Publié dans Challenge AZ, Challenge AZ 2017, Petite histoire de la Touraine

Challenge AZ 2017…les réponses


JOUR 1
Quel architecte tourangeau a réalisé la basilique Saint-Martin (1886-1924), la gare (1896-1898) et l’Hôtel de Ville de Tours (1896-1904) ?
INDICE : Il est également l’auteur de l’Hôtel de Ville de Roubaix, de la gare d’Orsay et du siège du Crédit lyonnais à Paris.
REPONSE : Victor LALOUX

Crédit photographique : Bibliothèque numérique de Roubaix
Adolphe DESCHENAUX, dit DECHENAUD, 1922 © Photo RMN-Grand Palais – H. Lewandowski
(C) Musée des Beaux-arts de Tours

 POUR ALLER PLUS LOIN

Victor-Alexandre-Frédéric Laloux naît à Tours le 15 novembre 1850.
Après avoir passé son enfance à Tours, il fait ses études au lycée Descartes, et obtient le baccalauréat en 1867. Son père le fait entrer dans le cabinet de l’architecte Léon Ruhard qui construisait alors le théâtre de Tours.
Aux Beaux-arts, il s’inscrit dans l’atelier de Jules André. La guerre de 1870 l’envoie au front, mais, dès son retour, il reprend ses études avec succès, obtenant le diplôme d’architecte en novembre 1877.
Élu Grand Prix de Rome en 1878, il part compléter sa formation à la Villa Médicis.
Il devient architecte-fonctionnaire dans le service des Bâtiments civils et chef d’un atelier à l’Ecole des Beaux-Arts. Ses travaux lui valent de nombreuses récompenses et distinctions internationales et il devient, en 1920, président de la Société des artistes français.
La basilique Saint-Martin de Tours (1890) fut la première grande œuvre de Victor Laloux.
Victor Laloux meurt en 1937 et repose à Tours.

 

JOUR 2
Que signifie « bidouéler » en Tourangeau ?
INDICE : Un varre dé vin (à consommer avec modération), c’est pâs ça qui vo f’ra bidouéler.
REPONSE : aller de travers 

POUR ALLER PLUS LOIN, voir ici et .

JOUR 3
Si vous dégustez un nougat de Tours, vous mangez…une confiserie, une pâtisserie, une charcuterie ou un fromage ?
INDICE : La tradition veut qu’il ait été connu en Touraine sous Léonard de Vinci, grand amateur d’« épices de chambre ».
REPONSE : une pâtisserie.

(C) Confrérie gourmande du véritable nougat de Tours et autres pourlécheries tourangelles

POUR ALLER PLUS LOIN
Le nougat de Tours a pour ancêtre le nucatum romain dont Apicius donne la recette. La tradition veut qu’il ait été connu en Touraine sous Léonard de Vinci, grand amateur des « épices de chambre » : on le confectionnait avec des prunes, alberges (abricots), pistaches, pignons et avelines (grosses noisettes) conservés au sucre par des bains de sirop de plus en plus concentrés, le sirop se substituant à l’eau de végétation.


JOUR 4
A quel saint la cathédrale de Tours était-elle dédiée avant Saint Gatien ?
INDICE : Son nom latin signifie « d’origine maure ».
REPONSE : Maurice

(c) photo personnelle


POUR ALLER PLUS LOIN
Le changement de vocable s’effectue en 1356. Aujourd’hui, on peut encore voir une peinture de Saint Maurice à la croisée du transept sud.
Bien que d’origine égyptienne, on le représente souvent, à partir du XIè siècle, sous les traits d’un soldat noir. Cette référence à la peau noire est probablement due à l’étymologie populaire de son nom latin signifiant « d’origine maure ».


JOUR 5
Quel écrivain est né à Tours au 25 rue de l’Armée d’Italie (actuelle rue Nationale, n°54) le 1er prairial an VII (25 mai 1799) ?
INDICE  : Il séjourne fréquemment au château de Saché.
REPONSE : Balzac (1799-1850)

(C) Honoré de Balzac, d’après un daguerréotype de Louis-Auguste Bisson, 1842

En ce qui concerne l’image
artoff1741oups ! Je m’a trompé ! 8524539_4021882


JOUR 6
« Qui » est Louison (ou Louisette), la « veuve à Deibler » qui raccourcissait les cols place d’Aumont (actuelle place Gaston Paillou) et que l’on peut voir au musée Maurice Dufresne (Azay-le-Rideau) ?
INDICE : Également appelée la « Mirabelle », on « y allait », « se faire décoller la gargane ».
REPONSE : la guillotine

(c) photo personnelle, Musée Maurice Dufresne
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Joseph Ignace Guillotin, (C) Musée Carnavalet

POUR ALLER PLUS LOIN
Également appelée la « cravate à Capet », la « bascule à Charlot », la « Mirabelle », l’ « Abbaye de Monte-à-Regret », le « grand rasoir national », le « massicot », le « moulin à silence », les « bois de justice », on « y allait » pour « éternuer dans le sciure » ou « se faire décoller la gargane ». Elle prend sa retraite le 10 octobre 1981 avec la Loi n°81-908, déposée par le ministre Robert Badinter.


JOUR 7
Quelle est la particularité des gargouilles de l’église Notre-Dame-La-Riche, également visible à la cathédrale Saint-Gatien de Tours ?
INDICE : Ce sont des gargouilles ithyphalliques.
REPONSE : elles sont sexuées (et ce sont des garçons !).

(c) photo personnelle

 

JOUR 8
Que faisaient les messieurs qui allaient « aux petites bottines » ?
INDICE : Aller aux petites bottines signifiait fréquenter des établissements tels que Le Petit Soleil ou le Singe Vert.
REPONSE : ils fréquentaient les maisons closes.

POUR ALLER PLUS LOIN
Voir l’article de La Nouvelle République.


JOUR 9
Quel inspecteur franco-nippon, célébrité du paf, a un papa tourangeau ?
INDICE : Comme 007, il a plus d’un tour dans son chapeau.
REPONSE : l’
Inspecteur Gadget.

Résultat de recherche d'images pour "inspecteur gadget"
(C) Droits réservés

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Bernard DEYRIES
Bernard Deyriès

Né sous le crayon de Bernard Deyriès (Tours, 16 avril 1947) et Jean Chalopin (St-Christophe-des-Bois, 3 mai 1950) en 1983, l’Inspecteur Gadget n’est qu’un personnage parmi tous ceux créés par la société DIC (Diffusion Information Communication). A la fin des années 19701, DIC devient la plus importante société européenne de dessin animés avec des séries telles que Ulysse 31 ou Les Mystérieuses Cités d’or. En 1983, à la suite de la création de filiales au Japon (KK.DIC) et aux États-Unis (DIC Enterprises), DIC devient le premier producteur mondial de programmes télévisés pour enfants. Deyriès travaille avec Chalopin sur Ulysse 31 (1981, co-réalisation avec Chalopin, Kazuo Terada, Kyosukue Mikuriya et Tadao Nagahama), Les Mystérieuses Cités d’or (1982, co-scénariste et co-réalisateur avec Chalopin), Inspecteur Gadget (1983, conception du personnage et co-réalisation avec Chalopin), les Minipouss (1983, co-réalisation avec Chalopin), Les Entrechats (1984, co-réalisation avec Chalopin), Jayce et les Conquérants de la Lumière (1985, co-réalisation avec Chalopin), MASK (1985 création avec Bruno Bianchi et Chalopin et co-réalisation avec Chalopin).

Et si vous en voulez encore… et encoreet encore.


JOUR 10
Pour quelle raison les tourangeaux ont étaient condamnés à mort avant d’être graciés ?
INDICE : Article 221-1 du Code pénal, Livre II, Titre II, Chapitre 1er.
REPONSE : parce qu’ils ont lynché (donc assassiné) le bourreau chargé de l’exécution de Louis Secrétain.

Pour plus de détail sur l’exécution de Secrétain, voir ici.


JOUR 11
Qu’ont en commun Kennedy, Kepler, Kessel, Kleber, Kolbe ?
INDICE : Le même qu’entre Foiny, Rabache, Stéphane Pitard, Balzac, De Gaulle, Bretonneau
REPONSE : ils ont tous une rue à leur nom à Tours (j’avoue, ce n’était pas facile, mais il faut bien quelques questions compliquées pour corser le jeu).


JOUR 12
Qu’est-il arrivé aux livres de la bibliothèque de Tours entre le 19 et le 21 juin 1940 ?
INDICE  : Les travaux de la nouvelle bibliothèque débute en 1953.
REPONSE : ils ont brûlé dans un incendie qui a duré 3 jours.

POUR ALLER PLUS LOIN
Voir par exemple ici.


JOUR 13
En l’honneur de quoi le cèdre du Liban du Musée des Beaux-Arts a-t’il été planté ?
INDICE : Le cèdre a été planté en 1804.
REPONSE : en l’honneur du Sacre de Napoléon.

(c) photo personnelle

POUR ALLER PLUS LOIN
L’a
ssociation A.R.B.R.E.S. a attribué le label « arbre remarquable de France » au cèdre en novembre 2001.
Cèdre.JPG


JOUR 14
En quelle année a été créée la Nouvelle République, notre journal local ?
INDICE : Il a été fondé par le groupe clandestin Libération-Nord.
REPONSE : le 02 septembre 1944.

POUR ALLER PLUS LOIN
En 1939, deux journaux qui paraissaient à Tours, La Dépêche du Centre et Tours-Soir. Ils cessent de publier en juin 1940 (mais l’occupant a besoin de la presse pour véhiculer ses idées, donc les journaux reprennent leurs tirages jusqu’au 31 août pour le compte des Allemands). Quelques mois plus tôt, un journal clandestin fait son apparition dans la ville, sous l’impulsion de Jean Meunier et du groupe clandestin Libération-Nord, La Nouvelle République. La Nouvelle République du Centre-Ouest paraît de façon officielle le 02 septembre 1944 avec un tirage de 33000 exemplaires, après deux numéros clandestins.


JOUR 15
Quelle fin tragique a connu Jacques de Beaune-Semblancay (ca 1465-1527), dont on peut voit les armoiries sur le balcon de l’Officialité, place Grégoire de Tours et sur la fontaine portant son nom, rue Jules Favre ?
INDICE : Il a été mené à l’actuel square Amadou-Hampate Ba.
REPONSE : il a été pendu au gibet de Montfaucon.

(C) reconstitution par Viollet-le-Duc

POUR ALLER PLUS LOIN
Le supplice de Semblançay inspira une célèbre épigramme à Clément Marot, poème qui figure dans son Adolescence Clémentine :
« Lorsque Maillart, juge d’Enfer, menoit
À Monfaulcon Samblançay l’ame rendre,
À votre advis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? Pour le vous faire entendre,
Maillard sembloit homme qui mort va prendre
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l’on cuydoit, pour vray, qu’il menast pendre
À Montfaulcon le lieutenant Maillart. »


JOUR 16
Quel marché se tenait au Carroi au chapeaux, actuelle place Plumereau ?
INDICE : On n’y vendait pas de chapeaux.
REPONSE : un marché aux fleurs.

POUR ALLER PLUS LOIN
Les fleurs qui étaient vendues sur ce marché, décoraient les chapeaux des dames. Successivement nommée carroi aux Chapeaux (XIIIè siècle), place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles, elle prend le nom de place Plumereau à compter du 18 novembre 1888, en l’honneur de Charles Plumereau (1818-1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville plusieurs maisons autour de la place ainsi que 3000 francs.


JOUR 17
Qui suis-je ? Né le 16 octobre 1843 à Tours, je suis le fils d’un maître tapissier. Le 1er octobre 1859, j’entre à l’École impériale d’Arts et Métiers d’Angers. En 1894, je fabrique la Type 1 dans mon usine du 34 rue du Gazomètre à Tours. Je meurs le 1er juin 1905 à Saint-Raphaël (Var) et suis inhumé à Vouvray le 7 juin 1905.
INDICE : Il n’est pas le papa de Rosalie.
REPONSE : Emile DELAHAYE (1843–1905). Là aussi, j’avoue que l’indice est un peu capilo-tracté. Mais qui est Rosalie ?

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(C) Break Delahaye type 1 de la duchesse d’Uzès, Musée national de la voiture et du tourisme, Compiègne

POUR ALLER PLUS LOIN
Sa Type 1 est la première « fabrication » 100 % française (châssis, carrosserie et moteur). Le modèle 135, le plus célèbre de l’industriel, remporte le rallye de Monte-Carlo en 1937 et 1938 et les 24 Heures du Mans en 1938.


JOUR 18
A quel receveur général des finances (tourangeau) du roi François 1er appartient ce blason ?
INDICE : Il a été pendu au gibet de Montfaucon.
REPONSE : Jacques de Beaune Semblançay. Logiquement, avec cet indice, vous auriez dû trouvé ! Parce que…parce que…je vous ai parlé de lui à la lettre O comme…Officialité.

POUR ALLER PLUS LOIN
Comme il s’agit d’un blog quand même porté sur la généalogie, voici celle de Jacques.

Jacques.JPG
source : http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Beaune_Semblancay.pdf

 

JOUR 19
Comment étaient surnommées les filles d’Antoine IV d’Estrées et de Françoise Babou ?
INDICE : Elles étaient sept sœurs.
REPONSE : les 7 péchés mortels puis les 7 péchés capitaux par le duc saint-Simon. Pour le coup, l’image était aussi un indice puisqu’il s’agit de l’affiche du film Seven de David Fincher (je vous le conseille).

POUR ALLER PLUS LOIN
Antoine IV d’Estrées épouse à Chartres le 14 février 1559 Françoise Babou de La Bourdaisière. Ils se séparent.
Leurs enfants sont : Françoise d’Estrées (1564-1669), Marguerite d’Estrées (née en 1565), Diane d’Estrées (1566-1618) qui épouse en 1599 Jean de Montluc de Balagny, Gabrielle d’Estrées (vers 1571-1599), maîtresse d’Henri IV de France, François-Annibal ou François-Hannibal d’Estrées (vers 1573-5 mai 1670), Maréchal de France, François Louis d’Estrées (1575-1594), Marquis de Cœuvres, Angélique d’Estrées (morte en 1634), Julienne d’Estrées (vers 1575 ou 1580-1657) qui épouse Georges de Brancas, Duc de Villars, Catherine.

Et si vous en voulez encore…


JOUR 20
De quel édifice romain la rue du Général Meusnier reprend-elle le tracé ?
INDICE : « Panem et circenses » (du pain et des jeux)
REPONSE : l’amphithéâtre de Caesarodunum.

(C) cadastre napoléonien, 1836

POUR ALLER PLUS LOIN
Quelques chiffres.
Construit au Ier siècle après JC, l’amphithéâtre de Tours mesurait 112 m x 94 m pour une superficie de 8270m2 et pouvait accueillir au moins 14 000 personnes. Agrandi à la fin du IIè siècle, ses dimensions sont alors de 156 m x 134 m avec une capacité d’accueil estimée à 34 000 personnes. A titre de comparaison, le colisée de Rome mesure 188 m x 156 m pour une capacité d’accueil estimée entre 55 000 et 70 000 spectateurs, l’amphithéâtre de Capoue (Italie) 167 m x 137 m pour un capacité estimée de 37 000 places (deuxième plus grand amphithéâtre de l’Empire romain par la taille après le Colisée), celui d’Italica (Espagne) 157 m x 134 m pour 25 000 spectateurs, celui de Nîmes 133 m x 101 m pour 24 000 spectateurs. 

 


JOUR 21
Sous quel nom est plus connue Marie Guyart (Tours, 1599-Québéc, 1672), née à la Petite Bourdaisière (actuelle rue du Petit Pré) et fondatrice des Ursulines de la Nouvelle-France ?
INDICE : Béatifiée par Jean-Paul II le 22 juin 1980, canonisée par François 1er le 03 avril 2014.
REPONSE : Marie de l’Incarnation.

(C) Portrait attribué à Hugues Pommier, 1672, Archives des ursulines de Québec

POUR ALLER PLUS LOIN
Marie Guyart est née à Tours le 28 octobre 1599 probablement rue des Tanneurs et morte le 30 avril 1672 à Québec. Ses parents, Florent Guyart et Jeanne Michelet, sont maîtres-boulangers et ils ont eu sept enfants.

 

JOUR 22
Qui a réalisé le jardin des Prébendes d’Oé ?
INDICE : Les frères ont également créé le parc de la Tête d’Or à Lyon.

REPONSE : les frères Bühler.

 

JOUR 23
Combien de fois le « Pont de pierre » (Pont Wilson depuis 1917) est-il détruit ?
INDICE : Autant de fois que le nombre de mousquetaires.
REPONSE : 4 fois

(c) photo personnelle

POUR ALLER PLUS LOIN
Le premier effondrement a lieu en 1789, juste après sa construction (1765–1778) : « Les eaux s’ouvrirent passage sous les fondations, et, par suite d’affouillement, firent tomber les trois piles du côté du faubourg ». Des fondations trop fragiles et inadaptées sont sans doute à l’origine de l’effondrement. La seconde destruction survient le 18 juin 1940 ; les alliés pour retarder l’entrée des troupes ennemies dans la ville, dynamitent l’édifice. La troisième destruction intervient le 22 août 1944 alors que les troupes allemandes se replient ; ils dynamitent de nouveau le pont afin de ralentir la progression américaine. Enfin, le pont s’effondre une dernière fois le dimanche 9 avril 1978 ; à 9h27, la deuxième pile côté sud s’affaisse, puis à 14h15, la première arche cède et une faille d’environ 40 mètres se forme, enfin, à 16h02, trois arches et deux piles finissent de tomber dans la Loire. Et ce n’est pas fini ! Vingt-cinq jours après, soit le 03 mai 1978, une cinquième pile rejoint les précédentes au fond de l’eau. Au total, cinq piles et six arches, soit un tiers du pont est détruit.


JOUR 24
Quel établissement se situait au 15 rue du Champ de Mars ?
INDICE

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REPONSE : l’Etoile bleue, une maison close.

POUR ALLER PLUS LOIN
En 1838, il existait 22 maisons closes à Tours, il n’en reste plus que 9 en 1914 et 5 en 1946 au moment de leur fermeture suite à la Loi n°46-685 du 13 avril 1946 dite Marthe RICHARD (la Veuve qui clôt) tendant à la fermeture des maisons de tolérance et au renforcement de la lutte contre le proxénétisme. Les maisons closes de Tours s’appelaient l’Etoile bleue, le Singe vert, le Petit Soleil, la Psalette, La Lune, le Cocktail.

JOUR 25
 Y a t-il eu des inondations à Tours ?
INDICE : Pour vous aider, je réduis le choix des réponses : OUI, NON ou je ne sais pas.
RÉPONSE : oui.

POUR ALLER PLUS LOIN
Les plus importantes crues ont lieu en 1846, 1856, 1866 mais aussi 1907.
Voir ici pour plus de détails.

 

JOUR 26
Qui était Fritz, Willy et Sophie, Bobby ?
INDICE Jour 26

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 RÉPONSE : Des Z’animaux.

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 Sophie et Willy étaient des ours bruns, Bobby un phoque gris (Halichoerus grypus) et Fritz un éléphant d’Asie.

Arrivés au jardin Botanique de Tours en novembre 1982, en provenance du zoo du Tertre rouge de La Flèche (Sarthe), Willy et Sophie étaient alors âgés d’une quinzaine d’années. Ils sont morts respectivement le 30 mars 2006 et le 30 décembre 2009. Willy a été naturalisé et est visible au Museum d’Histoires naturelles (rue du Président Merville).

Bobby, âgée de deux ans, arrive au jardin Botanique de Tours le vendredi 6 février 1953. Pour les uns, elle aurait été prise dans des filets de pêche en mer du Nord à la fin de l’année 1952 (Bobby est une fille). Selon d’autres sources, elle aurait été découverte sur une plage normande. Bobby s’est éteinte le samedi 19 septembre 1992, entre 16 heures et 16 h 45. Le lendemain, de nombreux petits Tourangeaux sont venus jeter des fleurs dans son enclos. Bobby était considérée comme l’un des plus vieux phoques gris en captivité en Europe. Naturalisée, elle est visible au Museum d’Histoires naturelles. Son squelette a été incinéré à l’exception de son crâne, également conservé au Muséum d’Histoire naturelles

Fritz, l’éléphant était le plus grand (7 tonnes et 2,90m au garrot) et le plus vieil éléphant (80 ans) du cirque Barnum et Bailey. Ses défenses étaient longues de 1,50m et lourdes de 50kg chacune. Les 10 et 11 juin 1902, dans le cadre de sa tournée sur le vieux continent, le cirque Barnum et Bailey se trouvait à Tours. Le cirque était composé de trois pistes, en simultané sous un même chapiteau, de « 4 trains, plus de 65 wagons, 3 troupeaux d’éléphants, 2 troupeaux de chameaux, 400 chevaux, 2000 hommes ou animaux ». Le soir du 11 juin, alors que le convoi se déplaçait dans les rues de Tours pour rejoindre la gare, Fritz était très agité et comme en mai, à Bordeaux, il avait été responsable du décès d’un employé du cirque en le projetant en l’air, il fut enchaîné à 4 autres éléphants. Place Nicolas Frumeau, il brisa ses chaînes et arracha des arbres. Il devient furieux et incontrôlable (si l’on en croit un extrait de presse, un spectateur lui aurait brûlé la trompe avec son cigare…). Devant le danger que représentait le pachyderme, le directeur du cirque décida de le faire abattre. Le personnel du cirque eut beaucoup de mal à s’en approcher. Des chaînes et des cordes furent passées autour de son cou pour l’étouffer. L’agonie de Fritz dura plusieurs heures. M. Bailey offrit Fritz à la ville de Tours. Naturalisé par la maison Sautot & Fils, naturaliste à Nantes, en 1902, Fritz revint de Nantes par la Loire le 4 mai 1903. Dans un premier temps, il fut installé au Musée de Tours et en 1910, dans les anciennes écuries du musée des Beaux-Arts à coté de la cathédrale. En mauvais état, Fritz est restauré en 1976 par M. Boisselier naturaliste à La Ville aux Dames. Son squelette, exposé au Muséum d’Histoire naturelles, a été détruit lors des bombardements de juin 1940, comme beaucoup d’autres collections du Musée.

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