Publié dans Calendrier de l'Avent 2017

Calendrier de l’Avent

Décidément, je me laisse prendre au jeu. Après le Challenge AZ (qui est LA raison de la création de ce blog), je me lance dans un calendrier de l’Avent.

Bon, je vais commencer ce premier calendrier doucement, un billet par jour pendant 25 jours, j’ai déjà donnée en juin. Et faudrait pas que je plombe mon Challenge AZ 2018. Alors, j’ai choisi de publier des photos des monuments que j’ai visités.

Rendez-vous demain.

Publié dans Généalogie

La tortue d’Eschyle

La mort est inéluctable.

Quelle que soit l’époque, nous finissons tous par retourner à la terre. Et les causes sont nombreuses. Tout d’abord la vieillesse. C’est peut-être celle qui nous paraît la plus logique et la plus juste. Mais la notion de vieillesse est bien différente en fonction des époques. Aujourd’hui, quand on parle de vieillesse, on fait allusion au grand âge. Avant, on parlait probablement plutôt d’usure du corps. Vient ensuite la maladie. Parfois, elle est liée à l’âge, parfois non. Malheureusement, beaucoup d’enfants, de nourrisson, partaient trop tôt. C’était d’autant plus vrai aux époques où la médecine n’était pas encore aussi performante qu’aujourd’hui. Il y a la guerre, et ses ravages. Et puis il y a les accidents. Là aussi, les genres d’accident varient en fonction des époques, accidents de voitures aujourd’hui, accidents de travail, accidents du quotidien hier.

Si on ne se réfère qu’aux registres paroissiaux, il est souvent difficile de savoir de quoi est mort un ancêtre. Difficile mais pas impossible. Par exemple, je sais que mon ancêtre 406, Charles Menauteau, est mort de maladie le 17 février 1779.

DC Menauteau épx Pairault Vendeuvre 1779
 » décédé d’hier au soir sur une heure à l’âge de soixante ans ayant reçu dans sa maladie les sacrements de pénitence et d’extrême onction  » (C)AD86

Et puis, il y a Pierre Auclerq (sosa 200), mort le 14 mai 1834, à 58 ans. Pierre n’est pas mort d’avoir reçu une tortue sur la tête(1), d’avoir marché sur sa barbe(2) ou d’avoir était disséqué vivant(3), ni d’avoir percuté un oiseau(4), ou de s’être fait écrasé par une vache pendant son sommeil(5), non, il est juste tombé dans un puits.
 

DC_Auclercq_épx_Dagouet_1834_p.23
 » ayant été ce matin sur environ cinq heure, tiré un seau d’eau au puits commun du village dudit lieu des Petites Roches, est tombé la tête la première dans ledit puits  » (C)AD86

DC_Auclercq_épx_Dagouet_1834_p.23_suite

Tomber dans un puits n’est probablement pas courant mais fait pâle figure par rapport à ces morts « à la con » de l’histoire.
morts_a_la_con

(1) En 456 av. J.-C., le dramaturge grec Eschyle est tué par  une tortue, qu’un rapace avait laissé tomber, confondant son crâne chauve avec une pierre. En effet, certains rapaces laissent tomber leur proie sur des rochers pour les briser et les manger plus facilement.
(2) En 1567, Hans Steininger, maire de Braunau en Autriche, meurt le cou brisé après avoir marché sur sa propre barbe. Celle-ci mesurait 4,5 pieds (soit près de 1,4 mètre de long).
(3)
En 1763, Antoine François Prévost, romancier et historien français plus connu sous le nom de l’abbé Prévost, est déclaré mort après avoir été retrouvé gisant au pied d’un calvaire. Alors que le chirurgien entame l’autopsie en incisant le corps au scalpel, l’abbé pousse un grand cri et ouvre les yeux. Le chirurgien tente de recoudre la plaie, mais l’auteur de Manon Lescaut, ne survit pas à se blessures.
(4) En 1960, Alan Stacey, un pilote britannique, meurt lors du Grand Prix de Belgique après avoir été heurté par un oiseau en plein visage.
En 1989, Ole Bentzen, orthophoniste danois, meurt de rire en regardant le film Un poisson nommé Wanda. Il succombe à un arrêt cardiaque.
(5) En 2013, João Maria de Sousa, un Brésilien de 45 ans, meurt écrasé par une vache pendant son sommeil. Sa maison était construite en pente et l’animal, qui broutait de l’herbe sur le flanc de la colline, est passé à travers le toit de la chambre.

 

LSF

 

Publié dans Généalogie, Qui sont mes ancêtres ?

Que sont-ils devenus ?

La généalogie, ce n’est pas trouver le plus d’ancêtres possible et remonter le plus loin dans le temps. Non, c’est découvrir la vie de ses ancêtres.

Certes, sauf que moi, j’aime bien aussi l’idée de découvrir « tous » mes ancêtres et essayer de remonter le plus loin possible.

Alors où en suis-je par rapport à juin 2015 ? (sauf précision contraire, tous les chiffres concernent mes sosa uniquement) Lire la suite de « Que sont-ils devenus ? »

Publié dans Personnalités tourangelles, Petite histoire de la Touraine

Margueron, botaniste

(texte de Martine Courtois et Marc Rideau, UFR des Sciences pharmaceutiques – EA 2106 « Biomolécules et biotechnologies végétales » 31 avenue Monge, 37200 TOURS, France)

Jean-Anthyme Margueron, pharmacien, botaniste et philanthrope est né à Tours le 12 juin 1771. Il est le quatrième garçon et le benjamin d’une fratrie de neuf enfants issue d’une famille de marchands ciriers. Il se marie avec une orléanaise, Jeanne-Claude Lenormand, qui lui donnera un fils unique, CharlesJoseph-Anthyme, mort en 1806 à l’âge de 6 ans. En avril 1793, après la « Levée en masse » décrétée par la Convention nationale, il part combattre la révolte des vendéens. Rapidement blessé à la bataille de Chemillé, il est hospitalisé à l’ancien monastère tourangeau de Marmoutier, transformé en hôpital militaire ambulant. Il y fait la connaissance du pharmacien-chef Jean-Louis Metges qui le persuade de devenir pharmacien. Le 19 octobre 1795, alors qu’il part rejoindre l’armée, il apprend à Saumur son acceptation comme pharmacien militaire de troisième classe à l’hôpital militaire d’instruction des armées au Val de Grâce. Il en profite pour suivre les cours gratuits du Collège de pharmacie de Paris. Ses premières recherches sur les huiles essentielles des Rutacées, comme la bergamote, sont publiées dans les Annales de Chimie (« De l’action du froid sur plusieurs huiles volatiles », 1797, Annales de chimie, 11 pluviôse an V, t. 21, 176- 181.) . Intégré ensuite aux armées de la République, il est promu pharmacien militaire de seconde classe en 1799, et poursuit ses recherches sur les huiles . En 1804, il suit la Grande Armée en tant que pharmacien militaire de première classe, soignant les blessés des grandes victoires de l’Empereur. Epuisé après la bataille particulièrement sanglante de Wagram en 1809, il décide de démissionner malgré les éloges qu’il reçoit de ses supérieurs et la promesse de la Légion d’honneur. Après avoir obtenu son diplôme « civil » de pharmacien à l’école spéciale de pharmacie de Paris le 7 décembre 1810, il revient à Tours où J.L. Metges l’associe à son officine installée au numéro 19 de la rue royale (actuelle rue Nationale).  Margueron, devenu en 1814 seul titulaire, annexe en 1816 à son officine, à l’exemple du pharmacien parisien Jean-Chrysanthe Galés et avec l’accord de la Société Médicale du département d’Indre-et-Loire un établissement de fumigations sulfureuses pour le traitement des maladies de peau (dartres, gales…) et des douleurs rhumatismales. Il acquiert une réputation d’homme bon et généreux aidant les malades indigents. C’est aussi un expert auprès du tribunal de première instance de Tours qui le consulte conjointement avec le médecin-chef de l’hospice général de Tours, Pierre-Fidèle Bretonneau ou avec le naturaliste Félix Dujardin, futur découvreur du cytoplasme. Membre de la Société Médicale de Tours depuis 1811 et de l’Académie de Médecine depuis 1825, Margueron s’intéresse à la potabilité des eaux. Cette préoccupation hygiéniste l’amène en 1826 à expertiser la « fontaine de Jouvence » située au moulin de Touvois sur la commune de Rochecorbon (Indre-etLoire). Il conclut au caractère fantaisiste des vertus miraculeuses attribuées à cette eau vendue en bouteilles à Paris à 1,50F le litre. Margueron cède son officine en 1832. Il a alors 61 ans, et sa retraite sera très active. Il continue ses expertises et participe aux travaux préliminaires de la première Flore d’Indre-et-Loire, rédigée par Félix Dujardin et commanditée par la Société d’Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d’Indre-et-Loire à laquelle il appartient depuis 1824 et dont il préside la section « Sciences » depuis 1830. Encouragé par cette Société, il tente l’acclimatation de plantes exotiques, tel Polygonum tinctorium (Persicaria tinctorium), originaire de Chine dont il parvient à extraire une substance colorante susceptible de remplacer l’indigo. Ces travaux lui valent une médaille d’argent à l’exposition des produits de l’industrie à Tours (1841) et les félicitations royales en 1842. Cependant, les essais de cultures coûtant cher à la ville et au département sont finalement abandonnés.  Mais c’est la création d’un jardin botanique à Tours qui permit à Margueron d’acquérir une notoriété reconnue encore aujourd’hui. Reprenant l’idée d’Auguste Duvau de la Farinière qui estimait en 1828 que la ville de Tours se devait d’être, dans ce domaine, égale à Blois et Angers, il s’engage dans une aventure qui durera plus de 11 ans. Dès 1836, Margueron et la Société d’Agriculture demandent une participation de 2000 F par an à la ville et lancent une souscription auprès des tourangeaux. Le préfet d’Entraigues propose de céder une partie du jardin de la Préfecture pour installer le jardin mais le Conseil général refuse prétextant le terrain trop petit. Margueron parviendra à lever les obstacles, d’autant que la création de l’école préparatoire de médecine et de pharmacie en 1841 apporte un argument supplémentaire à la création d’un jardin : les étudiants doivent apprendre la botanique. Une superficie de 5 ha est finalement trouvée à l’ouest de la ville sur l’emplacement d’un ancien ruau, en face de l’hospice général dont Margueron est l’un des administrateurs. Le paysagiste angevin André Leroy dresse le plan du jardin et plante l’arboretum. Les végétaux proviennent des nombreux dons de divers jardins botaniques et Margueron engloutit sa fortune dans l’opération. Original de la demande de souscription auprès des tourangeaux En 1843, Margueron est nommé directeur du jardin botanique dont l’inauguration des serres et de l’orangerie a lieu le 9 novembre. Son état de santé nécessite bientôt la nomination d’un directeur-adjoint, Paul Tassin, pharmacien-chef de l’hospice de Tours. Le 15 août 1857, il reçoit du préfet Podevin, venu à son domicile, la Légion d’honneur et meurt à Tours le 1er février 1858 à l’âge de 87 ans.

(source : http://www.shp-asso.org/medias/docs/1-L060-texte-de-la-communication-L60-SHP-2013.pdf)

 

LSF

Publié dans Personnalités tourangelles, Petite histoire de la Touraine

François Oudard Fortuné Gatien Duquesne de Clocheville et l’asile pour enfants de Tours

Clocheville_portrait

François Oudard Fortuné Gatien Duquesne de Clocheville, communément appelé Gatien de Clocheville est né à Tours en 1834.  Il est le fils du comte Julien Duchesne de Clocheville et de sa femme, Pauline. De constitution fragile, il meurt de phtisie, une forme de tuberculose, à l’âge de 19 ans, le 31 octobre 1853. Sur son lit de mort, il demande à sa mère, la comtesse de Clocheville, de consacrer une partie de sa fortune à l’établissement d’un hospice pour les enfants pauvres et malades de la commune.

Ainsi, en 1856, pour respecter les dernières volontés de son fils, la comtesse rachète un ancien hôtel particulier, l’Hôtel de la Cour-des-Prés, construit entre 1768 et 1780 pour Jacques Cormier de la Picardière, transformé en prison sous la Révolution Française, puis réquisitionné et transformé en caserne pour un maréchal du Second Empire en 1839. Devenu ensuite le siège de la division militaire établie à Tours, la comtesse de Clocheville ne pourra entrer en possession de son bien qu’à la fin de l’année 1880. Ce n’est donc qu’après cette date que la comtesse engage l’architecte Messire pour réaliser les travaux de l’hospice, auquel elle donnera le nom de son fils.

Le 9 juin 1881, l’hospice Gatien de Clochevile est inauguré et immédiatement confié à la municipalité de Tours. Au 1er août 1881, seize lits sont ouverts « pour l’admission des enfants de 4 à 14 ans seulement. En priorité les enfants pauvres de Tours, et ensuite des deux cantons de la ville ».
C’est à cette période que la comtesse s’installe avec le jeune vicomte Gaston Paillhou, un ami d’enfance de son fils, devenu son fils adoptif (et dont elle fera son légataire universelle), dans l’Hôtel Grillet (47 boulevard Béranger), « afin de mieux veiller sur les petits pensionnaires de l’asile ».

En 1882, pour agrandir l’hospice, la comtesse achète l’immeuble où est installée une ancienne fabrique de soieries, La Calandre, voisine de l’Hôtel de la Cour-des-Prés. 
Mme de Clocheville décède en 1884, alors que l’ouverture de six salles supplémentaires est en projet. L’hospice comprend alors soixante lits et une salle d’autopsie. Le personnel affecté à l’hospice se compose de six religieuses, d’un couple de concierges jardiniers, d’une fille de cuisine et de quelques auxiliaires temporaires.
En 1886, on adjoint au côté sud de l’ancien Hôtel de la Cour-des-Prés, trois nouveaux corps de bâtiments, et le vicomte Pailhou lègue à la municipalité une partie de son jardin afin de prolonger la rue de la Cours des Près jusqu’au boulevard Béranger, afin que la rue cesse d’être un cul-de-sac dangereux. Cette nouvelle rue sera nommée rue de Courset, du nom du botaniste et grand-père de la comtesse de Clocheville (délibération du Conseil municipal du 4 février 1886).
En 1893, Gaston Paillhou meurt en léguant l’Hôtel Grillet  « à la condition expresse de l’annexer à l’Asile de  Clocheville….et sans aucun prétexte ne pourra servir à un usage étranger à l’Asile ».
Entre 1900 et 1904, l’architecte Louis Morel construit la chapelle entre l’Hôtel Grillet et l’Asile.
Entre 1947 et 1948, on inaugure une unité moderne de vingt-trois berceaux et d’un lactarium.
Le 1er janvier 1952, en accord avec les héritiers de la famille, la ville confie la gestion de l’hôpital Gatien de Clocheville au Centre Hospitalier général de Tours (aujourd’hui, Hôpital Bretonneau). L’hôpital devient le Centre de pédiatrie Gatien de Clocheville.
En 1960, toutes les activités pédiatriques sont regroupées à Clocheville, nécessitant de gros travaux.
En 1964, un bâtiment supplémentaire, jouxtant l’asile Gatien de Clocheville, est inauguré.

Aujourd’hui, après des travaux effectués en 2003, le centre pédiatrique de Clocheville comprend trois bâtiments, vingt-cinq services médicaux, 213 lits et accueille environ 15 000 enfants de toute la région en hospitalisation et 65 000 en consultation externe. Clocheville dispose aussi d’une maison des parents.

 

Centre de pédiatrie Gatien de Clocheville (doc. Yalta Production)plan_clocheville

 

 

LSF