Publié dans Patrimoine à découvrir, Personnalités tourangelles

Les tombes anciennes de Ballan-Miré

Tous les cimetières comportent un carré ancien, tous les cimetières sont parsemés de tombes d’un autre temps. Le cimetière de Ballan-Miré (Indre-et-Loire) n’échappe pas à la règle.
Après avoir obtenu l’autorisation de la mairie, je suis allée à la rencontre de ces inconnus oubliés.

La sépulture la plus ancienne que j’ai trouvée date de 1851. C’est celle de Marie Boilève, décédée le 19 janvier 1851 à l’âge de 86 ans.
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La plus jeune décédée (tombes anciennes) est Arlette Annick Brault, décédée le 16 octobre 1940 à l’âge de 5 mois (carré G5, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Juste à côté de la tombe d’Arlette se trouve celle de Jackie Brault, 8 mois (carré G3, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Les deux enfants sont certainement parents puisqu’Emmanuel, employé des chemin de fer est le père de la première et que le déclarant pour le second est Emmanuel, garde-barrière.

Il y a de nombreuses tombes devenues anonymes (G69-G62-G36, G54-G71-G22, G25-G23-G24, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise).

Certaines tombes n’ont plus de nom mais sont identifiables grâce aux procès verbaux de la Mairie. C’est le cas de la tombe G1 (concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), dans laquelle repose Alain Lebrougre.
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Il y a aussi les tombes qui ne font pas l’objet d’une procédure de reprise mais qui sont visiblement à l’abandon. Le temps fait son œuvre.

Pour finir, on trouve les tombes disparues (carrés G38-G35, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise). Seul le panonceau de la Mairie indique qu’ici gît encore un Ballanais.

En 2017, il reste encore 7 tombes de soldats morts pour la France, Henri Beluet (carré G27), Charles Bled (carré B82), Adrien et Constant Champeaux (carré G31), Constant Migeon (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), Pierre Poirier (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), De Serbrun (carré A49).

 

Et quelques noms au hasard…

 

LSF

 

3 commentaires sur « Les tombes anciennes de Ballan-Miré »

  1. Bravo pour ce travail. J’aime beaucoup aussi la « mode » des tombes en forme de cœur… Est-ce facile d’obtenir l’autorisation de la mairie ?

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    1. Bonjour Françoise, pour répondre à ta question, je dirais « ça dépend ».

      J’ai découvert qu’un cimetière n’était pas un lieu public et qu’on ne pouvait pas y faire des photos comme on le souhaitait, de façon un peu brutale ! En effet, je suis tombée sur l’ancien gardien des lieux qui m’a aimablement demandé qui j’étais, ce que je faisais, pourquoi, que je n’avais pas le droit et que si je n’arrêtais pas tout de site, il allait me virer à coups de pieds au c. !

      Forte de cette expérience, je suis allée à la Mairie de Ballan en expliquant que je souhaitais participer au projet « sauvons nos tombes » du site de généalogie Geneanet, qu’il s’agissait des faire des photos pour indexer les tombes anciennes (reprise de concession, tombes à l’abandon, soldats morts pour la France) et de publier les photos pour que d’éventuels généalogistes amateurs retrouvent des ancêtres.
      J’ai trouvé une interlocutrice sensible à mes arguments, qui m’a donné un accord de principe sous réserve d’obtenir une autorisation du maire. J’en ai profité pour voir s’il était possible de consulter quelques documents anciens sur les tombes disparues (on ne sait jamais !). Contacts pris, lettre de demande d’autorisation écrite, j’ai reçu une réponse quelques semaines après avec un plan du cimetière, les concessions en procédure de reprise, les noms connus, et une lette presque d’excuse car ils ne pouvaient me fournir, de suite, la liste des soldats morts pour la France. Ils ont pris contact avec une association locale et m’ont fourni la liste « manquante » peu de temps après.
      Bref, le rêve !

      Pour la deuxième mairie contactée (toujours en direct), la secrétaire a directement appelé le Maire et l’autorisation m’a été donnée immédiatemen sans vraiment que j’explique le pourquoi de ma démarche. Avantage : rapidité ; inconvénient, pas de trace écrite si je veux y retourner.

      Troisième et quatrième mairies. Lettre morte pour la première (pas de réponse même négative) et appel sur mon portable pour la dernière. Mon interlocuteur avait l’air suspicieux et m’a fait parlé pendant près de 20 minutes (juste avant d’aller bosser, je la voulais cette autorisation !!!). Finalement, sous réserve de ne pas gêner le recueillement des personnes et de retirer la photo si une famille le demandait, j’ai pu photographier le cimetière.

      Donc, du + et du -.

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    2. Merci pour ce message. Je suis d’accord au sujet des plaques funéraires en forme de cœur, cela donne un côté très touchant (outre la tombe elle-même qui inspire du recueillement et de la compassion pour les disparus).

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