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Quand les frères épousent les soeurs

Plusieurs de mes ancêtres marient leurs enfants avec une fratrie. Cela permettait de ne pas trop disperser le patrimoine familiale. Et quand le mariage avait lieu le même jour, on pouvait fêter deux noces en une, donc de faire des économies (ou une plus grosse fête).

J’ai identifié trois mariages entre fratries.

François (sosa 124) et Charles PERDREAU, enfants de Charles PERDREAU et Anne JALLAUDIN (sosa 248 et 249), épousent respectivement Victoire (sosa 125) et Marie DOUJÉE, enfants de Charles DOUJÉE et Madeleine GALAND (sosa 250 et 251), les 22 décembre 1835 et 26 juin 1835 à Obterre (Indre).

Urbanne (2881) et Urbain Orie, enfants Jean Orie et Jeanne BABIN (sosa 5762 et 5763), épousent Julien (2880) et Urbanne Fontaine, enfants d’Ermel FONTAINE et Julienne BRIGNARD (sosa 5760 et 5761), les 14 juillet 1672 et 28 juillet 1672 à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire).

Anne (sosa 4051) et Marie LUSSEAU, enfants Jacques LUSSEAU et Jeanne DALONNEAU (sosa 8102 et 8103), épousent respectivement Jean (sosa 4050) et Antoine BINEAU, enfants Antoine et Madeleine FOUSSIER (sosa 8100 et 8101), les 23 novembre 1711 et 22 juin 1706 à Saint-Sénoch (Indre-et-Loire).

Et j’ai même un mariage triple avec Jacques (sosa 480), Jean et Elisabeth RABIER, enfants de Jean RABIER et Anne GAUTIER (sosa 960 et 961), qui se marient respectivement avec Jeanne (sosa 481), Madeleine et Jean FOURRE, enfants Claude FOURRé et Madeleine GAULTIER (sosa 962 et 963), tous les six, le 16 février 1756 à Vicq-sur-Nahon (Indre).

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LSF

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Mes ancêtres et le mariage

Dans le post de la semaine dernière, je m’intéressais à la probabilité que 4 de mes ancêtres se marient le même jour dans la même commune. J’évoquais le fait que les temps interdits pour le mariage étaient assez nombreux et que d’autres n’étaient pas propices aux unions.

J’ai donc décidé de faire quelques statistiques pour savoir quand mes ancêtres se sont mariés et s’ils ont suivi les normes (j’aime toujours autant les statistiques, si vous en doutez, allez voir ici, là ou là).

Aujourd’hui, ma généalogie comporte 332 mariages. 105 d’entre eux ont eu lieu un lundi, soit 31,6% des unions, 103 ont eu lieu un mardi soit 31% des unions, 39 un mercredi soit 11,7%, 28 un jeudi, soit 8,4%, 16 un vendredi, soit 4,8%, 14 un samedi, soit 4,2%, 27 un dimanche, soit 8,1%.

Mariages_juin_2017

Mariages_pourcentages_jours_semaine
Conclusion : effectivement, avec 75% des mariages un lundi, un mardi ou un mercredi, mes ancêtres se marient principalement en début de semaine. Malgré tout, quelques uns se marient le dimanche (beaucoup dans les années 1660, aucun après 1796), et même le vendredi.

Qu’en est-il des mois de l’année ?

Mariages_mois

Mariages_pourcentages_mois

Là aussi, mes ancêtres ne sont pas très originaux avec des mariages en juillet dans 21,7% des cas, 17,5% en février, 15,1% en juin, 14,5% en novembre mais seulement 0,9% en mai ou décembre.

Qui s’est marié un lundi en juillet ? 23 couples.

– Jean PERDREAU (sosa 62), marié le lundi 4 juillet 1870 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire), avec Louise LESIERRE (sosa 63),

– René GUIMOINEAU (sosa 186), marié le lundi 18 juillet 1785 à Pontigné (Maine-et-Loire), avec Marie MONTPROFIT (sosa 187),

– Simon ROBIN (sosa 354), marié le lundi 30 juillet 1770 à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire), avec Louise CHASLES (sosa 355),

– Thomas LIVOIREAU, LIHOIREAU (sosa 368), marié le lundi 25 juillet 1746 à Chalonnes-sous-le-Lude (Maine-et-Loire), avec Marie COUDRET (sosa 369),

– René PINARD (sosa 466), marié le lundi 2 juillet 1742 à Noyant-de-Touraine (Indre-et-Loire), avec Marie AUGER (sosa 467).

– René le jeune FILLON (sosa 1018), marié le lundi 5 juillet 1734 à Cormery (Indre-et-Loire), avec Marguerite BESSÉ (sosa 1019).

– Michel DOUAULT (sosa 704), marié le lundi 27 juillet 1722 à Courléon (Maine-et-Loire, Pays-de-la-Loire), avec Marie CHAUSSEPIED (sosa 705).

– Urbain CHASLES (sosa 1420), marié le lundi 10 juillet 1719 à Gizeux (Indre-et-Loire), avec Anne VALAINS (sosa 1421).

– Pierre MOREAU (sosa 924), marié le lundi 9 juillet 1714 à Artannes (Indre-et-Loire), avec Jeanne DUBLINEAU (sosa 925).

– Claude CHOLLET (sosa 914), marié le lundi 13 juillet 1711 à Artannes, 37260/37006, Indre-et-Loire, Centre, avec Anne CHOLLET (sosa 915)

– Jean COURSAULT (sosa 910), marié le lundi 7 juillet 1710 à Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire, Centre), avec Louise AUGER (sosa 911).

– François VERNA (sosa 2018), marié le lundi 9 juillet 1708 à Loches (Indre-et-Loire), avec Jeanne BAUDICHON (sosa 2019).

– Toussaint CHANTEREAU (sosa 922), marié le lundi 8 juillet 1697 à Monts (Indre-et-Loire) avec Françoise NICOISEAU (sosa 923).

– Pierre MOREAU (sosa 1848), marié le lundi 9 juillet 1691 à Saché (Indre-et-Loire),  avec Marie LEJUDE (sosa 1849).

– Estienne BIET (sosa 3938), marié le lundi 11 juillet 1689 à Veuil (Indre), avec Catherine MOINE (sosa 3939).

– Jean MEUXNIER (sosa 1878), marié le lundi 5 juillet 1688 à Manthelan (Indre-et-Loire), avec Perrine AUGERON (sosa 1879).

– Urbain DEBEAUGER (sosa 1522), marié le lundi 10 juillet 1684 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire), avec Marie GUYET (sosa 1523).

– Pierre GERMAIN (sosa 1804), marié le lundi 28 juillet 1681 à Louans (Indre-et-Loire), avec Françoise CHAMPION (sosa 1805).

– Pierre DELANOUE (sosa 2862), marié le lundi 28 juillet 1681 à Restigné (Indre-et-Loire), avec Louise TESSIER (sosa 2863).

– Jean CORMIER (sosa 2828), marié le lundi 3 juillet 1673, Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire), avec Renée VASLIN (sosa 2829).

– MUSNIER (sosa 3756), marié le lundi 29 juillet 1647 à Manthelan (Indre-et-Loire), avec Jacquette GAULTIER (sosa 3757).

– Jean BODEAU (sosa 3056), marié le lundi 8 juillet 1641 à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire), avec Perrine DELESTANG (sosa 3057).

– Jean PAYS (sosa 6090), marié le lundi 25 juillet 1616, Hommes (Indre-et-Loire), avec Marie HUET (sosa 6091).

(à titre de comparaison, vous pouvez aller voir ici).

 

LSF

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Saint-Branchs, le 10 février 1664.

Sous l’Ancien Régime, on ne se mariait pas quand on voulait, les temps autorisés pour convoler étaient comptés : pas de mariage durant le Carême (le Carême dure quarante jours et débute du mercredi des cendres pour se terminer le dimanche des Rameaux), le temps de l’Avent et Noël (l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre), les Quatre Temps et Vigiles (semaine qui suit le premier dimanche du Carême, semaine de la Pentecôte, semaine suivant l’Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre), semaine suivant le troisième dimanche de l’Avent), Pâques, la Pentecôte, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint. De plus, comme la majorité des gens étaient liés à la vie rurale et que les gros travaux se faisaient à la belle saison (août et septembre), il y avait peu de mariage durant cette période. Enfin, sans qu’il y ait de jours interdits, le dimanche, jour du Seigneur, était réservé à la messe et le vendredi était un jour maigre pas vraiment compatible avec les festivités d’une noce. Autrement dit, il y avait environ 95 jours exclus du mariage pour des raisons liturgiques, 165 jours peu propices au mariage soit 105 jours pour se marier. C’est pourquoi les mariages avaient souvent lieu en janvier, février, juillet et novembre et en début de semaine.

Par conséquent, il était donc courant que plusieurs couples se marient le même jour. Mais quelle est la probabilité que 4 de mes ancêtres se marient le même jour dans la même commune ? (il s’agit d’une question rhétorique mais on doit bien pouvoir donner une statistique. Avis aux amateurs. De mon côté, je lance le défi à ma copine prof de maths).

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AD 37, Saint-Branchs

Et bien au moins une : René Fillon (sosa 4072) et Perrine Clavier (sosa 4073), ainsi que Jacques Bougrier (sosa 1800) et Jeanne Honet (sosa 1801), tous les 4 se marient le 10 février 1664 à Saint-Branchs (Indre-et-Loire). Les actes de mariage sont très succincts.
« Le dix a esté espouzé Renéfillon avec perinne
Clavier »
« Le mesme jour a esté espouzé
Jacques bougrier avec Jehane aulnet »

Et les mariages de mes ancêtres ne sont pas les seuls événements de ce mois de février 1664. En effet, 4 jours plus tard, le 14 février, a lieu la signature du traité de paix entre Alexandre VII et Louis XIV, à l’occasion de l’insulte faite au duc de Créqui, ambassadeur de France à Rome, par les soldats corses, le 20 août 1662.  Pour réparation de cet outrage, on éleva devant leur corps de garde une pyramide, que Louis XIV consentit à laisser abattre ensuite en 1667. Le 16 février, Jérôme Hatt, Alsacien, obtient sa maîtrise de brasseur et fonde la brasserie du Canon. Cette brasserie devient la brasserie Kronenbourg et invente la fameuse bière « 1664 » en 1952, en référence à la date de fondation de la brasserie familiale.

 

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Méli-mélo de mariages

Un de mes ancêtres, Pierre DEBAUGÉ (sosa 3044), a fait non pas un mais deux mariages un peu plus insolites que d’ordinaire.

Le 19 janvier 1651, il épouse Marie PAYS (sosa 3045) : « Pierre fils de deffunct Urbain Debaugé et de Marie Renault à présent femme de Jean Pays avecque Marie fille dud. Pays et de deffuncte Marie Huet aussi ses père et mère », càd qu’il se marie avec la fille de son beau-père, le second mari de sa mère (mais pas de dispense mentionnée lors de ce mariage).

Et le 4 juillet 1685 , il épouse en secondes noces, Louise Delabarre avec laquelle il bénéficie d’une dispense d’empêchement pour cognation spirituelle. En effet, Louise DELABARRE (sosa 3047) est la belle-mère de son fils Urbain, càd la mère de sa bru (la mère de la femme de son fils).

 

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