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Souvenirs

La période estivale étant une période chargée pour moi, je vous propose une rubrique « le jour où » spécial été. Ce sera l’occasion de vous parler de moi et de laisser à mes descendants quelques anecdotes sur mon enfance. Je vous raconterai des souvenirs amusants, qui, pour des raisons que j’ignore, sont encore dans ma mémoire aujourd’hui, alors qu’ils sont bien anodins.

Mon premier article sera un « portrait chinois de mon enfance ».

LSF

 

Publié dans Le "petit" patrimoine de Touraine, Petite histoire de la Touraine

Tours dans les années 20 – au détour d’un plan

Temps de lecture : 7 minutes

J’ai dans ma bibliothèque un vieux plan de Tours (Gambier éditeur). Malheureusement (ou pas), il n’est pas daté. Je suis donc partie à la recherche d’indices qui me permettraient de le situer dans le temps. Et mes connaissances de guide agréée VPHA ont été mises à mal.

Première chose que je constate, le quartier de mon enfance, le quartier du Sanitas (1958) n’existe pas. Sanitas 

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Les Saponariens morts pour la France

Dans le cimetière de Savonnières, il y a des tombes anciennes. Mais la notion d’ancienneté n’étant pas universelle, soyons précise. Dans le cimetière de Savonnières, il y a (encore) des tombes datant du XIXè siècle, et des tombes centenaires, datant de la Première Guerre mondiale. La petite commune, comme beaucoup, perd un grand nombre de ses habitants durant la Première Guerre mondiale, dont beaucoup étaient nés à Savonnières. En 1911, la population saponarienne s’élève à 1101 personnes, en 1921, elle s’élève à 1027 personnes. Mais la commune avait commencé à voir sa population baisser depuis 1881. La guerre fait au moins 30 soldats morts pour la France parmi les habitants, dont au moins 16 étaient nés à Savonnières (en bleu dans la liste ci-dessous).

– Emmanuel Ernest PASQUEREAU, 1886-1915, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Robert Louis Armand FONVERNE, 1890-1916, né à St-Avertin (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Auguste Louis Prosper DAVID, 1877-1916, né à St-Hilaire de Montagne (Vendée), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Eugène René JUDE, 1893-1916, né à Ballan-Miré (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– François Jules FROMAGER, 1885-1916, né au Lude (Sarthe), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– François Jean Baptiste CAILLAUD, 1895-1916, né à Ballan-Miré (Indre-et-Loire) – tombe toujours dans le cimetière de Savonnières, Mémoire des Hommes
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– Robert Louis Jean BEAUMONT, 1894-1916, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Lucien Gaston HERBASSIER, 1892-1916, né à Savonnières, mort pour la France, tombe toujours dans le cimetière de Savonnières, Mémoire des Hommes
– Victor Auguste Alfred LERPINIERE, 1893-1916, né à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– PARE Henri, 1890-1916, né à Asnières les Bourges (Cher), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Louis Eugène GRANGER, 1892-1916, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Arsène SERELLE, 1889-1914, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Maurice Marcel REMON, 1894-1917, né à Tours (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Théophile Louis LEOTIER, 1897-1917, né à Rivarennes (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Ferdinand CERISIER, 1895-1918, né à Savonnières, mort pour la France, tombe toujours dans le cimetière de Savonnières, Mémoire des Hommes
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– Auguste MOLISSON, 1887-1918, né à St-Epain (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Emile Hyacinthe NOURRY, 1884-1918, né à Cangey (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Raoul-Anatole ROUAULT, 1892-1914, né à Huismes (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Théodore-Pierre MAILLET, 1877-1918, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Gustave Louis Ernest CAILLARD, 1896-1919, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Louis Jean Emmanuel ROUGEBEC, 1881-1914, né à Savonnières, mort pour la France, tombe toujours dans le cimetière de Savonnières, Mémoire des Hommes
– Maximilien Marie Joseph FERIN, 1891-1914, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Eugène RECOLLON, 1885-1917, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Victor Désiré ROY,  1888-1814, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Louis Auguste JAHAN, 1893-1914, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Auguste Georges MARCHAND, 1892-1914, né à Druye (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Georges Robert LECOMTE, 1893-1916, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Alphonse Théodore ROUZEAU, 1880-1916, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Louis Alexandre ROY, 1893-1918, né à Savonnières, mort pour la France, Mémoire des Hommes
– Fernand Jean Baptiste MARECHAU, 1890-1918, né à Ballan-Miré (Indre-et-Loire), mort pour la France, Mémoire des Hommes

Pas trouvé l’acte de décès de Justin Rougebec (1887-1914, tombe toujours présente dans le cimetière de Savonnières), Jean Maurice Courvoisier (absent de la base Mémoires des hommes, tombe toujours présente dans le cimetière de Savonnières), Marcel Trigalot (1892-1914, tombe toujours présente dans le cimetière de Savonnières), Emmanuel Beaussier (1891-1914, tombe toujours présente dans le cimetière de Savonnières).

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Les tombes anciennes de Savonnières

Après celles de Ballan, je m’intéresse aux tombes anciennes d’une autre petite commune d’Indre-et-Loire.

Savonnières est situé sur la rive gauche du Cher. Au Nord-Ouest, il y a Berthenay, à l’Ouest, Villandry, au Sud, Druye, au Sud-Est, Ballan et au Nord-Est, St-Genouph.
Le blason de la commune est D’argent à la saponaire fleurie de gueules, tigée et feuillée de sinople, chaussé d’azur aux deux fleurs de lys d’or.
Quant à la population, elle est de 1166 habitants en 1793, 3151 en 2016 (Sources : Ldh/
EHESS/Cassini jusqu’en 1999 et Insee).

Si ma première visite dans un cimetière m’avais laissé une sensation pesante, ma promenade à Savonnières n’a pas été plus douce. En effet, dès l’entrée de ce lieu de recueillement, on tombe sur le carré des enfants.

Je n’ai pas identifié le nom de la première tombe. En revanche, la deuxième tombe est celle de frère et sœur, Lucien et Lucienne Lebougre (1915-1918 / 1918-1919).

Deux autres frères suivent, Maximilien et  Maximilien Albert Léon Mergerand (1896-1896 / 1898-1898).

Et deux autres frères et sœurs, Jean et Geneviève Wiard, âgés de 3 mois.
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« Ici repose une centenaire » ? Mme Guibert-Bodin aurait même 102 ans.

Effectivement, elle est bien centenaire. Céline Victorine, fille de Pierre Bodin, cultivateur, et d’Anne Madeleine Messant, naît le 21 juillet 1836 à Savonnières. Elle meurt le 30 janvier 1938 dans la même commune.

La tombe la plus ancienne date de 1882. C’est celle d’Alphonse Martin Noël Guette, né le 03 octobre 1877 et décédé 4 ans après, le 1er juin 1882.

Son petit frère, qu’il ne connaîtra pas, le rejoint 18 mois plus tard.

La plus vieille saponarienne s’appelle Madeleine Leroux. Elle « hante » la commune depuis 207 ans, dont 72 ans bien vivante. Elle naît le 22 octobre 1812 à Savonnières et meurt le 24 novembre 1884 dans la même commune.

Le plus vieux saponarien, Nicolas Reignier, est né le 06 septembre 1820 à Ballan, il y a presque 199 ans. Il meurt à Savonnières le 22 mars 1897. C’est par son mariage avec Eléonore Merienne, le 24 septembre 1849, qu’il devient habitant de la commune.

Parmi les autres tombes, celles d’Yves Jubault (1935-1941), Georgette Beaumont (1901-1901), Jacques Roy (1903-1903), Julienne Emilienne Chevrier (1904-1904), Suzanne Daguet (1904-1905), Théodore Eugène Fournier, Georges Viau (1907-1907), Fernande Viau (1899-1899), Marie Claude Portefaix (1943-1945), Gustave Jacques Caillard (1886-1886), Françoise Artaud (1856-1923), Marie Julia Devigneau (ca 1875-1902), Aimé Roy (ca 1862-1931), Raoul Bertier (1867-1930), Joséphine Hervé, Marie Tourmeau (1848-1930), Jeanne Maurice (1822-1887), Auguste et Louis Lemonnier (1874-1899/1844-1881), François Clément, Joseph Simon (ca 1852-1916), Joseph Vuillaumé (ca 1825-1927), Marie Louise Portefaix (1916-1946), Marie Moussard (1866-1950), Arsène Messant (ca 1840-1875) et Célestine Hardy, Célestine Arrault (ca 1864-1936), François Reignier (ca 1854-1929), Armand Reignier (1889-1889), Gisèle Artault (1938-1939).

Et les soldats morts pour la France.

 

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Entre choir et gésir, il faut choisir.

Hier, j’évoquais la nouvelle pratique dans l’enregistrement des naissances.
Ce qui sera sans nul doute une difficulté supplémentaire pour les généalogistes, trouvera son pendant avec les recherches sur les décès. En effet, aujourd’hui, tout comme on ne naît plus chez soi, on ne meurt plus à la maison. Et parce qu’on meurt dans la commune où se trouve la structure médicale, les lieux de décès et d’inhumation sont souvent différents.

J’ai encore du boulot pour vérifier que mes ancêtres mourraient bien chez eux car si je calcule jusqu’à G10, il me manque 304 décès (sur les 562 ancêtres identifiés mon arbre). Mais je peux déjà dire que deux d’entre ont un lieu de sépulture différent de leur lieu de décès (ma grand-mère et son père, décédés à l’hôpital) et trois autres ne sont pas morts « chez eux ». Parmi les trois, il y a mon sosa 200, Pierre Auclerq, mort noyé après une chute dans le puits du village et son fils Pierre (sosa 100), décédé chez son fils, à 7 km de chez lui. Et il y a mon AGP, mort chez son frère, à 9 km de chez lui.

Pascal s’est penché sur la question des causes de décès de nos ancêtres dans les campagnes, notamment dans une petite paroisse de Mayenne, de 1776 à 1780.

Pour ma part, je sais que trois de mes ancêtres sont morts de maladie, Marie Auger (sosa 405), en 1785, Charles Mennauteau (sosa 406), en 1779 et Urbain Agenet (sosa 2028), en 1712.
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Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu nais, je te dirai où tu vis.

Cela peut paraître être une évidence pour nos ancêtres, ça n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, si les primo-parturientes pouvait retourner chez leur mère pour donner naissance à leur enfant, et ainsi quitter la commune où elles vivaient, la quasi-totalité femmes accouchait dans leur maison. Aujourd’hui, la norme est plutôt d’accoucher à l’hôpital ou en clinique et (de moins en moins) rares sont celles qui accouchent chez elles. Donc, les naissances n’ont pas lieu dans la commune de résidence de la mère mais dans la commune où est située la structure médicale.

Ne croyez pas que ce sujet n’intéresse que les généalogistes, le Sénat a délibéré sur ce thème (voir www.senat.fr).

Et pour les plus fervents défenseurs de la cause des communes sans actes de naissances, cliquez ici.

Ceci dit, et contrairement aux idées reçues, naître dans une commune ne signifiait pas forcément y passer toute sa vie et y mourir. Déjà parce que souvent, l’un des deux époux partait vivre dans la commune de son conjoint, et parce que les personnes « voyageaient » plus qu’on ne le pense. Parfois de quelques kilomètres, parfois d’un département à un autre limitrophe mais aussi parfois vers une région plus lointaine. Lire la suite de « Dis-moi où tu nais, je te dirai où tu vis. »