Publié dans La boîte à trucs, Qui sont mes ancêtres ?

Dis-moi où tu gis, je te dirai comment tu t’appelles.

Le département d’Indre-et-Loire a été créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. Dès la fin du XVIIIè siècle, certaines communes du département fusionnent (fusion pour créer une nouvelle commune ou rattachement/absorption d’une petite commune au profit d’une plus grande). Jusqu’en 2016, le département comptait 277 communes. Trois « communes nouvelles » sont créées en 2017, une quatrième en 2018, portant le nombre total de communes à 272 (cf. liste des communes d’Indre-et-Loire).

Mais comment appelle-t-on les habitants de chaque commune ? (en bleu, les communes où sont morts mes ancêtres) Lire la suite de « Dis-moi où tu gis, je te dirai comment tu t’appelles. »

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, ce billet ne sera pas l’occasion de vous parler de gentilé. Ce sera un billet consacré à l’origine (possible) des noms de mes ancêtres.

Avant toute chose, quand et comment se sont formés les noms de famille ? Lire la suite de « Dis-moi où tu vis, je te dirai comment tu t’appelles. »

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Mes ancêtres Artannais

Temps de lecture : 4 minutes

Celle par qui tout commence, c’est Catherine Guibert, mon sosa 57. Elle est issue d’une longue lignée d’Artannais. Près de 7 générations avant elle ont vécu dans cette petite commune d’Indre-et-Loire (65 ancêtres).

Branche_artannaise (2)
LEGENDE
ancêtre racine : Catherine Guibert

gris : n’ont jamais vécu à Artannes
vert : sont nés à Artannes mais n’y sont pas décédés
jaune : ne sont pas nés à Artannes mais y sont décédés
rouge : ont toujours vécu à Artannes (BMS)
bleu : ont vécu à Artannes mais actes de baptême ou de sépulture manquants
Ancêtres_artannais_G10
LEGENDE
ancêtre racine : Henri Bulot (mon AGP)
gris : n’ont jamais vécu à Artannes
rouge : ont vécu à Artannes
jaune : Catherine Guibert

En l’an X, Artannes comprend 1006 âmes. A titre de comparaison, Tours comprend 20 fois plus d’habitants (source : AD37, annuaire). La population artannaise a oscillé entre 960 et 1160 jusqu’en 1968, puis n’a cessé d’augmenter pour arriver à 2621 habitants en 2016 (source : Ldh/EHESS/CassiniINSEE).
En 1836, la commune se compose de 263 garçons, 231 hommes mariés, 22 veufs, 272 filles, 231 femmes mariées, 65 veuves (source : recensements).
Jusqu’en 1936, Artannes s’appelle Artannes. A partir de 1936, Artannes s’appelle officiellement Artannes-sur-Indre. Parmi les lieux-dits attachés à la commune, un seul identifié est lié à mes ancêtres, La Pichardière, où naît René Brosseau (sosa 458) le 03 juillet 1725 et où décède celle qui sera sa femme, Marguerite Fourmiau (sosa 459), le 25 décembre 1799.

Artannes_la_Pichardière_H2.PNG
(C)AD37, cadastre (1821), Artannes, section H, 2è feuille

Revenons à Catherine Guibert. Deux des AAGP de Catherine, ont retenu mon attention : René Guibert, sosa 912, décédé le 6 janvier 1738 à Artannes à 54 ans, et Claude Chollet, sosa 914, décédé le 19 janvier 1738 à Artannes, à 56 ans. Les deux hommes sont de la même génération (le premier naît le 27 janvier 1683 à Artannes et le second naît le 7 septembre 1681 également à Artannes) et coïncidence, ils meurent à 15 jours d’intervalle, à Artannes. Se connaissaient-ils ? C’est certain car Jacques (1721-1788, sosa 456), le fils de René, épouse Marie (1725-1767, sosa 457), la fille de Claude. La véritable question est de savoir s’ils se sont connus lors de leur enfance ou lorsqu’il a fallu trouver un concubin à leur progéniture. Un troisième AAGP de Catherine, Joseph Brosseau (sosa 916), pourrait aussi avoir connu les deux précédents. Il naît le 20 mai 1682 et meurt le 29 avril 1732 à 49 ans.

Le cas est le même pour Pierre Moreau, sosa 924, né le 29 juillet 1696 et mort le 11 décembre 1742 (à l’âge de 46 ans), et Pierre Chollet, sosa 926, né le 19 mai 1691 et mort le 22 avril 1739 (à l’âge de 47 ans), dont le fils du premier, Pierre (1721-?1748, sosa 462), épouse Marie (1720-1767, sosa 463), la fille du second.

Il s’en est fallu de peu que Jacques épouse la Marie de Pierre, et que la Marie de Jacques épouse Pierre (vous avez suivi ?) ! Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), plutôt que Marie Chollet (sosa 457), et Pierre Moreau (sosa 462) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), plutôt que Marie Chollet (sosa 463). Autrement dit, Jacques Guibert (sosa 456) aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 463), fille Pierre Chollet et d’Anne Habert, mais il épouse Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, et Pierre Moreau aurait pu épouser Marie Chollet (sosa 457), fille de Claude Chollet et d’Anne Chollet, mais il épouse Marie Chollet (sosa 463), fille de Pierre Chollet et d’Anne Habert. Donc, ma sosa 457 aurait pu être ma sosa 463 et inversement.

Marie_Chollet.png

Mon ancêtre artannaise la plus ancêtre est Michelle Tuffeau (sosa 7397). Elle se marie avec Claude Lejude à une date indéterminée (les registres de mariages de la commune ne débutent qu’en 1641 mais le couple se marie avant le 1er février 1635, puisque leur fille Marie naît à cette date). Michelle meurt après le 28 juin 1665 (mariage de son fils Jean avec Renée Duvau), probablement le 16 décembre 1666 à Artannes :
« Le jeudy seziesme jour de décembre 1666 enterrement
de deffuncte femme de Claude Lejude »

Quel est l’intérêt de ce billet ? Juste mettre en évidence que j’ai un certain nombre d’ancêtres artannais.

Publié dans Personnalités tourangelles, Petite histoire de la Touraine

Les Ballanais morts pour la France

Lors de ma visite au cimetière de Ballan-Miré, je me suis intéressée aux tombes anciennes, parmi lesquelles, celles des soldats de la guerre 14-18.

En 2017, il ne restait que 7 tombes de soldats morts pour la France :
– Henri BELUET, mort pour la France (accident service commandé) – (carré G27),
– Charles BLED, mort pour la France (maladie contractée au front) – (carré B82),
– Adrien et Constant CHAMPEAUX, morts pour la France (tués à l’ennemi) – (carré G31),
– Constant MIGEON, mort pour la France (maladie contractée en service commandé) – (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise),
– Pierre POIRIER, mort pour la France (tué à l’ennemi) – (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise),
– De Serbrun (carré A49).

Ont disparu les tombes des soldats (dans l’ordre des registres d’Etat civil) :
– BONNIGAL Daniel (1884-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– HAY Félix (1883-1914), mort pour la France (des sites des blessures reçues à l’ennemi-blessures de guerre).
– COULON Pierre (1872-1915), mort pour la France (maladie contracté en service),
– HAY Clément (1881-1915), mort pour la France (décédé à l’hôpital-maladie contracté en service, fièvre typhoïde),
– HELLER Gérome (1890-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi, décédé des suites d’une fracture compliquée de la cuisse droite et du bras droit avec hémorragie-mort des suites de blessures de guerre),
– MENEAU Arthur (1895-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COULON Marcel (1893-1915), mort pour la France (décédé à l’hôpital-maladie consécutive au service, méningite tuberculeuse),
– PELLE François (1870-1916), non mort pour la France (mort subite),
– LEBOUGRE Joseph (1876-1915), mort pour la France (blessures de guerre),

– GANGNEUX Amédée (ca 1879-1916), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– BARRIER Jean (1880-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– MENEAU Arthur Désiré, (1895-1918) mort pour la France (décédé des suites de blessure de guerre en service sur le champ de bataille-tué à l’ennemi)
– MATHA Paul Constant, (1895-1916), mort pour la France (tué à l’ennemi)
– PELLE Julien (1876-1917), mort pour la France (par fracture du crâne consécutivement à un éboulement de carrière en service commandé)
– BROSSEAU Alphonse Eugène (1890-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi)
– FONQUERNY Gustave Emile Léopold (1883-1917), mort pour la France (tué à l’ennemi)

– ARRAULT Louis (1881-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– PASTEAU Raoul (1893-1915), mort pour la France (tué à l’ennemi), 
– METTON Désiré (1873-1916), mort pour la France (disparu-naufrage du Gallia),
– MIGEON Jean (1880-1916), mort pour la France (blessures de guerre),
– PICHAUREAU Auguste (1895-1918), mort pour la France (maladie contacté en service),
– BABIN Joseph (1898-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COULON Abel (1892-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– BARAT Alfred (1891-1918), mort pour la France (mort en captivité),
– CHAUVELIN Rigobert (1890-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– COURTAULT Désiré (1883-1918), mort pour la France (tué à l’ennemi),
– ROBIN Alexandre (1891-1918), mort pour la France (disparu au combat),
– PELLE Alexandre (1890-1914), mort pour la France (disparu au combat),

– ALLAN Emile (1889-1914), mort pour la France (tué à l’ennemi), 
– PELLE Albert (1888-1918), mort pour la France (disparu au combat),

 

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Les tombes anciennes de Ballan-Miré

Tous les cimetières comportent un carré ancien, tous les cimetières sont parsemés de tombes d’un autre temps. Le cimetière de Ballan-Miré (Indre-et-Loire) n’échappe pas à la règle.
Après avoir obtenu l’autorisation de la mairie, je suis allée à la rencontre de ces inconnus oubliés.

La sépulture la plus ancienne que j’ai trouvée date de 1851. C’est celle de Marie Boilève, décédée le 19 janvier 1851 à l’âge de 86 ans.
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La plus jeune décédée (tombes anciennes) est Arlette Annick Brault, décédée le 16 octobre 1940 à l’âge de 5 mois (carré G5, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Juste à côté de la tombe d’Arlette se trouve celle de Jackie Brault, 8 mois (carré G3, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise).
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Les deux enfants sont certainement parents puisqu’Emmanuel, employé des chemin de fer est le père de la première et que le déclarant pour le second est Emmanuel, garde-barrière.

Il y a de nombreuses tombes devenues anonymes (G69-G62-G36, G54-G71-G22, G25-G23-G24, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise).

Certaines tombes n’ont plus de nom mais sont identifiables grâce aux procès verbaux de la Mairie. C’est le cas de la tombe G1 (concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), dans laquelle repose Alain Lebrougre.
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Il y a aussi les tombes qui ne font pas l’objet d’une procédure de reprise mais qui sont visiblement à l’abandon. Le temps fait son œuvre.

Pour finir, on trouve les tombes disparues (carrés G38-G35, concessions faisant l’objet d’une procédure de reprise). Seul le panonceau de la Mairie indique qu’ici gît encore un Ballanais.

En 2017, il reste encore 7 tombes de soldats morts pour la France, Henri Beluet (carré G27), Charles Bled (carré B82), Adrien et Constant Champeaux (carré G31), Constant Migeon (carré G24, tombe sans nom, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), Pierre Poirier (carré G21, concession faisant l’objet d’une procédure de reprise), De Serbrun (carré A49).

 

Et quelques noms au hasard…

 

LSF