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Le jour où je me suis fait percer les oreilles

Temps de lecture : 1 minute

Je ne sais pas si c’est un vrai souvenir, dans ce cas, ce serait probablement le plus ancien, ou si c’est le souvenir de ce qu’on ma raconté. Mais, je vois encore aujourd’hui, la scène comme si j’y étais. J’avais 3 ou 4 ans. Et à 4 ans, on est une grande ! Alors, ce fut le moment que choisirent mes parents pour me faire percer les oreilles. Rendez-vous pris dans une bijouterie. Et voici mon « souvenir ». Je suis devant un miroir de type psyché. Je me regarde, je regarde mes oreilles nouvellement percées. Je crois qu’on me met devant le miroir car  j’ai un peu mal et qu’on veut me montrer que la douleur en vaut la peine car je suis très jolie avec mes boucles d’oreilles. Et ça marche…jusqu’au moment où je vois une petite goutte de sang sur mon lobe. Et là, c’est les chutes du Niagara dans mes yeux.

Bon, cela ne m’a visiblement pas traumatisée car une dizaine d’années après, j’ai fait percer mes oreilles une deuxième fois, puis une troisième et j’ai même succombé à la mode des piercings.

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Le jour où j’ai mis le jambon dans le torchon

Temps de lecture : 1 minute

Comme beaucoup d’enfants, je retirais une certaine fierté lorsque mes parents me donnaient des responsabilités. Je ne sais plus quel âge je pouvais avoir, mais j’étais assez grande pour aller faire des courses toute seule. Et ce jour-là, mon père m’envoya chez le boucher chercher des tranches de jambon. Et de me préciser « tu demanderas du jambon dans le torchon »
Et pourquoi pas un steak dans la serviette pendant qu’on y est ! Je ne suis pas un lapin de 6 semaines moi !

Me voilà donc partie chez le boucher, fière d’avoir déjouer la blague que voulait me faire mon père. J’arrivai à la boucherie et demandai…des tranches de jambon. Ce à quoi le boucher me répondit : « dans le torchon ? »

Voilà comment je découvris qu’on pouvait manger du jambon (cuit) « dans le torchon ».

(image : (C) Pomona)

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Le jour où Mme Pigeau a compris que je n’aimais pas la macédoine

Aujourd’hui, plus question de forcer les enfants à manger quand ils vont à la cantine. Et Mme Pigeau, la surveillante de cantine de l’école Diderot, dans les années 80, aurait dû suivre ce précepte.

Tous les parents le savent, il est parfois difficile de faire manger certains aliments aux enfants. La couleur, l’odeur, l’aspect jouent beaucoup dans l’envie de s’adonner au pécher de gourmandise. Il y a aussi le goût qui détermine si le mets aura du succès ou non. Mais moi, la macédoine, j’aime pas ! Et quand je dis j’aime pas, c’est vraiment que je n’aime pas. Pourtant, j’aime les petits pois, les carottes, les haricots verts, les pommes de terre, bon, pas trop les navets, j’admets. Mais tout mélangé ensemble, j’aime pas. (NB : c’est un peu pareil pour la jardinière de légumes mais il n’y a pas de mayo alors ça passe difficilement mais ça passe). Alors le jour où il y a eu de la macédoine à la cantine, j’ai dit à Mme Pigeau que je n’aimais pas. Mais, elle n’a pas voulu céder, ce n’est pas une petite fille de 6 ans qui aller décider. Elle m’a sortie de la table commune pour m’installer à côté d’elle…et elle m’a forcée à manger ma macédoine. Oh, elle ne m’a pas forcée longtemps parce que très rapidement, je lui ai rendu le tout, rendu au sens propre ! (je suis gentille hein ?). Après cela, elle ne m’a plus jamais obligé à manger de la macédoine ! depositphotos_43443169-stock-illustration-big-smile-emoticon CQFD.

NB : l’expérience (voir le billet de la semaine dernière), ça marche aussi quand on est adulte !

 

LSF

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Le jour où je me suis trompée d’un œuf

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La connaissance passe par l’apprentissage et l’expérience. C’est ce que j’ai découvert à la cantine quand j’étais en CP ou peut-être en CE1.

Je ne détestais pas les épinards, même si je n’en raffolais pas. Mais lorsque c’était œuf épinard au menu, beaucoup d’élèves négociaient pour réduire la taille des portions dans leur assiette.
Ce jour-là, ce ne fut pas la qualité culinaire ou gustative qui me motiva mais simplement le manque d’appétit. Lorsque la cantinière arriva pour me servir, je lui demandai donc un œuf et demi. Elle fut surprise et dit quelque chose du genre « dis donc, tu as faim aujourd’hui ! » Je compris vite ce qu’elle voulait dire quand elle me servit …un œuf et demi. Et aussi rapidement, je compris qu’en fait, je voulais un demi œuf.
Maintenant, imaginez que ce jour-là, je demandai la moitié d’un œuf. Et bien, je n’aurais pas acquis la notion de « un et demi » et « un demi ». CQFD
Geluck_Banane.jpg

(illustrations : œuf en colère (libre de droit), Le Chat (C)Geluck)

LSF

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Le portrait chinois de mon enfance

Faire le portrait chinois de mon enfance s’est avéré plus complexe que je ne le pensais ; comment choisir parmi mes souvenirs alors que tous évoquent une sensation, une émotion. Mais je tente l’expérience.

– si j’étais…un lieu, je serais Soulac (Gironde). Dans mes souvenirs, j’y ai passé de nombreux étés, en vacances. En vrai, il paraît qu’on y est allé 2 ou 3 fois maximum. Quoi qu’il en soit, j’en ai gardé de beaux souvenirs.
Soulac

– si j’étais… un trait de caractère, je serais timide.
Timide©

– si j’étais… un défaut, je serais boudeuse.

– si j’étais… une fleur, je serais un coucou (primevère officinale).
primevere_officinale
Quand j’étais petite, j’avais l’habitude de détacher la corolle (la fleur) et de sucer la partie sucrée. Et ce qui devait arriver, arrivait : régulièrement, j’avalais le pistil.

– si j’étais… un animal, je serais un berger allemand. Ma grand-mère a eu un berger allemand, Princesse. Mon père me racontait que quand j’étais petite, à l’âge du berceau, Princesse se couchait sous mon landau pendant que je dormais, et elle grognait sur ceux qui s’approchait de nous.

– si j’étais… un livre, je serais Où est spot, mon petit chien ? Spot.jpg
J’adorais soulever les cachettes. Et ma fille aussi.

– si j’étais… une chanson, je serais La p’tite hirondelle. Comme beaucoup de comptines, La p’tite hirondelle révèle une histoire cachée plus sombre. Mais pour moi, c’est l’une des chansons que je chantais dans la cour de récréation avec les copains.

– si j’étais…un jouet, je serais

arbre.jpg C’est l’Arbre magique de Vulli.

– si j’étais… un film, les Dents de la mer. Mais je vous en parlerai dans quelques jours.

– si j’étais…un dessin-animé, je serais Winnie l’ourson ou peut-être Les Mystérieuses cités d’or, ou Il était une fois la vie, à moins que je ne sois Cobra, Ulysse 31 ou Astro le Petit robot.

Cobra
Il était une fois la vie
Ulysse 31
Astro le petit robot

– si j’étais…une odeur, je serais l’odeur du bitume mouillé. Je sais, c’est bizarre mais j’adorais et j’adore encore cette odeur.

– si j’étais…un dessert, je serais de la semoule aux raisins. Tous els mercredis, mon frère et moi réclamions de la semoule aux raisins à ma mère. Et on se battait pour savoir qui mangerait la peau (la pellicule qui se formait quand la semoule refroidissait). 

– si j’étais… une maxime, je serais « ça sert à faire parler les bavards ». C’est ce que nous disais ma grand-mère quand on lui demander de répéter quelque chose qu’on avait entendu.
Petits_bonheurs(C) L’ABC des petits bonheurs
– si j’étais… une heure de la journée, je serais 8h. Jusqu’à l’adolescence, c’était à laquelle je me levais…systématiquement.
– si j’étais… une lettre de l’alphabet, je serais le N, parce que c’est l’initiale de mon surnom.
– et mon objet transitionnel, mon Nin-nin quoi (apparemment parce que je ne m’en souviens pas), que ma fille appelle Monsieur hibou, c’est un range-pyjama non identifié.