Publié dans Challenge AZ, Challenge AZ 2016

K comme..Kich’notte

La kich’notte ou kisnotte est une coiffe d’été que les femmes portaient pour se protéger le visage du soleil, notamment pendant la fenaison ou la moisson. Au quotidien, les femmes portaient un bounétte en coton (on disait aussi une bounétte ou un bonnétte), que l’on appelait selon les lieux, tapétte, caillon ou haute coiffe (région de Sainte-Maure), caillénne, câline, mitré ou bonnet plissé, gouline. Le bonnet des dimanches et jours fériés était en mousseline blanche brodée, composé d’un dessous noir (le bonnet ne se portait pas directement sur les cheveux mais sur une sous-coiffe appelée fausse-toque dans les environs de Château-la-Vallière, afin d’éviter qu’il ne se salisse et pour mettre en valeur la broderie), d’un fond brodé rond (pour contenir les cheveux), d’un ruban se terminant à l’arrière par un large nœud de papillon et fixé par des épingles pour cacher le galon de serrage, d’une passe, d’une lite de dentelle paillée (un bord).

bonnet© Bonnet tourangeau, vers 1880. Motif du fond : fleur couronnée sur mousseline, broderie de Vouvray ; reprise du motif sur la passe ; lite : valencienne droite paillée.

La tapétte était en tissu de coton quadrillé avec un petite broderie plate au bord de la passe au lieu du paillé ; on n’y mettait pas de ruban et  au lieu de fond noir, les femmes y mettaient un filet. Le caillon se composait d’une carcasse carrée en carton, recouvert de mousseline unie, d’un bavolet et de 2 petites ailes en mousseline unie. La caillénne, en mousseline unie, n’était pas plissée mais gaufrée sur les oreilles seulement. Le mitré était en mousseline brodée ; le fond était plissé à l’ongle sur les côtés pour former la mitre ; la lite était paillée (à l’origine, le paillé s’obtenait en formant de petits plis gaufrés à l’aide de brins rigides de paille de blé ; ensuite, il s’agissait de broches de fer permettant une plus grande régularité des paillés). Le bonnet paillé, communément connu de nos jours comme le bonnet tourangeau, était couramment en mousseline brodée et ajourée à la main ou incrustée de valencienne.

A partir de 1870-72, la broderie tourangelle se caractérise par un motif de grandes roses au cœur ajouré (à Vouvray, l’on brodait une rose pour une jeune fille et deux roses pour une femme mariée). Les brodeuses de Rochecorbon et de Vouvray ont fait la renommée des bonnets tourangeaux à la fin du XIXème siècle.

Coiffe_tourangelle_rose©

(sources complémentaires : 
societearcheotouraine
archives.cg37
– Jacques-Marie Rougé, Le Folklore de la Touraine, Arrault, 1947.

 

LSF

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s