Publié dans De père en fils, Généalogie

Un lieu, La Sermonière

Pendant près de 110 ans, entre 1813 et 1926, une branche de mes ancêtres vit à la Sermonière, commune de Saint-Branchs.

St Branchs Sermoniere
 
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Cadastre napoléonien, (C) AD37
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François Besnier (sosa 254) naît à St-Branchs le 23 novembre 1771. D’après le recensement de 1836, il vit avec sa femme, Jeanne Bouhourdin (sosa 255) et leur fille Marie (sosa 127) à la Sermonière où Marie est née le 27 mars 1813. Jeanne meurt en 1837 à son domicile de La Sermonière. François et sa fille, Marie, vivent toujours à la Sermonière lors du recensement de 1841. D’après son acte de mariage, Marie vit toujours avec son père en février 1846. Mais lors du recensement de cette même année, François vit avec son fils François et la femme de ce dernier, Renée Aunet (ce couple vit à la Sermonière depuis 1836) tandis que Marie est vit avec son époux Pierre Lesierre (sosa 126). Marie et Pierre vivent à la Sermonière de 1846 à (au moins) 1876. Ils déménagent peut-être dans une autre commune puisqu’au recensement de 1881, ils ne sont plus présents à La Sermonière. Ils meurent respectivement en 1887 et 1880, elle à La Sermonière (!), lui à Cormery.

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A partir de 1876, Louise (sosa 63), fille de Pierre Lessiere et Marie Besnier, et son époux Jean Perdreau (sosa 62), demeurent ensemnle aussi à la Sermonière. En 1876, ils ont 2 enfants, Louise dite Marceline (sosa 31, née le 13 avril 1871 à St-Branchs), et Silvain (né le 24 mars 1875 à La Sermonière), et en 1881, ils ont 4 enfants avec eux, Louise, Sylvain, Eugène (né le 09 octobre 1877 à La Sermonière), Marie (02 mars 1881 à St-Branchs). Louise Lesierre meurt en 1884, toujours à La Sermonière. En 1886, Jean et  3 de ses enfants Louise, Sylvain et Eugène sont recensés ; Marie, elle, est absente (mais elle vit avec son père en 1896). En 1891, Jean vit avec ses 2 filles, Louise et Marie. Louise se marie en 1894. En 1896, Jean vit seul avec sa fille Marie (celle qui était absente du recensement de 1886).

Lors du recensement de 1906, Jean Perdreau vit à la Sermonière avec sa seconde épouse Marie Delommais jusqu’à son décès en 1930. Marie Delommais vit ensuite seule à la Sermonière (recensement de 1936).
 
Puis-je élargir cette période à 1734-1926 ? Probablement puisque l’ancêtre recensé en 1836, François Besnier (sosa 254) est le petit-fils du René Fillon (sosa 1018). Or, René Fillon (sosa 1018) vit à la Sermonière en 1734 et l’une de ses filles, Marie, naît le 03 novembre 1737 à la Sermonière. Certes, une autre de ses filles, Marguerite (mon sosa 509), naît le 02 août 1735, à Saint-Branchs, au village des Boissières, mais elle meurt le 10 floréal an VII à Saint-Branchs, à la Sermonière.
 
Marguerite Fillon (sosa 509), épouse François Besnier (sosa 508, né à la Savinenière, commune de St-Branchs) le 30 juin 1761 à St-Branchs.
 
 
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Reste à consulter les matrices cadastrales pour savoir s’il ont vécu dans la même maison.
 
NB : La Sermonière n’apparaît pas sur les cartes Cassini. Elise donne une explication à cela : les ingénieurs chargés de cartographier les lieux faisaient appel aux curés et aux seigneurs locaux pour ce faire.  » Le problème c’est que les seigneurs faisaient parfois de petits arrangements avec la réalité quand ils devaient nommer les lieux. Parfois, ils ont inventé des noms pour des lieux qui n’en avaient pas, ou alors ils ont regroupé plusieurs lieux sous un même nom. » Ceci pourrait expliquer cela.
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POUR ALLER PLUS LOIN, cliquez ici (site de la mairie de Saint-Branchs).
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Un lieu, La Bastiennerie

Avant de commencer, voici quelques informations sur la commune de Thilouze.

L’origine du nom remonte au XIIème siècle sous la forme de Terra Telosa. Cependant, l’existence d’un dolmen et de la voie gallo-romaine Tours- Poitiers laissent supposer une présence humaine plus ancienne. Le nom a ensuite évolué et est devenu parachia de Thilose. Au XIIIème siècle, le nom se transforme en Tilosa.

Le blason de Thilouze est « De gueules, au tilleul arraché d’or, surmonté en pointe d’une croix simple tréflée au pied fiché de sable, au chef d’argent, à trois cœurs de gueules ». L’analyse du blason en apprend encore d’avantage sur l’histoire du village.

  1. Couronne murale d’or à 3 tours crénelées :
     rappelle les 3 châteaux autrefois fortifiés entourés de douves : Le Châtelet, le Plessis, et la Ripaudière.
  2. Les couleurs du champ et les 3 cœurs rappellent :
     l’écu de Thomas THORTON (archer écossais) qui devint seigneur du Plessis et francisa son nom en TOURNETON (10 générations dans la paroisse)
    Ces couleurs sont aussi celles de l’Archevêché de TOURS dont dépendait en grande partie la commune.
  3. Le Tilleul symbolise l’origine du nom de la commune
    Thilouze vient du latin Tilium. Il est d’or, c’est sa couleur quand il est en fleur l’été.
     Les feuilles en forme de cœur sont le symbole d’amitié et de fidélité.
  4. Croix simple tréflée
     C’est l’insigne des Archevêques. Elle est posée sur le tilleul. La croix s’identifie à l’arbre.

La commune est traversée par la rivière homonyme, la Thilouze, qui s’appelle aussi dans cette commune et dans sa partie haute, le ruisseau du Pont Thibault (source : Géoportail).
D’une longueur de 9 km, la Thilouze prend sa source sur de la commune de Neuil, au lieu-dit les Baigne-Chiens, et se jette dans l’Indre à Pont-de-Ruan.

Plusieurs lieu-dits composent la commune, dont La Bastiennerie où certains de mes ancêtres ont vécus.

Les registres paroissiaux remontent à 1516, et sont les plus vieux du département.

La consultation des recensements m’a permis d’établir le schéma suivant :

– en 1836 : Jacques Bulot (sosa 56) et sa première épouse Catherine Méchin vivent à La Bastiennerie avec leur fille de 1 an, Catherine.
– en 1841 : Jacques Bulot et Catherine Méchin vivent à La Bastiennerie avec leurs 3 enfants, Jacques (6 ans), Catrine (5 ans), Pierre (2 ans).

– en 1846 : sur les 3 familles qui sont recensées à La Bastiennerie, on retrouve Jacques Bulot et Catherine Méchin avec 3 de leurs enfants, Jacques (6 ans), Désiré (5 ans), Catherine (2 ans).
Il va falloir démêler le schmilblick des enfants, de Jacques qui a 6 ans en 1841 et le même âge 5 ans après en 1846, des potentiels décès de Catherine et Pierre, et des naissances de Désiré et d’une seconde Catherine.
– en 1851 : idem ; les enfants ont respectivement 12, 10 et 7 ans.
– en 1856 : Il y a 2 familles vivant à La Bastiennerie, dont Jacques Bulot (sosa 56) et Catherine Méchin et leur fille, Catherine (12 ans).
– en 1861 : Catherine Méchin est décédée ; Jacques Bulot (sosa 56) vit à La Bastiennerie avec sa seconde épouse Catherine Guibert (sosa 57) et leur fils de 1 mois, Pierre (sosa 28, il est né le 24 avril) ; de nouveau, 3 familles habitent à La Bastiennerie.
– en 1866 : idem (Pierre a 5 ans) mais il ne reste que 2 familles.
– en 1872 : idem (Pierre a 11 ans).
– en 1 876 : idem (Pierre a 15 ans).
– en 1881 : Jacques Bulot est décédé le 23 octobre 1879 en son domicile de La Bastiennerie, Catherine Guibert vit seule avec son fils Pierre (20 ans) ; une 3ème famille revient à La Bastiennerie.
– en 1886 : Catherine Guibert vit avec son fils Pierre (25 ans) ; ils sont désormais les seuls à vivre à La Bastiennerie.
– en 1891 : Pierre Bulot (sosa 28) et son épouse Marie Louise Picau (sosa 29) vivent à La Bastiennerie  (ils vivent à Pont-de-Ruan en 1926 et 1931). La Bastiennerie se compose de 2 familles.
– en 1896 : Catherine Guibert meurt le 24 juin 1893 à Thilouze. François Picau (sosa 58) et Jeanne Proux (sosa 59), les parents de Marie Louise citée précédemment, vivent désormais à La Bastiennerie ; ils ont un seul voisin.
– en 1901 : François Picau et Jeanne Proux habitent toujours à La Bastiennerie ; ce sont les seuls habitants du lieu-dit.
– en 1906 : aucun de mes ancêtres ne vit plus à La Bastiennerie.
– en 1911 : idem
– en 1921 : idem

Donc, à La Bastiennerie, ont vécu Jacques Bullot (sosa 56) et ses deux épouses Catherine (Méchin) et Catherine (Guibert, sosa 57), puis son fils issu du deuxième lit, Pierre Bullot (sosa 28) et son épouse, Marie Louise Picau (sosa 29), puis les parents de cette dernière, François Picau (sosa 58) et Jeanne Proux. (sosa 59).

(source bibliographique : mairie de Thilouzesource iconographique : (C)AD37)

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Julien Fontaine…oui mais lequel ?

S’il était fréquent qu’un père donne son prénom à son fils aîné, et qu’on l’on ait plusieurs générations d’hommes s’appelant de la même façon, j’ai, parmi mes ancêtres, 6 générations de Julien FONTAINE. Et à l’origine de cette lignée, Ermel.

Ermel FONTAINE (sosa 5760) marié à  Julienne BRIGNARD (sosa 5761)
1. Julien FONTAINE (sosa 2880) marié avec Urbanne ORIE (sosa 2881)
1.1. Julien FONTAINE (sosa 1440) marié avec Perrine THAUDE (sosa 1441)
1.1.1. Julien FONTAINE (sosa 720) marié avec Perrine BRESSON (sosa 721), x2 à brain le 10 fev 1755 avec Jeanne Goujon
1.1.1.1. Jullien FONTAINE (sosa 360) marié avec Renée MABILLEAU (sosa 361)
1.1.1.1.1. Julien FONTAINE marié avec Anne SAINTE 
1.1.1.1.1.1. Julien FONTAINE marié avec Madeleine PASQUER
1.1.1.1.1.1.1. Marie FONTAINE marié avec André DUAULT

 

Ermel FONTAINE décède avant 14 juillet 1672, sans que je puisse être plus précise.
Il épouse Julienne BRIGNARD, décédée après 14 juillet 1672.
J’ai identifié 3 enfants, Adrien , décédé après 1672, Urbanne, mariée le 28 juillet 1672 avec Urbain ORIE, et Julien.

Julien se marie le 14 juillet 1672 à Brain-sur-Allonnes avec Urbanne ORIE. Ils ont un fils, Julien.

Julien, fils de Julien et d’Urbanne, se marie le 7 juillet 1707 à Brain-sur-Allonnes, avec Perrine THAUDE (née le 28 décembre 1679 à Brain-sur-Allonnes). Ils ont une fille, Marguerite, et un fils, Julien.

Julien, né de l’union de Julien et de Perrine Thaude, décède avant 14 février 1768. Il se marie le 9 août 1743 à Brain-sur-Allonnes, avec Perrine BRESSON (décédée avant 14 janvier 1768). Ils ont 1 fille, Perrine (1749) et 3 fils, René (1745-1745), René (1746-1770/) et Julien.

Julien, naît le 21 mai 1744 à Brain-sur-Allonnes, du légitime mariage de Julien et Perrine (Bresson). Il se marie le 14 janvier 1768 à Brain-sur-Allonnes, avec Renée MABILLEAU (née vers 1746). Ils ont un fils, Julien.

Julien, fils de Julien et de Renée Mabilleau, naît le 16 avril 1768 à Brain-sur-Allonnes, et décède le 23 octobre 1824 à Brain-sur-Allonnes (à 56 ans). Il se marie le 21 germinal an IV (10 avril 1796) à Brain-sur-Allonnes, avec Anne SAINTE (née le 28 août 1769 à Brain-sur-Allonnes, et décédée le 18 juin 1810  dans la même commune à l’âge de 40 ans). Ils ont un fils, qui s’appelle comme son père, son grand-père, son arrière-grand-père et son arrière-arrière-grand-père, Julien. Ils ont 2 autres enfants identifiés, Urbain (né vers 1801)Maurice (née vers 1803).

Julien, fils de Julien et Anne Sainte, naît le 8 frimaire an VII (28 novembre 1798) à Brain-sur-Allonnes, et décède le 4 avril 1852 à Saint-Nicolas-de-Bourgueil (Indre-et-Loire, Centre) à 53 ans. Il exerçait le métier de gagiste. Il se marie le 21 juin 1825 à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, avec Madeleine PASQUER (née le 18 vendémiaire an IX (10 octobre 1800) à Brain-sur-Allonnes, décédée après 1856).

La lignée des Julien Fontaine, en ce qui concerne mes ancêtres, s’arrête là puisque le couple Julien / Madeleine Pasquer ne semble pas avoir eu de fils. Mon ancêtre est leur fille Marie, née le 16 août 1836  à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, et décédée après 27 avril 1887, et compte parmi la fratrie composée d’Anne et de Jeanne.

 

LSF

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Cimetière, une famille nombreuse

On peut dire que la famille Cimetière est une famille nombreuse. Mais qu’est-ce qu’une famille nombreuse ?
Aujourd’hui, un couple peut obtenir une carte de famille nombreuse s’il a au moins 3 enfants, quand les femmes françaises ont en moyenne 1,93 enfant (taux de fécondité le plus élevé d’Europe). Le mode de vie, la contraception, beaucoup de raisons expliquent la  baisse des naissances. Les femmes nées entre 1947 et 1963 avaient environ 2,1 enfants, celle nées en 1928, environ 2,7. Et si, au siècle dernier, les couples avaient en moyenne 4 enfants (4,5 enfants dans la première moitié du XIXè siècle et 3 enfants dans la seconde moitié), sous l’Ancien Régime, la famille était composée en général de 4 ou 5 enfants et n’était que rarement supérieure à 6 ou 7. Les familles très nombreuses étaient donc assez rares. Pourtant…

Jean CIMETIERE (aussi orthographié Simetière, Cemetière ou Semetière), né le 25 avril 1671 à Romagne (Vienne, Poitou-Charentes) et décédé le 4 octobre 1759 à Romagne à l’âge de 87 ans et Anne BELLEBEAU (également écrit Beleetbeau et autres variantes possibles), née vers 1688 et décédée le 27 octobre 1743 à Romagne, ont eu, après leur mariage du 4 juillet 1701, 16 enfants, tous nés à Romagne :

  • Anne, née le 13 novembre 1703, décédée le 11 septembre 1761 à Romagne ; elle se marie le 27 mai 1721 à Romagne avec Jean DEBENEST.
  • Marie (sosa 393), née le 29 novembre 1705(1) ; elle se marie en janvier 1747 à Romagne avec Jacques TEXIER (sosa 392).
  • Jean, né le 8 février 1707.
  • François, né le 3 mars 1708 ; il se marie le 29 février 1740 à Romagne avec Françoise BOULARD.
  • Louis, né le 14 octobre 1709.
  • Antoine, né le 27 janvier 1711.
  • Louis, né le 20 juillet 1713.
  • Jeanne, née le 25 septembre 1714.
  • Pierre, né le 18 mars 1716.
  • Françoise, née le 26 septembre 1717.
  • Pierre, né le 26 juillet 1719.
  • Marianne, née le 18 octobre 1720.
  • Madeleine, née le 9 août 1722.
  • Jeanne, née le 8 février 1724 : elle se marie le 19 janvier 1756 à Romagne avec Jean VALETTE.
  • Antoinette, née le 23 janvier 1726.
  • Joseph, né le 5 juillet 1727.

(1) il s’agit peut-être de la date de naissance d’une sœur car Marie a un enfant 1764, ce qui lui ferait 59 ans ou peut-être que mon ancêtre est Marianne, née en 1720 et qu’elle a pris l’habitude de se faire appeler Marie.

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Avec certains actes de naissance, on apprend que la famille a vécu aux villages de Beauvais et du Vignault.

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Carte Cassini

 

Idées de recherches pour plus tard : voir si tous les enfants ont atteint l’âge adulte et s’ils ont eu une descendance. Je peux déjà dire que c’est le cas pour Marie (c’est mon sosa), Jean (qui a une descendance contemporaine), François, Anne, Jeanne.

 

LSF