Publié dans Personnalités tourangelles, Petite histoire de la Touraine

Gaston Paillhou

Fils de Louis Paillhou, militaire, et de Jeanne-Charlotte du Breuil de La Brosse, Gaston Paillhou naît à Paris en 1832 et meurt à Doyet-la-Presle (Allier) en 1893. Ami d’enfance de Gatien de Clocheville, Gaston Paillhou est le légataire testamentaire de la comtesse de Clocheville (mère de Gatien de Clocheville), dont il était devenu le fils  adoptif. Il lègue une grande partie de ses biens à la ville de Tours.

Par délibération du 09 novembre 1893, la place d’Aumont prend le nom de Place Gaston Paillhou.

Publié dans Avis de recherches, Généalogie

Un mariage inconnu

Voilà un mariage bien mystérieux.

Lorsque ma grand-mère m’avait montré cette photo, elle n’avait pas pu dire qui étaitent les mariés. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas qui sont les mariés, ni où ils se sont mariés, ni quand ils se sont mariés.
Je peux quand même essayer de faire quelques suppositions, par déductions. En effet, parmi les invités, il y a mon arrière-grand-père et mon arrière-grand-mère, Henri Bullot et Marie Rabier. Or, ces derniers se marient en 1923 à Sorigny. Donc, cette photo a été prise après le 02 juin 1923, mais avant  novembre 1931, et probablement aux environs de Sorigny, Saint-Branchs, Veigné, Montbazon, Artannes, Pont-de-Ruan, Thilouze, Villeperdue, Saint-Epain, Sainte-Catherine, Louans…ou plus loin. Avant novembre 1931 parce qu’il y a mon arrière-grand-oncle, Alphonse Rabier, seul, sans sa femme qu’il épouse le 24 novembre 1931. Avant août 1931, parce que mon arrière-grand-mère, Marie Rabier, épouse en secondes noces Louis Boutin le 29 août 1931. Avant 1929 parce que c’est, a priori, à cette date (à vérifier) que mon arrière-grand-père et mon arrière-grand-mère, Henri Bullot et Marie Rabier, divorcent.

Donc, si mes déductions sont exactes, cette photo aurait été prise entre le 02 juin 1923 et le 2 août 1931.

Peut-être même avant 1924 parce que c’est l’année de naissance de mon grand-oncle, Georges Bulot, le frère de ma grand-mère. Or, sur la photo, Henri et Marie ne semblent être accompagnés d’enfants.
Parmi les invités, il y a aussi les parents de Marie et Alphonse Rabier, mais ça, ça ne m’avance pas plus.

Quelques comparaisons photographiques s’imposent.

 

1923
02 juin 1923
Couple_Bulot_Rabier_et_Alphonse
date à déterminer
Couple_Boutin_Rabier_1931
24 novembre 1931
Rabier_Perdereau, 1923
02 juin 1923
Couple_Rabier_Perdereau
date à déterminer
Couple_Rabier_Perdereau_et_Georges_petit-fils_1931
24 novembre 1931

Et vous avez remarqué le curieux derrière la fenêtre ?

Capture

LSF

Publié dans Généalogie, La boîte à trucs

Espérance de vie…courte

Une des grandes idées reçues est que nos ancêtres avaient une espérance de vie courte, de l’ordre de 35 ans. Certes, certains mouraient jeunes, notamment les femmes qui survivaient avec plus ou moins de chance à leurs différentes grossesses. Mais le principe du calcul de l’espérance de vie est d’être une moyenne sur toute la population. Or, et là, ce n’est pas une idée reçue, la mortalité infantile était très élevée. Donc, pour une personne décédée à 60 ans et un nourrisson décédé à moins d’un an, on obtient une espérance de vie de 30 ans. Pour être plus précis sur l’espérance de vie de la population, il faudrait distinguer la mortalité infantile et l’espérance de vie des adultes et jeunes adultes.

En ce qui concerne mes ancêtres, c’est tout pareil que ce que j’explique au-dessus : certains sont morts jeunes, des femmes bien sûr mais aussi des hommes, d’autres ont vécu jusqu’à des âges avancés, des hommes mais aussi des femmes et beaucoup d’enfants n’ont connu que peu d’hiver et de printemps. Une réponse de Normands quoi ! (je présente mes excuses aux Normands pour ce cliché éhonté)

Mais, c’est quand même une réalité, si je calcule l’espérance de vie des mes ancêtres, plus je remonte dans le temps, moins elle est élevée (mais plus je remonte dans le temps, moins j’ai trouvé d’ancêtres donc moins j’ai d’individus pour faire des moyennes représentatives). Et ça tombe bien, ce serait un comble que je ne sois pas « comme les autres ».

Et voici  ce que donnent les statistiques :

INED
(C) INED

Avant la Révolution Française, l’espérance de vie est, peu ou prou, de 25 ans (un peu plus pour les femmes, un peu moins pour les hommes). Si on excepte les guerres, qui font chuter l’espérance de vie masculine de façon importante, l’âge au moment du décès augmente régulièrement jusqu’à aujourd’hui. On peut noter qu’après la guerre de 1870, l’écart entre l’espérance de vie des femmes et des hommes se creuse, au profit des femmes.

En ce qui concerne ma généalogie, l’espérance de vie est de 61,7 ans pour mes sosa hommes (163 individus étudiés) et 57,52 ans pour mes sosa femmes (176 individus). Si je compare avec les toutes les personnes de mon arbre, on obtient 53,99 ans pour les hommes (230 individus) et 49,53 ans pour les femmes (211 individus). On se rend bien compte que la mortalité infantile impacte lourdement cette moyenne.
Si je détaille par siècle, cela donne ça :

Espérance_vie

Et si je détaille par décennies et par sexe, voici les résultats :

Espérance_vie_hommes

Espérance_vie_femmes

Je fais la maline avec mes sosa dont l’espérance de vie est bien supérieure à la moyenne. Sauf que certains d’entre eux ont eu moins de chance que les autres, comme Joseph Mingault (sosa 898), décédé à l’âge de 24 ans et 5 mois, Jeanne Missire (sosa 1825), décédée à 25 ans et 8 mois, Jean Chantereau (sosa 1844), décédé à 27 ans et 9 mois, Catherine Painchault (sosa 1829), décédé à 29 ans et 7 mois, Marie Varannes (sosa 3067), décédé à 29 ans et 10 mois, Catherine Baron (sosa 113), décédé à 30 ans et 2 mois, Marie Joanneau (sosa 109), décédé à environ 32 ans, Vincent Morin (sosa 984), décédé à 33 ans et 6 mois, Louise Lesierre (sosa 63), décédé à 34 ans et 8 mois, Marie Jeanne Conan (sosa 81), décédé à 35 ans et 7 mois, Jeanne Roland (sosa 3675), décédé à 35 ans et 4 mois, Jacques Chambon (sosa 242), décédé à 35 ans.

Idée pour une prochaine recherche : essayer de trouver ce qui a provoqué la mort prématurée de ceux qui ne sont jamais devenus quarantenaires.