Publié dans La boîte à trucs, Qui sont mes ancêtres ?

Dis-moi où tu gis, je te dirai comment tu t’appelles.

Le département d’Indre-et-Loire a été créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. Dès la fin du XVIIIè siècle, certaines communes du département fusionnent (fusion pour créer une nouvelle commune ou rattachement/absorption d’une petite commune au profit d’une plus grande). Jusqu’en 2016, le département comptait 277 communes. Trois « communes nouvelles » sont créées en 2017, une quatrième en 2018, portant le nombre total de communes à 272 (cf. liste des communes d’Indre-et-Loire).

Mais comment appelle-t-on les habitants de chaque commune ? (en bleu, les communes où sont morts mes ancêtres)

Abilly Abillois(es)
Ambillou Ambellousien(ne)s
Amboise Amboisien(ne)s ou Ambacien(ne)s
Anché Anchéen(ne)s
Antigny-le-Tillac
Antognicien(ne)s
Artannes-sur-Indre Artannais(es
)
Assay Assayen(ne)s

Athée-sur-Cher Athégien(ne)s
Aubigny (rattaché à Loché-sur-Indrois en 1823)
Autrèche Autrèchois(es)
Auzouer-en-Touraine Auzouérien(ne)s ou Auzouerrien(ne)s
Avoine Avoinais(es)
Avon-les-Roches Avonnais(es)
Avrillé-les-Ponceaux Poncivrllien(ne)s
Azay-le-Rideau Ridellois(es)
Azay-sur-Cher Azayen(ne)s ou Azayrois(es) ou Azéen(ne)s
Azay-sur-Indre Azéen(ne)s
Balesmes (fusion avec La Haye-Descartes pour former la commune de Descartes, par arrêtés préfectoraux des 11 juillet et 26 décembre 1966)
Ballan (fusion avec Miré pour former la commune de Ballan-Miré, au profit de Ballan, par ordonnance royale du 16 septembre 1818)
Ballan-Miré Ballanais(es)
Barrou Barrouvien(ne)s
Beaulieu-lès-Loches Bellilocien(ne)s
Beaumont-en-Véron Bellimontois(es)
Beaumont-lès-Tours (rattaché à Saint-Etienne Extra par ordonnance royale du 1er janvier 1823)
Beaumont-la-Ronce Beaumontois(es) (en 2017, forme avec Louestault, la commune nouvelle Beaumont-Louestault)
Beaumont-Louestault ?
Beaumont-Village Beaumontois(es)
Benais Benaisien(ne)s
Berthenay Berthenaysien(ne)s
Betz-le-Château Castelbessin(e)s
Bléré Blérois(es)
Bossay-sur-Claise Bosséen(ne)s
Bossée Bosséen(ne)s
Le Boulay Boulayen(e)s
Bourgueil
Bourgueillois(es)
Bournan Bournanais(es)
Boussay Bousséen(ne)s
Braslou
Braslousien(ne)s
Braye-sur-Maulne
 Braylois(es)
Brèches Bréchois(es)
Bréhémont
Bréhémontais(es)
Bridoré Bridoréen(ne)s
Brizay Brizéen(ne)s
Bueil-en-Touraine
Bueillois(es)
Candes-Saint-Martin Candais(es)
Cangey Cangéen(ne)s
Céré-la-Ronde Céréen(ne)es
Cerelles Cerellois(e)s
Chambon Chambonnais(es)
Chambourg-sur-Indre Chambourgeois(es)
Chambray-lès-Tours Chambraisien(ne)s
Champigny-sur-Veude Campinois (es)
Chançay Chancéen(ne)s
Chanceaux-près-Loches Chancellois(e)s
Chanceaux-sur-Choisille Cancellien(ne)s
Channay-sur-Lathan Channéen(ne)s
Charentilly Charentillais(e)s
Chargé Chargéen(ne)s
Charnizay Charnizéen(ne)s
Château-la-Vallière Castelvalérien(ne)s
Château-Renault Renaudin(e)s
Chaumussay Chaumusséen(ne)s
Chaveignes Chaveignais(es)
Chédigny Chédignois(es)
Cheillé
Cheillen(ne)s
Chemillé-sur-Dême ?
Chemillé-sur-Indrois Chemillois(es)
Chenonceaux Chenoncellois(es)
Chenuson (rattaché à St-Laurent-en-Gâtines, par ordonnance royale du 22 octobre 1822)
Chézelles Chézellois(es)
Chinon Chinonais(es)
Chisseaux Chisseaussois(es)
Chouzé-le-Sec (rattaché à Château-la-Vallière, par ordonnance royale en 1817)
Chouzé-sur-Loire Chouzéen(ne)s
Cigogné Cogognassien(ne)s
Cinais Cinaisien(e)s
Cinq-Mars-la-Pile Cinq-Marsien(ne)s
Ciran Ciranais(es)
Civray-de-Touraine Civraisien(ne)s
Civray-sur-Esves Civraysien(ne)s
Cléré-les-Pins Clérençois(es)
Continvoir Continvoironais(es)
Cormery Cormerien(ne)s
Couesmes Couesmois(es)
Coulangé (fusion avec Villeloin pour former la commune de Villeloin-Coulangé, par ordonnance royale du 1 août 1831)
Courçay Courciquois(es)
Courcelles-de-Touraine Courcellois(es)
Courcoué Courcouézien(ne)s
Coteaux-sur-Loire (commune nouvelle formée par la réunion de St-Michel-sur-Loire, de St-Patrice et d’Ingrandes-de-Touraine) gentilé en attente de vote
Couziers Couzéen(ne)s
Cravant-les-Côteaux Cravantais(es)
Crissay-sur-Manse Crissayais(es)

Crotelles Crotellois(es)
Crouzilles Crouzillois(es)
Cussay Cussayais(es)
Dame-Marie-les-Bois Donnamarien(ne)s
Descartes Descartois(es)
Dierre Dierrois(es)
Dolus-le-Sec Dolusien(ne)s
Draché Drachéen(ne)s
Druye Druyen(ne)s
Epeigné-les-Bois Epeignois(es)
Epeigné-sur-Dême Spinaçois(es)
Esves-le-Moutier Esvanais(es)
Esvres Esvrien(ne)s
Etableaux (rattaché au Grand-Pressigny, par ordonnance royale du 31 janvier 1821)
Faye-la-Vineuse Fagien(ne)s
Ferrière-Larçon Ferrillon(ne)s
Ferrière-sur-Beaulieu Ferriérois(es)
Fondettes Fondettois(es)
Francueil Francueillois(es)
Genillé Genillois(es)
Gizeux Gizellois(es)
Grazay (rattaché à Assay, par ordonnance royale du 30 juillet 1823)
Hommes Houlmois(es)
Huismes Huismois(es)
Ingrandes-de-Touraine Igorandais(es) (en 2017, forme avec St-Michel-sur-Loire et St-Patrice, la commune nouvelle de Coteaux-sur-Loire)
Jaulnay Jaulnaysien(ne)s
Joué-lès-Tours Jocondien(ne)s
L’Ile-Bouchard Bouchardais(es)
La Celle-Guenand Cellois-Guénandais(es)
La Celle-Saint-Avant Cellois(es)
La Chapelle-aux-Naux Chapellois(es)
La Chapelle-Blanche-St-Martin Chapellois(es)
La Chapelle-sur-Loire Chapelon(ne)s
La Croix-en-Touraine
Crucificien(ne)s ou Crucifixien(ne)s
La Ferrière Ferrillon(ne)s
La Guerche Guerchois,(es)
La Haye-Descartes (fusion avec Balesmes pour former la commune de Descartes, par arrêtés préfectoraux des 11 juillet et 26 décembre 1966)
La Membrolle-sur-Choisille Membrollais(es) (création en 1873 par le démembrement de la commune de Mettray)
La Riche Larichois(es)
La Roche-Clermault Clérimaldien(ne)s
La Ville-aux-Dames Gynépolitain(e)s
Langeais Langeaisien(ne)s (en 2017, forme avec Les Essards, la commune nouvelle de Langeais)
Larçay Larcéen(ne)s
Lémeré Lémerézien(ne)s
Le Grand-Pressigny Pressignois(es)
Le Louroux Lourousien(ne)s
Le Petit-Pressigny Petits Pressignois(es)
Le Sablon (rattaché à Chaveignes en 1823)
Le Sentier (rattaché à Monthodon en 1822)
Le Serrain (rattaché à Semblançay en 1831)
Lémeré Lémerézien(ne)s
Lerné Lernéen(e)s
Le Liège Liégeois(es)
Les Essards (en 2017, forme avec Langeais, la commune nouvelle de Langeais)
Les Hermites Hermitois(es)
Les Pins (fusion avec Epeigné-sur-Dême et Rorthres pour former Epeigné-sur-Dême, par ordonnance royale du 2 octobre 1822)
Lièze (rattaché à Chézelles en 1833)
Lignières-de-Touraine Lignérois(es)
Ligré Ligréen(ne)s
Ligueil Ligolien(ne)s
Limeray Limerien(ne)s
Loché-sur-Indrois Lochéen(ne)s
Loches Lochois(es)
Louans Louannais(es)
Louestault Louestaultien(ne)s
Lublé Lubléen(ne)s
Lussault-sur-Loire Lussaudien(ne)s
Luynes Luynois(es)
Luzé Luzéen(ne)s
Luzillé Luzillois(es)
Maillé Maillacien(ne)s
Manthelan Manthelanais(es)
Marçay Marcéen(ne)s
Marcé-sur-Esves Marcéen(ne)s
Marcilly-sur-Maulne Marcillais(es)
Marigny-Marmande Marignois(es)
Marray Marraysien(ne)s

Mazières-de-Touraine Maziérois(es)
Mettray Mettrayen(ne)s
Miré (fusion en 1818 avec Ballan pour former la commune de Ballan-Miré, au profit de Ballan)

Monnaie Monédien(ne)s
Montbazon Montbazonnais(es)
Montgoger (rattaché en 1792 à St-Epain)

Monthodon Monthodonnais(es)
Montlouis-sur-Loire Montlouisien(ne)s
Montrésor Montrésorien(ne)s
Montreuil-en-Touraine Montreuillois(es)
Monts Montois(es)
Morand
Moranais(es)
Mosnes Mosnois(es)
Mougon (rattaché à Crouzilles en 1833)
Mouzay Mouzéen(ne)s
Nazelles-Négron Nazellien(ne)s (fusion des communes de Négron et de Nazelles en 1971, au profit de Nazelles)
Neuil Neuillois(es)
Neuillé-le-Lierre Novilacien(ne)s
Neuillé-Pont-Pierre Noviliacien(ne)s
Neuvy-le-Brignon Neuillyssois(es)
Neuville-sur-Brenne Neuvillois(es)
Neuvy-le-Roi Novicien(ne)s
Noizay Noizéen(ne)s
Notre-Dame-d’Oé Oésien(ne)s
Nouans-les-Fontaines Nouanais(es)
Nouâtre Nouâtrais(es)
Nouzilly Nouzillais(es)
Noyant-de-Touraine Noyantais(es)
Noyers (rattaché à Nouâtre en 1832)
Orbigny
Orbignois(es)
Panzoult Panzoultais(es)
Parçay-Meslay Parcillon(ne)s
Parçay-sur-Vienne Parçaien(ne)s
Paulmy Palmisois(es) ou Paulmyssois(es)
Pernay Pernaisien(ne)s
Perrusson Perrussonnais(es)
Pocé-sur-Cisse Pocéen(ne)s
Pont-de-Ruan Ruanopontin(e)s
Ports Portais(es)
Pouzay Pouzéen(ne)s
Preuilly-sur-Claise Prulliacien(ne)s ou Preuillacien(ne)s
Pussigny Pussinois(es)
Razines Razinois(es)
Reignac-sur-Indre Reignacois(es)
Restigné Restignon(ne)s
Reugny Reugnois(es)
Richelieu Richelais(es)
Rigny (fusion en 1860 avec Ussé pour former la commue de Rigny-Ussé)
Rigny-Ussé Rigny-Usséen(ne)s
Rillé Rilléen(ne)s
Rilly-sur-Vienne Rillois(es)
Rivarennes Rivarennais(es)
Rivière Rivièrois(es)
Rochecorbon Rochecorbonnais(es)
Rorthres (fusion en 1822 avec Epeigné-sur-Dême et Les Pins pour former la commune d’Epeigné-sur-Dême)
Rouziers-de-Touraine Rouziérois(es)
Saché Sachéen(ne)s
Saint-Antoine-du-Rocher Rocantonien(ne)s
Saint-Aubin-le-Dépeint Saint-Aubinois(es)
Saint-Avertin St-Avertinois(es)
Saint-Bauld (en 2018, forme avec Tauxigny, la commune nouvelle Tauxigny-Saint-Bauld)
Saint-Benoît-la-Forêt Bénédictin(ne)s
Saint-Branchs St-Branchois(es)
Saint-Christophe-sur-le-Nais Christophorien(ne)s
Saint-Cyr-sur-Loire St-Cyrien(ne)s
Saint-Denis-Hors (rattaché à Amboise en 1946)
Saint-Epain St-Epinois(es)
Saint-Etienne-Extra (rattaché à Tours en 1845)
Saint-Etienne-de-Chigny Stéphanois(es)
Saint-Flovier Flovien(ne)s
Saint-Genouph Génulphien(ne)s
Saint-Gilles-de-l’Île-Bouchard (fusion en 1832 avec Saint-Maurice-de-l’Île-Bouchard pour former la commune de l’Île-Bouchard)
Saint-Maurice-de-l’Île-Bouchard (fusion en 1832 avec Saint-Gilles-de-l’Île-Bouchard pour former la commune de l’Île-Bouchard)
Saint-Jean-de-Langeais (fusion en 1790 avec Saint-Laurent-de-Langeais pour former la commune de Langeais)
Saint-Laurent-de-Langeais (fusion en 1790 avec Saint-Jean-de-Langeais pour former la commune de Langeais)
Saint-Germain-sur-Indre (fusion en 1834 avec Saint-Jean-sur-Indre pour former la commune de Saint-Jean-Saint-Germain)
Saint-Jean-sur-Indre (fusion en 1834 avec Saint-Germain pour former la commune de Saint-Jean-Saint-Germain)
Saint-Jean-Saint-Germain ?
Saint-Germain-sur-Vienne Saint-Germinois(es)
Saint-Georges-sur-Loire (rattaché à Rochecorbon en 1808)
Saint-Hyppolite Hyppolytain(ne)s
Saint-Laurent-en-Gâtines Laurentais(es)
Saint-Martin-le-Beau
St-Martinois(es)
Saint-Michel-du-Bois (rattaché à Preuilly-sur-Claise en 1814)

Saint-Michel-sur-Loire, St-Michellois(es) (en 2017, forme avec Ingrandes-de-Touraine et St-Patrice, la commune nouvelle de Coteaux-sur-Loire)
Saint-Nicolas-de-Bourgueil
St-Nicolaisien(ne)s
Saint-Nicolas-des-Motets Montoux Colasien(e)s
Saint-Ouen-les-Vignes Audonien(ne)s
Saint-Patrice, St-Patricien(ne)s (en 2017, forme avec St-Michel-sur-Loire et Ingrandes-de-Touraine, la commune nouvelle de Coteaux-sur-Loire)

Saint-Paterne-Racan
Saint-Paternois(es)
Saint-Pierre-des-Corps Corpopétrussien(ne)s
Saint-Philibert-de-la-Pelouze (rattaché à Gizeux en 1817)
Saint-Quentin-sur-Indrois St-Quentinois(es)
Sainte-Règle St-Réglois(es)
Saint-Roch Rochien(ne)s
Saint-Senoch Saint-Senochois(es)
Saint-Symphorien (rattachée à Tours en 1964)
Saint-Symphorien-lès Ponceaux (rattaché à Avrillé-les-Ponceaux en 1817)
Sainte-Catherine-de-Fierbois Fierboisien(ne)s
Sainte-Maure-de-Touraine Ste-Maurien(ne)s
Sainte-Radegonde (rattachée à Tours en 1964)
Saunay Saunois(es)
Savigné-sur-Lathan Savignéen(ne)s
Savigny-en-Véron Savignéen(ne)s
Savonnières Saponarien(ne)s
Sazilly Sazillien(ne)s
Semblançay Semblancéen(ne)s
Sennevières Seneparien(ne)s
Sepmes Sepmois(es)
Seuilly
Sullacien(ne)s
Sonzay Sonzéen(ne)s
Sorigny
Sorignois(es)
Souvigné Souvignois(es)
Souvigny-de-Touraine Souvignacien(ne)s
Sublaines Sublainois(es)
Tauxigny Tauxignois(es) (en 2018, forme  avec St-Bauld, la commune nouvelle Tauxigny-Saint-Bauld)
Tavant Tavantais(es)
Tauxigny-Saint-Bauld
Tavant Tavantais(es)
Theneuil Theneuillais(es)
Thilouze Thilouzain(ne)s
Thizay Thizéen(ne)s
La Tour-Saint-Gelin Gélinois(es)

Tournon-Saint-Pierre
Tournonnais(es)
Tours Tourangeaux, Tourangelles
Trogues Troguais(es)

Truyes Troïcien(ne)s
Ussé (fusion en 1860 avec Rigny pour former la commune de Rigny-Ussé)
Vallères
Vallérois(es)
Vallières (rattaché à Fondettes en 1805)
Varennes Varennois(es)
Veigné Vindinien(ne)s
Véretz Véretzois(es)
Verneuil-le-Château Verneuilien(ne)s
Verneuil-sur-Indre Vernollien(ne)s
Vernou-sur-Brenne Vernadien(ne)s
Villaines-les-Rochers Villainois(es)
Villandry Colombien(ne)s (en référence à l’ancien nom de la commune avant 1639, Le Colombier)
Villebourg Villebourgeois(es)
Villedômain Villedominis
Villedômer Villedomérien(ne)s ou Villedomerrien(ne)s
Villeloin (fusion en 1831, avec Coulangé pour former la commune de Villeloin-Coulangé)
Villeloin-Coulangé Villaloupéen(ne)s
Villeperdue Villeperdusien(ne)s
Villiers-au-Bouin Villiarébusauboyen(ne)s
Vittray (rattaché à St-Hyppolite en 1827)
Vou Vouzéen(ne)s
Vouvray
Vouvrillon(ne)s
Yzeures-sur-Creuse Yzeurois(es)

(sources :
–  L’Indre-et-Loire, les 277 communes, 2011, éd. Delattre.
– Stéphane Gendron, L’Origine des noms de lieux de l’Indre-et-Loire, communes et anciennes paroisses, 2012, éd Hugues de Chivray.
– www.habitants.fr)

LSF

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Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, ce billet ne sera pas l’occasion de vous parler de gentilé. Ce sera un billet consacré à l’origine (possible) des noms de mes ancêtres.

Avant toute chose, quand et comment se sont formés les noms de famille ?

C’est entre les IXè et XIIè siècles que se répand l’utilisation des noms de famille (exception faite des Romains qui utilisaient un prénom, un gentilice, c’est-à-dire le nom du groupe de famille et un surnom, qui deviendra le nom de famille héréditaire).

Les noms de famille peuvent être formés à partir :

– d’un nom de baptême (Bernard, Martin, Garnier, Béranger…) Parfois, les noms de baptême sont accompagnés d’un préfixe marquant la filiation, comme Ageorges, « fils de » Georges, Fitzgerald, Ibn Saïd, O’Neal, ou d’un suffixe ayant la même signification, comme Robertson, Davydenko, Angelopoulos, Ivanovitch, Fernandez…). Ils sont appelés hypocoristiques lorsqu’il s’agit de diminutifs issus de noms de baptême (Guillaumet, Jacquot, Binet qui vient de Robinet qui vient de Robin qui vient de Robert, Mabilleau qui vient d’Aimable…).
Les noms de baptême peuvent être d’origine germanique (Bernard, Enjalbert), latine (Colomb, Fournier, Lafitte), grecque (André), hébraïque (Michel), bretonne (Guyomard), gauloise (Chastaing), biblique (David, Adam)…

– d’une origine géographique (topo-patronyme) (nom d’une région, d’une ville, d’un village, d’un hameau, d’un lieu d’habitation, comme Lallemand, Pagnol pour Espagnol, Normand, Toulouse, Delalande, Dujardin, Dupont, Rivière…)
– d’un métier (Charbonnier, Métivier, Meunier, Fournier, Lesueur, Maréchal et ses équivalents étrangers tels Legoff, Herrero, Kovac, Lefebvre)
– d’un sobriquet (caractéristique physique ou morale, comme Lepetit, Legrand, Leroux, Leborgne, Hardy, Lecomte, Lejeune, Trouvé…)

(source : Heredis)

En ce qui concerne mes ancêtres, certains étaient peut-être :
– juif (Lejude),
– brun ou blond ou chauve (Lebrun, Blond, Chauveau), petit (Le Corre),
– violent (Chopin),
– franc/hypocrite/fils d’un François (Lefrenc),
– fils d’un certain Genet (Agenet),
– meunier ou boucher ou bourreau ou charbonnier ou vendeur de peau ou boulanger ou forgeron (Meunier, Boucher, Bourreau, Charbonnier, Le Peltier, Painchault, Lefebvre),
– cultivateur d’un petit verger (Bergeret),
– hérétique/sodomite/prêteur sur gage/vaurien (Lebougre),
– noble/qui se donne des airs de nobles (Roy/Baron),
– ivrogne (Boileau)
– équarisseur/ fainéant (Tulasne, qui tue l’âne ou le fatigue à ne pas travailler)

(Et maintenant, la partie en rapport avec mon titre)
Et d’autres devaient vivre sur une lande (Delalande, Deslandes, Mariau), près d’un bois d’aulnes (Aulnet, Delaunay, Desaunay, Verna), ou d’un lieu broussailleux (Brosseau), dans un bois (Desbois), un champs (Deschamps, Desprès), près d’une haie de branches entrelacées (Deplaix).
D’autres étaient peut-être originaires d’Anjou ou de Gascogne (Angevine, Gascogne), d’un hameau d’Anctoville (Gastebled), d’un lieu-dit de St-Epain (Aviron) ou de Neuillé-Pont-Pierre (Mazouer) ou d’un hameau de Rivarennes (Chaussepied), ou de la paroisse de Plaix (rattaché à la commune de Draché en 1792),
Certains habitaient probablement près du cimetière (Cimetière), près d’un calvaire (Delacroix), d’une fontaine ou d’une source (Fontaine), près d’une clôture (Delabarre), en haut du village/d’un coteau (Duault), dans une maison faite de terre et de paille (Debauger),
D’autres vivaient peut-être près d’un sorbier (Cormier), d’un noisetier (Coudray, Coudret, Coudreau), d’un pin (Dupin, à moins qu’il ne soit boulanger), d’un étang (Delestang).

(1) Source bibliographique : Jean Moreau, Les Noms de famille en Touraine, origine, localisation, signification, C.L.D., 1992.
– Geneanet, Origine des noms de famille.
– Filae, Origine, étymologie, popularité de votre nom de famille.

 

LSF

 

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Mes ancêtres Artannais

Temps de lecture : 4 minutes

Celle par qui tout commence, c’est Catherine Guibert, mon sosa 57. Elle est issue d’une longue lignée d’Artannais. Près de 7 générations avant elle ont vécu dans cette petite commune d’Indre-et-Loire (65 ancêtres).

Branche_artannaise (2)
LEGENDE
ancêtre racine : Catherine Guibert

gris : n’ont jamais vécu à Artannes
vert : sont nés à Artannes mais n’y sont pas décédés
jaune : ne sont pas nés à Artannes mais y sont décédés
rouge : ont toujours vécu à Artannes (BMS)
bleu : ont vécu à Artannes mais actes de baptême ou de sépulture manquants
Ancêtres_artannais_G10
LEGENDE
ancêtre racine : Henri Bulot (mon AGP)
gris : n’ont jamais vécu à Artannes
rouge : ont vécu à Artannes
jaune : Catherine Guibert

En l’an X, Artannes comprend 1006 âmes. A titre de comparaison, Tours comprend 20 fois plus d’habitants (source : AD37, annuaire). La population artannaise a oscillé entre 960 et 1160 jusqu’en 1968, puis n’a cessé d’augmenter pour arriver à 2621 habitants en 2016 (source : Ldh/EHESS/CassiniINSEE).
En 1836, la commune se compose de 263 garçons, 231 hommes mariés, 22 veufs, 272 filles, 231 femmes mariées, 65 veuves (source : recensements).
Jusqu’en 1936, Artannes s’appelle Artannes. A partir de 1936, Artannes s’appelle officiellement Artannes-sur-Indre. Parmi les lieux-dits attachés à la commune, un seul identifié est lié à mes ancêtres, La Pichardière, où naît René Brosseau (sosa 458) le 03 juillet 1725 et où décède celle qui sera sa femme, Marguerite Fourmiau (sosa 459), le 25 décembre 1799.

Artannes_la_Pichardière_H2.PNG
(C)AD37, cadastre (1821), Artannes, section H, 2è feuille

Revenons à Catherine Guibert. Deux des AAGP de Catherine, ont retenu mon attention : René Guibert, sosa 912, décédé le 6 janvier 1738 à Artannes à 54 ans, et Claude Chollet, sosa 914, décédé le 19 janvier 1738 à Artannes, à 56 ans. Les deux hommes sont de la même génération (le premier naît le 27 janvier 1683 à Artannes et le second naît le 7 septembre 1681 également à Artannes) et coïncidence, ils meurent à 15 jours d’intervalle, à Artannes. Se connaissaient-ils ? C’est certain car Jacques (1721-1788, sosa 456), le fils de René, épouse Marie (1725-1767, sosa 457), la fille de Claude. La véritable question est de savoir s’ils se sont connus lors de leur enfance ou lorsqu’il a fallu trouver un concubin à leur progéniture. Un troisième AAGP de Catherine, Joseph Brosseau (sosa 916), pourrait aussi avoir connu les deux précédents. Il naît le 20 mai 1682 et meurt le 29 avril 1732 à 49 ans.

Le cas est le même pour Pierre Moreau, sosa 924, né le 29 juillet 1696 et mort le 11 décembre 1742 (à l’âge de 46 ans), et Pierre Chollet, sosa 926, né le 19 mai 1691 et mort le 22 avril 1739 (à l’âge de 47 ans), dont le fils du premier, Pierre (1721-?1748, sosa 462), épouse Marie (1720-1767, sosa 463), la fille du second.

Il s’en est fallu de peu que Jacques épouse la Marie de Pierre, et que la Marie de Jacques épouse Pierre (vous avez suivi ?) ! Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), plutôt que Marie Chollet (sosa 457), et Pierre Moreau (sosa 462) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), plutôt que Marie Chollet (sosa 463). Autrement dit, Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), fille Pierre Chollet et d’Anne Habert, mais il épouse Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, et Pierre Moreau aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, mais il épouse Marie Chollet (sosa 463), fille de Pierre Chollet et d’Anne Habert. Donc, ma sosa 457 aurait pu être ma sosa 463 et inversement.

Marie_Chollet.png

Mon ancêtre artannaise la plus ancêtre est Michelle Tuffeau (sosa 7397). Elle se marie avec Claude Lejude à une date indéterminée (les registres de mariages de la commune ne débutent qu’en 1641 mais le couple se marie avant le 1er février 1635, puisque leur fille Marie naît à cette date). Michelle meurt après le 28 juin 1665 (mariage de son fils Jean avec Renée Duvau), probablement le 16 décembre 1666 à Artannes :
« Le jeudy seziesme jour de décembre 1666 enterrement
de deffuncte femme de Claude Lejude »

Quel est l’intérêt de ce billet ? Juste mettre en évidence que j’ai un certain nombre d’ancêtres artannais.

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Les Ballanais morts pour la France

Lors de ma visite au cimetière de Ballan-Miré, je me suis intéressée aux tombes anciennes, parmi lesquelles, celles des soldats de la guerre 14-18.

En 2017, il ne restait que 7 tombes de soldats morts pour la France :
– Henri BELUET, mort pour la France (accident service commandé) – (carré G27),
– Charles BLED, mort pour la France (maladie contractée au front) – (carré B82),
– Adrien et Constant CHAMPEAUX, morts pour la France (tués à l’ennemi) – (carré G31),
– Constant MIGEON, mort pour la France (maladie contractée en service commandé) – (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise),
– Pierre POIRIER, mort pour la France (tué à l’ennemi) – (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise),
– De Serbrun (carré A49).

Ont disparu les tombes des soldats (dans l’ordre des registres d’Etat civil) :
– BONNIGAL Daniel (1884-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– HAY Félix (1883-1914), mort pour la France (des sites des blessures reçues à l’ennemi-blessures de guerre).
– COULON Pierre (1872-1915), mort pour la France (maladie contracté en service),
– HAY Clément (1881-1915), mort pour la France (décédé à l’hôpital-maladie contracté en service, fièvre typhoïde),
– HELLER Gérome (1890-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi, décédé des suites d’une fracture compliquée de la cuisse droite et du bras droit avec hémorragie-mort des suites de blessures de guerre),
– MENEAU Arthur (1895-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COULON Marcel (1893-1915), mort pour la France (décédé à l’hôpital-maladie consécutive au service, méningite tuberculeuse),
– PELLE François (1870-1916), non mort pour la France (mort subite),
– LEBOUGRE Joseph (1876-1915), mort pour la France (blessures de guerre),

– GANGNEUX Amédée (ca 1879-1916), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– BARRIER Jean (1880-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– MENEAU Arthur Désiré, (1895-1918) mort pour la France (décédé des suites de blessure de guerre en service sur le champ de bataille-tué à l’ennemi)
– MATHA Paul Constant, (1895-1916), mort pour la France (tué à l’ennemi)
– PELLE Julien (1876-1917), mort pour la France (par fracture du crâne consécutivement à un éboulement de carrière en service commandé)
– BROSSEAU Alphonse Eugène (1890-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi)
– FONQUERNY Gustave Emile Léopold (1883-1917), mort pour la France (tué à l’ennemi)

– ARRAULT Louis (1881-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– PASTEAU Raoul (1893-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi), 
– METTON Désiré (1873-1916), mort pour la France (disparu-naufrage du Gallia),
– MIGEON Jean (1880-1916), mort pour la France (blessures de guerre),
– PICHAUREAU Auguste (1895-1918), mort pour la France (maladie contacté en service),
– BABIN Joseph (1898-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COULON Abel (1892-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– BARAT Alfred (1891-1918), mort pour la France (mort en captivité),
– CHAUVELIN Rigobert (1890-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COURTAULT Désiré (1883-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– ROBIN Alexandre (1891-1918), mort pour la France (disparu au combat),
– PELLE Alexandre (1890-1914), mort pour la France (disparu au combat),

– ALLAN Emile (1889-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi), 
– PELLE Albert (1888-1918), mort pour la France (disparu au combat),

 

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Les tombes anciennes de Ballan-Miré

Tous les cimetières comportent un carré ancien, tous les cimetières sont parsemés de tombes d’un autre temps. Le cimetière de Ballan-Miré (Indre-et-Loire) n’échappe pas à la règle.
Après avoir obtenu l’autorisation de la mairie, je suis allée à la rencontre de ces inconnus oubliés.

La sépulture la plus ancienne que j’ai trouvée date de 1851. C’est celle de Marie Boilève, décédée le 19 janvier 1851 à l’âge de 86 ans.
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La plus jeune décédée (tombes anciennes) est Arlette Annick Brault, décédée le 16 octobre 1940 à l’âge de 5 mois (carré G5, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Juste à côté de la tombe d’Arlette se trouve celle de Jackie Brault, 8 mois (carré G3, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Les deux enfants sont certainement parents puisqu’Emmanuel, employé des chemin de fer est le père de la première et que le déclarant pour le second est Emmanuel, garde-barrière.

Il y a de nombreuses tombes devenues anonymes (G69-G62-G36, G54-G71-G22, G25-G23-G24, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise).

Certaines tombes n’ont plus de nom mais sont identifiables grâce aux procès verbaux de la Mairie. C’est le cas de la tombe G1 (concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), dans laquelle repose Alain Lebrougre.
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Il y a aussi les tombes qui ne font pas l’objet d’une procédure de reprise mais qui sont visiblement à l’abandon. Le temps fait son œuvre.

Pour finir, on trouve les tombes disparues (carrés G38-G35, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise). Seul le panonceau de la Mairie indique qu’ici gît encore un Ballanais.

En 2017, il reste encore 7 tombes de soldats morts pour la France, Henri Beluet (carré G27), Charles Bled (carré B82), Adrien et Constant Champeaux (carré G31), Constant Migeon (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), Pierre Poirier (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), De Serbrun (carré A49).

 

Et quelques noms au hasard…

 

LSF