge] disoit qu’il n’y avoit qu’un antistrophe entre femme folle à la messe et femme molle à la fesse. »

« Goûtez-moi cette farce ! »

« Cette femme est une liseuse de chardons. »

« Á Beaumont-le Vicomte. »

Boileau, Satires
« Sans crime, un prêtre peut vendre trois fois sa messe. »
(satire n°XII)

« En quelqu’endroit que j’aille, il faut fendre la presse. »
(Les Embarras de Paris)

Racine, Mithridate
« Heureux si je pouvais, avant que m’immoler,
Percer le traître cœur qui m’a pu déceler. »

Racine, Esther (II, 5)
« Et mon intérêt seul est le but où tu cours »

Alfred de Musset
« Autrefois ignoré, mais content de son sort… » (Le saule)

Hugo , Les Quatre vents de l’esprit
« Nous sommes les proscrits, nous habitons l’abîme… »

Hugo, Les Chansons des rues et des bois
« Que l’homme soit vil et bourbeux
j’en souris, pourvu que j’entende
Une clochette au cou des bœufs »

« Le poète qui rêve est un /néantcond. » (Victor Hugo)

« Partir, c’est mourir un peu. » (Prévert)

Charles Baudelaire, Le beau navire
« Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ;
D’un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOLUTIONS

Quand vous tapez « album » sur un célèbre moteur de recherche, la recherche intuitive propose des choses très éclectiques. Mais lorsque vous tapez « album de la », la comtesse arrive en troisième position !
Sur l’album de la comtesse, de son vrai titre, est une chronique du Canard enchaîné, créée en 1951 par Yves Audouard. (Cette chronique existe toujours et est rédigée depuis 1984 par Joël Martin, spécialiste de la linguistique combinatoire à connotation rabelaisienne, successeur de Luc Etienne).

C’est le père de ma meilleure amie qui m’a initiée à la Comtesse. Nous étions en vacances à Rumilly, en Haute-Savoie. Ca devait être en août 1993 (Arnaud n’avait pas 2 ans et comme Arnaud est né en octobre 1992…), on pouvait voir le Semnoz de la maison. Et je ne sais plus comment l’idée est venue à Gérard, le père d’Arnaud, mais il m’a appris l’art de décaler les sons que débite notre bouche.
Gérard était prof d’espagnol_ah, quel beau métier professeur. Il pratiquait la langue de Luc Etienne depuis plusieurs années.

Note à mes lecteurs
Attention, pisse-froid, rabat-joie, coincé de l’humour, opéré du sourire, avec un balai dans…, ces lignes ne sont pas pour vous, passez votre chemin.

Pour les autres, j’espère que vous n’aurez pas avoir de peine à lire, car les lignes qui vont suivre cachent un grand secret. Mais avant de commencer, il ne faut pas chourer le bien du voisin  alors je dois avouer que rien de ce qui est caché ici n’est du t/out de mon cru.
Vous êtes prêts ? Allons-y. N’ayez crainte, vous n’aurez pas besoin de cours de latin et en plus, ça change des maths . En revanche, révisez vos cours de littérature, de cinéma et de peinture. Ce n’est pas Mme /Vigée-Lebrun qui dira le contraire.
Laissez vos courses dans votre cabas , installez-vous confortablement dans votre fauteuil pour ne pas avoir le cou bloqué. Feu de camp  dans la cheminée, deux noix sur la table  alors que le vent souffle dans le rue du quai, vous allez découvrir les sources du bonheur. Le bonheur, ce n’est pas glisser dans la piscine , ni manger de la pâte à chou , ni faire du parachute, ni même partager une barrette de shit , ce n’est pas non plus s’offrir un grand lustre , des boules antimites , un marc trop doux ou des bonbons à la menthe forte. C’est peut-être succomber à une pierre fine, des courses de bateaux le long du fjord, peindre un lit en vert, profiter d’un bon film, La Solitude du coureur de fond, La Colline des bottes , ou un film avec Agnès / Jaoui , ou pourquoi pas Kirikou, ou un livre de Jules Verne. Libre de choisir. C’est aussi peut-être rendre visite à un ami, surtout s’il ha/bite Troyes ou mieux s’il ha/bite Sète. Il y en a qui ont moins de chance : l’aspirant habite Javel ! Et ce n’est pas le seul. Regardez par la fenêtre, vous voyez cette femme, « cette femme est une lieuse de chardons » . Ce n’est pas moi qui le dit, c’est François Rabelais (quand je vous disais que vos cours de littérature seraient utiles). Rabelais, ecclésiastique, médecin, écrivain, était-il aussi un savant amoureux ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le Père Noël est une ordure et nous, « nous habitions des gîtes infâmes Quai Branly » . Du coup, plusieurs se sont réveillés avec deux puces dans le cou.
Le temps passe et février pointe son nez. Le médecin a admiré ma mine épatante. Mais voici l’hiver, sortez vos bottes  et le plan grand froid . Les moustiques sont partis , toute la nature est déréglée : il n’y a pas que le serpent qui mue, il y a aussi la poule qui mue . Malgré cela, les poules de Sabine ont bien grossi . (il ne faut pas sous-estimer la mort de la poule et je ne vous parle pas du porc de Sabine). mais devant les deux canes , le / paon boudait . Et il court, il court le furet, de salle annexe en salle annexe ! Daffy Duck aussi (ce n’est pas du Franglais). Pourtant, cher lecteur, comme disait Hugo, « Je ne te cache pas que j’aime aussi les bêtes » (L’Art d’être grand-père). Amour des bêtes, amour de l’humain. Malgré la philanthropie d’un apprenti charpentier, les athées se battent, les abbés se taisent (je viens de le dire, il court, il court le furet). 

Un ange passe (non trouvée), je sens que je vous ai perdu. Le tout est confus et user de tant de termes est un sport. Comme l’attente est futile, reprenons depuis le début. Les courses sont faites, le vent caresse les vitres, le sal/on où l’on cause est prêt. Entre temps, mes invités sont arrivés. Gilles est député et n’arrête pas de répéter « Huguette, boutonnez votre brassard et goûtez-moi cette farce » (ou c’est peut-être Rabelais, encore lui). Elle lui dit « c’est trop beau pour qu’on se taise », lui, content de son sort,  il répond « trop tard ! » Mais comme il était trop bon pour la quitter, il ment debout. Il y a aussi Théodule. Acculé par la tempête (avis de tempête), il a quitté l’Afrique. Pourtant, Théodule l’adore, encore Théodule ! C’est alors que Manon a un petit creux  et aimerait prendre une verre de vin blanc. Bob hésite. Aimer le blanc, c’est une histoire de goût. Mais le bar est bondé : bain de foule, c’est la symphonie fantastique. Pierre, lui, a convié son barbier mais le barbier a le sang qui bout. Soudain, un cri aigu. Le barbier en rasant lui coupe le lobe. Même si un cas fumeux, il faut savoir prendre les choses en riant pour des lendemains qui /chantent. Ah, salut Paul, salut Patrick ! Paul se plaint : « Je n’ai pas de rebord à mes épaulettes ! » Paulette, elle, paraissait taquine mais n’avait de cesse de répéter : « pas de fine à la poire, ni de marc trop doux, j’évite l’abus. » Avec l’arrivée de Boris et Sergei, les Russes sont à la fête. Pour mettre de l’ambiance, ils échangent des / vers belges et des mots grecs lus dans l’annonce. Ils ne cessent pas une minute. Leurs blagues sur les filles en culottes et en corsets, et sur le pis de la vache, n’ont pas eu un grand succès, mais celle sur la botte de Staline a beaucoup plu. Enfin, Séverine fait son entrée. Sévérine aime la nature, la mode aussi. Elle sait bien que les linges en séchant mouillent les cordes, que les / pull-over moulent (La Cité de la peur). C’est pour cela que les chiffres sont à la baisse. Alors elle a crée des caleçons réversibles avec des motifs de feuilles d’acanthe. Enfin, seize bus font une arrêt minute et dépose les derniers invités. Deux reines sortent pour encoller les murs et couper les nouilles au sécateur. Panne de micro, phare droit cassé, le bus numéro six part au garage.
Et parce que la chose n’est pas nouvelle, voici un florilège littéraire.

Corneille, L’Illusion comique
« Me prenez-vous pour homme à nuire à votre feu? » (II, 7)

A moi, Comte, deux mots ! (Corneille, « Le Cid », II, 2)

Rabelais, Pantagruel
« [Panurge] disoit qu’il n’y avoit qu’un antistrophe entre femme folle à la messe et femme molle à la fesse. »

« Goûtez-moi cette farce ! »

« Cette femme est une liseuse de chardons. »

« Á Beaumont-le Vicomte. »

Boileau, Satires
« Sans crime, un prêtre peut vendre trois fois sa messe. »
(satire n°XII)

« En quelqu’endroit que j’aille, il faut fendre la presse. »
(Les Embarras de Paris)

Racine, Mithridate
« Heureux si je pouvais, avant que m’immoler,
Percer le traître cœur qui m’a pu/celer. »

Racine, Esther (II, 5)
« Et mon intérêt seul est le but où tu cours »

Alfred de Musset
« Autrefois ignoré, mais content de son sort… » (Le saule)

Hugo , Les Quatre vents de l’esprit
« Nous sommes les proscrits, nous habitons l’abîme… »

Hugo, Les Chansons des rues et des bois
« Que l’homme soit vil et bourbeux
j’en souris, pourvu que j’entende
Une clochette au cou des bœufs »

« Le poète qui rêve est un /néant cond. » (Victor Hugo)

« Partir, c’est mourir un peu. » (Prévert)

Charles Baudelaire, Le beau navire
« Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ;
D’un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. »

Et n’oubliez pas le texte « Faits/ cosmiques », il y en a 21.

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où j’ai découvert l’Album de la Comtesse

Quand vous tapez « album » sur un célèbre moteur de recherche, la recherche intuitive propose des choses très éclectiques. Mais lorsque vous tapez « album de la », la comtesse arrive en troisième position !
Sur l’album de la comtesse, de son vrai titre, est une chronique du Canard enchaîné, créée en 1951 par Yves Audouard. (Cette chronique existe toujours et est rédigée depuis 1984 par Joël Martin, spécialiste de la linguistique combinatoire à connotation rabelaisienne, successeur de Luc Etienne).

C’est le père de ma meilleure amie qui m’a initiée à la Comtesse. Nous étions en vacances à Rumilly, en Haute-Savoie. Ca devait être en août 1993 (Arnaud n’avait pas 2 ans et comme Arnaud est né en octobre 1992…), on pouvait voir le Semnoz Résultat de recherche d'images pour "semnoz" de la maison. Et je ne sais plus comment l’idée est venue à Gérard, le père d’Arnaud, mais il m’a appris l’art de décaler les sons que débite notre bouche.
Gérard était prof d’espagnol_ah, quel beau métier professeur. Il pratiquait la langue de Luc Etienne (1908-1984) depuis plusieurs années et m’a transmis le virus.

Note aux lecteurs de passage.
Attention, pisse-froid, rabat-joie, coincé de l’humour, opéré du sourire, avec un balai dans…, ces lignes ne sont pas pour vous, passez votre chemin.

Pour les autres, j’espère que vous n’aurez pas de peine à lire, car les lignes qui vont suivre cachent un grand secret. Mais avant de commencer, comme il ne faut pas chourer le bien du voisin, déballons nos sources : je dois avouer que rien de ce qui est caché ici n’est du tout de mon cru.
Vous êtes prêts ? Allons-y. N’ayez crainte, vous n’aurez pas besoin de cours de latin et en plus, ça change des maths. En revanche, révisez vos cours de littérature, de cinéma et de peinture. Ce n’est pas Mme Vigée-Lebrun qui dira le contraire. vigée_lebrun_autoportrait_1790
Laissez vos courses dans votre cabas cabas, installez-vous confortablement dans votre fauteuil pour ne pas avoir le cou bloqué. Feu de camp dans la cheminée, deux noix sur la table 2_noix alors que le vent souffle dans le rue du quai, vous allez découvrir les sources du bonheur. Le bonheur, ce n’est pas glisser dans la piscine, ni manger de la pâte à chou, ni faire du parachute Parachute, ni même partager une barrette de shit, ce n’est pas non plus s’offrir un grand lustre grand_lustre, des boules antimites ou des bonbons à la menthe forte. C’est peut-être succomber à une pierre fine, des courses de bateaux le long du fjord, peindre un lit en vert lit_vert, profiter d’un bon film, La Solitude du coureur de fondsolitude_coureur_de_fond, La Colline des bottes colline_des_bottes, ou un film avec Agnès Jaoui agnes_jaoui_cannes_2017, ou pourquoi pas Kirikou kirikou, ou un livre de Jules Verne. Libre de choisir. C’est aussi peut-être rendre visite à un ami, surtout si il habite Troyes ou mieux si il habite Sète. Il y en a qui ont moins de chance : l’aspirant habite Javel ! Et ce n’est pas le seul à ne pas avoir de chance. Regardez par la fenêtre magritte_fenetre.jpg, vous la voyez ? « cette femme est une lieuse de chardons ». Ce n’est pas moi qui le dit, c’est François Rabelais Rabelais (quand je vous disais que vos cours de littérature seraient utiles). Rabelais, ecclésiastique, médecin, écrivain, était-il aussi un savant amoureux ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le Père Noël est une ordure et nous, « nous habitions des gîtes infâmes Quai Branly » père_noel_ordure. Du coup, plusieurs se sont réveillés avec deux puces dans le cou. Hundefloh (Ctencephalides canis) unter dem Mikroskop(les puces du village).
Le temps passe et février pointe son nez. Le médecin a admiré ma mine épatante. Mais voici l’hiver, sortez vos bottes botte-de-pluie-bleues-a-pois et le plan grand froid car le temps se glace. Les moustiques Mosquito on white background sont partis , toute la nature est déréglée : les mouchesmouchedévalent et il n’y a pas que le serpent serpent.jpg qui mue, il y a aussi la poule qui mue poule. Malgré cela, les poules de Sabine ont bien grossi (il ne faut pas sous-estimer la mort de la poule et je ne vous parle pas du porc de Sabine). Quant au paonpaon, il boudait , même devant les deux canes canes. Et le furet furet, il court, il court de salle annexe en salle annexe (vous ne chanterez plus cette comptine avec le même regard) ! Daffy Duck aussi daffy (ce n’est pas du FranglaisUnion_Jack). Pourtant, cher lecteur, comme disait Hugo Hugo, « Je ne te cache pas que j’aime aussi les bêtes » (L’Art d’être grand-père). Amour des bêtes, amour de l’humain. Malgré la philanthropie d’un apprenti charpentier, les athées se battent, les abbés se taisent (je viens de le dire, il court, il court le furet). 

Un ange passe Ange.jpg, je sens que je vous ai perdu. Le tout est confus et user de tant de termes est un sport. Comme l’attente est futile, reprenons depuis le début. Les courses sont faites, le vent caresse les vitres, le salon où l’on cause est prêt. Entre temps, des invités sont arrivés. Gilles est député et n’arrête pas de répéter « Huguette, boutonnez votre brassard Brassardset goûtez-moi cette farce » (ou c’est peut-être Rabelais, encore lui). Huguette lui dit « c’est trop beau pour qu’on se taise », lui, content de son sort, il répond « trop tard ! » Mais comme il était trop bon pour la quitter, il ment debout. Il y a aussi Théodule. Acculé par la tempête (avis de tempête), il a quitté l’AfriqueAfrique.png. Pourtant, Théodule l’adore, encore Théodule ! C’est alors que Manon a un petit creux et aimerait prendre une verre de vin blanc. Bob hésite. Aimer le blanc, c’est une histoire de goût. Mais le bar est bondé : bain de foule, c’est la symphonie fantastique. Pierre, lui, a convié son barbier mais le barbier a le sang qui bout. Soudain, un cri aigu. Le barbier en rasant lui coupe le lobelobe.png. Même si c’est un cas fumeux, il faut savoir prendre les choses en riant pour des lendemains qui chantent. Ah, salut Paul, salut Patrick ! Paul se plaint : « Je n’ai pas de rebord à mes épaulettesepaulettes.png ! » Paulette, elle, paraissait taquine mais n’avait de cesse de répéter : « pas de fine à la poire, ni de marc trop doux, j’évite l’abus. » Avec l’arrivée de Boris et Sergei, les Russes sont à la fête. Pour mettre de l’ambiance, ils échangent des vers belges et des mots grecs, lus dans l’annonce. Ils ne cessent pas une minute. Leurs blagues sur les filles en culottes et en corsets Culotte_corset, et sur le pis de la vache, n’ont pas un grand succès, mais celle sur la botte de StalineStaline.png a beaucoup plu. Et puis, Séverine fait son entrée. Sévérine aime la nature, la mode aussi. Elle sait bien que les linges en séchant mouillent les cordes Linges.png, que les pull-over moulent (La Cité de la peur). C’est pour cela que les chiffres sont à la baisse. Alors, elle a crée des caleçons réversibles avec des motifs de feuilles d’acanthe acanthe. Enfin, seize busbus font une arrêt minute et dépose les derniers invités. Deux reines sortent pour encoller les murs et couper les nouilles au sécateur Sécateur.png. Panne de microMicro.png, phare Cordouan.png droit cassé, le bus numéro six part au garage.

La soirée se termine et mon texte aussi.

Mais parce que la chose n’est pas nouvelle, voici un florilège littéraire.

Corneille, L’Illusion comique (II, 7)
« Me prenez-vous pour homme à nuire à votre feu? »

Corneille, Le Cid (II, 2)
A moi, Comte, deux mots !

Rabelais, Pantagruel
« [Panurge] disoit qu’il n’y avoit qu’un antistrophe entre femme folle à la messe et femme molle à la fesse. »

« Goûtez-moi cette farce ! »

« Cette femme est une liseuse de chardons. »

« Á Beaumont-le Vicomte. »

Boileau, Satires (satire n°XII)
« Sans crime, un prêtre peut vendre trois fois sa messe. »

Boileau, Les Embarras de Paris
« En quelqu’endroit que j’aille, il faut fendre la presse. »

Racine, Mithridate
« Heureux si je pouvais, avant que m’immoler,
Percer le traître cœur qui m’a pu déceler. »

Racine, Esther (II, 5)
« Et mon intérêt seul est le but où tu cours »

Alfred de Musset, La Saule
« Autrefois ignoré, mais content de son sort… »

Hugo , Les Quatre vents de l’esprit
« Nous sommes les proscrits, nous habitons l’abîme… »

Hugo, Les Chansons des rues et des bois
« Que l’homme soit vil et bourbeux
j’en souris, pourvu que j’entende
Une clochette au cou des bœufs »

Hugo
« Le poète qui rêve est un néantcond. »

Jacques Prévert
« P
artir, c’est mourir un peu. »

Charles Baudelaire, Le beau navire
« Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ;
D’un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. »

 

Alors ? Vous en avez trouvé combien ?
Pour ceux qui veulent des indices, c’est ici (il est d’usage de ne jamais donner les solutions).

 

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où j’ai été fière

L’histoire de cette semaine se passe chez ma grand-mère, mon autre grand-mère, ma grand-mère paternelle. Ma grand-mère tenait une épicerie dans un village de l’ouest de l’Indre-et-Loire. J’aimais jouer à la marchande pour de vrai. C’est d’ailleurs avec ma grand-mère que j’ai appris à rendre la monnaie, sans utiliser de calculatrice.
Au début, ma grand-mère m’accompagnait et je tapais le montant de chaque article sur la caisse rudimentaire. Je prenais l’argent du client, rendais la monnaie et rangeais l’argent dans le tiroir-caisse tout aussi rudimentaire. Et puis, un jour, ma grand-mère a arrêté de m’accompagner. Oh, elle n’était pas loin et je savais que je pouvais l’appeler en cas de besoin. Dans le village, j’étais la petite-fille de l’épicière.

J’avais atteint le premier niveau, celui de la confiance absolue. Mais je n’avais pas atteint le second niveau, le Saint-Graal. Je rêvais de peser les fruits et légumes toute seule. Vous pensez que la chose était aisée ? Absolument pas. Pas de balance qui vous donne le poids des fruits automatiquement. Encore moins le prix à payer, calculé en appuyant sur une touche. Non. Il y avait toute une technique à maîtriser.
Ma première pesée s’est faite avec une main de bananes (merci Wikipédia : un régime de bananes est l’infrutescence composée de 60 à 12 bananes qui pousse sur le bananier, une main de bananes est une « grappe » des quelques bananes, une main est composée de bananes appelées doigts).

Pour faire une pesée, il fallait poser les fruits sur le plateau de droite de la balance, puis poser sur le plateau de gauche des poids d’une masse équivalente. Ensuite, il fallait rechercher le prix au kg sur l’aiguille mobile et lire le prix à payer sur les graduations imprimées en arrière plan.
balance_Testut_détail2.jpg
Concrètement, en s’aidant de l’image ci-dessus, cela donne :
– on a 655g d’une quelconque marchandise.
– si cette marchandise coûte 16 francs le kg, le client devra payer 10,50 francs. Si la marchandise coûte 18 francs le kg, le client devra payer 11,90 francs.

Donc, si vous vouliez acheter des bananes, il fallait garder la ligne. Et vous en connaissez beaucoup des bananes qui font attention à leur ligne ? Oui, quand elles font partie d’un régime !

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où je suis restée coincée dans les toilettes.

L’histoire se déroule chez ma grand-mère. Je ne me souviens pas quel âge j’avais(1) mais je me souviens très bien être restée coincée dans les toilettes. Et je me souviens avoir pleuré à chaude larmes. Je n’ai pas pleuré parce que j’ai eu peur, non. Mon emprisonnement n’avait d’ailleurs pas duré très longtemps, 10 minutes, maximum. Juste le temps pour ma grand-mère d’essayer d’ouvrir la porte, d’aller chercher sa nièce qui habitait en face et que celle-ci ouvre la porte avec un tournevis. Et puis, j’aurais pu sortir par la petite fenêtre. Alors, non, je n’avais pas eu peur. Qu’est-ce qui m’avait donc rendu si triste ? Ulysse 31 ! Et un soupçon de vexation.
A cette époque, vers 19h55, on pouvait voir Ulysse 31 à la télé. J’étais fan ! La semaine, on voyait l’extrait d’un épisode, qui était rediffusé dans son entier le dimanche. L’extrait de la semaine durait 5 minutes. Les fameuses 5 minutes où je suis restée coincée dans les toilettes.
Je crois que j’étais vexée car je m’étais dépêchée pour ne pas manquer l’épisode, que j’avais manqué, que je fermais souvent la porte des toilettes à clef sans qu’elle se bloque, et qu’elle s’était bloquée ce jour-là, et que ma cousine avait pris son temps pour déverrouiller la porte !!!

Je me suis rapidement remise de cet événement, extrêmement tragique vous en conviendrez. Alors pourquoi je m’en souviens ? Mystère.


(1) Mon ami Wikipedia me dit que la série a été diffusée pour la première fois sur FR3 en 1981-82, puis en 1982-83, puis en 1983-84. Je devais donc avoir 5 ou 6 ans.

Publié dans A propos de moi, A propos de...

Le jour où j’aurais mieux fait d’aller me coucher.

Temps de lecture : 3’30

Qui n’a jamais essayé de blouser ses parents au moment d’aller se coucher ? Pas moi. efeb0-shy-smileyEt je dirais même plus, telle fut prise qui croyait prendre.

Ce soir-là, je n’avais visiblement pas très envie de dormir. Et comme une bêtise est plus exaltante à deux, j’emmenai mon petit frère dans mon aventure. Donc, l’heure du coucher étant venue, ma mère nous prodigua les non-négociables rituels du soir (câlins, bisous, bonne nuit…), ferma la porte la chambre et s’en alla regarder le film de 20h40 (oui, à cette époque, les films commençaient « tôt »). Nous Moi, espiègle, en avais décidé autrement. Et, comme on se croit très malin, plus malin qu’on ne l’est vraiment, quand on est minot, et surtout, qu’on s’imagine que nos parents sont moins malins que nous, j’ai cru que mes parents n’y verraient que du feu. Et bien, croyez-le ou non, mes parents ne sont pas neuneus, et comme tous les parents, ils voient tout, entendent tout, devinent tout. Donc, après un temps raisonnable pour faire croire que nous nous étions endormis (et oui, j’avais pensé à tout), je me levai, entraînai mon frère, et à pas de velours sur la moquette du couloir (ça aide), nous nous rendîmes jusqu’au salon. Comme d’habitude, la porte était entrebâillée (pour atténuer le bruit de la télé mais tout de même pour nous entendre si nécessaire), nous jetâmes un œil curieux vers le petit écran (enfin, surtout moi, car mon frère lui, était plutôt dans le jeu de cache-cache que dans celui d’observateur indiscret). On devait gloussait, faire du bruit car nous entendîmes un impérieux « allez vous coucher ». Nous nous exécutâmes, avant de revenir à la charge… et obtenir la même sentence. De tentatives en tentatives, je réussis à apercevoir une scène du film tant convoité. Et là, horreur ! J’aperçus des plongeurs fouiller une épave de bateau, et une tête en décomposition sortir d’une cassure de la coque ! Je regardais Les Dents de la mer. N’écoutant que mon courage, je pris mes jambes à mon cou, abandonnant mon frère au passage, courus jusqu’à notre chambre, sautai dans mon lit et décidai…qu’il était l’heure de se coucher !

Je ne sais pas si cette péripétie est survenue avant ou après, mais cette expérience ne fut pas la seule de ma prime jeunesse. En ce temps-là, nous allions le dimanche chez ma grand-mère, à 45 minutes de route de chez nous (45 longues minutes quand on a le mal de voiture). Le soir, à cause du trajet, nous rentrions un peu trop tard pour nous coucher à l’heure habituelle. Profitant de ce laps de temps providentiel et parce que je ne voulais plus prendre mon bain avec mon frère, je pouvais assouvir mon envie de télé pendant quelques instants. Sauf que ce jour-là, n’ayant pas prêté attention au programme que j’avais choisi au hasard, mes parents me laissèrent avec de mignonnes petites poupées, qui trucidaient tout le monde, et des soldats de plomb qui plombaient les autres. Heureusement, mon frère me sauva en terminant son bain express. Vous pensez que ce fut la fin du cauchemar ? Que nenni ! Ce n’était peut-être pas Maurice Jarre ni Ennio Moriconne mais le compositeur connaissait son art. La musique à elle seule donnait vie aux images invisibles. Voilà comment j’ai vu un minuscule extrait du film Dolls (pour les plus curieux mais peut-être frileux, les Inconnus ont détourné une scène du film pour leur sketch « Les poupées Klaus Barbie« ).

N’ayez crainte, le traumatisme fut léger (à moins que justement ce ne soit le début d’une folle série ?), car je suis devenue une adepte des films d’épouvante. Mon « monstre » préféré, c’est Freddy.
Freddy2 (C) Wes Craven

Je dédis ce billet à ma maman, qui n’aura, j’en suis sûre, aucun souvenir de cette histoire et qui n’aura certainement jamais soupçonné que l’arroseur a été arrosé.